L'Equipe féminine de football Afak Relizane

Algerien: Frauenfußball ODER Hochzeit

Femmes en Algérie: le foot OU le mariage
ALL PHOTOS afp.com by STRINGER – ON TOP: Die Frauenfußballmannschaft Afak Relizane trainiert im Stadion von Relizane, westlich von Algier
L’Equipe féminine de football Afak Relizane s’entraîne sur le stade de Relizane, à l’ouest d’Alger, le 16 février 2017

Heirat oder Fußball: algerische Frauen stehen vor einem Dilemma
10.00 2017.06.03 – Von Amal BELALLOUFI – AFP
“Mit sieben, als ich aus der Schule kam, legte ich meine Aktentasche weg und spielte Fußball mit den Jungs aus dem Viertel”, erinnert sich Fathia. Zwanzig Jahre später hat die junge Frau nicht auf die Spikes verzichtet und spielt im Mittelfeld……
AUF DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITERLESEN UNTER DEN FOTOS UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Mariage ou ballon rond: des Algériennes face à un dilemme
06.03.2017 à 10:00 – Par Amal BELALLOUFI – AFP
“A sept ans, en sortant de l’école, je balançais mon cartable et j’allais jouer au foot avec les garçons du quartier”, se remémore Fathia. Vingt ans plus tard, la jeune femme n’a pas renoncé aux crampons et joue milieu de terrain.

Sid Ahmed Mouaz trainiert die weibliche Fußballmannschaft von Relizane

Sur la pelouse du stade de Relizane, à l’ouest d’Alger, elle se démarque avant de faire une passe décisive. Fathia, qui est aussi membre de l’équipe nationale, s’entraîne avec ses 14 camarades sous le regard exigeant de leur entraîneur, Sid Ahmed Mouaz.
En 1997, alors que la guerre civile faisait rage dans le pays, M. Mouaz, quelques passionnés de foot et des pionnières ont lancé l’équipe féminine +Afak Relizane+, l’une des premières en Algérie – qui en compte une dizaine aujourd’hui.
A l’époque, les islamistes armés interdisaient tout sport féminin, malgré une instruction ministérielle appelant au contraire à encourager l’activité sportive des filles.
Relizane est sortie de l’anonymat en 1997 avec le pire massacre de la “décennie noire”, plus de 1.000 morts. “Les terroristes m’avaient envoyé une lettre pour exiger l’arrêt du foot féminin,” confie l’entraîneur qui leur a tenu tête.
“Des filles se sont fait insulter, cracher dessus à la sortie du stade (…) Pour certains esprits rétrogrades encore aujourd’hui, une fille de bonne famille ne joue pas au foot”, déplore-t-il.
“Rentre chez toi faire la cuisine” ou encore “trouve-toi un mari” sont des phrases que la plupart des filles ont entendu un jour.
Issues majoritairement de milieux modestes, les joueuses ont réussi à convaincre leurs proches d’accepter leur passion, en dépit des préjugés et d’une reconnaissance financière quasi inexistante.
Dans le stade, elles ont leur “pavillon”: un dortoir, quelques armoires, une télévision et une chaine hifi. Après les entraînements, grâce au wifi, elles discutent avec le monde extérieur via Facebook, l’oreille scotchée à leur smartphone.
Le club, qui ne les rémunère pas, les encourage à continuer une formation ou leur trouve un travail qui leur permette de vivre.
– Arrêter le ballon –
A Relizane, une ville populaire de près d’un million d’habitants, nichée au coeur d’une région agropastorale, quasiment toutes les femmes sont voilées.
“Je suis fière de ma fille mais je serais plus tranquille si elle arrêtait le ballon, se mariait et se voilait comme les autres femmes de la région”, lâche Fatma, la mère de Fathia.
Cette veuve et mère de six enfants n’a qu’une angoisse: mourir avant que sa fille ne trouve un mari.
Chaque fois qu’elles sont “approchées” par un garçon, c’est le même refrain, regrettent les joueuses: “le ballon ou le mariage”.
Les filles se voient contraintes de choisir entre le mariage, synonyme d’une fin de carrière dans le football, et le célibat pour vivre leur passion.
Mouna, attaquante, laissera tomber le ballon rond en mars après son mariage.
“S’il y avait des motivations, elles continueraient à jouer même après le mariage”, veut croire leur entraîneur. Mais aucun sponsor ne s’intéresse à l’équipe des filles, et les caisses sont souvent vides, dans un pays où le foot féminin reste amateur.
Le budget annuel accordé par la préfecture au club de Relizane est de 3,2 millions de dinars (27.000 euros) et une victoire en Coupe d’Algérie rapporte au club 1,5 million de dinars (12.800 euros). Quant au championnat, il ne vaut à l’équipe lauréate qu’un trophée.
– 12 euros par victoire –
Pourtant le club de Relizane a dominé ces dernières années toutes les compétitions nationales face aux équipes de grandes villes, comme celle d’Alger centre, en remportant depuis 2009 six coupes et sept championnats d’Algérie, en plus de deux coupes maghrébines.
Une fierté pour la ville, admettent certains habitants. Mais quand les filles jouent à domicile, peu de Relizanis se déplacent pour les soutenir.
“On ne finance pas une équipe de foot féminine à Relizane”, déplorent plusieurs joueuses déçues de bénéficier de si peu de considération alors qu’elles excellent dans leur domaine. Six d’entre elles jouent en équipe nationale.
Sur le parking du stade, le contraste est saisissant entre le luxueux bus des hommes, aux couleurs des sponsors, et le mini-bus sans fard des joueuses.
Quand elles remportent un match, elles reçoivent 1.500 dinars (12 euros), “une misère” selon M. Mouaz.
Pour leur dernière victoire, le wali (préfet) a reçu les filles pour “les honorer”. Alors qu’elles espéraient un petit geste financier, elles se sont vu offrir un sac de sport et un survêtement.
“Tout a été fait pour casser cette équipe mais l’amour du foot est plus fort que les esprits rétrogrades”, résume l’un des fondateurs d’Afak Relizane.
© 2017 AFP

=> MORE DE+FR Algerie in Archiv Afrikanews 2009-2014
OR HERE in AFRIKANEWS-2

– AFRIKANEWS ARCHIV –
jetzt auch auf
FACEBOOK

=> MORE DE+FR Frauenfußball – football féminin in Archiv Afrikanews 2009-2014
or HERE in AFRIKANEWS-2

Fathia Bekhedda, Mittelfeld in der Frauenfußballmannschaft “Afak Relizane”, in ihrem Haus

Heirat oder Fußball: algerische Frauen stehen vor einem Dilemma
10.00 2017.06.03 – Von Amal BELALLOUFI – AFP
“Mit sieben, als ich aus der Schule kam, legte ich meine Aktentasche weg und spielte Fußball mit den Jungs aus dem Viertel”, erinnert sich Fathia. Zwanzig Jahre später hat die junge Frau nicht auf die Spikes verzichtet und spielt im Mittelfeld.
Auf dem Rasen des Stadions von Relizane, westlich von Algier, dribbelt sie sich frei, bevor sie einen entscheidenden Pass schlägt. Fathia, auch ein Mitglied der Nationalmannschaft, trainiert mit ihren 14 Kameradinnen unter den Augen ihres anspruchsvollen Trainers Sid Ahmed Mouaz.
Im Jahr 1997, während der Bürgerkrieg im Land tobte, starteten Herr Mouaz, einige Fußball-Fans und Pioniere die Frauenmannschaft Afak Relizane, eine der ersten in Algerien, das heute ein Dutzend davon zählt.
Zu der Zeit verboten die bewaffneten Islamisten den Frauen alle Sportarten, trotz einer ministeriellen Richtlinie, sportliche Aktivitäten für Mädchen zu fördern.
Relizane kam aus der Anonymität im Jahr 1997, mit dem schlimmsten Massaker des “schwarzen Jahrzehnts” mit mehr als 1.000 Toten. “Die Terroristen hatten mir einen Brief geschickt, um den Stopp des Frauenfußballs zu fordern”, sagt der Trainer, der ihnen aber standgehalten hatte.
“Die Mädchen wurden beleidigt, am Ausgang bespuckt (…) Für einige noch heute retrograde Köpfe spielt ein Mädchen aus guter Familie nicht Fußball”, klagt er.
“Geh nach Hause Kochen” oder “Suchen Sie sich einen Mann” sind Sätze, die die meisten Mädchen schon gehört haben.
Meist aus einfachen Verhältnissen, konnten die Spielerinnen ihre Verwandten trotz Vorurteilen und praktisch ohne finanzielle Anerkennung davon überzeugen, ihre Leidenschaft zu akzeptieren.
Im Stadion haben sie ihren “Pavillon”: einen Schlafsaal, ein paar Schränke, Fernseher und Stereoanlage. Nach dem Training können sie dank Wi-Fi mit der Außenwelt über Facebook diskutieren, das Ohr an ihre Smartphones geklebt.
Der Club, der sie nicht entlohnt, ermutigt sie, ihre Ausbildung fortzusetzen oder einen Job zu finden, von dem sie leben können.
– Den Ball stoppen –
In Relizane, einer volkstümlichen, in einen landwirtschaftlichen Bereich eingebetteten Stadt von fast einer Million Menschen, sind fast alle Frauen verschleiert.
“Ich bin stolz auf meine Tochter, aber ich würde ruhiger sein, wenn sie den Ball anhielte, sich verheiratete und verschleierte wie die anderen Frauen in der Region”, sagt Fatmas Mutter, Fathia.
Die Witwe und Mutter von sechs Kindern hat eine einzige Angst: zu sterben, bevor ihre Tochter einen Mann findet.
Jedes Mal, wenn sie von einem Jungen “genähert” werden, ist es der gleiche Refrain, wie die Spielerinnen bedauern: „Ball oder Hochzeit.”

Werbung by Afrikanews Archiv:






Die Mädchen sind gezwungen, zwischen Ehe zu wählen, gleichbedeutend mit Karriereende im Fußball, und dem Zölibat, für ihre Leidenschaft.
Die Stürmerin Mouna lässt den Fußball im März nach ihrer Heirat fallen.
“Wenn es Motivationen gäbe, würden sie auch nach der Ehelichung spielen”, will ihr Trainer glauben. Aber kein Sponsor interessiert sich für die Mädchenmannschaft und die Kassen sind oft leer in einem Land, in dem Frauen-Fußball immer noch Amateursport ist.
Das jährliche Budget für den Verein von der Präfektur in Relizane beträgt 3,2 Mio. Dinar (27.000 €) und ein Gewinn im Algerien Cup zieht 1,5 Millionen Dinar (12.800 €). Und nur der Sieger bekommt einen Preis.
– 12 € pro Sieg -n
Dennoch hat der Verein Relizane in den letzten Jahren in alle nationalen Wettbewerben die Teams von Großstädten wie Algier dominiert, seit 2009 sechs Cups gewonnen und sieben Meisterschaften von Algerien, zusätzlich zu den beiden Maghreb Cups.
Ein Stolz für die Stadt, geben einige Bewohner zu. Aber wenn die Mädchen zu Hause spielen, bewegen sich wenige Relizanis, um sie zu unterstützen.
“In Relizane finanziert man keine weibliche Fußballmannschaft”, beklagen mehrere Spielerinnen, enttäuscht über so wenig Rücksicht zu erhalten, wo sie doch in ihrem Bereich brillieren. Sechs von ihnen spielen in der Nationalmannschaft.
Auf dem Parkplatz des Stadions ist der Kontrast zwischen dem Luxusbus der Männer mit den Farben der Sponsoren und dem ungeschminkten Mini-Bus der weiblichen Spieler schlagend.
Wenn sie ein Spiel gewinnen, erhalten sie 1.500 Dinar (12 Euro), “ein Elend”, so Herr Mouaz.
Für ihren letzten Sieg empfing der Wali (Präfekt) die Mädchen, zur “Ehre”. Sie hofften auf eine kleine finanzielle Geste und bekamen eine Sporttasche und einen Trainingsanzug.
“Alles wurde getan, um dieses Team zu zerbrechen, aber die Liebe zum Fußball ist stärker als die retrograden Köpfe”, resümiert einer der Gründer von Afak Relizane.
© 2017 AFP

Leave a Reply