Anlagebetrug in Afrika: Großer Prozess in Benin – “Affäre Madoff”

Escroqueries en Afrique: procès de l'”affaire Madoff à la béninoise”

Sieben Jahre später, der Prozess gegen den „Madoff in Benin“
2017.07.01 11:00 – Von Joshua MEHOUENOU, Célia LEBUR Lagos – AFP
Sieben Jahre nach dem größten Finanzskandal in der Geschichte Benins versucht die Justiz zu verstehen, wie ICC-services Zehntausende von Menschen betrügen konnten, die ihnen ihre Ersparnisse anvertraut hatten. Eine auf dem afrikanischen Kontinent fast alltäglich gewordene Geschichte. Der Prozess, der in dieser Woche vor dem Schwurgericht von Cotonou begann, wurde in dem kleinen Land in Westafrika mit Spannung erwartet….
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Sept ans après, procès de l'”affaire Madoff à la béninoise”
01.07.2017 à 11:00 – Par Josué MEHOUENOU, Célia LEBUR à Lagos – AFP
Sept ans après le plus gros scandale financier de l’histoire du Bénin, la justice tente de comprendre comment ICC-services a pu escroquer des dizaines de milliers de gens qui lui avaient confié leurs économies. Une histoire devenue presque banale sur le continent africain.

Topka Markt in Cotonou, Benin – PHOTO afp.com by ALAIN JOCARD

Le procès qui a démarré cette semaine devant la Cour d’assises de Cotonou était très attendu dans le petit pays d’Afrique de l’Ouest.
Le scandale dit “ICC-services” (Investment Consultancy and Computering Services), du nom de la principale structure impliquée, a connu un immense retentissement lorsqu’il a éclaté.
Selon un rapport du FMI, près de 150.000 personnes – jusqu’à 300.000 selon certaines estimations – auraient été spoliées entre 2006 et 2010 par des sociétés de placement, pour un total estimé à plus de 150 milliards de francs CFA (près de 230 millions d’euros).
Des milliers d’artisans, commerçants ou encore magistrats ont perdu toutes leurs économies dans cette affaire, certains ayant même emprunté de l’argent à des usuriers ou contracté des prêts bancaires pour pouvoir investir.
ICC-services promettait alors des rendements mirobolants à ses clients: jusqu’à 150, voire 200% par trimestre, avec remboursement du capital au bout d’un an.
Sadiatou, autrefois commerçante prospère sur le marché de Cotonou, lui a confié “plus de cinq millions de FCFA” (7.600 euros).
“C’est un dépôt que je n’aurais jamais dû faire”, dit-elle aujourd’hui. “Mes activités en ont pris un coup. Ma santé aussi. J’ai déprimé pendant longtemps”.
“Je vendais des bazins (tissus traditionnels) et je comptais sur les économies que je gagnerais pour élargir mon commerce. Mais il n’en sera rien. Toute ma fortune est partie”, soupire la quinquagénaire, forcée à vendre des fournitures scolaires sur le pas de sa porte.
– “En plein essor” –
Les escroqueries à grande échelle “sont en plein essor” sur le continent africain, explique à l’AFP Frank Engelsman, directeur de la société Ultrascan, spécialisée dans la fraude financière internationale.
Au Gabon, l’entreprise Bâtisseur de richesse (BR SARL) dirigée par Yves David Mapakou, pasteur d’une église pentecôtiste reconverti dans les affaires, a floué jusqu’à 30.000 clients français et gabonais, en promettant elle aussi de faire fructifier les fonds. Une plainte a été déposée à Paris en août 2016.
Le champion toutes catégories est sans conteste le Nigeria, géant anglophone de près de 200 millions d’habitants où s’est développée une arnaque sur internet baptisée “419” (du nom de l’article du code nigérian la sanctionnant) qui a fait des ravages dans le monde entier, les sommes extorquées s’élevant à plusieurs milliards de dollars.
Le principe est de soutirer de l’argent par email aux victimes, avec des variantes allant de la loterie aux offres d’emploi, en passant par les rencontres amoureuses.
Ce type de fraudes, “parties du Nigeria, se sont ensuite répandues dans les pays voisins”, notamment en Afrique de l’Ouest, où la police n’est pas formée pour enquêter sur des crimes transfrontaliers relativement sophistiqués, assure Frank Engelsman.
Et il n’y a pas de raison que cela s’arrête, selon le spécialiste: “les infrastructures téléphoniques et internet se développent rapidement dans les grandes villes d’Afrique. Et c’est ce dont ces fraudeurs ont besoin pour communiquer avec leurs victimes”.
– “Par ignorance” –
La fraude à la pyramide de Ponzi, qualifiée d'”affaire Madoff à la béninoise”, consistait à rémunérer les premiers investisseurs avec l’argent déposé par de nouveaux clients. Jusqu’à ce que le système s’effondre en 2010.
“Je n’avais aucune raison de ne pas croire à cette affaire d’ICC-services. Des consoeurs et des amis avaient fait des dépôts et recevaient les dividendes”, explique une autre victime; Aline Aklassato, tisserande.
“Moi-même j’ai perçu mes dividendes pendant deux mois, soit 300.000 FCFA (457 euros), avant que les difficultés commencent”.
Peu de victimes étaient toutefois présentes en salle d’audience. Ce procès examinera uniquement l’aspect pénal du dossier. Mais pour Leandros Koudenoukpo, agent commercial, “la question essentielle est de procéder aux remboursements”.
Le gouvernement béninois avait lancé en 2010 un programme de dédommagement des victimes grâce à la vente des biens saisis d’ICC-services, mais seule une minorité a obtenu réparation.
Pour l’heure, vingt personnes sont jugées pour “association de malfaiteurs”, “escroquerie avec appel au public” et “exercice illégal d’activités bancaires et de micro-finance”.
Les zones d’ombre sont nombreuses. Comment ces sociétés, qui pour beaucoup ne disposaient pas d’agrément pour mener des activités financières, ont-elles pu prospérer toutes ces années? Ont-elles bénéficié de protections?
Dès 2010, le président du Bénin de l’époque, Thomas Boni Yayi, et plusieurs hauts responsables avaient été accusés de complicité. Aucun d’entre eux n’est aujourd’hui officiellement inquiété.
Les Béninois devront encore patienter avant d’en savoir davantage. Vendredi, le procès a été reporté à une “session ultérieure” pour défaut de qualité de l’expert psychiatrique et insuffisance de pièces.
© 2017 AFP

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Sieben Jahre später, der Prozess gegen den „Madoff in Benin“
2017.07.01 11:00 – Von Joshua MEHOUENOU, Célia LEBUR Lagos – AFP
Sieben Jahre nach dem größten Finanzskandal in der Geschichte Benins versucht die Justiz zu verstehen, wie ICC-services Zehntausende von Menschen betrügen konnten, die ihnen ihre Ersparnisse anvertraut hatten. Eine auf dem afrikanischen Kontinent fast alltäglich gewordene Geschichte. Der Prozess, der in dieser Woche vor dem Schwurgericht von Cotonou begann, wurde in dem kleinen Land in Westafrika mit Spannung erwartet.
Der Skandal „ICC-Service“ (Anlageberatung und Computer-Dienstleistungen) des Namen der beteiligten Hauptstruktur, hatte einen großen Nachhall, als er ausbrach.
Laut einem Bericht des IWF wurden zwischen 2006 und 2010 von Investmentgesellschaften fast 150.000 Menschen – bis zu 300.000 nach einigen Schätzungen – um insgesamt mehr als 150 Milliarden CFA-Francs (rund 230 Millionen Euro) beraubt.
Tausende Handwerker, Händler oder sogar Richter haben in diesem Fall ihre Ersparnisse verloren, einige liehen sich sogar Geld von Kredithaien oder nahmen Bankdarlehen, um zu investieren.
ICC-Service versprach damals seinen Kunden gigantische Renditen: bis zu 150 oder sogar 200% pro Quartal, mit Kapitalrückzahlung nach einem Jahr.
Sadiatou, damals eine gutsituierte Händlerin auf dem Markt in Cotonou, vertraute ihnen „mehr als fünf Millionen CFA-Francs“ (7600 Euro) an.
„Das ist eine Anzahlung, die ich nie hätte tun sollen“, sagt sie heute. „Meine Aktivitäten haben einen Schlag abbekommen. Meine Gesundheit auch. Ich war lange Zeit bedrückt.“
„Ich verkaufte Damaste (traditionelles Tuch) und ich verließ mich auf die Einsparungen der Gewinne, um mein Geschäft zu erweitern. Aber das wird nichts. Mein Vermögen ist weg“, seufzt die Fünfzigerin, heute gezwungen, Schulmaterial vor ihrer Haustür zu verkaufen.
– “Momentum” –
Groß angelegte Betrüge „gedeihen“ auf dem afrikanischen Kontinent, sagt AFP gegenüber Frank Engelsman, Geschäftsführer der im internationalen Finanzbetrug spezialisierten Firma Ultrascan.
In Gabun hat das Unternehmen „Baumeister des Reichtums“ (Bâtisseur de richesse – BR SARL) unter der Leitung von Yves David Mapakou, einem zum Geschäftsmann konvertierten Pastor einer Pfingstgemeinde, bis zu 30.000 französische und gabunische Kunden beschwindelt, auch mit Versprechen von wachsenden Fonds. Eine Klage wurde in Paris im August 2016 eingereicht.

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…. für alt:


…. für alle:

…. für jung:

Der Gesamtsieger ist zweifellos Nigeria, der Riese von fast 200 Millionen Einwohnern, wo ein als „419“ (nach dem Artikel des das verbietenden nigerianischen Gesetzes) bekannter Betrug erwuchs, ders Chaos in der Welt auslöste mit auf mehrere Milliarden Dollar geschätzten Summen.
Die Idee ist, den Opfern Geld per E-Mail aus der Tasche zu ziehen, mit Variationen von Lotteriegewinnen über Stellenangebote bis zu Liebesdatings.
Diese Art von Betrug „ist von Nigeria ausgegangen, um sich dann in den Nachbarländern zu verbreiten“, vor allem in Westafrika, wo die Polizei nicht ausgebildet ist, um relativ hoch entwickelte grenzüberschreitende Verbrechen zu untersuchen, sagt Frank Engelsman.
Und es gibt keinen Grund, dass das aufhört, so der Fachmann: „Telefon und Internet-Infrastruktur sind in den großen Städten in Afrika schnell wachsend und das ist, was diese Betrüger zur Kommunikation mit den Opfern brauchen. ”
– „Aus Unwissenheit“ –
Der Betrug nach Ponzi-Schema (Pyramidenstruktur), als „Madoff in Benin“ beschrieben, bestand darin, frühe Investoren mit von neuen Kunden eingezahltem Geld zu bezahlen. Bis das System im Jahr 2010 zusammenbrach.
„Ich hatte keinen Grund, nicht an die ICC-Dienste zu glauben. Kolleginnen und Freunde hatten Einlagen gemacht und Dividenden erhalten“, sagte ein weiteres Opfer, Aline Aklassato, Weberin.
„Ich selbst habe meine Dividenden für zwei Monate gesehen, in etwa 300.000 CFA-Francs (457 Euro), bevor das Problem beginnt.“
Aber nur wenige Opfer waren im Gerichtssaal anwesend. Dieser Prozess wird nur den kriminellen Aspekt des Falles berücksichtigen. Aber für Leandros Koudenoukpo, Commercial Officer, „ist die entscheidende Frage die der Rückzahlungen.“
Die beninische Regierung startete ein Opferentschädigungsprogramm durch den Verkauf von beschlagnahmten Gütern der ICC-Services im Jahr 2010, aber nur eine Minderheit hat eine Entschädigung erhalten.
Derzeit stehen zwanzig Leute für „kriminelle Verschwörung“, „Schwindel mit öffentlichem Aufruf“ und „illegale Praxis von Banking und Mikrofinanzierung“ vor Gericht.
Der Schattenzonen sind viele. Wie waren diese Unternehmen, von denen viele nicht über Genehmigung, finanzielle Aktivitäten zu führen, all die Jahre in der Lage zu gedeihen? Haben sie von Schutz profitiert?
Seit 2010 wurden der damalige Präsident von Benin, Boni Yayi, und mehrere hochrangige Beamte der Mitschuld bezichtigt. Keiner von ihnen wird nun offiziell untersucht.
Die Beniner werden warten müssen, bis wir mehr wissen. Am Freitag wurde der Prozess zu einer „späteren Sitzung“ vertagt, aus Mangel an Qualität eines psychiatrischen Sachverständigen und mangels Beweisen.
© 2017 AFP

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