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Burkina Faso: Prozess gegen letzte Compaoré-Regierung ausgesetzt

Burkina: suspension du procès du dernier gouvernement Compaoré
TOP-PHOTO afp.com by Ahmed OUOBA: Prozess des ehemaligen Burkinabeer Präsidenten Blaise Compaoré und mehrerer Mitglieder der letzten Regierung
Procès de l’ex-président burkinabè Blaise compaoré et de plusieurs membres de son dernier gouvernement, le 27 avril 2017 à Ouagadougou

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1. Burkina: Aussetzung des Prozesses der letzten Regierung Compaoré LESEN
15/05/2017 20:00 – AFP
Das Hohe Gericht von Burkina Faso beschloss am Montag, den Prozess gegen wegen ihrer angeblichen Beteiligung an der Unterdrückung des Volksaufstandes von Oktober 2014 angeklagten 34 Minister der letzten Regierung von Blaise Compaoré auszusetzen, dies nach einem Anruf des Verfassungsrates seitens der Verteidigung.
„Für eine gute Verwaltung der Justiz ist es notwendig, das Verfahren auszusetzen, bis die Entscheidung des Verfassungsrats vorliegt“, sagte der Präsident der Haute cour de Justice Mathieu Bebrigda Ouédraogo.
Nach ihrem Verlassen der Anhörung letzte Woche, nach der Weigerung des High Court of Justice, den Verfassungsrat über die Verfassungswidrigkeit bestimmter Rechtsvorschriften es zu befragen, machten die Verteidiger ihre Rückkehr zum Prozess davon abhängig.
Die 34 Minister der letzten Regierung Compaore werden seit April strafverfolgt für „Mitschuld an vorsätzlichem Totschlag und vorsätzlicher Verletzung“ durch „Teilnahme im außerordentlichen Ministerrat am 29. Oktober 2014 , in dem sie sich entschieden, die Armee gegen die Demonstranten einzusetzen“. Demonstranten gegen die Verfassungsänderung, die Compaore für eine weitere Amtszeit zu kandidieren erlauben sollte.

© 2017 AFP

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2. Burkina: Die Zivilgesellschaft fordert „die Verurteilung des ganzen Compaoré Regimes“ LESEN
20/05/2017 20:00 – AFP
Zehn Burkinabeer Organisationen der Zivilgesellschaft haben am Samstag aufgerufen, „das ganze Regime“ des gestürzten Präsidenten Blaise Compaoré zu richten, dies an einem „Tag gegen die Straflosigkeit für Gewaltverbrechen und Wirtschaftskriminalität.“
Gestürzt durch einen Volksaufstand im Oktober 2014, steht die letzte Regierung von Blaise Compaoré vor Gericht am High Court für die Unterdrückung der Demonstranten mit dreißig Tote und über 600 Verletzten.
Mindestens fünf Minister der letzten Regierung wurden auch belastet mit „ Unterschlagung von öffentlichen Mitteln“, „unerlaubter Bereicherung“ oder „Unterschlagung“.
„Für uns geht es nicht nur darum, die letzte Regierung vom Compaoré Regime zu richten. Wir müssen alle, von der ersten bis zur letzten Regierung des Compaoré Regimes, richten“, sagte der Präsident der Burkinabeer Bewegung für Menschen- und Völkerrechte, Chrysogone Zougmoré.
Herr Zougmoré erinnerte an das frühere Urteil über das ganze Regime des ersten Präsidenten von Burkina Faso, Maurice Yaméogo, nachdem der im Jahr 1966 von einer friedlichen Demonstration gestürzt worden war.

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Roch Marc Christian Kaboré, aktueller Staatschef und ehemaliger Unterstützer einer Verfassungsänderung pro Blaise Compaore , während er Chef der Nationalversammlung war, machte dann seine mea culpa, nach Beitritt zur Opposition im Januar 2014 mit anderen Baronen des Regimes, darunter Salif Diallo, ehemalige rechte Hand Compaores, mit dem er auch die Volksbewegung für den Fortschritt (MPP, an der Macht) gründete.
„Wenn die Justiz drei Jahre nach dem Volksaufstand und fast eineinhalb Jahre nach der Machtübernahme der MPP und ihrer Verbündeten sich noch nicht über einige dieser symbolträchtigen Gerichtsakten ausgesprochen hat, kann gefolgert werden, dass die derzeitigen Machthaber etwas zum Schämen haben“, sagte der Sprecher der Komitees zur Verteidigung und Vertiefung der Errungenschaften des Volksaufstands, Elie Tarpaga.
„Wir erwarten konkrete Entscheidungen zur Zufriedenheit der Berechtigten“, sagte Herr Zougmoré.
„Während das Volk Gerechtigkeit fordert, sind in den Lagern der Macht und der Opposition Manöver im Gang, um Ausgangstüren unter dem Namen der ‘nationalen Versöhnung’ zu finden“, prangert Elie Tarpaga an.
„Bedingung für Versöhnung sind Wahrheit über Gewaltverbrechen und Wirtschaftskriminalität und insbesondere Gerechtigkeit“, einschließlich der emblematischen Fälle wie Norbert Zongo (Journalist, ermordet 1998), Dabo Boukary (Student, im Jahr 1990 zu Tode gefoltert), Thomas Sankara (früherer im 1987er Putsch getöteter Präsident)“, sagt Chrysogone Zougmoré.
Am Freitag demonstrierten mehrere hundert Menschen vor dem Gerichtsgebäude, um „Wahrheit und Gerechtigkeit“ für Dabo Boukary zu verlangen.
© 2017 AFP

1. Burkina: suspension du procès du dernier gouvernement Compaoré LIRE
15.05.2017 à 20:00 – AFP 
La Haute cour de Justice du Burkina Faso, qui juge 34 ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014, a décidé lundi de suspendre le procès, après une saisine du Conseil constitutionnel par la défense.
“Pour une bonne administration de la justice, il y a lieu de sursoir à statuer jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel, faisant par ailleurs droit aux conclusions formulées (par la défense)”, a déclaré le président de la Haute cour de Justice Mathieu Bebrigda Ouédraogo.
Après avoir quitté l’audience la semaine dernière, suite au refus de la Haute cour de Justice de saisir le Conseil constitutionnel sur l’inconstitutionnalité de certaines dispositions légales la régissant, les avocats de la défense ont effectué leur retour au procès munis de décharges de saisine du Conseil constitutionnel.
“Nous avons apporté la preuve de cette saisine (du Conseil constitutionnel) devant la Haute cour de Justice qui en a tiré les conséquences en droit et décidé de sursoir à statuer, a expliqué Me Odilon Abdoul Gouba, avocat commis d’office, se disant “satisfait”.
Les 34 ministres du dernier gouvernement Compaoré sont poursuivis depuis le 27 avril pour “complicité d’homicide volontaire et blessures volontaires” pour avoir participé “au Conseil extraordinaire des ministres du 29 octobre 2014 au cours duquel ils ont décidé de (faire appel à) l’armée pour réprimer les manifestants” contre la modification de la Constitution qui devait permettre à Compaoré de briguer un nouveau mandat.
Le “beau Blaise”, resté 27 ans au pouvoir, est cité à comparaitre, pas en tant que président, mais en tant que ministre de la Défense, portefeuille sur lequel il gardait la haute main. Mais il ne sera pas dans le box des accusés puisqu’il vit en exil à Abidjan depuis sa fuite.
Créée en 1995 sous le régime de Blaise Compaoré dont elle s’apprête à juger le dernier gouvernement, la Haute cour de Justice, restée inactive jusque-là, est la seule juridiction habilitée à juger le chef de l’Etat et des ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.
Cette juridiction qui se réunit pour la première fois de son histoire a été réactivée en avril 2015, avec le renouvellement de ses neuf membres, nommés pour trois d’entre eux par le président de la Cour de cassation et six par le Parlement.
© 2017 AFP
2. Burkina: la société civile appelle à “juger tout le régime Compaoré” LIRE
20.05.2017 à 20:00 – AFP 
Une dizaine d’organisations de la société civile burkinabè ont appelé samedi à “juger tout le régime” du président déchu Blaise Compaoré lors d’une “journée de dénonciation de l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques”.
Renversé par une insurrection populaire en octobre 2014, le dernier gouvernement de Blaise Compaoré est jugé devant la Haute cour de justice pour la répression des manifestants qui avait fait une trentaine de morts et plus de 600 blessés.
Au moins cinq ministres du dernier gouvernement sont également poursuivis pour “détournements de deniers publics”, “enrichissement illicite” ou “malversations financières”.
“Pour nous il ne s’agit pas de juger seulement le dernier gouvernement du régime Compaoré. Il faut juger du premier au dernier gouvernement du régime Compaoré”, depuis son accession au pouvoir en août 1987 jusqu’à sa chute, a déclaré le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples, Chrysogone Zougmoré.
M. Zougmoré a rappelé le précédent du jugement de l’ensemble du régime du premier président du Burkina Faso, Maurice Yaméogo, après qu’il eut été renversé en 1966 par une manifestation pacifique.
Chantre d’une modification de la Constitution pour permettre à Blaise Compaore de se maintenir au pouvoir, alors qu’il était à la tête de l’assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, actuel chef de l’Etat, avait ensuite fait son mea culpa après avoir rejoint l’opposition en janvier 2014, avec d’autres barons du régime, dont Salif Diallo, un ex-bras droit de Blaise Compaoré, avec qui il a créé le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, au pouvoir).
“Si trois ans après l’insurrection populaire et près d’un an et demi après l’arrivée au pouvoir du MPP et alliés, la justice n’est pas encore dite sur certains de ces dossiers judiciaires emblématiques, on peut en conclure que les tenants du pouvoir actuel ont des choses à se reprocher”, a relevé le porte-parole des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire, Elie Tarpaga.
“Nous attendons des jugements concrets pour la satisfaction des ayants droit”, a indiqué M. Zougmoré.
“Alors que le peuple réclame justice, des manœuvres sont en cours dans les camps du pouvoir et de l’opposition pour trouver des portes de sortie sous l’appellation +réconciliation nationale+”, a dénoncé Elie Tarpaga.
“Pour qu’il y ait réconciliation il faut qu’il y ait vérité sur les crimes de sang et les crimes économiques et surtout qu’il y ait la justice”, notamment sur les “dossiers emblématiques tels que Norbert Zongo (journaliste assassiné en 1998), Dabo Boukary (étudiant torturé à mort en 1990), Thomas Sankara (ancien président tué lors du putsch de 1987)”, a estimé Chrysogone Zougmoré.
Vendredi, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté devant le palais de justice pour réclamer “vérité et justice” pour Dabo Boukary.
© 2017 AFP

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Gambia: Opfer der Jammeh-Diktatur wollen Gerechtigkeit

Gambie: Les victimes du régime Jammeh réclament justice
TOP-PHOTO by Jason Florio/IRIN: Jubel nach den Wahlen
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1. Gambia: ein im Angesicht des Zorns der Opfer scheiterndes Rechtssystem LESEN
2017.12.05 11:00 – Von Jennifer O’MAHONY und Emil TOURAY – AFP
Das Justizsystem in Gambia, lange der Unterwürfigkeit zu Yahya Jammeh beschuldigt, ist starkem Druck von Opfern seines Regimes ausgesetzt, die nach zwei Jahrzehnten Folter, Mord und Verschleppungen Gerechtigkeit fordern.
Jammeh ging ins Exil Ende Januar, nach mehr als 22 Jahren an der Spitze des Landes. Sein Regime wird von Gambiern und vor allem NGOs zahlreicher Menschenrechtsverletzungen beschuldigt.
Untersuchungen sind im Gange in mehreren Dutzend Fällen von Verschleppungen. Laut Polizei gab es ein Dutzend Verhaftungen, auch bei den „Junglers“ ( „Buschmänner“), die als die pro-Jammeh Todesschwadronen betrachtet werden.
Seit Ankunft des Präsidenten Barrow drängen Opfer und Familien der Opfer des Missbrauchs des früheren Regimes die Justiz, das Tempo zu beschleunigen: verhaften, anklagen, versuchen, die mutmaßlichen Henker und Folterer zu verurteilen.
„Bei der Strafverfolgung sind wir noch nicht in diesem Stadium“, sagte der Justizminister, Abubacarr Tambadou, gegenüber AFP.
Problem: mit wenig Geld ausgestattet und mit Schwierigkeiten im Fall von neun ehemaligen Beamten der aufgelösten National Intelligence Agency (NIA, Unterdrückungsinstrument des Jammeh Regimes) zögert Banjul, weitere Verhaftungen zu machen.
Die neun Offiziere wurden mit „Mord und Verschwörung zum Mord“ angeklagt, Mord an Solo Sandeng, einem Gegner Jammehs, der im April 2016 von der NIA verhaftet und dann in Haft gestorben war. Der Prozess eröffnete am 20. März in Banjul, aber seitdem werden die Anhörungen regelmäßig verschoben, um der Staatsanwaltschaft und den Anwälten Zeit zu geben.
Nach Aussage des Ministers Tambadou sollte, um die Strafverfolgungsakte zuzubinden, das Rechtssystem des Landes überprüft werden, in dem ausländische Richter traditionell in Schlüsselpositionen kamen, denen Unterwürfigkeit gegenüber dem Regime vorgeworfen wurde.
„Wir haben ein defektes Strafrechtssystem geerbt, und wir müssen die Kraft zur Reparatur haben, um gute Fortschritte in künftigen Verfahren zu machen“, sagte er.
[….]
– Gerechtigkeit verzögert ‚-
Verteidiger der Menschenrechte warnen Gambia vor Eile.
In ihrem aktuellen Zustand „ scheint die gambische Justiz für wichtige Prozesse nicht bereit zu sein“, sagt der amerikanische Anwalt Reed Brody, die 18 Jahre lang mit den Opfern des Regimes des ehemaligen Präsidenten des Tschad (1982-1990) Hissène Habré gearbeitet hat.
Es dauerte 26 Jahre, um Hissène Habré zu verfolgen, der schließlich am 29. April für Verbrechen gegen die Menschlichkeit, Kriegsverbrechen und Folter von einem afrikanischen Sondergericht in Dakar zu lebenslanger Haft verurteilt wurde.
„Es reicht nicht, Opfer zu haben. Es müssen Menschen sein, die eine individuelle Verantwortung eines Vorgesetzten nachweisen können“, vor allem, wenn der Staat selbst Jammeh verfolgen will, so Brody.

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Diese Argumente scheinen die gambischen Opfer, die mit Schreien und Tränen Gerechtigkeit fordern, nicht zu überzeugen.
Für Yusupha Mbye, 35, ist das begründet mit seinen Bedürfnisse aus Folgen der Gewalt. Er verlor die Verwendung seiner beiden Beine, als er am Rande der Unterdrückung einer Studentendemonstration durch die Armee im Jahr 2000 (14 Tote) in der Wirbelsäule von einer verirrten Kugel getroffen wurde.
Seitdem kämpft er täglich, um seine medizinischen Rechnungen zu bezahlen und für seine Familie zu sorgen: „Ich will, dass die neue Regierung mir hilft, mich zu pflegen. Ich will erst meine Gesundheit und dann Gerechtigkeit. ”
Andere Opfer streben nur danach, die Seite der Jahre des Grauens zu wenden, wie Malleh Jagne, der jüngeren Bruder von Lamin Jagne, einem der Autoren des gescheiterten Putsches gegen Yahya Jammeh im Dezember 2014.
Im März identifizierte Malleh der Körper von Lamin, aus einem in Eile gegrabenen Grab exhumiert. „Ich möchte wissen, wie mein Bruder getötet wurde,“ die Frage „ist eine dunkle Wolke meinem Kopf“, sagte er zu AFP.
Darüber vergisst er fast, über seinen Fall zu sprechen – er wurde von den Schergen von Yahya Jammeh gefoltert – und über den von einem anderen seiner Brüder, Assan, der während der Studentendemonstrationen im Jahr 2000 erschossen worden war. „Es muss Prozesse geben“, sagt Malleh Jagne „wenn die Gerechtigkeit verzögert wird, ist der Schmerz immer noch da.“
© 2017 AFP

2. “Die richtige Seite der Geschichte” – Gambier suchen Gerechtigkeit nach Jammehs Fall LESEN
BANJUL, 13. April 2017 – von Louise Hunt, freie Journalistin und regelmäßige IRIN-Mitwirkende, die sich auf soziale Angelegenheiten und internationale Entwicklung spezialisiert hat. – http://www.irinnews.org/
Vor einem Jahr führte der Oppositionsaktivist Solo Sandeng den seit über einem Jahrzehnt ersten Marsch, um freie Wahlen in Gambia zu fordern. Obwohl die Demonstration ein Katalysator für den Ausstieg des Autokraten Yahya Jammeh war, kostete sie Sandeng sein Leben.
Der Gerichtsfall zu seinem Tod ist mittlerweile unter der neugewählten Regierung Gambias zum ersten Verfolgungsprozess für die Menschenrechtsverletzungen geworden, die während der 22-jährigen Herrschaft von Jammeh verübt wurden.
“Der Sandeng-Fall ist nicht nur politisch das Spiel, das das Feuer entfachtete, sondern brachte die Ungerechtigkeiten des Regimes wirklich nach Hause zurück”, sagte Aziz Bensouda von der Gambia Bar Association (Staatsanwälte). “Er ist einer der Fälle, wo wir viel mehr Details haben als in der Vergangenheit, und er wird wirklich den Ton [von zukünftigen Menschenrechtsfällen] angeben.”
Eine Hauptbelastungszeugin, Nogoi Njie, Mitglied der Sandeng United Democratic Party, sagte IRIN, dass sie und andere UDP-Aktivisten am 14. April verhaftet wurden, als sie am Westfield Junction, einem geschäftigen Kreisverkehr im Zentrum der weitläufigen Marktgemeinde Serrekunda, marschierten.
In ihrem Wohnzimmer sagte Njie, eine matronenhafte Frau in ihren frühen 50er Jahren, dass sie im National Intelligence Agency Headquarters (Geheimdienst) in Banjul über ihre politische Treue verhört und immer wieder von maskierten Männern geschlagen wurde, die als Jungulars (Spitzname „Buschleute“) bekannt waren – Jammehs persönliche Truppe von Soldaten, die auf seine Befehle folterten und töteten.
In einem Zimmer, so erinnerte sie sich, sah sie eine Schlinge von der Decke hängen, bevor ihr befohlen wurde, sich ihre Unterwäsche auszuziehen, ihren Kopf mit einer Nylontasche bedeckt. “Sie sagten mir, wenn ich mich nicht hinlege, können sie mich am Hals aufhängen und niemand wird es wissen. Sie haben mich geschlagen. Das Blut kam aus meinem ganzen Körper heraus. Ich habe fast mein Leben verloren “, sagte sie.
Später fand sie sich im selben Raum wie Sandeng wieder. Der 57-Jährige war nackt, sein Körper schon geschwollen und blutend.
Er wurde wieder geschlagen und fiel zu Boden. Sie erzählte, was sie für seine letzten Momente im Leben hielt: “Er rief meinen Namen ‘Nogoi, Nogoi’.” Während sie auf dem Boden lagen, hörte sie, dass er ein Geräusch machte, das sie als einen schwachen, erwürgerten Atem wahrnahm.
“Ich rief seinen Namen so oft und er antwortete mir nicht. Und ich weinte, weil es mir sehr leid tut, er ist ein Familienmann. Und er ist ein sehr starker Mann, und sie haben ihn so getötet. ”

FOTO von Jason Florio / IRIN: Nogoi Njie – die letzte Person, die Solo Sandeng sah, bevor er starb
Die Forderung nach Gerechtigkeit
Die Veränderung in Gambia begann, als Jammeh im Dezember eine Wahl gegen den jetztigen Präsidenten Adama Barrow spektakulär verlor. Aber er weigerte sich, das Ergebnis zu akzeptieren, und trat erst zurück, nachdem westafrikanische Führer Truppen geschickt hatten, um ihn ins Exil zu zwingen.
Es gibt jetzt eine starke Forderung nach Gerechtigkeit, da das Land von der Diktatur zur Demokratie übergeht.
Im Februar veranlasste Innenminister Mai Fatty die Verhaftungen von dem ehemaligen NIA-Chefs Yankuba Badjie und dem Ex-Operationsdirektor Saikou Omar Jeng, zusammen mit sieben weiteren NIA-Mitarbeitern, die er mit Sandengs Mord belastete.
Aber der Prozeß erhebt einige schwierige Fragen über die Richtung von Gambias Suche nach Gerechtigkeit und über die Implikationen für seine neu gefundene Demokratie.
Die Meinungen darüber, ob die strafrechtlichen Verfolgungen vor Einrichtung der von der Regierung verheißenen Wahrheits- und Versöhnungskommission (TRC) erfolgen sollen, sind geteilt. Das Ziel der Kommission ist es, die Menschen zu ermutigen, die Verbrechen zu bekennen, die sie begangen haben, und für die Opfer, die Ungerechtigkeiten zu lüften, die sie erlitten haben.
Im vergangenen Monat hat Justizminister Ba Tambadou angekündigt, dass die Kommission ihre Anhörungen im September beginnen wird. Für einige Kritiker würde warten, bis der TRC-Prozess beginnt, bedeuten, den Tag der Abrechnung für die Verantwortlichen für die schlimmsten Missbräuche zu verzögern.
Wie der Journalist Alhagie Jobe, der bei der NIA gefoltert und 18 Monate eingesperrt wurde, wollen sie die Gerechtigkeit schnell erlangen durch die Gerichte.
“Diese Leute sind die Mordschergen von Jammeh und haben zur Tötung von nicht nur Solo Sandeng beigetragen, aber auch von vielen anderen unschuldigen Menschen, deren Familien heute weinen. Es gab keine Gerechtigkeit in den letzten zwei Jahrzehnten. “

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Aber einige Rechtsexperten sind besorgt, dass der Sandeng Fall ohne angemessene allgemeine Planung und Untersuchung vor Gericht gedrückt wird. Das Risiko besteht darin, dass Angeklagte freigesprochen oder mit einer geringeren Belastung verfolgt werden könnten, was Auswirkungen auf künftige Menschenrechtsfälle hat.
Stimmen der Vorsicht
Sandengs Überreste wurden aus einem versteckten Grab in der Nähe des Fischerdorfes Tanji exhumiert. Aber die Staatsanwaltschaft hat mehr Zeit gefordert, die Beweise zu sammeln, während neue Anklagen eingereicht wurden, welche den Tatbestand Verschwörung einschließen. Die Kautionsanmeldungen der Angeklagten wurden bei der letzten Anhörung abgelehnt und die Verhandlung fortgesetzt.
“Es ist dringend nötig, das Richtige zu tun, aber die Dringlichkeit sollte die Standards nicht beeinträchtigen”, sagte Gaye Sowe, Direktor des Instituts für Demokratie und Menschenrechte in Afrika (IDHRA) mit Sitz in Banjul.
“Wir müssen vorsichtig sein. Wir sollten den Emotionen nicht erlauben, uns zu übernehmen, denn wenn die Dinge nicht gut gehandelt werden, könnten die sogenannten Täter am Ende zu sogenannten Opfern werden “, sagte er.
Eine weitere Sorge für Sowe und andere Menschenrechtsexperten ist, dass ein Prozeß nicht allen Opfern gleichermaßen dienen kann. Folter ist zum Beispiel nach gambischem Recht nicht kriminalisiert. Dies könnte Auswirkungen auf Nogoi Njie und andere 14. April- Demonstranten haben, die gefoltert wurden, und in einigen Fällen angeblich vergewaltigt, bemerkte Sowe.
Folteropfer Mariama Saine, deren Mutter eine UDP-Aktivistin war, will ihre Mißhandler bestraft sehen. Sie wurde am Vorabend der 1. Dezember-Wahl verhaftet und in der als Bulldozer bekannten NIA-Haftanstalt verhört.
“Sie haben mich geschlagen, während ich die Wahlergebnisse im Fernsehen hören konnte”, sagte Saine. “Als Jammeh in den Umfragen vorangegangen war, trat der Kleinste mich und sagte: Morgen wird dein Kopf auf einem Teller sein. Ich hatte wirklich Angst.”
Als Jammeh (vorübergehend) eine Niederlage einräumte, wurde ihr widerwillig erlaubt, am nächsten Tag zu gehen. Aber Saine ist immer noch wütend auf ihre Behandlung.
“Natürlich will ich sie verfolgt sehen”, sagte sie. “Nicht nur für meinen Fall. Ich möchte all jene Leute verfolgt sehen, die diese Gräueltaten gemacht haben, alle von ihnen. ”

FOTO von Jason Florio / IRIN: Mariama Saine – “Ich möchte sie verfolgt sehen”
Kann das System es schaffen?
Gambia ist schnell zu einem lebendigen Tatort geworden, mit wöchentlich mehr ans Licht kommenden Beweisen für Gräueltaten, die unter dem ex-Regime begangen wurden.
Aber die Durchführung von Strafverfolgungsmaßnahmen durch ein bereits unterbemitteltes Strafjustizsystem ist nicht nachhaltig, sagen Rechts- und Menschenrechtsexperten.
“Es ist der Schlüssel, dass die Regierung die Idee der Wahrheit- und Versöhnungskommission an die Menschen verkauft, damit sie verstehen, dass es nicht möglich ist, dass alle Fälle verfolgt werden”, sagte Sowe vom IDHRA. “Es kann notwendig sein, in einigen Fällen Versöhnung zu machen.”
Ousman Bojang, ein ehemaliger NIA-Agent, der sich im Jahr 2012 zum Anti-Jammeh-Aktivisten wandelte und ins Exil flüchtete, ist der Meinung, dass es wichtig ist, zu berücksichtigen, wie das Missbrauchsystem von Jammeh funktionierte.
“Jammeh nutzte die Sicherheitsdienste als Deckung für die bösen Aktivitäten des Präsidenten. Die Menschen wurden verhaftet, dann wurden die Jungulars geholt, sein Gebot umzusetzen – quälen, töten, was er ihnen sagte. ”
Er behauptete, dass, obwohl die Folterungen der Gefangenen dem Verhaltenskodex der NIA entgegen standen, die Agenten nicht hätten eingreifen können, ohne sich dem Zorn von Jammeh auszusetzen.
Optionen
Der TRC-Prozess könnte einen breiteren Spielraum für Rechtsbehelfe bieten, wobei Strafen von der Strafverfolgung über Reparationen bis hin zu einer öffentlichen Entschuldigung reichen. Aber die Details, wie es funktionieren wird, sind noch nicht bekannt.
“Wir wissen noch nichts über die Bedingungen – wie weit dieser Prozess gehen wird”, sagte Jeggan Gray-Johnson, ein Gambier, der für die Open Society Initiative of Southern Africa arbeitet.
“Die meisten Opfer, die wir kennen, sind hochkarätige Fälle. Vielleicht sind viele Leute verschwunden und die man vergessen hat. Und wird es auch um Verstöße wie Land-Grabbing gehen? ”
Der 14. April wird ein schwieriger Tag für Fatoumatta Sandeng und ihre Familie sein. Sie sagte IRIN, dass ihr Vater “Teil dieser Leute auf der richtigen Seite der Geschichte” sein wollte.
Also, am Tag des Marsches “habe ich ihn nicht aufgehalten. Ich wünschte ihm nur viel Glück und er ging. ”
Lh / oa / ks

2. “The right side of history” – Gambians seek justice after Jammeh’s fall Original by IRIN – READ
BANJUL, 13 April 2017 – by Louise Hunt , Freelance journalist and regular IRIN contributor specialising in social affairs and international development — http://www.irinnews.org/
A year ago, opposition activist Solo Sandeng led the first march in over decade to call for free elections in Gambia. Although the demonstration was a catalyst for the ouster of autocrat Yahya Jammeh, it cost Sandeng his life.
The court case into his death has now become the first prosecution trial under Gambia’s new elected government for the human rights violations perpetrated during Jammeh’s 22-year reign.
“The Sandeng case is not only politically the match that lit the fire, it really brought home the injustices of the regime,” said Aziz Bensouda of the Gambia Bar Association. “It’s one of the cases where we have a lot more detail than in the past, and it will really set the tone [of future human rights cases].”
A key prosecution witness, Nogoi Njie, a member of Sandeng’s United Democratic Party, told IRIN how she and other UDP activists were arrested on 14 April as they marched at Westfield Junction, a busy roundabout in the centre of the sprawling market town Serrekunda.
In her living room, Njie, a matronly woman in her early 50s, said she was interrogated at the National Intelligence Agency headquarters in Banjul over her political allegiance and repeatedly beaten by masked men known as the Jungulars – Jammeh’s personal squad of soldiers who tortured and killed on his orders.
In one room, she recalled seeing a noose hanging from the ceiling, before she was ordered to undress to her underwear, her head covered in a nylon bag. “They told me if I don’t lie down they can hang me by the neck and nobody will know. They started to beat me. The blood was coming out all over my body. I almost lost my life,” she said.
Later she found herself in the same room as Sandeng. The 57-year-old was naked, his body already swollen and bleeding.
He was beaten again and fell to the floor. She recounted what she believes were his last moments alive: “He called my name ‘Nogoi, Nogoi’.” While lying on the ground, Njie said she heard him make a sound, which she re-enacted as a faint, strangled breath.
“I called his name so many times and he didn’t answer me. And I cried because I’m very sorry for that man, he’s a family man. And he’s a very strong man, and they killed him like this.”

PHOTO by Jason Florio/IRIN: Nogoi Njie – the last person to see Solo Sandeng before he died
The demand for justice
Change in Gambia began when Jammeh spectacularly lost an election in December to now President Adama Barrow. But he refused to accept the result, and only stepped down after West African leaders sent in troops to force him into exile.
There is now a powerful demand for justice as the country transitions from dictatorship to democracy.
In February, Interior Minister Mai Fatty instigated the arrests of former NIA chief Yankuba Badjie, ex-operations director Saikou Omar Jeng, along with seven other NIA operatives, charging them with Sandeng’s murder.
But the trial is raising some difficult questions over the direction Gambia’s quest for justice should take, and the implications for its new-found democracy.
Opinion is divided over whether criminal prosecutions should proceed before the government’s promised truth and reconciliation commission (TRC) is established. The commission’s goal is to encourage people to confess the crimes they committed, and for victims to air the injustices they suffered.
Last month, Justice Minister Ba Tambadou announced that the commission will begin hearings in September. For some critics, waiting until the TRC process begins would mean delaying the day of reckoning for those responsible for the worst abuses.
They, like journalist Alhagie Jobe, who was tortured at the NIA and imprisoned for 18 months, want to see justice delivered swiftly through the courts.
“These people are the enablers of Jammeh and contributed to the killing of not only Solo Sandeng, but many other innocent people and today their families are crying. There was no justice for the last two decades.”
But some legal experts are concerned the Sandeng case is being rushed to court without adequate planning and investigation. The risk is that defendants could be acquitted or prosecuted on a lesser charge, with implications for future human rights cases.
Voices of caution
Sandeng’s remains have been exhumed from a hidden grave near the fishing village of Tanji. But the prosecution has requested more time to gather the evidence, while new indictments have been filed that include conspiracy. The defendants’ bail applications were refused at the last hearing and the trial continues.
“There is the urgent need to be seen to do the right thing, but urgency shouldn’t compromise standards,” said Gaye Sowe, executive director of the Institute for Democracy and Human Rights in Africa (IDHRA), based in Banjul.
“We have to be cautious. We shouldn’t allow emotions to get the better of us, because if matters aren’t handled well, the so-called perpetrators could end up becoming so-called victims,” he said.
A further concern for Sowe and other human rights experts is that a trial may not serve all victims equally. Torture, for example, is not currently criminalised under Gambian law. This could have implications for Nogoi Njie and other 14 April protesters who were tortured, and in some cases allegedly raped, Sowe noted. 
Torture victim Mariama Saine, whose mother was a UDP activist, wants to see her abusers punished. She was arrested on the eve of the 1 December election and interrogated at the NIA detention site known as Bulldozer.
“They were beating me while I could hear the election results being announced on a television,” said Saine. “When Jammeh was ahead in the polls, the meanest one kicked me and said ‘Tomorrow, your head will be on a plate’. I was really scared.”
When Jammeh (temporarily) conceded defeat, she was grudgingly allowed to leave the next day. But Saine is still angry at her treatment.
“Of course, I want to see them prosecuted,” she said. “Not only for my case. I want to see all those people who have committed these atrocities prosecuted, all of them.”

PHOTO by Jason Florio/IRIN: Mariama Saine – “I want to see them prosecuted”
Can the system cope?
Gambia is fast becoming a live crime scene, with more evidence of atrocities committed under the regime coming to light on a weekly basis.
But carrying out prosecutions in a piecemeal fashion through an already under-resourced criminal justice system is unsustainable, say legal and human rights experts.
“It is key that the government sells the idea of the truth and reconciliation commission to people so that they understand it is not possible for all cases to be prosecuted,” said Sowe of the IDHRA. “There may be need for reconciliation in some instances.”
Ousman Bojang, a former NIA operative who turned anti-Jammeh activist when he fled into exile in 2012, believes it is important to take into account how Jammeh’s system of abuse took place.   
“Jammeh used the security services as a cover for the president’s bad activities. People were arrested, then the Jungulars would be invited to do his bidding – torturing, killing, whatever he told them.”
He claimed that even though torturing prisoners went against the NIA’s code of conduct, agents could not intervene without facing Jammeh’s wrath
Options
The TRC process could offer a broader scope for redress, with punishments ranging from prosecution to reparations to a public apology. But the details of how it will operate have yet to be divulged. 
“We don’t yet know the terms of reference – how far this process will go,” said Jeggan Grey-Johnson, a Gambian who works for the Open Society Initiative of Southern Africa.
“Most of the victims we know of are high profile cases. There may be many people who have disappeared, who have been forgotten about. And will it include violations such as land-grabbing?”
The 14 April will be a difficult day for Fatoumatta Sandeng and her family. She told IRIN that her father wanted to be “part of those people on the right side of history.”
So, on the day of the march “I didn’t stop him. I just wished him good luck and he went.”
lh/oa/ks
1. Gambie: un système judiciaire en panne face à la colère de victimes LIRE
12.05.2017 à 11:00 – Par Jennifer O’MAHONY et Emil TOURAY – AFP 
Le système judiciaire en Gambie, longtemps accusé de servilité envers Yahya Jammeh, fait face à une forte pression de victimes de son régime réclamant justice après deux décennies de tortures, meurtres et disparitions forcées.
Jammeh est parti en exil fin janvier, après plus de 22 ans à la tête du pays et après avoir contesté pendant six semaines sa défaite à la présidentielle de décembre face à Adama Barrow. Son régime est accusé de nombreuses violations de droits de l’Homme par des Gambiens et des ONG notamment.
Des enquêtes sont en cours sur plusieurs dizaines de cas de disparitions forcées, ayant permis selon la police une dizaine d’arrestations, notamment au sein des “Junglers” (“Broussards”), considérés comme les escadrons de la mort pro-Jammeh.
Depuis l’avènement du président Barrow, des victimes et familles de victimes d’abus de l’ex-régime pressent la justice d’accélérer la cadence: arrêter, inculper, juger et condamner les présumés bourreaux et tortionnaires.
“En ce qui concerne les poursuites, nous ne sommes pas encore à ce stade”, déclare à l’AFP le ministre de la Justice, Abubacarr Tambadou.
C’est que, à court d’argent et en proie à des difficultés dans le dossier de neuf anciens responsables de la défunte Agence nationale du renseignement (NIA, l’instrument de répression du régime Jammeh), Banjul rechigne à procéder à de nouvelles arrestations.
Ces neuf agents ont été inculpés de “meurtre et complot en vue de commettre un meurtre” de Solo Sandeng, opposant à Jammeh décédé en avril 2016 en détention par la NIA. Leur procès s’est ouvert le 20 mars à Banjul mais, depuis, les audiences sont régulièrement renvoyées, pour donner du temps au procureur et aux avocats.
Selon le ministre Tambadou, pour bien ficeler les dossiers de poursuite, il faudrait revoir le système judiciaire du pays, où des juges étrangers étaient traditionnellement nommés à des postes clés et étaient accusés de servilité envers le régime.
“Nous avons hérité d’un système de justice pénale en panne et nous devons le réparer pour pouvoir bien avancer dans les futures procédures”, affirme-t-il.
Illustration de la complexité de la mission de justice en Gambie: le 3 mai, la Suisse a annoncé qu’elle prolongeait la détention provisoire d’Ousman Sonko, ex-ministre de la Justice de Yahya Jammeh. Limogé en septembre 2016, Sonko s’est enfui en Suède puis en Suisse où il a été arrêté en janvier sur dénonciation d’une ONG qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.
Officiellement, cette prolongation a été motivée par les progrès de l’enquête mais, de notoriété publique, la Suisse n’extrade pas des suspects vers des pays où ils pourraient être exécutés.
– Justice ‘retardée’ –
Des défenseurs des droits de l’Homme mettent la Gambie en garde contre toute précipitation.
Dans son état actuel, “le système judiciaire gambien ne semble pas prêt pour des procès importants”, constate le juriste américain Reed Brody, qui a travaillé 18 ans avec les victimes du régime de l’ex-président tchadien (1982-1990) Hissène Habré.
Il a fallu 26 ans pour faire juger Hissène Habré, qui a été condamné définitivement le 29 avril à Dakar par un tribunal spécial africain à la prison à vie pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et tortures.
“Il ne suffit pas d’avoir des victimes. On doit avoir des gens qui puissent prouver la responsabilité individuelle d’un supérieur”, surtout si l’Etat lui-même souhaite poursuivre Jammeh, ajoute Brody, qui s’est récemment rendu en Gambie en compagnies de victimes tchadiennes.
Ces arguments ne semblent pas convaincre les victimes gambiennes, qui réclament justice à cor et à cri.
Pour Yusupha Mbye, 35 ans, c’est une demande motivée par l’acuité des besoins face aux séquelles des violences. Il a perdu l’usage de ses deux jambes quand, en marge de la répression d’une manifestation d’étudiants par l’armée en 2000 (14 morts), il a été atteint à la colonne vertébrale par une balle perdue.
Depuis, il lutte au quotidien pour payer ses frais médicaux et subvenir aux besoins de sa famille, explique-t-il: “Je veux que le nouveau gouvernement m’aide à me soigner. Je veux d’abord ma santé, et ensuite la justice”.
D’autres victimes aspirent juste à tourner la page des années d’horreur, comme Malleh Jagne, frère cadet de Lamin Jagne, un des auteurs du coup d’Etat avorté en décembre 2014 contre Yahya Jammeh.
En mars, Malleh a identifié le corps de Lamin, exhumé d’une tombe creusée à la hâte. “Je veux savoir comment mon frère a été tué”, cette question “me trouble l’esprit”, affirme-t-il à l’AFP.
Il en oublie presque de parler de son cas – il a été torturé par les séides de Yahya Jammeh – et de celui d’un autre de ses frères, Assan, blessé par balle lors de la manifestation des étudiants en 2000. Il faut des procès, confie Malleh Jagne, “si la justice est retardée, la douleur est toujours là”.
© 2017 AFP
2. « Le bon côté de l’histoire » – La quête de justice des Gambiens après la chute de Jammeh Traduction par IRIN – LIRE
BANJUL, 13 avril 2017 – par Louise Hunt , Journaliste indépendante et collaboratrice régulière d’IRIN spécialisée en affaires sociales et en développement international
Il y a un an, le militant de l’opposition Solo Sandeng a organisé une manifestation pour réclamer la tenue d’élections libres en Gambie. C’était le premier rassemblement du genre depuis plus d’une décennie. L’événement a été un catalyseur qui a finalement permis de chasser du pouvoir l’autocrate Yahya Jammeh, mais il a aussi coûté la vie à M. Sandeng.
L’affaire Sandeng est le premier procès mené sous le gouvernement nouvellement élu de la Gambie et visant à juger des auteurs des violations des droits de la personne commises pendant le règne de Jammeh, qui a duré 22 ans.
« L’affaire Sandeng est l’allumette politique qui a allumé le feu, mais elle a aussi réellement permis de démontrer les injustices perpétrées par le régime », a dit Aziz Bensouda, de l’Association du Barreau de la Gambie. « C’est l’une des affaires pour lesquelles nous avons beaucoup plus de détails qu’avant et qui donnera sans doute le ton [pour les futures affaires de violations des droits de l’homme]. »
Nogoi Njie, membre du Parti démocratique unifié (United Democratic Party, UDP) de Solo Sandeng et témoin clé de l’accusation, a dit à IRIN qu’elle avait été arrêtée le 14 avril en compagnie d’autres activistes de l’UDP alors qu’ils manifestaient à Westfield Junction, un rond-point animé situé au centre de Serrekunda, une vaste cité commerçante.
Assise dans son salon, Mme Njie, femme corpulente d’une cinquantaine d’années, a raconté qu’elle avait été amenée au siège des services secrets gambiens (National Intelligence Agency, NIA) à Banjul. Elle y a été interrogée au sujet de ses allégeances politiques et battue à répétition par des hommes masqués connus sous le nom de « jungulars » — des hommes de main de Jammeh qui torturaient et tuaient sur ses ordres.
Elle se rappelle avoir vu un nœud coulant qui pendait du plafond dans l’une des pièces où on l’a amenée. Là, on lui a ordonné de se mettre en sous-vêtements et de se couvrir la tête d’un sac de nylon. « Ils m’ont dit que si je ne me couchais pas par terre, ils me pendraient par le cou et que personne n’en saurait rien. Ils ont commencé à me battre. J’avais du sang partout sur mon corps. J’ai presque perdu la vie », a-t-elle dit.
Plus tard, elle s’est retrouvée dans la même pièce que M. Sandeng. L’homme de 57 ans était nu ; il saignait et son corps était tout enflé.
CONTINUEZ LA LECTURE ICI:
http://www.irinnews.org/fr/reportage/2017/04/13/%C2%AB-le-bon-c%C3%B4t%C3%A9-de-l%E2%80%99histoire-%C2%BB-%E2%80%93-la-qu%C3%AAte-de-justice-des-gambiens-apr%C3%A8s-la-chute

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Gambia, in Serekunda: Marsch zum Gedenken an die während der gewalttätigen Demonstrationen im April 2000 gestorbenen Schüler — PHOTO afp.com by SEYLLOU

Kolonialgeschichte Afrika: Unilever in Kongo/ Zaire

Histoire coloniale: Unilever au Congo-Zaïre
ALL PHOTOS afp.com by Junior D. Kannah – ON TOP: Im Lager Kigangu bei Lusanga, dem ehemaligen Leverville, etwa 570 km östlich von Kinshasa
Dans le camp de Kigangu à Lusanga, l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, le 22 avril 2017

RD Kongo: In Lusanga, die Geister von Unilever in Zaire
11.00 Uhr 30/04/2017 – Von Martha BOSUANDOLE – AFP
Schmerzhafte Erinnerungen an Zwangsarbeit und Schikanen, aber auch die Sehnsucht nach einem verlorenen Wohlstand kollidieren in Lusanga, der ehemaligen Heimat des verschwundenen Reiches des anglo-holländischen Multis Unilever in der Demokratischen Republik Kongo. Vom ehemaligen Leverville, etwa 570 km östlich von Kinshasa, bleiben heute die Überreste von mit hohem Gras überwucherten Villen, verlassenen Büros und Fabriken in Schutt und Asche…..
AUF DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITERLESEN UNTER DEN FOTOS UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

RDC: à Lusanga, les fantômes d’Unilever au Congo-Zaïre
30.04.2017 à 11:00 – Par Marthe BOSUANDOLE – AFP
Souvenirs douloureux des travaux forcés et des brimades, mais aussi nostalgie d’une prospérité perdue s’entrechoquent à Lusanga, ancien foyer de l’empire disparu de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever en République démocratique du Congo. De l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, subsistent aujourd’hui des vestiges de villas envahis par des herbes hautes, des bureaux abandonnés, et des usines en ruine.

Séverin Mabanga, Palmkernschneider und ehemaliger Angestellter von Unilever, arbeitet in der Plantage
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Burundi: Zwei Jahre Krise, kein Ausweg

Deux ans de crise violente au Burundi – sans issue
PHOTOS afp.com by CARL DE SOUZA, ON TOP: Frauen demonstrieren in Bujumbura
Des femmes manifestent à Bujumbura, le le 21 juillet 2015

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1. Zwei Jahre Krise in Burundi: kein Ausweg in Sicht LESEN
2017.04.24 um 16:00 Uhr – AFP
Eine radikalisierte Macht, eine geschwächte Opposition und eine geteilte internationale Gemeinschaft: zwei Jahre nach dem Beginn einer großen politischen Krise ist Burundi mehr denn je in einer Sackgasse.
Die Ankündigung der umstrittenen Entscheidung von Präsident Pierre Nkurunziza am 25. April 2015, eine dritte Amtszeit anzustreben, hatte eine Welle der Proteste ausgelöst, die stark unterdrückt wurden, und das Land in die Krise gestürzt.
In zwei Jahren forderten Gewalt und außergerichtliche Hinrichtungen 500 Tote nach UN-Aussagen, 2000 den NGOs zufolge, und vertrieben 400.000 Burunder ins Exil.
„Die Krise liegt hinter uns, die Sicherheit ist gewährleistet, der Frieden ist zurück in Burundi und jeder geht seinen Geschäften nach“, sagt dennoch der erste Vize-President, Gaston Sindimwo, und fasst so die seit mehreren Monaten verbreitete offizielle Position zusammen.
Aber dieser „wiedergefundene Frieden“ wird auf Kosten einer heftigen Repression, basierend auf Terror, aufrechterhalten, der Opposition und vielen Berichten von UN und Menschenrechtsorganisationen zufolge.
„Die Partei (an der Macht) CNDD-FDD hat dieses Land in ihre Klauen genommen und wird es allmählich ersticken“, klagt Jérémie Minani, einer der Oppositionsführer.
Die Machthaber haben ein landesweites Netzwerk eingerichtet um einen „harten Kern“ bestehend aus einer territorialen Verwaltung, vollständig von der Regierungspartei kontrolliert, der Jugendliga der CNDD-FDD – die Imbonerakure – und dem gefürchteten nationalen Geheimdienst (SNR), der direkt von der Präsidentschaft abhängt, nach diplomatischen Quellen in den Sicherheitsdiensten.
– ‘Speerspitze’ –
Die Imbonerakure machen jetzt das Gesetz in vielen Provinzen. Regelmäßig werden Fälle von Verhaftungen, Folter und Tötungen durch unabhängige Medien gemeldet. In den Provinzen Kirundo und Ngozi (Norden) und Makamba (Süden) stellen sie Filterstraßensperren auf und durchsuchen Fahrzeuge auf dem Weg nach Ruanda (Norden) und Tansania (Osten) und nehmen viele „Verdächtige“ fest, nach zahlreichen AFP übermittelten Zeugnissen.
Aber die Zahl der Burunder, die das Exil wählen, wächst weiter. Die UNO schätzt, dass es bis Ende 2017 mehr als 500.000 sein werden.

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„Die Imbonerakure wurden im Laufe der Zeit die Speerspitze der Repression, sie durchziehen das ganze Land und identifizieren und belästigen die Opposition“, erklärt Florent Geel, Direktor der Afrikasektion der Internationalen Föderation für Menschenrechte (FIDH).
Der UN-Hochkommissar für Menschenrechte verurteilte kürzlich den Anstieg von Vorfällen, bei denen die Imbonerakure ( „Diejenigen, die von weitem sehen“) zur „Vergewaltigung“ von Oppositionellen aufrufen.
Beschuldigungen, die die CNDD-FDD regelmäßig zurückweist und als einen Versuch anprangert, ihre Jugendliga zu dämonisieren.
„Heute ist die gesamte Bevölkerung terrorisiert, weil irgendjemand Sie auf der Straße stoppen kann und man hört dann nichts mehr von Ihnen. Die Angst ist so stark, dass manchmal ein Vater es nicht wagt, sich bei den Sicherheitsdiensten nach seinem verschwundenen Sohn zu erkundigen“, sagt ein Bewohner von Bujumbura, der anonym bleiben möchte.
Die Regierung wies alle UN-Untersuchungsberichte und -kommissionen über diese Gewalt zurück, ebenso den Einsatz von etwa 228 Polizisten, vom Sicherheitsrat empfohlen.
„Burundis Machthaber haben sich radikalisiert, aber sie wussten vor allem einen Vorteil aus den wachsenden Spaltungen innerhalb des Sicherheitsrats zu ziehen und auch aus der Lähmung der Afrikanischen Union, was ihnen ermöglichte, bis jetzt völlig straffrei zu agieren“, klagt ein UN-Diplomat in Genf.
– Gespräche oder Rebellion? –
Die politische Opposition, ebenso wie die unabhängige Zivilgesellschaft, hat das Land verlassen, aber sie ist „geschwächt aufgrund unserer internen Spaltungen und der übergroßen Egos einiger von uns“, sagt ein im Exil lebender Oppositioneller, der anonym bleiben möchte.
Für einen Diplomaten in Bujumbura wird die Repression begründet mit Informationen, die von burundischen Rebellenbewegungen in den Nachbarländern berichten, wie die RED-Tabara oder der Forebu, im wesentlichen bestehend aus desertierten Soldaten und Polizisten.
„Viele Burunder glauben jetzt, dass dies die einzige Sprache ist, die Präsident Pierre Nkurunziza noch verstehen kann, der den Frieden zu verhandeln verweigert“, sagt Jérémie Minani.
Denn die Krisengespräche zwischen den Machthabern und der Opposition, zusammengefasst in einer Plattform namens Cnared, sind ins Stocken geraten trotz des Drucks der internationalen Gemeinschaft und der finanziellen Sanktionen der Europäischen Union.
Ein regionaler Gipfel ist für Mai geplant, von vielen als die letzte Chance gesehen, einen diplomatischen Ausweg aus der Krise zu finden.
© 2017 AFP

2. Timeline: Zwei Jahre schwere Krise in Burundi LESEN
2017.04.24 um 15:00 Uhr – AFP
Burundi ist seit der Ankündigung der Kandidatur von Pierre Nkurunziza im April 2015 zu einem umstrittenen dritten Mandat und seiner Wahl im Juli desselben Jahres in eine schwere von Gewalt überschattete Krise gestürzt.
Die Gewalttätigkeiten forderten 500 Tote nach UN-Angaben und 2000 den NGOs zufolge und vertrieben fast 400.000 Burunder ins Exil.
– Demonstrationen –
Am 26. April 2015 versammeln sich Tausende von Menschen nach der Ernennung von Nkurunziza durch seine Partei, die CNDD-FDD, zum Präsidentschaftskandidaten: sechs Wochen von Demonstrationen in Bujumbura beginnen, hart unterdrückt.
Die Demonstranten glauben, dass dieses dritte Mandat im Widerspruch zur Verfassung und dem Abkommen von Arusha steht. Letzteres hatte ermöglicht, den Bürgerkrieg (1993-2006) zu beenden.
– Versuchter Staatsstreich –
Am 13. Mai kündigt der ehemalige Leiter des Nachrichtendienstes und der ehemalige Generalstabschef der Armee, General Godefroid Niyombare, die Absetzung von Herrn Nkurunziza an, der sich auf einer Reise in Tansania befindet.
Als der Putschversuch scheitert, ergeben sich einige der Führer, andere fliehen. Pierre Nkurunziza, zurück in Bujumbura, stellt eine Verbindung zwischen den Putschisten und den „laufenden Aufständen“ her.
Er entlässt dann seinen Verteidigungsminister, als zu versöhnlich mit den Demonstranten eingeschätzt, und den für Außenbeziehungen.
– Abtrünnige und Wahl –
Am 28. Juni kündigt der Präsident der scheidenden Nationalversammlung, Pie Ntavyohanyuma, zweite Schlüsselfigur des Staates, von Brüssel aus sein Ausscheiden an.
Sein Weggang ergänzt die lange Liste der Oppositionellen, Journalisten, Mitglieder der Zivilgesellschaft, aber auch der Führungskräfte der CNDD-FDD, die das Exil wählten.
Am 21. Juli wird Pierre Nkurunziza ohne Überraschung wieder gewählt, nach einem von der Opposition boykottierten Wahlgang.
– Gezielte Angriffe –
Am 2. August wird General Adolphe Nshimirimana, starker Mann des Sicherheitsapparates, in Bujumbura getötet. Der Korrespondent der AFP und Radio France Internationale wird von den Mitgliedern des Geheimdienstes verhaftet und geschlagen.
Am 3. August wird der Menschenrechtsaktivist Pierre-Claver Mbonimpa angeschossen und verwundet. Und am 15. August wird der ehemalige Generalstabschef Oberst Jean Bikomagu, Figur des Tutsi-Lager während des Bürgerkrieges, ermordet.
Am 11. Dezember werden laut Aussage der Armee mindestens 87 Menschen in koordinierten Angriffen auf drei Militärlager getötet. Bewohner von Bujumbura beschreiben summarische Hinrichtungen durch die Polizei und die Armee als Vergeltung.
Im April 2016 wird der Tutsigeneral Athanase Kararuza, Berater des 1. Vizepräsidenten in puncto Sicherheit, getötet, wie auch dessen Frau.
– ‚Große Gefahr eines Völkermords’ –
Ende Juli 2016 genehmigt der UN-Sicherheitsrat die Entsendung von 228 Polizisten, aber Anfang August lehnt Bujumbura die Resolution ab, denn seine Souveränität sei verletzt.

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Am 20. September wirft eine UN-Untersuchungsmission der Regierung schwere, systematische und anhaltende Menschenrechtsverletzungen vor und warnt vor möglichen „Verbrechen gegen die Menschlichkeit“ sowie einer „großen Gefahr des Völkermordes“.
Am 27. Oktober teilt Burundi der UN seine Entscheidung mit, sich vom Internationalen Strafgerichtshof (ICC) zurückzuziehen, der im April eine vorläufige Untersuchung über Anschuldigungen des Mordes, der Folter und anderer Misshandlungen gestartet hatte.
– ‘Folter’, ‘gewaltsames Verschwinden’ –
Am 30. Dezember 2016 kündigt Präsident Nkurunziza an, dass er im Jahr 2020 wieder zur Verfügung stehen werde, „wenn die Menschen es verlangen.“
Am 1. Januar 2017 wird der Umweltminister in Bujumbura erschossen, als erstes Regierungsmitglied seit Beginn der Krise, bisher ein ungelöstes Verbrechen.
Am 3. Januar wird Iteka, die älteste burundische Liga der Menschenrechte, „endgültig entfernt“ aus der Liste der lokalen NGOs, die hier arbeiten dürfen.
Am 19. Januar beschuldigt Human Rights Watch Mitglieder der Imbonerakure, der Jugendliga der Regierungspartei, Dutzende von Menschen in den letzten Monaten brutal getötet, gefoltert oder geschlagen zu haben. Die Imbonerakure, die die UNO als Milizionäre einstuft, genießen fast völlige Straflosigkeit, wobei die Regierung sich sträube sie zu sanktionieren, klagt die NGO an.
Am 18. April prangert der UN-Hochkommissar für Menschenrechte die Zunahme von Vorfällen an, bei denen die Imbonerakure zur „Vergewaltigung“ von Oppositionellen aufrufen.
© 2017 AFP

1. Deux ans de crise au Burundi sans issue en perspective LIRE
24.04.2017 à 16:00 – AFP
Un pouvoir radicalisé, une opposition affaiblie et une communauté internationale divisée: deux ans après le début d’une crise politique majeure, le Burundi est plus que jamais dans l’impasse.
L’annonce le 25 avril 2015 de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé avait déclenché un vaste mouvement de contestation populaire, sévèrement réprimé, et plongé le pays dans la crise.
En deux ans, les violences et exécutions extrajudiciaires ont fait entre 500 morts selon l’ONU, 2.000 selon les ONG, et poussé 400.000 Burundais à l’exil.
“La crise est derrière nous, la sécurité est assurée, la paix est revenue au Burundi et tout le monde vaque à ses occupations”, assure pourtant le premier vice-président, Gaston Sindimwo, résumant la position officielle depuis plusieurs mois.
Mais cette “paix retrouvée” est maintenue au prix d’une féroce répression fondée sur la terreur, selon l’opposition et de nombreux rapports de l’ONU et d’organisations de défense des droits de l’homme.
“Le parti (au pouvoir) CNDD-FDD a pris ce pays dans ses serres et est en train de l’étouffer petit à petit”, dénonce Jérémie Minani, un des leaders d’opposition.
Le pouvoir a instauré un maillage du territoire qui s’articule autour d’un “noyau dur” constitué d’une administration territoriale, totalement contrôlée par le parti au pouvoir, de la ligue des jeunes du CNDD-FDD – les Imbonerakure – et du redouté Service national de renseignement (SNR), qui dépend directement de la présidence, selon des sources diplomatiques et au sein des services de sécurité.
– ‘Fer de lance’ –
Les Imbonerakure font désormais la loi dans de nombreuses provinces où sont régulièrement signalés des cas d’arrestations, de tortures ou d’assassinats par des médias indépendants. Dans les provinces de Kirundo ou Ngozi (nord) et Makamba (sud), ils mettent des barrages filtrants sur les routes, fouillent les véhicules qui se dirigent vers le Rwanda (nord) ou la Tanzanie (est) et arrêtent de nombreux “suspects”, selon de nombreux témoignages parvenus à l’AFP.
Mais le nombre de Burundais choisissant l’exil continue de croître et l’ONU estime qu’ils seront plus de 500.000 d’ici fin 2017.
“Les Imbonerakure sont devenus au fil du temps le fer de lance de la répression, ils maillent tout le territoire national en identifiant et en harcelant l’opposition”, explique Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des droits de l’homme.
Le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme dénonçait récemment la multiplication d’incidents dans lesquels les Imbonerakure (“Ceux qui voient de loin”) appellent au “viol” d’opposantes.
Des accusations que le CNDD-FDD dément régulièrement, dénonçant une tentative de diabolisation de sa Ligue des jeunes.
“Aujourd’hui, toute la population est terrorisée car n’importe qui peut vous arrêter dans la rue et on n’entend plus parler de vous. La peur est tellement forte que parfois un père n’ose pas aller demander aux services de sécurité des nouvelles de son fils porté disparu”, résume un habitant de Bujumbura, sous couvert d’anonymat.
Le gouvernement a rejeté tous les rapports et commissions d’enquête de l’ONU sur ces violences, ainsi que le déploiement de quelque 228 policiers préconisé par le Conseil de sécurité.
“Le pouvoir burundais s’est radicalisé mais il a su, surtout, tirer partie des divisions croissantes au sein du Conseil de sécurité et aussi de la paralysie de l’Union africaine, ce qui lui a permis d’agir en toute impunité jusqu’ici”, regrette un diplomate onusien en poste à Genève.
– Discussions ou rébellions? –
L’opposition politique, tout comme la société civile indépendante, a fui le pays mais elle est “affaiblie à cause de nos divisions internes et des égos surdimensionnés de certains parmi nous”, selon un opposant en exil qui a requis l’anonymat.
Pour un diplomate en poste à Bujumbura, la répression est liée aux informations qui font état de mouvements rebelles burundais en train de se constituer dans les pays voisins, à l’image des RED-Tabara ou du Forebu, constitué essentiellement de soldats et policiers déserteurs.
“Beaucoup de Burundais estiment aujourd’hui que c’est le seul langage que peut comprendre le président Pierre Nkurunziza, qui refuse de négocier la paix”, déclare Jérémie Minani.
Car les pourparlers de sortie de crise sont au point mort entre le pouvoir et son opposition regroupée au sein d’une plateforme baptisée Cnared, malgré les pressions de la communauté internationale et les sanctions financières de l’Union européenne.
Un sommet régional est prévu courant mai, perçu par beaucoup comme celui de la dernière chance pour trouver une issue diplomatique à la crise.
© 2017 AFP
2. Chronologie: Deux ans de crise violente au Burundi LIRE
24.04.2017 à 15:00 – AFP
Le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences depuis l’annonce en avril 2015 de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet de la même année.
Les violences ont fait 500 morts selon l’ONU, et 2.000 selon les ONG et poussé près de 400.000 Burundais à l’exil.
– Manifestations –
Le 26 avril 2015, des milliers de personnes se réunissent au lendemain de la désignation de M. Nkurunziza par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat à la présidentielle: coup d’envoi de six semaines de manifestations à Bujumbura, sévèrement réprimées.
Les contestataires jugent ce 3e mandat contraire à la Constitution et à l’accord d’Arusha ayant permis de mettre fin à la guerre civile (1993-2006).
– Tentative de putsch –
Le 13 mai, l’ancien chef du service de renseignement et ex-chef d’état-major de l’armée, le général Godefroid Niyombare, annonce la destitution de M. Nkurunziza, en déplacement en Tanzanie.
La tentative de putsch échoue, certains des meneurs se rendent, d’autres fuient. Pierre Nkurunziza, de retour à Bujumbura, établit un lien entre les putschistes et les “soulèvements en cours”.
Il limoge ensuite son ministre de la Défense, jugé trop conciliant avec les manifestants, et celui des Relations extérieures.
– Défections et élection –
Le 28 juin, le président de l’Assemblée nationale sortante Pie Ntavyohanyuma, 2e personnage de l’État, annonce sa défection depuis Bruxelles.
Son départ s’ajoute à la longue liste d’opposants, journalistes, membres de la société civile mais aussi cadres frondeurs du CNDD-FDD qui ont choisi l’exil.
Le 21 juillet, Pierre Nkurunziza est réélu sans surprise, à l’issue d’un scrutin boycotté par l’opposition.
– Attaques ciblées –
Le 2 août, le général Adolphe Nshimirimana, homme fort de l’appareil sécuritaire, est tué à Bujumbura. Le correspondant de l’AFP et de Radio France Internationale est arrêté par des membres du Service national de renseignement et roué de coups.
Le 3 août, le militant des droits de l’Homme Pierre-Claver Mbonimpa est blessé par balle. Et le 15 août, un ex-chef d’état-major, le colonel Jean Bikomagu, figure du camp tutsi pendant la guerre civile, est assassiné.
Le 11 décembre, au moins 87 personnes sont tuées dans des attaques coordonnées de trois camps militaires, selon l’armée. Des habitants de Bujumbura décrivent des exécutions sommaires par la police et des éléments de l’armée en représailles.
En avril 2016, le général tutsi Athanase Kararuza, conseiller du 1er vice-président en matière de sécurité, est tué, ainsi que son épouse.
– ‘Grand danger de génocide’ –
Fin juillet 2016, le Conseil de sécurité autorise le déploiement de 228 policiers de l’ONU, mais début août Bujumbura rejette cette résolution, estimant qu’elle enfreint sa souveraineté.
Le 20 septembre, une mission d’enquête de l’ONU accuse le gouvernement d’être responsable de graves violations des droits, systématiques et constantes, mettant en garde contre de possibles “crimes contre l’humanité” et un “grand danger de génocide”.
Le 27 octobre, le Burundi notifie à l’ONU sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), qui avait lancé en avril une enquête préliminaire sur des accusations de meurtres, torture et autres exactions.
– ‘Torture’, ‘disparitions forcées’ –
Le 30 décembre 2016, le président Nkurunziza annonce qu’il pourrait à nouveau se représenter en 2020, “si le peuple le demande”.
Le 1er janvier 2017, le ministre de l’Environnement est tué par balle à Bujumbura, devenant le premier membre du gouvernement à être assassiné depuis le début de la crise, un crime non élucidé à ce jour.
Le 3 janvier, la plus ancienne ligue burundaise des droits de l’Homme, Iteka, est “définitivement radiée” de la liste des ONG locales autorisées à travailler.
Le 19 janvier, Human Rights Watch accuse des membres des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir, d’avoir brutalement tué, torturé ou tabassé des dizaines de personnes ces derniers mois. Les Imbonerakure, que l’ONU qualifie de miliciens, jouissent d’une impunité quasi totale, le gouvernement rechignant à les sanctionner, accuse l’ONG.
Le 18 avril, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme dénonce la multiplication d’incidents dans lesquels les Imbonerakure appellent au “viol” d’opposantes.
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Eine Versammlung der Partei CNDD-FDD in Cibitoke, Nordwesten von Burundi

Pressefreiheit Afrika 2017 – Reportagen Mali, Senegal, Elfenbeinküste, Marokko, Tansania, Äquatorial-Guinea

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1. In Marokko, die Pressezeichnung zwischen Zensur und Selbstzensur LESEN
04.08.2017 um 15:00 Uhr – von Hamza MEKOUAR – AFP
Als „unkontrollierbar“ empfunden, haben die marokkanischen Karikaturisten auf roten Linien zu jonglieren, um veröffentlicht zu werden. Während einige sich Selbstzensur auferlegen und in den auferlegten Rahmen zeichnen, wenden sich die Respektlosen zu den soziale Netzwerken, um die Verbote zu umgehen.
„Zensur ist etwas unserem Geschäft ureigentliches“, räumt Rik – bürgerlicher Name: Tarik Bouidar – ein, dessen Zeichnungen die marokkanische Tageszeitung l’Economiste illustrieren.

Zeitungen während der Affäre der beiden französischen Journalisten, die verfolgt wurden wegen Erpressung des Königs von Marokko, Rabat, 29. August 2015
afp.com – FADEL SENNA

Mit einer Handvoll Karikaturisten seines Landes ist er seit dem 12. April Gast im Französischen Institut in Rabat für eine seltene Ausstellung der Pressekarikaturin Marokko.
Unterstützt von dem berühmten französischen Karikaturisten Plantu, – Gründer des Vereins „Cartooning for Peace“, der Karikaturisten aus der ganzen Welt zusammenbringt, – erlaubt die Ausstellung „Stell Dir mit mir vor“ (“Imagine avec moi”) diesen Künstlern, die Bestrebungen der jungen Menschen in diesem Maghreb-Land mit Humor zu erzählen.
„Ich mag Zeichnungen, die stören“, scherzte Plantu, der in 45 Jahren Karriere insbesondere auf der Titelseite der französischen Tageszeitung Le Monde oft seine Kunst gespielt hat, um seine Meinung zu vermitteln – ohne Gefahr, verfolgt zu werden.
– Rote Linien –
„Es ist auch notwendig, die roten Linien zu überqueren“, erinnert er während einer Debatte mit seinen marokkanischen Kollegen.
Für sie ist mit diesen Linien spielen ein Drahtseilakt, wo Erfahrung sich als entscheidend erweist. „Wir kennen die Verbote unseres Landes. Mit der Zeit und Erfahrung wissen wir, was passieren kann, und was nicht“, sagte Rik.
Nach Meinung aller von AFP befragten marokkanischen Karikaturisten sind die roten Linien die Monarchie, die Religion und die territoriale Integrität mit der ultra-sensiblen Frage der Westsahara. Diese Linien kosteten denen, die es gewagt haben, sie zu übertreten, manchmal Haft, hohe Geldstrafen oder Verbote.
Wie im Juni 2003, als der satirische Journalist Ali Lmrabet, damals Direktor von den zwei wöchentlichen Magazinen Demain und Doumane (seitdem verboten) zu vier Jahren Gefängnis verurteilt wurde wegen „Beleidigung der Person des Königs“ – nachdem er verschiedene Cartoons veröffentlicht hatte.
Dieser Popanz des Regimes wurde sie sechs Monate später für eine königliche Begnadigung freigelassen, bekam aber zwei Jahre später zehn Jahre Berufsverbot in Marokko, nach einem Verleumdungsprozess im Zusammenhang mit der Westsahara.
Das beanstandete Bild war von Khalid Gueddar, einem Zeichner mit bissigem Humor, der dann auch Schwierigkeiten mit den Behörden bekam. Dieser erste marokkanische Karikaturist, der es wagte, König Mohamed VI zu karikieren, wurde im Februar 2010 zu drei Jahren Gefängnis auf Bewährung verurteilt, für eine Zeichnung mit Bezug auf die Hochzeit eines Vetters des Königs mit einer Deutschen.
– “Niedergang” –
Mit dem Tod bedroht im September für Teilen auf seinem Facebook-Account der als blasphemisch erachteten Zeichnung, für die der jordanische Schriftsteller Nahed Hattar getötet worden war, sah Gueddar in den 2000er Jahren „einen Wind der Freiheit“ in der marokkanischen Presse, dann seinen „Niedergang“.

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„Wir können nicht über Presse-Karikatur sprechen, ohne generell über die Presse zu sprechen. Wenn wir eine mutige Presse hätten, die etwas wagt, ginge es den Karikaturen besser. Aber die marokkanische Presse liegt im Koma“, ärgert sich dieser ehemalige Mitarbeiter der französischen Wochenzeitung Charlie Hebdo.
„Die Zensur durch die Regierung gab den Weg frei für Selbstzensur und Zensur in Redaktionen. Die Zeichner haben sich poliert, die Zeitungen unterbezahlen Karikaturisten dafür, Witze zu machen“, betont der Karikaturist Curzio, Pseudonym in Referenz des italienischen Schriftstellers Curzio Malaparte.
„Die kühnsten Entwürfe finden keine Käufer und enden auf sozialen Netzwerken. Warum wagen die Medien es nicht? Ich weiß nicht“, fragt sich der, dessen Zeichnungen selten Abnehmer in der Presse finden, aber auf sozialen Netzwerken weitgehend geteilt werden.
Als unbeugsamer Karikaturist mit ausgeprägten schwarzen Humor weigert er sich, seine Identität zu offenbaren, und mag es, sich über religiöse Fundamentalisten lustig zu machen.
Wie am Tag nach dem Angriff gegen Charlie Hebdo, mit dieser auf der französischen Website Mediapart veröffentlichten Zeichnung eines Fundamentalisten, der die Zeitung verkehrt herum hielt und sagte: „Ich verstehe das nicht, aber töten muss man sie trotzdem!“.
Trotz der Schwierigkeiten verbrauchen die marokkanischen Karikaturisten weiterhin Bleistifte und Humor: „um das Bewusstsein zu wecken“, sagt Curzio; weil sie das Gefühl haben, „Hüter der Freiheit der Presse“ zu sein, sagt sein Kollege Gueddar.
© 2017 AFP

2. Mali: die privaten Radiosender gegen geplante Schließung von 47 von ihnen LESEN
AFP – 17/04/2017 13:31
Der wichtigste Verband der Privatsender in Mali hat sich gegen die von den Behörden angekündigte Schließung von 47 privaten Radiosendern empört und eine zu gewährende Frist gefordert, um den Bestimmungen genügen zu können.
„Man muss diesen Stationen Zeit geben, den gesetzlichen Vorschriften zu entsprechen. Man schließt ein Radio nicht wie man einen Laden schließt, und man sollte vermeiden, mit zweierlei Maß zu messen“, erklärte am Sonntag vor der Presse Bandiougou Danté, Präsident der Vereinigung der freien Radio- und Fernsehsender von Mali (Urtel).
Am Donnerstag hatte die Hohe Behörde für Kommunikation (HAC), verantwortlich für die Regulierung der Medienbranche in Mali, die bevorstehende Schließung von 47 privaten Radiosendern wegen „Nichtbeachtung des Gesetzes“ bekannt gegeben.
„Mahnungen wurden an Radiosender verschickt, die die Regeln nicht respektieren“, hatte der Präsident der HAC Fodié Touré erklärt. Wegen Nichteinhaltung der Bestimmungen trotz dieser Mahnungen „ wurden 47 private Radiosender angewieen zu schließen“, hatte er vor der Presse gesagt.

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Dem Präsidenten der Urtel zufolge haben die von dieser Schließungsanweisung betroffenen Radios keine oder nur eine einstweilige Sendeberechtigung.
„Das Problem ist, dass die Stationen im Innern des Landes nur eine vorläufige Zulassung haben, aber für die lokale Bevölkerung nützlich sind,“ erklärte er und prangerte an, dass andere durch „Beziehungen“ endgültige Genehmigungen erhielten.
„Da wird mit zweierlei Maß gemessen, und das ist nicht normal“, schimpfte Herr Danté.
„Wir wollen helfen, den Sektor zu regulieren, gegen Radiosender kämpfen, die die Ethik verletzen, aber bitte, helfen wir den Radios +erwachsen zu werden+“, fügte der Präsident der Urtel hinzu, die etwa 400 freie Radiosender in ganz Mali vertritt.
© 2017 AFP

3. In Tansania, die Freiheit der Presse „gebulldozert“ LESEN
2017.05.03 12:00 – AFP
Seit der Wahl von Präsident John Magufuli im Oktober 2015, dessen Gegners seine autokratischen Tendenzen anprangern, reduzierte Tansania ernsthaft den Ausdrucksraum von Journalisten, die in der Ausübung ihres Berufes zunehmend unterdrückt werden.
In ihrem Welt-Pressefreiheit Index vom 26. April, nur wenige Tage vor dem Welttag der Freiheit der Presse, setzte Reporter ohne Grenzen (RSF) Tansania 12 Plätze zurück vom 71. auf den 83. Rang.
Dies ist der zweitgrößte Rückgang in der Welt, nach Nicaragua (-17 auf Rang 92.).

Sicherheitsbeamte beobachten eine Zeitung in Mwanza, in Tansania
afp.com – Daniel Hayduk

Sein Spitzname ist „Tingatinga“ – „Bulldozer“ in Kiswahili: Präsident Magufuli beeindruckte die Menschen seit seiner Amtsübernahme damit, im Kampf gegen die Korruption unflexibel zu sein.
Aber sein wenig einvernehmlicher, sogar abrupter Stil bringen ihm jetzt ein, von seinen Kritikern autokratisch und populistisch genannt zu werden.
„Der neue tansanische Präsident John Magufuli toleriert keine Kritik an sich selbst oder seinem Programm“, schreibt RSF in einem Begleitkommentar der Bewertung.
Für die Professionals der tansanischen Medien ist seine Machtübernahme zweifellos von einer Verschlechterung ihrer Situation gekennzeichnet.
„Die Freiheit der Presse ist zunehmend begrenzt. Wir haben eine Menge Schwierigkeiten“, sagte gegenüber AFP der Anwalt-Journalist und ehemalige tansanische Diplomat Jenerali Ulimwengu.
Er erwähnt insbesondere ein Gesetz aus dem Jahr 2016, den Media Services Act, das ihm zufolge „verhindert, dass Menschen auf unabhängige Weise Journalismus praktizieren.“
„Einige Bestimmungen dieses Gesetzes bieten Regierungsbeamten weitreichende Befugnisse, die Freiheit der Presse zu steuern“, ärgert sich dieser erfahrene Journalist.
„Wir haben uns in früheren Regimen beschwert. Aber heute beginnt es wirklich uns zu ersticken“, fügte ein Reporter der Tageszeitung in Swahili-Sprache Mwananchi unter der Bedingung der Anonymität hinzu.
„Wir können nicht einmal den Missbrauch eines Mitglieds der Umgebung des Präsidenten melden, weil der Präsident sich selbst als das Objekt der Kritik fühlt“, sagte er unter Berufung auf den Fall von Maxence Melo, dem Gründer des JamiiForums, einem der meistgefolgten Informationsforen in Tansania.
– ‚Selbstzensur verbreitet sich‘ –
Verhaftet am 14. Dezember 2016, wird M. Melo jetzt strafverfolgt für die Verweigerung der Offenlage der Identität von Quellen, die ihm mehrere Korruptionsskandale privater Unternehmen nahe der Regierung zu offenbaren erlaubten.

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„Die Macht von Präsident Magufuli markiert gegenüber Medien Härte: mehrere Radiosender wurden innerhalb von wenigen Monaten ausgesetzt und zehn Personen werden für ihre Veröffentlichungen in sozialen Netzwerken verfolgt“, schrieb RSF im Zuge der Verhaftung von M. Melo.
Im August 2016 hatte der tansanische Ausschuss Schutz von Journalisten (CPJ) bereits festgestellt, dass „die Regierung von Magufuli eine Reihe von Maßnahmen ergriffen hat, die die Medienlandschaft in Tansania beschränken.“
Die heutige Situation ist so, dass viele Journalisten aufgegeben haben.
„Was kann meine Feder in einem Land ändern, in dem auch Parlamentarier verhaftet werden für die Kritik am ‘unfehlbaren’ Präsidenten?“, fragte einer von ihnen, der für die private Zeitung Guardian arbeitet. Für ihn „verallgemeinert sich die Selbstzensur. ”
Tansanische Organisationen versuchten Anfang März durch die Einführung einer einjährigen nationalne Kampagne zu reagieren. Diese fordert von Polizei und Behörden, unter anderem die Achtung der Meinungsfreiheit sicherzustellen.
„Seit 2015 wurden Gesetze verabschiedet, die die Meinungsfreiheit in Tansania beschränken“, sagen die vom Juristischen und Menschenrechte Zentrum (LHRC), der wichtigsten tansanischen NGO zur Verteidigung der Menschenrechte, geführten Organisationen .
Unter den verschrienen Gesetzen, die diese Organisationen nennen, ist auch der Media Services Act 2016. Nach ihnen ist dieses Gesetz zu vage in seiner Definition des Journalisten, des Bloggers oder derjenigen, die Informationen in sozialen Netzwerken veröffentlichen.
Die Verpflichtung von Journalisten zur Registrierung in diesem Gesetz stellt auch eine Einschränkung der Meinungsfreiheit dar, nach diesen Organisationen.
Am 13. Januar hatte Präsident Magufuli zwei Zeitungen angegriffen, die er jedoch nicht benannte.
Er hatte gewarnt, nicht mehr die Veröffentlichung von Artikeln zu tolerieren, die „wahrscheinlich den nationalen Frieden gefährden, wie es in Ruanda geschah, wo solche Anstiftungen zum Völkermord geführt hatten“ (1994, 800.000 Tote).
„Das wird so nicht passieren unter meinem Mandat“, warnte M. Magufuli, dessen autoritäre Akzente genau an den ruandischen Präsidenten Paul Kagame erinnern, dem starken Mann des Landes seit 1994.
© 2017 AFP

1. Au Maroc, le dessin de presse entre censure et autocensure LIRE
8.04.2017 à 15:00 – Par Hamza MEKOUAR – AFP
Perçus comme “incontrôlables”, les caricaturistes marocains doivent jongler entre les lignes rouges pour être publiés. Si certains s’autocensurent et dessinent dans le cadre imposé, les plus irrévérencieux se tournent vers les réseaux sociaux pour contourner les interdits.
“La censure est quelque chose d’intrinsèque à notre métier”, concède Rik — Tarik Bouidar de son vrai nom — dont les dessins illustrent chaque jour le quotidien marocain l’Économiste.

Un Marocain regarde les unes de journaux lors de l’affaire des deux journalistes français poursuivis pour chantage à l’égard du roi du Maroc, à Rabat, le 29 août 2015
afp.com – FADEL SENNA

Avec une poignée de caricaturistes de son pays, il est à l’honneur depuis le 12 avril à l’Institut français de Rabat pour une rare exposition consacrée au dessin de presse au Maroc.
Parrainée par le célèbre dessinateur français Plantu, également fondateur de l’association “Cartooning for peace” qui regroupe des caricaturistes du monde entier, l’exposition “Imagine avec moi” permet à ces artistes de raconter avec humour les aspirations de la jeunesse dans ce pays du Maghreb.
“J’aime les dessins dérangeants”, lance Plantu, qui, en 45 ans de carrière notamment à la Une du quotidien français Le Monde, a souvent joué de son art pour faire passer ses opinions sans risquer d’être poursuivi.
– Lignes rouges –
“Encore faut-il franchir les lignes rouges”, rappelle-t-il lors d’un débat avec ses homologues marocains.
Pour ces derniers, jouer avec ces lignes relève d’un exercice de funambule où l’expérience se révèle cruciale. “On connaît les interdits de notre pays. Avec le temps et l’expérience, on sait ce qui peut passer et ce qui ne le peut pas”, explique Rik.
De l’avis de tous les caricaturistes marocains interrogés par l’AFP, les lignes rouges sont la monarchie, la religion et l’intégrité territoriale avec le dossier ultra-sensible du Sahara occidental. Elles ont parfois valu à ceux ayant osé les franchir prison ferme, lourdes amendes ou interdictions.
Comme en juin 2003, quand le journaliste satirique Ali Lamrabet, à l’époque directeur des deux hebdomadaires Demain magazine et Doumane (interdits depuis), avait été condamné à quatre ans de prison pour “outrage à la personne du roi” pour avoir publié diverses caricatures.
Bête noire du régime, il avait été libéré six mois plus tard à la faveur d’une grâce royale, avant d’être interdit, deux ans après, d’exercer son métier au Maroc pendant dix ans au terme d’un procès en diffamation pour une autre affaire, liée cette fois au Sahara occidental.
Le dessin incriminé était signé Khalid Gueddar, dessinateur à l’humour grinçant, qui a lui aussi eu des démêlés avec les autorités. Premier dessinateur marocain à avoir osé caricaturer le roi Mohamed VI, il avait été condamné, en février 2010, à trois ans de prison avec sursis pour un dessin faisant allusion au mariage d’un cousin du roi avec une ressortissante allemande.
– “Déclin” –
Menacé de mort en septembre pour avoir partagé sur son compte Facebook le dessin jugé blasphématoire pour lequel a été tué l’écrivain jordanien Nahed Hattar, Khalid Gueddar a vu “souffler un vent de liberté” sur la presse marocaine dans les années 2000, puis a assisté à son “déclin”.
“On ne peut pas parler de dessin de presse sans parler de presse en général. Si on avait une presse courageuse, qui ose, le dessin de presse se porterait mieux. Or, la presse marocaine est dans le coma”, regrette cet ancien collaborateur de l’hebdomadaire français Charlie Hebdo.
“La censure par l’Etat a laissé place à l’autocensure et à la censure au sein des rédactions. Les dessinateurs se sont policés, les journaux font appel à des caricaturistes qu’ils sous-paient pour faire des blagues”, martèle le caricaturiste Curzio, pseudonyme faisant référence à l’écrivain italien Curzio Malaparte.
“Les dessins les plus osés ne trouvent pas preneurs et finissent sur les réseaux sociaux. Pourquoi les médias n’osent plus? Je l’ignore”, s’interroge celui dont les dessins trouvent rarement preneurs dans la presse, mais qui sont largement partagés sur les réseaux sociaux.
Caricaturiste irrévérencieux à l’humour noir prononcé, il refuse de révéler son identité et aime se moquer des intégristes religieux.
Comme au lendemain des attaques contre Charlie Hebdo, avec ce dessin publié sur le site français Mediapart montrant un intégriste tenant cet hebdomadaire à l’envers et disant: “Je n’ai rien compris, mais il faut quand même les tuer!”.
Malgré les difficultés, les caricaturistes marocains continuent d’user du crayon et de l’humour: “pour réveiller les consciences”, dit Curzio; parce qu’ils se sentent “gardiens de la liberté de la presse”, estime son confrère Khalid Gueddar.
© 2017 AFP
2. Mali: les radios privées contre la fermeture de 47 d’entre elles LIRE
17.04.2017 à 10:00 – AFP
La principale association des médias audiovisuels privés au Mali s’est insurgée contre la fermeture annoncée par les autorités de 47 radios privées, demandant un délai pour qu’elle se conforme à la réglementation.
“Il faut donner le temps à ces radios de se conformer à la loi. On ne ferme pas une radio comme on ferme une boutique, et il faut éviter le +deux poids, deux mesures+”, a déclaré à la presse dimanche Bandiougou Danté, président de l’union des radios et télévisions libres du Mali (Urtel).
Jeudi, la Haute autorité de la Communication (HAC), chargée de réguler le secteur des médias au Mali, avait annoncé la fermeture prochaine de 47 radios privée pour “non respect de la loi”.
“Des mises en demeure (…) ont été envoyées à des radios qui ne respectent pas les règles”, avait déclaré jeudi le président de la HAC Fodié Touré. Faute de s’être conformées à la réglementation, malgré ces mises en demeure, “47 radios privées ont reçu l’ordre de fermer”, avait-il précisé devant la presse.
Selon le président de l’Urtel, les radios visées par ces ordres de fermeture, n’ont pas d’autorisation d’émettre ou ont une autorisation provisoire.
“Le problème est que des radios à l’intérieur du pays (n’)ont (qu’)une autorisation provisoire et sont utiles aux populations locales”, a-t-il expliqué, dénonçant le “piston” ayant permis à d’autres d’avoir des autorisations définitives.
“Ca fait deux poids, deux mesures et ce n’est pas normal”, s’est insurgé M. Danté.
“Nous voulons aider à réguler le secteur, à lutter contre les radios qui ne respectent pas la déontologie, mais de grâce, qu’on aide les radios à +grandir+”, a ajouté le président de l’Urtel, qui réunit près de 400 radios libres réparties sur le territoire.
© 2017 AFP
3. En Tanzanie, la liberté de la presse “bulldozée” LIRE
03.05.2017 à 12:00 – AFP
Depuis l’élection en octobre 2015 du président John Magufuli, dont les opposants dénoncent les tendances autocratiques, la Tanzanie a réduit sérieusement l’espace d’expression des journalistes, de plus en plus réprimés dans l’exercice de leur métier.
Dans son classement mondial de la liberté de la presse publié le 26 avril, à quelques jours de la journée mondiale de la liberté de la presse de mercredi, Reporters sans Frontières (RSF) fait reculer la Tanzanie de 12 places, de la 71e à la 83e.

Des agents de sécurité regardent les Une de journaux à Mwanza, le 19 septembre 2015 en Tanzanie
afp.com – Daniel Hayduk

Il s’agit de la seconde baisse la plus importante dans le monde, après le Nicaragua (-17, 92e).
Surnommé “tingatinga” – “bulldozer” en kiswahili – le président Magufuli a marqué les esprits depuis sa prise de fonctions en se montrant inflexible dans la lutte contre la corruption.
Mais son style peu consensuel et même abrupt lui vaut d’être désormais qualifié d’autocrate et de populiste par ses détracteurs.
“Le nouveau président tanzanien John Magufuli ne tolère aucune critique de lui-même ou de son programme”, écrit ainsi RSF dans un commentaire accompagnant son classement.
Pour les professionnels des médias tanzaniens, son arrivée au pouvoir a incontestablement marqué une dégradation de leur situation.
“La liberté de la presse est de plus en plus limitée. Nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés”, confie à l’AFP le juriste-journaliste et ancien diplomate tanzanien Jenerali Ulimwengu.
Il évoque en particulier une loi votée en 2016, le Media Services Act, qui selon lui “empêche les gens de pratiquer du journalisme indépendant”.
“Certaines dispositions de cette loi accordent aux représentants du gouvernement des pouvoirs étendus pour contrôler la liberté de la presse”, regrette ce journaliste chevronné.
“Nous nous plaignions lors des régimes précédents. Mais aujourd’hui, on commence vraiment à suffoquer”, renchérit, sous couvert de l’anonymat, un reporter du quotidien en langue swahilie Mwananchi.
“On ne peut même plus dénoncer les abus d’un membre de l’entourage du président, car le président se sent lui-même visé”, dit-il, citant le cas de Maxence Melo, fondateur de JamiiForums, l’un des forums d’information les plus suivis en Tanzanie.
– ‘L’autocensure se généralise’ –
Arrêté le 14 décembre 2016, M. Melo est aujourd’hui poursuivi pour avoir refusé de divulguer l’identité des sources lui ayant permis de révéler plusieurs scandales de corruption impliquant des sociétés privées proches du pouvoir.
“L’arrivée au pouvoir du président Magufuli a marqué un durcissement vis-à-vis des médias; plusieurs radios ont été suspendues en l’espace de quelques mois et une dizaine de personnes sont poursuivies en raison de leurs publications sur les réseaux sociaux”, écrivait RSF au lendemain de l’arrestation de M. Melo.
En août 2016, le Comité de protection des journalistes (CPJ) observait déjà que “le gouvernement de Magufuli a pris une série de mesures visant à restreindre l’environnement médiatique en Tanzanie”.
La situation aujourd’hui est telle que nombre de journalistes sont résignés.
“Que peut changer ma plume dans un pays où même les députés sont arrêtés pour avoir critiqué +l’infaillible+ président?”, s’interroge l’un d’eux, travaillant pour le quotidien privé The Guardian, pour qui “l’autocensure se généralise”.
Des organisations tanzaniennes ont tenté de réagir en lançant, début mars, une campagne nationale d’une année qui appelle les forces de l’ordre et les autorités à garantir, entre autres, le respect de la liberté d’expression.
“Depuis 2015, des lois ont été votées qui restreignent la liberté d’expression en Tanzanie”, affirment ces organisations conduites par le Centre juridique et des droits de l’homme (LHRC), principale ONG tanzanienne de défense des droits de l’homme.
Au nombre des lois décriées, ces organisations citent, elles aussi, le Media Services Act 2016. Selon elles, cette loi est trop vague dans sa définition du journaliste, qui peut inclure des blogueurs ou tous ceux qui postent des informations sur les réseaux sociaux.
L’obligation d’enregistrement des journalistes prévue dans cette loi constitue aussi une restriction à la liberté d’expression, selon ces organisations.
Le 13 janvier dernier, le président Magufuli s’en était pris à deux journaux qu’il s’était cependant gardé de nommer.
Il avait averti qu’il ne tolérerait pas la publication d’articles “susceptibles de mettre en péril la paix de la nation comme cela s’est passé au Rwanda, où ce genre d’incitation a conduit au génocide” qui avait fait environ 800.000 morts en 1994, selon l’ONU.
“Cela ne se passera pas ainsi sous mon mandat”, avait prévenu M. Magufuli, dont les accents autoritaires rappellent justement ceux du président rwandais Paul Kagame, homme fort de son pays depuis 1994.
© 2017 AFP

Website RSF => deutschenglishfrancais

4. Äquatorialguinea: News-Seiten und Facebook seit 4 Jahren ausgesetzt LESEN
2017.03.05 um 15:00 Uhr – AFP
Der Zugang zu einigen Webseiten mit News oder Meinungen und zu sozialen Netzwerken wie Facebook ist seit fast 4 Jahren in Äquatorial-Guinea immer noch verboten, stellt AFP am Internationalen Tag der Pressefreiheit fest.
Nach Angaben der Behörden von Äquatorialguinea sei ein Computervirus für diese selektiven Blockaden verantwortlich gewesen, die meistens am 10. Mai 2013 begannen, kurz nach der Ankündigung eines Studentenmarsches und 16 Tage vor den Wahlen .
„Einer der Provider wurde von außen gehackt“, erklärte ein offizielles Kommuniqué im Mai 2013.
Die Webseiten der Partei des Präsidenten und der Regierung, die wiederum zwei Fernseh- und zwei Radiostationen steuert, sind hingegen immer zugänglich im Land von Präsident Teodoro Obiang, der hier seit über 37 Jahre herrscht. Das Land hat Platz 171 von 180 in der Klassifizierung 2017 über die Pressefreiheit von Reporter ohne Grenzen (RSF).
Die Webseite der spanischen Zeitung „El Pais“, die Nachrichten-Website „Diario Rombe“, Blogs und Websites von großen Oppositionsparteien, sind u.a. blockiert.

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„Das bezeugt die konstante und systematische Verletzung der Menschenrechte und der Freiheit der Presse und Information in Äquatorial-Guinea“, sagte Andres Esono Ondo, Generalsekretär der Oppositionspartei Konvergenz für die Sozialdemokratie (CPDS ), deren Webseite seit 2013 blockiert wird, gegenüber AFP.
„Journalisten können in Äquatorial-Guinea nicht frei arbeiten, auch ausländische Journalisten müssen kämpfen, um das Land zu betreten“, sagte Clea Kahn-Sriber, Leiterin des Büros Afrika bei RSF.
Wenn ausländische Reporter ein Visum bekommen, können sie „zurück an die Grenze gebracht“ werden, fügt Frau Kahn-Sriber hinzu. Beispiel: Journalisten der britischen Zeitung „Financial Times“ sahen im Januar 2014 ihre Ausrüstung beschlagnahmt, bevor sie gezwungen wurden, wieder wegzufliegen.
Kein Journalist ist im Gefängnis in Äquatorial-Guinea, nach Informationen der AFP, aber die Informations-Profis erleiden wie die Zivilgesellschaft Druck und häufige Bedrohungen.
© 2017 AFP

5. Senegal: Marsch gegen Bedrohungen der Pressefreiheit LESEN
2017.05.03 23.00 Uhr – AFP
Ein Marsch gegen die wirtschaftlichen Probleme, die die Pressefreiheit in Senegal bedrohen, versammelte am Mittwoch in Dakar Hunderte von Medienvertretern, die die Behörden aufforderten, Lösungen für die Probleme in ihrem Sektor zu finden, berichtet ein Journalist von AFP .
„Presse prekär, Demokratie bedroht“, ein Banner der Demonstranten, die dem Aufruf der Koordination der Presseverbände (CAP), gebildet von mehreren nationalen Organisationen, gefolgt waren.

Marsch gegen die wirtschaftlichen Probleme, die die Pressefreiheit in Senegal bedrohen, 3. Mai 2017 in Dakar
afp.com – SEYLLOU

Der Marsch, der von der Polizei umrahmt wurde, fand ohne Zwischenfälle statt. Er wurde im Rahmen des Welttages der Pressefreiheit (jeden 3. Mai) organisiert.
„Die meisten Medienunternehmen sind nicht in der Lage, die Löhne“ ihrer Mitarbeiter zu zahlen, von denen viele auch ihrer „Beiträge“ für den Ruhestand beraubt sind, sagte Bacary Domingo Mané, ein Funktionär der GAP.
„Die Behörden sagen, dass in Senegal kein Journalist im Gefängnis ist, aber es gibt kein schlimmeres Gefängnis als Prekarität“, sagte Herr Mane.
Mehrere hundert Menschen, hauptsächlich Medienprofis, haben am Marsch über etwa zwei Kilometer teilgenommen, sowie Politiker und Führer der Zivilgesellschaft.
Für Kassé Amadou Bamba von der senegalesischen Nachrichtenagentur (APS) sind Journalisten ganz ohne Lohn oder mehrere Monate mit Lohnverzug „leicht bestechlich.“

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Man muss die Vergütung „aufwerten, damit sie in Würde leben und in der Lage sein können, ihre Arbeit zu tun, wie sie es für richtig halten“, sagte M. Kassé gegenüber AFP.
Nach der Veranstaltung präsentierten die Organisatoren den Behörden ein Memorandum.
Insbesondere fordern sie einen nationalen Finanzierungsplan für die Presse, ein bessere gemeinsame Nutzung von Werbemitteln und die Annahme des neuen Pressegesetzes, dessen Text seit sieben Jahren geschrieben wird und zu verbesserten Bedingungen für die Ausübung des Berufs Journalist führen sollte.
Mehrere Verantwortliche, auch Parlamentarier, unterdrücken die Annahme des neuen Textes, von dem ein erster Entwurf Freiheitsstrafen für Journalisten abschafft. Der Punkt wurde schließlich im Entwurf des Kodex beibehalten, laut GAP.
Senegal, ein renommiertes demokratisches Land mit einer freien Presse, hat den 58. Platz (von 180) in der Weltrangliste der Pressefreiheit 2017 von Reporter ohne Grenzen (RSF).
© 2017 AFP

6. Elfenbeinküste: ein neues Pressegesetz wird von Berufsverbänden verurteilt LESEN
Aktualisiert 2017.08.05 17:00 – AFP
Berufsverbände kritisierten am Montag ein neues Pressegesetz, das in einem Ausschuss angenommen wurde und bald von der ivorischen Nationalversammlung verabschiedet werden sollte.
Der neue Text von letzter Woche sieht vor, dass „mit Gefängnis von bis zu fünf Jahren bestraft wird (…) wer in der Presse zu Fremdenfeindlichkeit oder Rebellion anstiftet oder die Integrität des nationalen Territoriums untergräbt. ”
Die Verurteilung eines Täters kann auch „zur Suspension seiner Zeitung führen, 3-24 Ausgaben bei Tageszeitungen, 2-8 bei Wochenzeitungen, 1-3 bei Monatsmagazinen“.
Ein Dutzend Berufsorganisationen, darunter die National Union of Journalists Côte d’Ivoire (UNJCI), sprechen von „stringenter Opposition“ gegen den Text, einem „drakonischen, repressiveren Gesetz und total das Gegenteil der Moderne.“
„Dieses Gesetz stellt nach 30 Jahren des Kampfes auf einen Schlag die gewonnene Entkriminalisierung von Pressedelikten unverschämt in Frage“, betonten die Organisationen in einer gemeinsamen Erklärung.

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„Wir verurteilen auch den Artikel 99 des Gesetzes, der besagt, dass ein Journalist der Verleumdung beschuldigt werden kann, wenn die Tatsachen, von denen er spricht, auch wahre, die Privatsphäre betreffen oder einen mehr als ein Jahrzehnt alten Fall oder einen Fall von Amnestie“, antwortete Guillaume Gbato, Generalsekretär der nationalen Union von Fachleuten in der Presse in der Elfenbeinküste (SYNAPPCI).
Die Koalition pro Präsident Alassane Ouattara hat eine Mehrheit im Parlament, mehr als drei Viertel der 255 Sitze, und im Ausschuss verabschiedete Gesetze werden, es sei denn es gibt eine große Überraschung, dann an die Nationalversammlung übergeben.
Das derzeitige Gesetz bestraft keine Pressevergehen, verweist aber für bestimmte Straftaten dennoch auf das Strafgesetzbuch. Die Berufsverbände werben für die vollständige Entkriminalisierung.
Sechs ivorische Journalisten wurden am 14. Februar in Abidjan für 72 Stunden festgenommen und mit „Offenlegung von falschen Informationen“ und „Vergehen gegen die Staatssicherheit“ angeklagt – für ihre Berichterstattung über eine Meuterei der Soldaten der Special Forces, die Prämiengefordert hatten.
Die ivorische Presse ist bekannt für ihre sehr ausgeprägten politischen Parteinahmen und ihre Virulenz, wenn ihre Verbreitung auch begrenzt ist.
© 2017 AFP

4. Guinée équatoriale: des sites d’information et Facebook suspendus depuis 4 ans LIRE
03.05.2017 à 15:00 – AFP
L’accès à certains sites d’information, d’opinion et de réseaux sociaux dont Facebook est toujours interdit en Guinée équatoriale depuis près de 4 ans, constate l’AFP mercredi, journée internationale de la liberté de la presse.
Un virus informatique, selon les autorités équato-guinéennes, aurait été responsable de ces blocages sélectifs, survenus pour la plupart le 10 mai 2013, peu de temps après l’annonce d’une marche d’étudiants et à 16 jours d’élections législatives,
“Un des fournisseurs de services internet a été piraté depuis l’extérieur”, indiquait alors un communiqué officiel en mai 2013.
Les sites du parti présidentiel et du gouvernement, qui contrôle deux chaînes de télévision et deux radios, sont quant à eux accessibles toujours accessibles dans ce pays dirigé par le président Teodoro Obiang, au pouvoir depuis plus de 37 ans, et qui se place 171e sur 180 au classement 2017 sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF).
Les pages web du journal espagnol “El Pais”, du site d’information “Diario Rombe”, de blogs et les sites des principaux partis d’opposition, sont notamment interdits d’accès.
“Ceci témoigne de la violation constante et systématique des droits de l’homme et de la liberté de presse et de l’information en Guinée équatoriale”, estime Andres Esono Ondo, secrétaire général du parti d’opposition Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), joint par l’AFP et dont le site est bloqué depuis 2013.
“Les journalistes ne peuvent pas travailler librement en Guinée équatoriale; même les journalistes étrangers ont du mal à entrer dans le pays”, selon Clea Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique à RSF.
Lorsque des reporters étrangers obtiennent un visa d’entrée, ils risquent d’être “ramenés à la frontière”, ajoute-t-Mme Kahn-Sriber, prenant pour exemple les journalistes du quotidien britannique “Financial Times”, venus en janvier 2014 pour un reportage et qui ont vu leur équipement saisi avant d’être forcés de reprendre l’avion.
Aucun journaliste n’est en prison en Guinée équatoriale, selon les informations disponibles de l’AFP, mais les professionnels de l’information, tout comme les acteurs de la société civile, subissent des pressions et des menaces fréquentes.
A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce mercredi 3 mai, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé à la protection des journalistes et à cesser “toutes les formes de répression” à leur encontre.
© 2017 AFP
5. Sénégal: marche contre les menaces sur la liberté de la presse LIRE
03.05.2017 à 23:00 – AFP
Une marche contre les problèmes économiques qui menacent la liberté de la presse au Sénégal a réuni mercredi à Dakar des centaines de représentants des médias, qui ont appelé les autorités à trouver des solutions aux difficultés dans leur secteur, a constaté un journaliste de l’AFP.
“Presse précarisée, démocratie menacée”, pouvait-ont lire sur une des banderoles portées par les manifestants répondant à l’appel de la Coordination des associations de presse (CAP), formée par plusieurs organisations nationales.

Marche contre les problèmes économiques qui menacent la liberté de la presse au Sénégal, le 3 mai 2017 à Dakar
afp.com – SEYLLOU

La marche, qui a été encadrée par la police, s’est déroulée sans incident. Elle a été organisée dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai.
“La plupart des entreprises de presse ne sont pas en mesure d’assurer (le paiement) des salaires” de leurs employés dont beaucoup sont également privés de “cotisations” pour la retraite, a déclaré Bacary Domingo Mané, un responsable de la CAP, à l’issue de la marche.
“Les autorités disent qu’aucun journaliste n’est en prison au Sénégal mais il n’y a pire prison que la précarité”, a indiqué M. Mané.
Plusieurs centaines de personnes, pour l’essentiel des professionnels des médias, ont participé à cette marche, sur environ deux kilomètres, de même que des hommes politiques et des responsables de la société civile.
Pour Amadou Bamba Kassé, de l’Agence de presse sénégalaise (APS), des journalistes n’ayant pas de salaires ou restant plusieurs mois sans rémunération sont “facilement corruptibles”.
“Il faut que l’on revalorise” leur rémunération, “pour leur permettre de vivre avec dignité et de pouvoir exercer leur métier comme ils l’entendent”, a déclaré M. Kassé à l’AFP.
A l’issue de la manifestation, les organisateurs ont remis un memorandum aux autorités.
Ils ont notamment appelé à un plan national de financement pour la presse, un meilleur partage des ressources publicitaires et l’adoption du nouveau Code de la presse, un texte en gestation depuis sept ans et visant une amélioration des conditions d’exercice du métier de journaliste.
Plusieurs responsables dont des députés se sont opposés à l’adoption de ce nouveau texte dont une première mouture supprimait les peines privatives de liberté visant les journalistes, une disposition finalement maintenue dans le projet de Code, selon un responsable de la CAP.
Le Sénégal, un pays réputé démocratique avec une presse libre, occupe la 58e place dans le classement mondial de la liberté de presse 2017 établi par l’organisation de défense des médias, Reporters sans frontières (RSF).
© 2017 AFP
6. Côte d’Ivoire: une nouvelle loi sur la presse dénoncée par les organisations professionnelles LIRE
Mise à jour 08.05.2017 à 17:00 – AFP
Des organisations professionnelles ont critiqué lundi une nouvelle loi sur la presse, qui a été adoptée en commission et devrait être votée prochainement par l’Assemblée nationale ivoirienne.
Le nouveau texte adopté en commission la semaine dernière prévoit qu'”est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans (…) quiconque par voie de presse incite à la xénophobie, à la rébellion ou porte atteinte à l’intégrité du territoire national”.
La condamnation de l’auteur de l’infraction peut en outre entraîner “la suspension du journal de 3 à 24 parutions pour les quotidiens, deux à huit parutions (hebdomadaires), une à trois parutions( mensuels) etc…”
Une dizaine d’organisations professionnelles, dont l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), ont marqué “leur ferme opposition” au texte, dénonçant une “loi liberticide, plus répressive et totalement aux antipodes de la modernité”.
“Cette loi remet du coup outrageusement en cause la dépénalisation des délits de presse acquise au bout de plus de 30 ans de lutte”, ont souligné ces organisations, dans un communiqué commun.
“Nous dénonçons aussi l’article 99 de la loi qui dit qu’un journaliste peut être accusé de diffamation si les faits dont il parle, mêmes vrais, se rapportent à la vie privée, à une affaire vieille de plus de dix ans ou est relatif à un fait amnistié. C’est un non sens”, a réagi Guillaume Gbato, secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI).
La coalition soutenant le président Alassane Ouattara est majoritaire au parlement, détenant plus des trois quarts des 255 sièges et les lois adoptées en commission sont, sauf énorme surprise, votées ensuite à l’Assemblée.
La loi actuellement en vigueur ne pénalisait pas les délits de presse mais renvoyait toutefois au code pénal pour certaines infractions. Les organisations professionnelles militaient pour une dépénalisation totale.
Six journalistes ivoiriens avaient été incarcérés pendant 72 heures le 14 février à Abidjan et inculpés de “divulgations de fausses nouvelles” et “d’atteintes à la sureté de l’Etat” pour leur couverture d’une mutinerie de soldats des Forces spéciales qui réclamaient des primes.
La presse ivoirienne est connue pour ses partis pris politiques très marqués et sa virulence, même si sa diffusion est limitée.
© 2017 AFP

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Sambia: Oppositionschef Hichilema wegen “Verrat” angeklagt

Zambie: le chef de l’opposition inculpé de “trahison”
TOP-PHOTO afp.com by GIANLUIGI GUERCIA:
Der sambische Oppositionsführer Hakainde Hichilema, 11. August 2016 in Luzaka, Sambia

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1. In Sambia der Oppositionsführer wegen „Verrat“ angeklagt LESEN
18.00 2017.12.04 – von Obert SIMWANZA – AFP
Das Haupt der sambischen Opposition Hakainde Hichilema wurde Mittwoch des Verrats angeklagt für den Versuch, den Präsidentenkonvoi zu blockieren, eine klare Warnung des Edgar Lungu Regimes an jene, die sich hartnäckig weigern, seine Wiederwahl anzuerkennen.
Der am Dienstag mit fünf weiteren Aktivisten seiner Partei verhaftete Herr Hichilema wird wegen „Verrat“ strafverfolgt, sagte der Chef der sambischen Polizei, Kakoma Kanganja, vor der Presse.
Der Führer der Vereinigten Partei für Nationale Entwicklung (UPND) wurde auch wegen Gehorsamsverweigerung gegenüber der Polizei und wegen Beleidigungen geladen.
„Es wird festgestellt, dass der Oppositionsführer der Polizei ungehorsam war, die ihm befahl den, Präsidentenkonvoi passieren zu lassen, und dass er versuchte, das Leben des Präsidenten zu gefährden“, erklärte Generalinspekteur Kanganja.
Laut der stattlichen Tageszeitung Daily Mail versuchte ein Konvoi von Fahrzeugen, darunter auch Herrn Hichilemas Auto, am Sonntag im Westen des Landes die Präsidentschafts-Karawane abzufangen.
Die Qualifikation des Verrats, die in Sambia Kaution ausschließt, haftet mit mindestens 15 Jahre im Gefängnis und im schlimmsten Fall mit der Todesstrafe.
Der Oppositionsführer wurde am Dienstagmorgen nach mehreren Stunden Belagerung in seinem Haus in Lusaka festgenommen – Hunderte von Polizisten waren mobilisiert.
Die Sicherheitskräfte stürmten sein Haus unter Einsatz von Tränengas, bevor er in ein Polizeitrainingslager gefahren wurde, um verhört zu werden.
Diese Verhaftung und vor allem die Vorwürfe gegen Herrn Hichilema wurden von der Opposition und der Zivilgesellschaft angeprangert, die den Willen des Regimes sehen, ihn seine Weigerung bezahlen zu machen, den Sieg von M. Lungu bei der Präsidentschaftswahl August 2016 anzuerkennen.
– ‘Spannungen’ –
„Hichilema wird beschuldigt, den Präsidentenkonvoi nicht durchgelassen zu haben, weil er die Legitimität des Präsidenten nicht anerkennt“, sagte gegenüber AFP ein unabhängiger politischer Analyst, Neo Simutanyi.
Zum fünften Mal Kandidat, kam Hakainde Hichilema in den letzten Präsidentschaftswahlen an zweiter Stelle, mit nur 100.000 (2,5% der Stimmen) Stimmen weniger als der seit 2015 amtierende Präsident.
Er bestritt die Ergebnisse, behauptete Betrug, aber das Verfassungsgericht bestätigte schließlich die Wiederwahl von M. Lungu. Er hat dann eine weitere Klage eingereicht.

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„Die Oppositionsführer für solche schweren Vorwürfe zu verhaften ist die beste Art und Weise, Spannungen in bereits volatilen wirtschaftlichen und politischen Klimata wieder zu beleben“, klagte die Chefin des Koordinationsrates der NGOs, Sara Longwe.
Dies ist nicht das erste Mal, dass Hakainde Hichilema verhaftet wurde. Im Oktober letztes Jahr verbrachte er eine Nacht in Haft, wegen Anstiftung zum Aufstand und verbotener Kundgebung.
Im Gespräch mit der Presse schickte der Polizeichef am Mittwoch eine kaum verschleierte Nachricht an die Anhänger von Herrn Hichilema.
„Die Handlungen des Führers der Opposition sind unzumutbar und gefährlich und kriminell“, betonte der Generalinspektor Kanganja. „Die Öffentlichkeit wird davor gewarnt, dass die Polizei auf ein solches Verhalten reagieren wird, unabhängig vom Status oder der politischen Zugehörigkeit der Täter.“
„Mit dieser Ladung des Verrats, könnte HH (sein Spitzname) einen Moment festgehalten werden“, prognostizierte der Analyst Neo Simutyuani. „Das arrangiert die Regierungspartei, die die Debatte über die Wahlergebnisse stumm schalten will.“
Zweiter Kupferproduzent in Afrika, hatte Sambia im vergangenen Jahr ein Wirtschaftswachstum von 3%, das niedrigste seit 1988.
© 2017 AFP

2. Sambia: Oppositionsführer daran gehindert, seine Anwälte zu sehen LESEN
13/04/2017 17:00 – AFP
Der sambische Oppositionsführer Hakainde Hichilema, wegen Verrat angeklagt für den Versuch, den Präsidentenkonvoi zu blockieren, wurde Donnerstag gehindert, seine Anwälte zu sehen, verlautbarte seine Partei, die auch besagte, dass ihr Führer am Dienstag erscheint vor Gericht.
„Der Zugang zu seinen Anwälten wurde Hakainde Hichilema verweigert. Es ist ein in unserer Verfassung verankertes Grundrecht“, prangerte Charles Kakoma, Sprecher der Vereinigten Partei für Nationale Entwicklung (UPND), in einer Erklärung an.
Ihm zufolge wurden die Anwälte für Herrn Hichilema am Donnerstagmorgen aus dem Gefängnis geschickt unter dem Vorwand, dass sie außerhalb der Besuchszeiten präsentiert wurden.
Einige Stunden später erneut präsent, durften sie ihn wieder nicht sehen.
In einem Video von mehreren lokalen Medien weitergeleitet, kann man einen Konvoi von Fahrzeugen in den Farben von Anhängern des Herrn Hichilema sehen angeblich den Durchgang der Präsidentschafts Karawane behindern, während in westlichen Sambia reisen.

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Eingekerkert seit Dienstag, soll „HH“, wie er in Sambia bekannt ist, vor einem Gericht am nächsten Dienstag erscheinen, um, laut seiner Partei, die Rechtmäßigkeit seiner Inhaftierung anzufechten.
Die Nummer 2 der UNPD, Geoffrey Mwamba, versuchte am Donnerstag, seine Truppen zu beruhigen, die sehr erbost sind über die Verhaftung ihres Führers.
„Fallen Sie nicht fallen in die Falle. Bleiben Sie nicht in den Straßen, weil das ihnen die Möglichkeit geben würde, den Ausnahmezustand zu erklären. Lassen Sie uns alle Dienstag vor Gericht gehen, um unseren Präsidenten zu unterstützen“, so Mr. Mwamba auf einer Pressekonferenz.
„Wir fordern die sofortige und bedingungslose Freilassung von HH, weil er kein Verbrechen begangen hat“, sagte er.
© 2017 AFP

1. En Zambie, le chef de l’opposition inculpé de “trahison” LIRE
12.04.2017 à 18:00 – Par Obert SIMWANZA – AFP
Le principal opposant zambien Hakainde Hichilema a été inculpé mercredi de trahison pour avoir tenté de bloquer le convoi présidentiel, une claire mise en garde du régime d’Edgar Lungu à ceux qui s’obstinent à refuser de reconnaître sa réélection.
Arrêté mardi, M. Hichilema est poursuivi pour “trahison” avec cinq autres militants de son parti, a annoncé à la presse le patron de la police zambienne, Kakoma Kanganja.
Surnommé “HH”, le chef du Parti uni pour le développement national (UPND) a également été inculpé de refus d’obtempérer à un ordre de la police et d’insultes.
“Il est établi que le chef de l’opposition a désobéi à la police qui lui ordonnait de laisser passer le convoi présidentiel et a tenté de mettre en danger la vie du président de la République”, a justifié l’inspecteur général Kanganja.
Selon le quotidien d’Etat Daily Mail, un convoi de véhicules, dont celui de M. Hichilema, a tenté dimanche d’intercepter la caravane présidentielle en déplacement dans l’ouest du pays.
La qualification de trahison, qui exclut la libération sous caution en Zambie, est passible d’un minimum de quinze ans de prison et dans le pire des cas de la peine de mort.
Le chef de l’opposition a été arrêté mardi matin à son domicile de Lusaka au terme de plusieurs heures d’un siège qui a mobilisé une centaine de policiers.
Les forces de l’ordre ont pris d’assaut sa maison en faisant usage de gaz lacrymogène, avant de le conduire dans un camp d’entraînement de la police pour qu’il y soit interrogé.
Cette arrestation et, surtout, les charges retenues contre M. Hichilema ont été dénoncées par l’opposition et la société civile, qui y voient la volonté du régime de lui faire payer son refus de reconnaître la victoire de M. Lungu à l’élection présidentielle d’août 2016.
– ‘Tensions’ –
“Hichilema est accusé de ne pas avoir laissé passer le convoi car il ne reconnaît pas la légitimité du président”, a commenté à l’AFP un analyste politique indépendant, Neo Simutanyi.
Candidat pour la cinquième fois à la magistrature suprême lors de la dernière présidentielle, Hakainde Hichilema n’a été devancé que de 100.000 voix (2,5% des suffrages) par le sortant, au pouvoir depuis 2015.
Il a contesté les résultats, arguant de fraudes, mais la Cour constitutionnelle a finalement validé la réélection de M. Lungu. Il a depuis déposé d’autres recours devant les tribunaux.
“Arrêter des chefs de l’opposition pour des accusations aussi lourdes est le meilleur moyen de raviver les tensions dans un climat économique et politique déjà volatil”, a déploré la cheffe du Conseil de coordination des ONG, Sara Longwe.
Ce n’est pas la première fois qu’Hakainde Hichilema est interpellé. En octobre dernier, il avait passé une nuit en détention, accusé d’incitation à l’insurrection et de rassemblement interdit.
Devant la presse, le chef de la police a adressé mercredi un message à peine voilé aux partisans de M. Hichilema.
“Les actes du chef de l’opposition sont déraisonnables, dangereux et criminels”, a martelé l’inspecteur général Kanganja. “Le public est prévenu que la police réagira à tout comportement similaire, quel que soit le statut ou l’affiliation politique de ses auteurs”.
“Avec cette accusation de trahison, HH pourrait être détenu un moment”, a pronostiqué l’analyste Neo Simutyuani, “cela va arranger le parti au pouvoir qui veut mettre en sourdine le débat sur les résultats des élections”.
Deuxième producteur de cuivre du continent africain, la Zambie a enregistré l’an dernier une croissance économique de 3%, la plus faible depuis 1988.
© 2017 AFP
2. Zambie: le chef de l’opposition empêché de voir ses avocats LIRE
13.04.2017 à 17:00 – AFP
Le chef de l’opposition zambienne Hakainde Hichilema, inculpé de trahison pour avoir tenté de bloquer le convoi présidentiel, est empêché de voir ses avocats, a dénoncé jeudi son parti, précisant que son dirigeant comparaîtra mardi devant un tribunal.
“L’accès à ses avocats a été refusé à Hakainde Hichilema. C’est un droit fondamental et inscrit dans notre Constitution”, a dénoncé Charles Kakoma, porte-parole du Parti uni pour le développement national (UPND), dans un communiqué.
Selon lui, les avocats de M. Hichilema ont été refoulés jeudi matin de la prison où leur client est détenu, au prétexte qu’ils s’étaient présentés en dehors des heures de visites.
“Mais quand les avocats sont revenus aux dites heures de visite, on leur a à nouveau dit qu’ils n’étaient pas autorisés à voir leur client Hichilema”, a ajouté M. Kakoma.
Le chef de l’opposition est poursuivi avec cinq autres militants de son parti pour trahison, refus d’obtempérer à une injonction policière et insultes.
Dans une vidéo relayée par plusieurs médias locaux, on peut voir un convoi de véhicules aux couleurs des partisans de M. Hichilema gêner ostensiblement le passage de la caravane présidentielle, lors d’un déplacement dans l’ouest de la Zambie.
Incarcéré depuis mardi, “HH” comme on le surnomme en Zambie, doit comparaître devant un tribunal mardi prochain, selon son parti, pour contester la légalité de son incarcération.
Le numéro 2 de l’UNPD, Geoffrey Mwamba, s’est efforcé jeudi de calmer ses troupes, très remontées par l’arrestation de leur chef.
“Ne tombons pas dans leur piège. Ne descendez pas dans les rues car cela leur donnerait l’occasion de déclarer l’état d’urgence. Allons tous au tribunal mardi pour soutenir notre président”, a lancé M. Mwamba lors d’une conférence de presse.
“Nous demandons la libération immédiate et sans condition de HH car il n’a commis aucun crime”, a-t-il poursuivi.
La qualification de trahison, qui exclut la libération sous caution en Zambie, est passible d’un minimum de quinze ans de prison et dans le pire des cas de la peine de mort.
© 2017 AFP

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