Afrika: Wirtschaftsproblem fallende Rohstoffpreise – Économie africaine souffre chûte prix matières premières

Fallende Rohstoffpreise: das unlösbare Dilemma der afrikanischen Staaten
Kapstadt (AFP) – 2015.02.12 08.14 Uhr Von Lawrence BARTLETT
Der jüngste Rückgang der Rohstoffpreise hat das Dilemma vieler afrikanischer Regierungen verschärft: wie man die beste Nutzung der natürlichen Ressourcen für den Staatshaushalt machen kann, ohne die Investoren mit zu hohen Steuern abzuschrecken? Die Frage steht im Herzen der “Mining Indaba”, der größten jährlichen internationalen Bergbaukonferenz in Kapstadt, die in diesem Jahr 7.000 Delegierte aus 110 Ländern umfasst, darunter Minister und Führer der großen Unternehmen. Das Thema ist auch auf der Tagesordnung der “Mining Indaba Alternative”, eine Gegen-Konferenz von NGOs, die die Plünderung der afrikanischen Bodenschätze von multinationalen Unternehmen verurteilen.
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Chute des matières premières: l’insoluble dilemme des Etats africains
Le Cap (AFP) – 12.02.2015 08:14 – Par Lawrence BARTLETT
La récente chute des cours des matières premières a exacerbé le dilemme de nombreux gouvernements africains: comment tirer le meilleur profit des ressources naturelles pour le budget national, tout en évitant de décourager les investisseurs avec des taxes trop élevées? La question est au cœur de la “Mining Indaba”, la grande conférence internationale minière annuelle au Cap, qui regroupe cette année 7.000 délégués de 110 pays, dont des ministres en exercice et des dirigeants de grandes entreprises.

Des personnes visitent des stands
Stände auf der “Mining Indaba”, die größte jährliche internationale Bergbaukonferenz in Kapstadt
Des personnes visitent des stands lors de la “Mining Indaba”, la grande conférence internationale minière annuelle au Cap, le 11 février 2015
afp.com – Rodger Bosch

Le sujet est également à l’ordre du jour de la “Mining Indaba alternative”, une contre-conférence convoquée par des ONG qui dénoncent le pillage des ressources minérales africaines par les multinationales.
L’Afrique, riche en matières premières, reste le continent le plus pauvre par habitant malgré une croissance dynamique. Et la chute des cours, dans le sillage du ralentissement chinois, met toute la région sous pression: “Les entreprises se retirent d’Afrique plus, par exemple, que d’Australie, parce que les coûts de production sont plus élevés en Afrique”, explique Andrew Lapping, gestionnaire d’investissements chez Allan Gray Ltd, au Cap, cité par Bloomberg.
“D’un seul coup, il faut décapitaliser et décider de ne conserver que les meilleurs projets. Il y en a moins en Afrique qu’ailleurs”, poursuit-il, en partie parce que l’Afrique n’a que peu d’industrie de transformation.
Le 29 janvier, selon l’indice Bloomberg, les cours des matières premières et des métaux ont atteint leur niveau le plus bas depuis août 2002.
“Si les gouvernements taxent maintenant trop fort (…) cela risque tout simplement d’accélérer le déclin prévisible des compagnies minières”, met en garde Claude Baissac, directeur exécutif d’Eunomix, société d’analyse des risques miniers.
La récente décision du gouvernement zambien de multiplier quasiment par trois ses taxes sur l’extraction du cuivre est un exemple typique, selon cet analyste, d’une décision prise au plus mauvais moment, au risque de faire fuir les investisseurs.
Pour M. Baissac, la Zambie s’est probablement aperçue trop tard qu’elle aurait pu tirer beaucoup plus de ses ressources minérales: “On peut amplement justifier les impôts sur les super-profits, comme c’était le cas dans les années 2000, mais ces super-profits ont fait long feu depuis longtemps”, dit-il.
De fait, les grandes compagnies minières réduisent les coûts et désinvestissent, parfois massivement. Comme Anglo American, qui a fermé trois de ses sept mines de platine en Afrique du Sud en 2014, année d’une grève historique dans le secteur.
– Risque pour l’emploi et la croissance –
Présente à la conférence du Cap, la ministre zambienne du Commerce et de l’Industrie Margaret Mwanakatwe admet une erreur: “Malheureusement, ce n’était pas le bon moment”, dit-elle à l’AFP.
“Le prix du cuivre est à un plus bas historique. C’est pourquoi le président (zambien Edgar Lungu) a dit que nous étions prêts à nous asseoir et à discuter, pour trouver la meilleure harmonie entre nous, le gouvernement, et les compagnies minières”, poursuit-elle.
Au regard de la chute de 23% du cours du cuivre depuis début 2013, et des hausses d’impôts, la multinationale minière Vedanda Resources a déjà annoncé une révision de ses activités en Zambie. Or, le cuivre représente près de 70% des revenus d’exportation de la Zambie.
L’Afrique du Sud, géant minier du charbon, de l’or et du platine, hésite également à concrétiser un projet qui permettrait à l’État de prendre 20% des parts dans toute nouvelle société énergétique, avec possibilité d’acheter à terme des parts supplémentaires.
“Nous voulons attirer des investissements dans le pétrole et le gaz”, a expliqué le ministre sud-africain des Ressources minérales, Ngoako Ramatlhodi. Le gouvernement vient de bloquer une nouvelle loi juste avant de la promulguer, et va revoir sa copie “pour que l’État n’enlève pas aux entreprises privées le contrôle” de leur stratégie, a-t-il dit.
Pour l’économiste Dambisa Moyo, originaire de Zambie, “les décisions que les gouvernements doivent prendre doivent s’inscrire dans le contexte de la chute des prix des matières premières”.
“Lorsque les cours sont clairement très bas”, dit-elle à l’AFP, “il ne me semble pas que la meilleure politique possible soit d’augmenter les impôts, juste au moment où cela risque d’être très néfaste pour l’emploi mais aussi pour la croissance”.
L’analyste Claude Baissac estime cependant que les États font preuve de la lucidité nécessaire: “Nous assistons certes à un retour de l’État (dans l’économie), mais il est certainement plus modéré qu’il y a 40 ans, lorsque les gouvernements s’imposaient et nationalisaient les compagnies minières”.
© 2015 AFP

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Fallende Rohstoffpreise: das unlösbare Dilemma der afrikanischen Staaten
Kapstadt (AFP) – 2015.02.12 08.14 Uhr Von Lawrence BARTLETT
Der jüngste Rückgang der Rohstoffpreise hat das Dilemma vieler afrikanischer Regierungen verschärft: wie man die beste Nutzung der natürlichen Ressourcen für den Staatshaushalt machen kann, ohne die Investoren mit zu hohen Steuern abzuschrecken? Die Frage steht im Herzen der “Mining Indaba”, der größten jährlichen internationalen Bergbaukonferenz in Kapstadt, die in diesem Jahr 7.000 Delegierte aus 110 Ländern umfasst, darunter Minister und Führer der großen Unternehmen. Das Thema ist auch auf der Tagesordnung der “Mining Indaba Alternative”, eine Gegen-Konferenz von NGOs, die die Plünderung der afrikanischen Bodenschätze von multinationalen Unternehmen verurteilen.
Afrika ist reich an Rohstoffen, aber bleibt trotz des dynamischen Pro-Kopf-Wachstums der ärmste Kontinent. Und sinkende Preise im Zuge der chinesischen Verlangsamung setzen die ganze Region unter Druck: “Die Unternehmen ziehen sich mehr von Afrika zurück, zum Beispiel in Australien, da die Produktionskosten höher in Afrika ansteigen”, sagt Andrew Läppen, Investment Manager bei Allan Gray Ltd, Kapstadt.
“Plötzlich müssen sie entkapitalisieren und entscheiden, nur die besten Projekte zu halten. Davon gibt es weniger in Afrika als anderswo”, sagt er, zum Teil, weil Afrika nur wenig Verarbeitungsindustrie hat.
Nach dem Bloomberg-Index lagen die Preise von Rohstoffen und Metallen am 29. Januar auf dem niedrigsten Stand seit August 2002.
“Wenn die Regierungen die Steuern jetzt zu stark anheben, kann das den vorhersehbaren Rückgang der Bergbauunternehmen einfach beschleunigen”, warnt Claude Baissac, Executive Director der Eunomix, Minenrisikoanalyse-Unternehmen.
Die jüngste Entscheidung der sambischen Regierung, ihre Steuern auf Kupferbergbau fast zu verdreifachen, ist ein typisches Beispiel, nach Angaben der Analysten, einer Entscheidung zur falschen Zeit, auf die Gefahr hin, Investoren zu vergraulen.
Für Herrn Baissac hat Sambia wahrscheinlich zu spät erkannt, dass es viel mehr aus seinen Ressourcen gezogen haben könnte: „Man kann die Steuer auf Superprofite sehr gut rechtfertigen, wie es in den 2000er Jahren der Fall war, klar, aber diese Superprofite haben sich schon lange im Sande verlaufen”, sagte er.
Tatsächlich beschneiden die großen Bergbau-Unternehmen ihre Kosten und veräußern manchmal massiv. Wie Anglo American, die drei seiner ihrer Platin-Minen in Südafrika im Jahr 2014 geschlossen hatte, nach einem historischen Streik in der Branche.
– Gefahr für Wachstum und Beschäftigung –
Anwesend bei der Konferenz in Kapstadt, gibt die sambische Ministerin für Handel und Industrie Margaret Mwanakatwe einen Fehler zu: “Leider war das nicht der richtige Zeitpunkt”, sagte sie zu AFP.
“Der Preis für Kupfer ist auf einem historischen Tief. Deshalb sagt der Präsident (Edgar Lungu Sambia), dass wir bereit sind, sich hinzusetzen und zu diskutieren, um die beste Harmonie zwischen uns, der Regierung und den Bergbau-Unternehmen zu finden”, fährt sie fort.
Angesichts des 23% igen Rückgangs der Kupferpreise seit Anfang 2013 und der Steuererhöhungen hat die Vedanta Resources, ein multinationales Bergbauunternehmen, bereits eine Überprüfung ihrer Aktivitäten in Sambia bekannt gegeben. Jedoch steht Kupfer für fast 70% der Exporterlöse von Sambia.
Südafrika, Bergbaugigant in Kohle, Gold und Platin, zögert auch über ein Projekt, das dem Staat erlauben würde, 20% der Anteile in jedem neuen Energieunternehmen zu nehmen mit der Möglichkeit, in der Zukunft zusätzliche Anteile zu kaufen.
“Wir wollen Investitionen in Öl- und Gas anziehen”, sagte der südafrikanische Minister für Bodenschätze, Ngoako Ramatlhodi. Die Regierung hat ein neues Gesetz kurz vor Verkündung blockiert, und überprüft es “, so dass der Staat den Privatunternehmen die Kontrolle ihrer Strategie nicht wegnehmen kann“, hat er gesagt.
Für die Ökonomin Dambisa Moyo aus Sambia “müssen die Entscheidungen, die die Regierungen zu nehmen haben, vor dem Hintergrund fallender Rohstoffpreise stattfinden.”
“Wenn die Preise eindeutig sehr gering sind”, sagte sie AFP, “scheint mir, dass es nicht die beste Politik ist, Steuern zu erheben, denn es könnte sehr schädlich für die Beschäftigung, aber auch für das Wachstum. ”
Der Analyst Claude Baissac geht jedoch davon aus, dass die Staaten die erforderliche Klarheit beweisen: “Wir sehen eine Rückkehr des Staates (in die Wirtschaft), aber es ist sicherlich moderater als vor 40 Jahren, als Regierungen sich durchsetzten und die Verstaatlichung der Bergbauunternehmen betrieben. ”
© 2015 AFP

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