Marina Pereira-

Angola: Krise treibt europäische Migranten zurück nach Portugal

Crise en Angola: Migrants portuguais forcés de repartir
TITELPHOTO afp.com by PATRICIA de Melo MOREIRA: Erinnerungen an das Leben Marina Pereiras in Angola, an einer Wand in ihrer Wohnung in Lissabon // Souvenirs de la vie en Angola de Marina Pereira sur un mur de son appartement, le 14 décembre 2016 à Lisbonne

Angola: das Ende des Eldorados für portugiesische Auswanderer
10.00 29/01/2017 – Von Brigitte Hagemann – AFP
Angetrieben von der portugiesischen Wirtschaftskrise, hatte Marina Pereira einen Job in Angola angenommen, das Land der Zuflucht für portugiesische Emigranten. Aber der starke Rückgang der Ölpreise hat ihren Traum von einem besseren Leben zerschmettert und zwang sie, nach Hause zurückzukehren, wie Tausende ihrer Landsleute….
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L’Angola, la fin de l’Eldorado pour les émigrés portugais
29.01.2017 à 10:00 – Par Brigitte HAGEMANN – AFP
Poussée par la crise économique, Marina Pereira avait décroché un emploi en Angola, terre de refuge pour les émigrés portugais. Mais la brusque chute des cours du pétrole a brisé son rêve d’une vie meilleure, la forçant à rentrer au pays, comme des milliers de ses compatriotes.

Marina Pereira träumt von der Rückreise: ihr rosa fuchsia Koffer auf dem Boden im Eingang ihres bescheidenen Haus im Zentrum von Lissabon ist bereit // Marina Pereira rêve de repartir: sa valise rose fuchsia, posée à même le sol dans l’entrée de son logement modeste au centre de Lisbonne, est déjà prête PHOTO afp.com by PATRICIA DE MELO MOREIRA

“Au début, je gagnais 4.200 euros net par mois, en travaillant dans un spa. J’étais logée et nourrie, c’était le paradis”, raconte cette ostéopathe de 33 ans, qui s’était installée en 2012 à Luanda, capitale de l’ancienne colonie portugaise riche en pétrole et diamants, où la langue officielle reste le portugais.
Puis l’euphorie a fait place à la désillusion: “J’ai commencé à être payée en kwanzas, la monnaie locale, et mon revenu mensuel a fondu à 1.000 euros. Le change ne se faisait qu’au marché noir, à un taux prohibitif”. Elle est repartie car “la vie à Luanda était devenue bien trop chère”.
Le retour en 2015 au Portugal, à peine sorti d’une récession profonde, s’avère brutal. Un salaire de 650 euros pour travailler dans un gymnase, “ce n’est pas suffisant pour avoir une qualité de vie décente”, témoigne cette jeune femme à la chevelure noire et au regard pétillant.
Chassés par les troubles qui ont accompagné l’indépendance de l’Angola, quelque 300.000 colons portugais avaient dû plier bagages en 1975. Quarante ans plus tard, le Portugal assiste à une nouvelle vague de “retornados” (ceux qui sont retournés dans leur pays d’origine), contraints de quitter ce pays africain englué à son tour dans la crise.
Cet exode entamé en 2015 est “toujours en cours, mais à un moindre rythme”, estime le président de la Chambre de commerce luso-angolaise, Paulo Varela, sans avancer de chiffres.
– Crise pétrolière –
Alors que l’argent du pétrole coulait à flots à Luanda, qui se rêvait en futur Dubaï, les cours de l’or noir ont commencé à s’effondrer en 2014. Les recettes du pays, qui dispute la place de premier producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne au Nigeria, ont été divisées par deux.
Du coup, l’État angolais, dont le budget dépend pour 70% du pétrole, a mis un frein à l’investissement public, arrêtant des milliers de chantiers, et limité l’accès aux devises, frappant ainsi de plein fouet les entreprises du bâtiment et des travaux publics.
“De nombreux groupes portugais opérant en Angola n’arrivent plus à payer leurs salariés car ils ont du mal à rapatrier leurs gains”, explique Ricardo Pedro Gomes, président de l’Association des entreprises de construction portugaises.
“Sur les 100.000 ouvriers portugais du BTP qui travaillaient en Angola avant la crise, il n’en reste plus que quelques milliers. Et il y a des retards de salaires allant jusqu’à un an”, renchérit Albano Ribeiro, dirigeant du syndicat de la construction.
Pedro Dias, un agent commercial de 42 ans employé par un groupe électronique angolais, a assisté aux départs successifs de ses amis, avant de retourner, lui aussi, au Portugal.
A Luanda, il était payé 2.500 à 3.000 euros par mois, et l’entreprise prenait en charge son logement, la voiture et l’alimentation. Des revenus suffisants pour faire vivre sa femme et ses trois enfants, restés au pays.
Mais avec les restrictions de devises, les virements bancaires vers le Portugal ont cessé. “J’ai dû repartir, il fallait bien que ma famille mange”, dit-il, les yeux cachés derrière d’épaisses lunettes de soleil.
– “Amour-haine” –
Aventurier dans l’âme, il assure cependant avoir “la nostalgie de l’Angola”. “Si la situation s’améliore, j’y retournerai”, promet-il, se remémorant “l’odeur de l’Afrique et de sa savane” qui l’a “marqué à vie”.
La vie des émigrés à Luanda est pourtant semée d’embûches.
“En public, on ne parle jamais du régime angolais”, dirigé d’une main de fer depuis 37 ans par le président José Eduardo dos Santos, explique Pedro Dias. “Si l’on veut éviter des problèmes, il ne faut pas se mêler de politique”.
Quant à Marina Pereira, elle s’est fait agresser en plein jour “avec une arme pointée sur la tête, par des enfants de dix ou onze ans.” Elle se souvient aussi d’avoir “attrapé la malaria et la fièvre jaune” et “failli mourir”.
Mais malgré cela, “l’Angola me manque, c’est une relation amour-haine, j’ai toujours été fascinée par l’Afrique”, sourit-elle, évoquant des “plages merveilleuses” et “l’odeur de la terre humide”.
D’où l’idée de repartir dans une autre ex-colonie portugaise: Sao Tomé-et-Principe, une île située au large du Gabon. Sa valise rose fuchsia, posée à même le sol dans l’entrée de son logement modeste au centre de Lisbonne, est déjà prête.
© 2017 AFP

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Angola: das Ende des Eldorados für portugiesische Auswanderer
10.00 29/01/2017 – Von Brigitte Hagemann – AFP
Angetrieben von der portugiesischen Wirtschaftskrise, hatte Marina Pereira einen Job in Angola angenommen, das Land der Zuflucht für portugiesische Emigranten. Aber der starke Rückgang der Ölpreise hat ihren Traum von einem besseren Leben zerschmettert und zwang sie, nach Hause zurückzukehren, wie Tausende ihrer Landsleute.
“Zuerst verdiente ich 4.200 € netto pro Monat in einer Gesundheitseinrichtung. Mit Kost und Logis, es war das Paradies”, sagt die 33-jährige Osteopathin, die sich im Jahr 2012 in Luanda niedergelassen hatte, der Hauptstadt der ehemaligen portugiesische Kolonie reich an Öl und Diamanten, in der die Amtssprache Portugiesisch ist.
Dann hat sich die Euphorie der Ernüchterung ergeben: “Ich begann in Kwanzas bezahlt werden, der lokalen Währung, und mein monatliches Einkommen schmolz auf 1000 €. Geldwechsel nur auf dem Schwarzmarkt zu einem untragbaren Kurs”. Sie ging wieder, weil “in Luanda leben zu teuer geworden war.”
Die Rückkehr im Jahr 2015 in ein Portugal in einer tiefen Rezession wird brutal. Ein Gehalt von 650 Euro in einem Fitness-Studio “ist nicht genug, eine angemessene Lebensqualität zu haben”, erinnert sich die junge Frau mit schwarzen Haaren und funkelnden Augen.
Vertrieben durch die Unruhe, die die Unabhängigkeit von Angola begleitete, gingen etwa 300.000 portugiesische Siedler im Jahr 1975. Vierzig Jahre später erlebte Portugal eine neue Welle von “retornados” (diejenigen, die in ihr Herkunftsland zurückkehren): sie sind gezwungen, das afrikanische Land zu verlassen, das nun seinerseits in der Krise versinkt.
Der Exodus begann im Jahr 2015 und ist “noch nicht abgeschlossen, aber in einem langsameren Tempo”, sagte der Präsident der portugiesischen-angolanischen Handelskammer, Paulo Varela, ohne Zahlen zu geben.
– Energiekrise –
Während Öl-Geld in Luanda, das sich die Zukunft Dubais ausmalte, in Strömen floss, begann der Preis für das schwarze Gold im Jahr 2014 zu stürzen. Die Einnahmen des Landes, das mit Nigeria um den führenden Ölproduzenten Afrikas konkurrierte, wurden halbiert.
Plötzlich bremste der angolanische Staat, dessen Budget zu 70% vom Öls abhängt, die öffentlichen Investitionen, stoppte Tausende von Beustellen, begrenzte den Zugang zu Devisen.
“Viele portugiesische Gruppen, die in Angola arbeiten, können ihre Mitarbeiter nicht mehr bezahlen, weil sie kämpfen müssen, um ihre Einnahmen zu repatriieren”, sagte Pedro Ricardo Gomes, Präsident des Verbandes der portugiesischen Bauunternehmen.
“Von den 100.000 portugiesischen Bauarbeitern, die vor der Krise in Angola tätig waren, bleiben nur ein paar tausend. Und es gibt Verzögerungen der Lohnzahlungen von bis zu einem Jahr”, fügte Albano Ribeiro, Gewerkschaftsführer im Bau, hinzu.

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Pedro Dias, ein von einem angolanischen Elektronikkonzern beschäftigter Handelsvertreter von 42 Jahren, sah die aufeinanderfolgenden Abreisen von seinen Freunden, vor seiner eigenen Rückkehr nach Portugal.
In Luanda verdiente er 2500 bis 3000 Euro pro Monat, und das Unternehmen übernahm seine Wohnung, Auto und Lebensmittel. Ausreichendes Einkommen, um seine Frau und drei Kinder zu unterstützen, die Hause geblieben waren.
Aber mit den Währungsbeschränkungen hörten auch die Banküberweisungen nach Portugal auf. “Ich hatte Angola zu verlassen, es war notwendig, dass meine Familie isst”, sagte er, seine Augen hinter dicken Sonnenbrille versteckt.
– “Hass-Liebe” –
Dieser Abenteurer von Herzens versichert dennoch, dass er “die Nostalgie von Angola” hat. “Wenn sich die Situation verbessert, werde ich zurückkehren”, verspricht er, erinnert sich an “den Geruch von Afrika und seiner Savanne”, die ihn “für mein Leben gezeichnet” haben.
Das Leben der Auswanderer in Luanda ist dennoch voller Tücken.
“In der Öffentlichkeit sprechen wir nie über das angolanische Regime”, seit 37 Jahren von Präsident José Eduardo dos Santos mit eiserner Hand geführt, sagte Pedro Dias. “Wenn man Probleme vermeiden will, nicht in die Politik einmischen.”
Marina Pereira wurde einmal am helllichten Tag angegriffen, “mit einer Pistole an den Kopf, von Kindern von zehn oder elf Jahren.” Sie erinnert sich auch, sich “Malaria und Gelbfieber gefangen” zu haben und “fast gestorben” zu sein.
Doch trotzdem “fehlt Angola mir, es ist eine Hass-Liebe-Beziehung, ich war immer von Afrika fasziniert”, lächelt sie, erwähnt “schöne Strände” und “den Geruch der feuchten Erde.”
Daher die Idee, in eine andere ehemalige portugiesische Kolonie auszuwandern, Sao Tome und Principe, einer Insel vor der Küste von Gabun. Ihr pinkrosa Koffer auf dem Boden im Eingang ihrer bescheidenen Wohnung im Zentrum von Lissabon ist fertig gepackt.
© 2017 AFP

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