Magda Haroun

Ägyptische Juden sterben aus und fürchten um ihr Erbe

Les juifs égyptiens disparaissants craignent pour leur héritage
Top-PHOTO afp.com by KHALED DESOUKI: Magda Haroun (l), Präsidentin der jüdischen Gemeinde von Kairo, in der Synagoge Sha’ar Hachamaïm
Magda Haroun (g), présidente de la communauté juive du Caire, à la synagogue Cha’ar Hachamaïm lors d’une interview avec l’AFP, le 3 octobre 2016 au Caire

Die Juden in Ägypten: eine paar älteren Damen und leere Synagogen
03.27.2017 um 14:00 Uhr – Von Emmanuel PARISSE – AFP
Nach Jahrtausenden Präsenz an den Ufern des Nils sind die Juden von Ägypten heute nur noch eine Handvoll, meist ältere Frauen, und die Frage der Wahrung ihres Erbes stellt sich……
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Les juifs d’Egypte: quelques dames âgées et des synagogues vides
27.03.2017 à 14:00 – Par Emmanuel PARISSE – AFP
Après des millénaires de présence sur les rives du Nil, les juifs d’Egypte ne sont plus qu’une poignée, pour la plupart des femmes âgées, et aujourd’hui se pose la question de la sauvegarde de leur patrimoine, à l’abandon.

Die Thorarollen in der Synagoge Sha’ar Hachamaïm in Kairo — afp.com by KHALED DESOUKI

La création de l’Etat d’Israël en 1948 et la succession de conflits israélo-arabes ont favorisé la fuite ou l’exil forcé des juifs d’Egypte – certains se convertissant aussi par mariage avec des musulmans.
Aujourd’hui, à 91 ans, Marcelle Haroun compte parmi les six derniers membres de la communauté juive du Caire, six femmes. A Alexandrie, ils sont encore une douzaine.
La nonagénaire regarde avec nostalgie le passé et craint pour le patrimoine juif égyptien. “Peut-être qu’on veut effacer toute trace des juifs d’Egypte. (…) D’après l’histoire, les juifs sont en Egypte depuis les pharaons. Comment voulez-vous faire disparaître des siècles d’histoire?”, s’interroge-t-elle avec émotion.
L’Egypte compte aujourd’hui une dizaine de synagogues et d’innombrables objets religieux, souvent délaissés. Comme nombre d’autres antiquités égyptiennes, les monuments juifs ont besoin de restauration.
Ainsi, à Alexandrie, le toit de la synagogue s’est partiellement effondré en 2016. Le gouvernement a pu obtenir des fonds pour sa rénovation.
– Inventaire du patrimoine –
Au milieu du XXe siècle, les juifs égyptiens étaient entre 80.000 et 120.000, selon différentes estimations.
Leur contribution à l’économie de la société égyptienne moderne a été saluée dans des domaines divers, tels que le commerce ou l’industrie du coton.
Et ils étaient également bien représentés dans les milieux culturels, avec des stars comme la chanteuse et actrice Leïla Mourad ou le cinéaste Togo Mizrahi.
Dans la rue Adly, une des artères animées du centre du Caire, la synagogue Cha’ar Hachamaïm, un imposant édifice de pierre construit dans un style rappelant l’Egypte ancienne, est un des symboles de ce passé.
Au milieu de la salle de prière vide, Magda Haroun, 65 ans, fille de Marcelle et présidente de la communauté juive du Caire, se souvient de la place qu’occupait jadis sur les bancs son grand-père.
Désormais, elle seule possède la clé du Saint des Saints: la niche où sont rangés les rouleaux de la Torah, de véritables antiquités pour certains, qu’elle manipule avec précaution.
Magda est l’ange gardien des derniers juifs de la capitale égyptienne, soit en tout et pour tout cinq vieilles dames, dont sa mère.
Elle veille aussi sur le patrimoine de la communauté: “C’est mon devoir pour les générations futures”, dit-elle en expliquant qu’il fait partie de l’histoire de l’Egypte. Le rêve de Magda est de le voir un jour exposé devant le grand public.
“Le ministre m’a promis l’ouverture d’un musée des civilisations où toutes les civilisations qui ont vécu en Egypte seront représentées”, dit-elle.
– ‘Une question très compliquée’ –
Officiellement, le gouvernement ne fait aucune différence entre les patrimoines pharaonique, islamique, copte et juif. Le ministre des Antiquités, Khaled Al-Anani, explique à l’AFP qu’il a créé début 2016, pour la première fois en Egypte, un comité pour répertorier “tous les monuments juifs et toutes les collections juives qui se trouvent dans les synagogues”.
Mais la question des juifs en Egypte reste sensible, même si l’Egypte est le seul pays arabe à avoir, avec la Jordanie, signé un traité de paix avec Israël.
Le sujet a même longtemps été “tabou”, dans le contexte de décennies de guerres israélo-arabes, estime le jeune cinéaste Amir Ramses, auteur d’un documentaire intitulé “Les juifs d’Egypte” (2013). “C’est une question très compliquée”, dit-il.
Youssef Gaon, le chef de la communauté juive d’Alexandrie, est d’ailleurs très soucieux de discrétion. Interrogé par l’AFP, il ne répond qu’à des questions d’ordre général, et refuse toute photo ou interview filmée.
Si aucun acte d’antisémitisme récent n’est à déplorer, en 2010 un homme avait jeté une valise avec une bombe artisanale sur la synagogue de la rue Adly – sans faire de victimes.
Quant au film d’Amir Ramses, il a fait l’objet d’un bras de fer avec les autorités qui menaçaient de le censurer. S’il a finalement obtenu les autorisations nécessaires pour être diffusé, le ministère de la Culture a toutefois réclamé l’ajout d’un message en préambule: “Cette oeuvre est une création de l’imagination” du réalisateur.
© 2017 AFP

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Magda Haroun (l) mit ihrer Mutter Marcelle (r), zu Hause in einem Interview mit AFP – afp.com by KHALED DESOUKI

Der ägyptische Filmemacher Amir Ramses, Autor des Dokumentarfilms „Die Juden von Ägypten“, in einem Interview in seinem Büro in Kairo — afp.com by MOHAMED EL-Shahed

Die Juden in Ägypten: eine paar älteren Damen und leere Synagogen
03.27.2017 um 14:00 Uhr – Von Emmanuel PARISSE – AFP
Nach Jahrtausenden Präsenz an den Ufern des Nils sind die Juden von Ägypten heute nur noch eine Handvoll, meist ältere Frauen, und die Frage der Wahrung ihres Erbes stellt sich.
Die Gründung des Staates Israel im Jahr 1948 und folgenden arabisch-israelischen Konflikte haben Flucht oder Zwangsexil von Juden aus Ägypten ermutigt – einige konvertierten auch durch Ehen mit Muslimen.
Die heute 91-jährige Marcelle Haroun zählt zu den letzten sechs Mitgliedern der jüdischen Gemeinde von Kairo, sechs Frauen. In Alexandria sind sie noch ein Dutzend.
Sie sieht nostalgisch in die Vergangenheit und hat Ängste um das ägyptische jüdische Erbe. „Vielleicht will man jede Spur der ägyptischen Juden löschen. (…) Nach der Geschichte, sind die Juden seit den Pharaonen in Ägypten. Wie wollen Sie Jahrhunderten Geschichte verschwinden lassen?“, fragt sie sich mit Emotion.
Ägypten hat jetzt ein Dutzend Synagogen und unzählige, oft vernachlässigte religiöse Objekte. Wie viele andere ägyptische, brauchen die jüdischen Denkmäler Restaurierung.
So brach in Alexandria in 2016 das Dach der Synagoge teilweise zusammen. Die Regierung konnte Mittel für die Renovierung erhalten.
– Inventar des Erbes –
In der Mitte des zwanzigsten Jahrhunderts waren die ägyptischen Juden zwischen 80.000 und 120.000, nach verschiedenen Schätzungen.
Ihr Beitrag zur Wirtschaft der modernen ägyptischen Gesellschaft wurde in verschiedenen Bereichen, wie Handel oder Baumwollindustrie, gelobt.
Und sie waren auch gut im Kultursektor vertreten, mit Stars wie der Sängerin und Schauspielerin Leïla Mourad oder dem Filmemacher Togo Mizrahi.
In der Adly Street, einer der vielbefahrenen Straßen im Zentrum Kairos, ist die Synagoge Sha’ar Hachamaïm, ein imposantes Gebäude aus Stein in einem an das alte Ägypten erinnernden Stil, eines der Symbole dieser Vergangenheit.
Inmitten des leeren Gebetsraumes erinnert sich Magda Haroun, 65, Tochter von Marcelle und Präsidentin der jüdischen Gemeinde von Kairo, an die Stelle auf den Bänken, auf der einmal ihr Großvater saß.
Jetzt hat nur sie den Schlüssel zum Allerheiligsten: die Nische, wo die Schriftrollen der Tora liegen, für manche echte Antiquitäten, die sie mit Sorgfalt herausholt.
Magda ist der Schutzengel der letzten Juden in der ägyptischen Hauptstadt, insgesamt fünf alte Damen einschließlich ihrer Mutter.
Sie achtet auch auf das Erbe der Gemeinde: „Es ist meine Pflicht für künftige Generationen“, sagte sie und erklärte, dass es ein Teil der Geschichte Ägyptens ist. Magdas Traum ist, es eines Tages für die breite Öffentlichkeit ausgestellt zu sehen.
„Der Minister hat versprochen, ein Museum der Kulturen zu öffnen, wo alle Kulturen, die in Ägypten gelebt haben, vertreten sein werden“, sagte sie.
– ‚Ein sehr kompliziertes Thema‘ –
Offiziell macht die Regierung keine Unterscheidung zwischen dem pharaonischen Erbe, dem islamischen, dem koptischen und dem jüdischen. Der Minister für Altertümer, Khaled Al-Anani, sagte gegenüber AFP, dass er Anfang 2016 und zum ersten Mal in Ägypten ein Komitee gegründet hat, das „alle jüdischen Denkmäler und alle jüdischen Sammlungen in den Synagogen identifizieren soll“.

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Aber die Frage der Juden in Ägypten bleibt empfindlich, obwohl Ägypten neben Jordanien das einzige arabische Land ist, einen Friedensvertrag mit Israel unterzeichnet zu haben.
Das Thema ist im Kontext der Jahrzehnte arabisch-israelischer Kriege auch lange „Tabu“ gewesen, sagt der junge Filmemacher Amir Ramses, Autor einer Dokumentation mit dem Titel „Die Juden von Ägypten“ (2013). „Es ist ein sehr kompliziertes Problem“, sagt er.
Youssef Gaon, Leiter der jüdischen Gemeinde von Alexandria, ist auch sehr besorgt über Diskretion. Befragt von AFP, reagiert nur er auf allgemeine Fragen und lehnt jedes Foto oder Video-Interview ab.
Wenn auch kein jüngerer Akt des Antisemitismus beklagt werden muss, im Jahr 2010 warf ein Mann einen Koffer mit einer Bombe in die Synagoge in der Adly Straße – keine Verletzten.
Der Film von Amir Ramses ist übrigens Objekt einer Kraftprobe mit den Behörden gewesen, die ihn zu zensieren drohten. Wenn er auch schließlich doch die erforderlichen Genehmigungen bekam, hat das Ministerium für Kultur jedoch einen Text in den Vorspann setzen lassen: „Dieses Werk ist eine Schöpfung der Phantasie“ des Regisseurs.
© 2017 AFP

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