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Ägypten: Anbau von Qualitätsweinen

En Égypte, tentatives pour une petite viticulture de qualité
ALL PHOTOS afp.com – KHALED DESOUKI: Lese von Merlottrauben in Karm el-Nada in Ägypten – Récolte des grappes de Merlot le 20 juillet 2016 à Karm el-Nada en Egypte

In Ägypten hat der “Wein der Pharaonen” sich immer noch durchzusetzen
11.00 2016.08.07 – Von Tony Gamal-GABRIEL – AFP
Unter einer glühenden Sonne sammeln Männer und Frauen, ihr Haar unter einem Schal versteckt, Merlottrauben, aus denen sie den “Wein der Pharaonen” pressen werden. Wir sind nicht in Frankreich, sondern in Ägypten, einem muslimischen und für die Qualität seiner Weine wenig bekannten Land. Aber seit den frühen 2000er Jahren haben zwei einzigartige ägyptische Weingüter die verrückte Idee, diese Situation zu ändern…..
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En Egypte, le “vin des Pharaons” cherche encore à s’imposer
07.08.2016 à 11:00 – Par Tony GAMAL-GABRIEL – AFP
Sous un soleil de plomb, des hommes et des femmes, cheveux dissimulés sous un foulard, cueillent les grappes de Merlot qu’ils vont presser pour produire le “vin des Pharaons”: nous ne sommes pas en France mais en Egypte, pays musulman et peu réputé pour la qualité de ses vins. Or, depuis le début des années 2000, les deux uniques domaines vinicoles égyptiens ont fait le pari fou de changer cette donne.


“Ce qu’on a fait avec le vin égyptien, c’est une très belle histoire”, clame fièrement Labib Kallas, directeur de production de l’un d’eux, Kouroum of the Nile, l’autre étant le Domaine de Gianaclis.
Jean-Baptiste Ancelot, fondateur du projet Wine Explorers, premier recensement mondial des pays producteurs de vin, estime qu’on peut savourer aujourd’hui en Egypte quelques vins “qualitativement bons, agréables et frais”, après des décennies pendant lesquelles l’unique entreprise étatique produisait un vin de mauvaise qualité, raillé par l’élite locale et les expatriés.
Les restaurants huppés du Caire n’ont d’ailleurs d’autre choix que de proposer du vin égyptien. Dans une société quelque peu conservatrice qui voit généralement l’alcool d’un mauvais œil, des droits de douanes rédhibitoires de 3.000% empêchent l’importation de vins étrangers.
En cette fin de juillet, M. Kallas inspecte les vendanges sur 170 hectares de vignes plantées sur d’anciens terrains désertiques au nord du Caire.
Depuis le début des années 2000, Kouroum of the Nile et le Domaine de Gianaclis veulent ressusciter la viticulture égyptienne en important des cépages de France, d’Italie, mais aussi d’Espagne, Merlot, Syrah, Viognier, Vermentino…
L’art de la viticulture, connu des Pharaons 3.000 ans avant notre ère, s’est en effet développé sous la colonisation britannique, avant de tomber en désuétude avec le coup d’Etat militaire de 1952 contre la monarchie.
– Défi caniculaire –
Aujourd’hui, le marché offre une dizaine de vins déclinés en rouge, blanc ou rosé.
“On a planté beaucoup de vignes, on fait très attention à la qualité”, assure Sébastien Boudry, œnologue français du Domaine de Gianaclis, à Abou al-Matamir, une bourgade à 170 km au nord-ouest de la capitale. L’entreprise a été achetée en 2002 par Heineken après sa nationalisation dans les années 1960.
Les défis ne manquent pas. Il faut gérer les températures caniculaires et compenser l’absence quasi-totale de pluie par des systèmes d’irrigation sophistiqués.
“Quand il fait plus de 50 degrés, la vigne ne pense qu’à survivre, pas à produire des sucres ou des substances aromatiques”, souligne M. Boudry, qui gère 230 hectares de vignes au nord du Caire.
Les efforts semblent avoir porté leurs fruits: certains vins locaux ont été primés à l’international et remplissent agréablement leur fonction. Ce ne sont “pas forcément des grands vins, mais des vins de plaisir immédiat”, souligne M. Ancelot, qui s’est rendu en 2014 chez Gianaclis.
“Les blancs sont les plus réussis. On arrive à avoir des vins à la fois frais et très fruités, de type fruits exotiques, pêche, ananas, et un peu fruit de la passion”, estime l’expert.
– En cubitainer pour les hôtels –
Chez Kouroum of the Nile, qui assure que son raisin et son vin sont bio, la fierté de la maison c’est le Beausoleil blanc, le seul fabriqué à partir d’une variété de raisin 100% égyptienne -le Bannati- et récompensé en 2016 par une médaille d’argent au concours mondial de Bruxelles.
L’entreprise produit annuellement plus de deux millions de litres: entre 700.000 et 800.000 bouteilles pour les particuliers, le reste -plus des deux-tiers- étant distribué aux établissements hôteliers en cubitainer.
Mais les touristes ayant quasiment déserté l’Egypte en six années au cours desquelles se sont succédé révoltes, répressions sanglantes et attentats jihadistes, l’industrie du vin a du mal à encaisser ces soubresauts.
“Le tourisme absorbe plus de 70% de la production, si les touristes ne reviennent pas, on va devoir envisager l’exportation”, concède Shaker Nawal, directeur marketing.
Il est pourtant difficile d’envisager que cette “industrie de niche” puisse concurrencer les poids lourds occidentaux ou même de la région, comme le Liban, qui produit plus de huit millions de bouteilles par an et en exporte le tiers.
“Cela restera un vin de curiosité, il ne faut pas rêver. Un Parisien qui demande dans un restaurant un vin égyptien plutôt qu’un vin français ou espagnol, il faut vraiment qu’il soit curieux”, ironise M. Kallas, un Libanais installé en Egypte.
Il pense toutefois que son vin a de l’avenir en Asie.
“Quand je suis arrivé, on nous a dit qu’il y avait +le vin maux de tête+, et +le vin passable+, mais pas de bon vin”, s’amuse l’ambassadeur des Pays-Bas Gerard Steeghs, croisé sur les bords du Nil dégustant entre amis le rosé égyptien Omar Khayyam.
“Aujourd’hui, on a toujours le +vin maux de tête+, mais on a aussi du bon vin. La production s’améliore”.
© 2016 AFP

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In Ägypten hat der “Wein der Pharaonen” sich immer noch durchzusetzen
11.00 2016.08.07 – Von Tony Gamal-GABRIEL – AFP
Unter einer glühenden Sonne sammeln Männer und Frauen, ihr Haar unter einem Schal versteckt, Merlottrauben, aus denen sie den “Wein der Pharaonen” pressen werden. Wir sind nicht in Frankreich, sondern in Ägypten, einem muslimischen und für die Qualität seiner Weine wenig bekannten Land. Aber seit den frühen 2000er Jahren haben zwei einzigartige ägyptische Weingüter die verrückte Idee, diese Situation zu ändern.
“Was wir mit dem ägyptischen Wein machen, hat eine schöne Geschichte”, verkündet stolz Labib Kallas, Produktionsleiter von einem von ihnen, Kouroum of the Nile, das andere ist die Domaine de Gianaclis .
Ancelot Jean-Baptiste, der Gründer des ProjektesWine Explorers, weltweit erstes Inventar der Weinländer, glaubt, dass man heute in Ägypten ein paar “qualitativ gute, angenehme und frische” Weine genießen kann, nach Jahrzehnten, in denen das einzige Staatsunternehmen nur Wein schlechter Qualität produzierte, der von der lokalen Elite und den Expatriates verspottet wurde.
Restaurants der gehobenen Klasse in Kairo haben auch keine andere Wahl, als ägyptischen Wein zu bieten. In einer etwas konservativen Gesellschaft, die in der Regel Alkohol scheel ansieht, begrenzen unerschwingliche Zollrechte von 3000% die Einfuhr von ausländischen Weinen.
Ende Juli inspizierte Kallas die Lese auf 170 Hektar ehemaligem Wüstenland nördlich von Kairo, nun mit Reben bepflanzt.
Seit den frühen 2000er Jahren wollen Kouroum of the Nile und die Domaine de Gianaclis den ägyptischen Weinanbau durch Import von Rebsorten aus Frankreich, Italien, aber auch Spanien, wie Merlot, Syrah, Viognier, Vermentino, wieder aufleben lassen …
Die Kunst des Weinbaus, den Pharaonen 3000 Jahre vor Christus bekannt, hat sich in der Tat unter der britischen Kolonisation entwickelt, bevor sie mit dem Militärputsch gegen die Monarchie im Jahr 1952 in Vergessenheit fiel.
– Herausforderung der Hitze –
Heute bietet der Markt ein Dutzend Weine in rot, weiß oder rosé an.
“Wir haben viele Weinberge gepflanzt, sind sehr vorsichtig in puncto Qualität”, sagt Sebastian Boudry, französischer Winzer der Domaine de Gianaclis in Abu al-Matamir, einer Stadt 170 km nordwestlich der Hauptstadt. Das Unternehmen wurde nach seiner Verstaatlichung in den 1960er Jahren im Jahr 2002 von Heineken gekauft.
Herausforderungen gibt es zuhauf. Man muss die glühenden Temperaturen managen und das fast völlige Fehlen von Regen durch ausgefeilte Bewässerungssysteme ausgleichen.

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“Wenn es mehr als 50 Grad ist, denkt die Rebe nur ans Überleben, nicht daran, Zucker und Aromastoffe zu produzieren”, sagte Herr Boudry, der 230 Hektar Weinberge nördlich von Kairo verwaltet.
Die Bemühungen scheinen Früchte getragen zu haben: einige Weine aus der Region haben internationale Auszeichnungen gewonnen und erfüllen angenehm ihre Funktion. Sie sind “nicht unbedingt große Weine, aber Weine von unmittelbarem Vergnügen”, sagt Herr Ancelot, der im Jahr 2014 zu Gianaclis stieß.
“Weiße sind am erfolgreichsten. Wir haben Weine, die frisch und fruchtig sind, fruchtig vom Typ exotischer Früchte wie Pfirsich, Ananas und ein wenig Passionsfrucht”, sagte der Experte.
– In Kanistern für Hotels –
Bei Kouroum of the Nile, wo man dafür sorgt, dass die Trauben und Wein Bio sind, ist der Stolz des Hauses der weiße Beausoleil aus einer zu 100% ägyptischen Rebsorte -die Bannati-, der 2016 mit einer Silbermedaille auf der World-Wettbewerb in Brüssel belohnt wurde.
Das Unternehmen produziert mehr als zwei Millionen Liter: zwischen 700.000 und 800.000 Flaschen für Einzelpersonen, die restlichen zwei Drittel gehen an Hotels in großen Kanistern.
Aber die Touristen haben Ägypten fast verlassen in sechs Jahren mit aufeinanderfolgenden Revolten, blutigen Repressionen und Dschihad-Angriffen, die Weinindustrie hat zu kämpfen, um diese Erschütterungen zu absorbieren.
“Der Tourismus macht mehr als 70% der Produktion aus, wenn die Touristen nicht zurückkommen, müssen wir zu exportieren versuchen”, räumt Shaker Nawal, Marketing-Direktor, ein.
Doch es ist schwer vorstellbar, dass diese “Nischen-Industrie” mit westlichen Schwergewichten konkurrieren kann oder sogar mit denen der Region, wie der Libanon, der mehr als acht Millionen Flaschen pro Jahr produziert und jede dritte exportiert.
“Das wird eine Weinkuriosität bleiben, wir sollten nicht träumen. Ein Pariser, der im Restaurant lieber einen ägyptischen Wein verlangt als französischen oder spanischen Wein, wäre auf jeden Fall merkwürdig”, witzelt Herr Kallas, ein in Ägypten installierter Libanese.
Aber er glaubt, dass sein Wein eine Zukunft in Asien hat.
“Als ich ankam, wurde uns gesagt, dass es Kopfschmerzwein gibt oder passablen Wein, aber keinen guten Wein”, freut sich der Botschafter der Niederlande Gerard Steeghs, der am Ufer des Nils mit Freunden den ägyptischen Rosé Omar Khayyam genießt.
“Heute haben wir die Kopfschmerzenweine noch, aber wir haben auch guten Wein. Die Produktion verbessert sich.”
© 2016 AFP

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