Bombastic: Mutiges Homosexuellenmagazin in Uganda – En Ouganda, les homosexuels lancent leur magazine

Couverture de Bombastic, revue de la communauté gay de l'Ouganda

In Uganda starten Homosexuelle ihre Zeitschrift, gegen Gesetze und Vorurteile
2015.02.13 um 16:00 Uhr – Von Amy FALLON – AFP
In Uganda ist Homosexualität illegal, aber Kasha Jacqueline Nabagesera weigert sich, sich zu verstecken und verteidigt seit langem Homosexuelle und Lesben. Ihr Aktivismus hatte schon immer einen Preis: an der Uni schon war sie Zielscheibe der Boulevardpresse. “Sie schrieben über + die Geheimnisse der Schlupfwinkel der Lesben +”, erzählt die junge Frau, 34 Jahre alt. Aber heute geht sie zum Gegenangriff über: Im Dezember startete sie “Bombastic”, das Magazin der homosexuellen und lesbischen Community, über ein informelles Netz von Vertriebspartnern angeboten.
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En Ouganda, les homosexuels lancent leur magazine, en défiant la loi et les préjugés
13.02.2015 à 16:00 – Par Amy FALLON – AFP
En Ouganda, l’homosexualité est illégale, mais Kasha Jacqueline Nabagesera refuse de se cacher et défend même depuis longtemps les gays et lesbiennes. Son militantisme a toujours eu un prix: à la fac déjà, elle était la cible des tabloïds. “Ils écrivaient sur les +secrets des repaires de lesbiennes+”, raconte la jeune femme, âgée de 34 ans. Mais aujourd’hui, elle contre-attaque: en décembre, elle a lancé “Bombastic”, le magazine de la communauté gay et lesbienne, proposé via un réseau informel de distribution.

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La revue — 72 pages sur papier glacé — est gratuite. Elle contient des essais au ton personnel, des poèmes et commentaires de lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels ougandais (LGTB). Certains utilisent des pseudonymes. D’autres non.
Dans son éditorial, Kasha Jacqueline Nabagesera a affiché l’ambition du magazine: “Parler pour les sans voix”.
Au fil des ans, les tabloïds ougandais, très lus, ont révélé l’homosexualité de nombreux amis et collègues de la jeune femme. Et souvent cherché à vendre du papier avec des histoires scabreuses.
Le sentiment antihomosexuel, très répandu dans le pays, y est largement relayé par les puissantes églises évangéliques, et la classe politique.
L’an dernier, une nouvelle loi avait été votée, qui renforçait une législation punissant déjà de prison à vie, depuis l’époque coloniale, les pratiques homosexuelles : elle s’attaquait cette fois à la “promotion” de l’homosexualité.
La nouvelle législation a été annulée à l’été, mais pour de simples raisons de procédure. Et les élus ougandais entendent bien revenir à la charge.
Kasha Jacqueline Nabagesera raconte que les tabloïds ougandais ont “inventé” toute sortes d’histoires à son sujet, l’accusant par exemple “de former des filles à devenir lesbiennes”.
“Des gens ont perdu leur logement, leur travail, leur famille” à cause de ces histoires, poursuit-elle. L’une de ses connaissances, dont la photo avait été publiée, a été “battue en plein jour”.
Ces quatre dernières années, poursuit la militante, les médias ougandais, en nommant et stigmatisant les membres de la communauté LGTB, ont largement contribué à leur harcèlement.
Les conséquences ont même parfois été extrêmes: en 2011, David Kato, célèbre militant gay et ami proche de la jeune femme, a été battu à mort avec un marteau. Quelques mois plus tôt, un tabloïd avait publié sa photo, sous ce titre: “Pendez-les”.
– Cadeux de Noël –
Kasha Jacqueline Nabagesera a eu l’idée du magazine en 2013. Quand elle a lancé un appel à contributions sur Facebook, elle a reçu plus de 500 histoires. Le financement du magazine est lui participatif.
Huit Ougandais ont confectionné le premier numéro. Des bénévoles étrangers ont aussi participé à la mise en place d’un site internet, www.kuchutimes.com , plateforme pour la communauté LGTB au-delà même de l’Ouganda, à l’échelle du continent africain.
“Nous avons eu beaucoup de soutien à travers le monde”, dit la jeune femme.
Le premier numéro de Bombastic est sorti en décembre, alors que les députés parlaient de relancer la nouvelle loi antigay, en guise de cadeau de Noël.
“Alors nous avons dit, offrons-leur, nous, un cadeau de Noël”, poursuit la militante.
Au total, 15.000 exemplaires ont été imprimés, et offert à des lecteurs improbables.
“Nous avons apporté de nombreuses copies au Parlement, dans les bureaux du gouvernement, partout”, raconte-t-elle.
Elle-même a déposé un exemplaire dans les casiers de députés, celui de David Bahati, l’auteur de la très controversée loi antigay de l’an dernier, ou celui de la présidente du Parlement, Rebecca Kadaga, féroce partisane de la législation.
Elle en a aussi remis un au président ougandais Yoweri Museveni.
Aucune personnalité politique n’a encore réagi, glisse-t-elle. Mais elle a entendu dire que “la femme du président a refusé de même ouvrir” le magazine.
Le magazine a aussi été distribué aux églises, aux médias, aux moto-taxis à travers tout le pays, grâce à un réseau de 138 bénévoles.
“Les gens veulent participer au projet”, affirme-t-elle.
Le Red Pepper, important tabloïd du pays, qui avait publié l’an dernier une liste des “principaux homos” d’Ouganda, a été le premier média servi.
“Ils ont refusé d’écrire quelque chose sur (le magazine), ils étaient en colère bien sûr, parce que dans mon introduction, je tape sur les média”, dit la jeune femme.
Bombastic a fait un tabac, assure-t-elle. Mais dans l’est et l’ouest du pays, des copies du magazine ont été brûlées. Des distributeurs ont reçu des menaces.
Kasha Jacqueline Nabagesera a été menacée de poursuites après le dépôt d’un numéro dans une église.
D’autres lui ont dit qu’ils espéraient qu’elle “se fasse renverser par une voiture”.
Le ministre ougandais de l’Ethique et de l’Intégrité, Simon Lokodo, l’a même menacée d’arrestation, pour “promotion” de l’homosexualité. La menace restera cependant en l’air tant qu’une nouvelle loi n’aura pas été votée.
Mais Kasha Jacqueline Nabagesera refuse de se laisser intimider. Si les ressources humaines et financières suivent, elle espère publier d’autres numéros de son magazine, et pour l’instant tirer des exemplaires supplémentaires du premier numéro.
“Ce que nous souhaitons, espérons, c’est qu’en lisant ne serait-ce qu’une histoire, les gens changent d’attitude”, confie-t-elle.
© 2015 AFP

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Kasha Jacqueline Nabagesera, membre de la communauté LGTB ougandaise, feuillette un exemplaire de Bo
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Kasha Jacqueline Nabagesera, membre de la communauté LGTB ougandaise, feuillette un exemplaire de Bombastic, le 3 février 2015 à Kampala

In Uganda starten Homosexuelle ihre Zeitschrift, gegen Gesetze und Vorurteile
2015.02.13 um 16:00 Uhr – Von Amy FALLON – AFP
In Uganda ist Homosexualität illegal, aber Kasha Jacqueline Nabagesera weigert sich, sich zu verstecken und verteidigt seit langem Homosexuelle und Lesben. Ihr Aktivismus hatte schon immer einen Preis: an der Uni schon war sie Zielscheibe der Boulevardpresse. “Sie schrieben über + die Geheimnisse der Schlupfwinkel der Lesben +”, erzählt die junge Frau, 34 Jahre alt. Aber heute geht sie zum Gegenangriff über: Im Dezember startete sie “Bombastic”, das Magazin der homosexuellen und lesbischen Community, über ein informelles Netz von Vertriebspartnern angeboten.
Die Illustrierte – 72 Hochglanzseiten – ist kostenlos. Sie enthält persönliche Klangtests, Gedichte und Kommentare von Lesben, Homosexuellen, Bisexuellen und Transsexuellen aus Uganda (LGBT). Einige benutzen Pseudonyme. Andere nicht.
In ihrem Leitartikel hat Kasha Jacqueline Nabagesera den Ehrgeiz der Zeitschrift plakatiert: “Im Namen derer, die keine Stimme haben.”
Im Laufe der Jahre haben die viel gelesenen ugandischen Boulevardblätter die Homosexualität von vielen Freunden und Kollegen der jungen Frau enthüllt. Und oft versucht, Ausgaben mit reißerischen Geschichten zu verkaufen.
Die anti-homosexuelle Stimmung, die im Lande weit verbreitet ist, wird dort von den mächtigen protestantischen Kirchen und von Politikern aufgegriffen.
Im vergangenen Jahr wurde ein neues Gesetz verabschiedet, das eine Gesetzgebung untermauerte, die bereits seit der Kolonialzeit homosexuelle Praktiken mit lebenslanger Haft bestraft: es griff diesmal die “Förderung” der Homosexualität an.
Das neue Gesetz wurde im Sommer gekippt, aber einfach wegen Verfahrensfehlern. Und die ugandischen Abgeordneten haben sich fest vorgenommen nachzubohren.
Kasha Jacqueline Nabagesera erzählt, dass die ugandischen Boulevardzeitung alle möglichen Geschichten über sie “erfunden” haben, ihr z.B. vorwarfen, “Mädchen zu Lesben zu erziehen”.
“Manche haben ihre Häuser, ihre Arbeit, ihre Familien verloren”, wegen dieser Geschichten, sagt sie. Einer ihrer Bekannten, deren Bild veröffentlicht wurde, wurde “am helllichten Tag geschlagen”.
In den letzten vier Jahren, sagt die Aktivistin, trugen die ugandischen Medien stark zu ihrer Belästigung bei, indem sie Mitglieder der LGBT-Gemeinschaft namentlich benannten und stigmatisierten.
Die Folgen waren manchmal extrem: im Jahr 2011 wurde David Kato, ein berühmter homosexueller Aktivist und enger Freund der jungen Frau, mit einem Hammer zu Tode geprügelt. Einige Monate zuvor hatte eine Boulevardzeitung ein Foto veröffentlicht, unter der Überschrift “Hängt sie”.
– Weihnachts-Geschenk –
Kasha Jacqueline Nabagesera hatte die Idee des Magazins im Jahr 2013. Als sie einen Aufruf zur Einreichung von Beiträgen auf Facebook postete, erhielt sie mehr als 500 Geschichten.
Die Finanzierung der Zeitschrift ist partizipativ.
Acht Ugander haben die erste Nummer in Handarbeit gemacht. Ausländische Freiwillige haben auch an der Einrichtung einer Website, www.kuchutimes.com , mitgewirkt, einer Plattform für die LGBT-Gemeinschaft auch außerhalb Ugandas, afrikaweit.
“Wir hatten eine Menge Unterstützung in der ganzen Welt”, sagt die junge Frau.
Die erste Ausgabe der Bombastic wurde im Dezember veröffentlicht, als die Abgeordneten das neue schwulenfeindliche Gesetz wiederbeleben wollten, sozusagen als Weihnachtsgeschenk.
“Also sagten wir, machen wir ihnen doch ein Weihnachtsgeschenk von uns”, sagt die Aktivistin.
Insgesamt 15.000 Exemplare wurden gedruckt und Lesern angeboten, die nicht damit rechneten.
“Wir haben viele Exemplare im Parlament, bei Regierungsstellen verteilt, überall”, sagt sie.
Sie selbst hat ein Exemplar in die Schließfächer der Abgeordneten gelegt, in das von David Bahati, dem Autor des sehr umstrittenen schwulenfeindlichen Gesetzes im letzten Jahr, oder in das der Parlamentspräsidentin, Rebecca Kadaga, einer heftigen Vertreterin der Gesetzgebung.
Sie hat auch eins dem ugandischen Präsidenten Yoweri Museveni gebracht.
Noch kein Politiker hat sich bisher geäußert, lässt sie einfließen. Aber sie hat gehört, dass “die Ehefrau des Präsidenten sich weigerte, es zu öffnen”, das Magazin.
Das Magazin wurde auch an Kirchen, Medien, Motorrad-Taxis im ganzen Land verteilt, über ein Netzwerk von 138 Freiwilligen.
“Die Menschen wollen sich an dem Projekt beteiligen”, bekräftigt sie.
Die Red Pepper, führende Boulevardzeitung des Landes, die im vergangenen Jahr eine Liste der “wichtigsten Homosexuellen” in Uganda veröffentlicht hatte, war das erste Medium, das eine Nummer erhielt.
“Sie weigerten sich, über das Magazin zu schreiben, sie waren natürlich wütend, weil die Medien in meiner Einleitung einen drauf kriegen”, sagt die junge Frau.
Bombastic war ein Hit, versichert sie. Aber im Osten und im Westen des Landes wurden Zeitschriftenexemplare verbrannt. Händler haben Drohungen erhalten.
Kasha Jacqueline Nabagesera wurde nach der Abgabe einer Nummer in einer Kirche mit Strafverfolgung bedroht.
Andere sagten, sie hofften, dass sie “von einem Auto überfahren würde.”
Der ugandische Minister für Ethik und Integrität, Simon Lokodo, hat sie auch mit Festnahme wegen “Förderung” der Homosexualität bedroht. Die Bedrohung bleibt jedoch in der Schwebe, bis ein neues Gesetz verabschiedet wird.
Aber Kasha Jacqueline Nabagesera weigert sich, sich einschüchtern zu lassen. Wenn die finanziellen und personellen Ressourcen es zulassen, hofft sie, weitere Ausgaben der Zeitschrift zu veröffentlichen, und jetzt verlegt sie zusätzliche Exemplare der ersten Ausgabe.
“Was wir wünschen und hoffen ist, dass durch das Lesen auch nur einer Geschichte die Menschen ihre Einstellung ändern”, sagt sie.
© 2015 AFP
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Homosexuelle in Uganda: Ihre Stimmen, ihre Geschichten, ihr Leben
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Afrikanische Filme gegen Homophobie
Verfolgt und gedemütigt: In vielen Ländern Afrikas leben Homosexuelle in Angst. Filmemacher bringen ihr Schicksal ins Kino, auch in Deutschland. “Queer Africa” heißt ein Schwerpunkt des Afrika Filmfestivals 2014 in Köln.

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