Laurent Désiré Kabila (c) arrive à Kinshasa, le 20 mai 1997, en RDC-

DR Kongo, Geschichte: 1997 Einmarsch von Vater Kabila in Kinshasa

DRC Histoire: Laurent Désiré Kabila arrive à Kinshasa en mai 1997
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Le président Laurent Désiré Kabila (c) arrive à Kinshasa, le 20 mai 1997, en RDC

DRC: vor zwanzig Jahren ergab sich Kinshasa den Rebellen von Kabila Vater
15/05/2017 10:00 – Von Bienvenu-Marie BAKUMANYA – AFP
„Sie waren sehr jung, schmutzig und hungrig, sie kollabierten unter dem Gewicht ihrer Waffen. Ohne darüber nachzudenken, haben wir ihnen Speisen und Getränke angeboten“, erinnert sich Chantal Kikalulu. An diesem 17. Mai 1997 ergibt sich das von zu viel Diktatur erschöpfte Kinshasa kampflos den Kräften von Laurent Kabila…..
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RDC: il y a vingt ans, Kinshasa s’offrait au rebelle Kabila père
15.05.2017 à 10:00 – Par Bienvenu-Marie BAKUMANYA – AFP 
“Ils étaient très jeunes, sales, affamés, croulant sous le poids de leurs armes; sans réfléchir, nous leur avons offert boissons et nourriture”, se souvient Chantal Kikalulu. Ce 17 mai 1997, fatiguée par trop de dictature, Kinshasa s’offre sans combat aux forces de Laurent-Désiré Kabila.


Partis de l’Est en octobre 1996, soutenus et armés par le Rwanda et l’Ouganda, Laurent-Désiré Kabila et son Alliance des Forces démocratiques de libération du Congo (AFDL) vont se rendre maîtres en moins de sept mois de ce qui s’appelait alors le Zaïre, immense pays usé par près de 32 ans de règne du maréchal Mobutu.
Kabila bénéficie d’un contexte régional et international particulièrement favorable. En plus du Rwanda et de l’Ouganda, il est soutenu par une coalition – incluant aussi l’Angola et le Burundi – bien décidée à chasser Mobutu au moment où celui-ci est lâché par les Occidentaux qui l’avaient soutenu depuis sa prise du pouvoir en 1965, jusqu’à l’éclatement de l’Union soviétique.
“Dès l’aube du 17 mai 1997, des Kinois enthousiastes accouraient vers nous avec du pain, des sachets d’eau, voire des seaux d’eau pour nous laver”, se rappelle Cédric Kabeya, alias Zimbabwe, fantassin ayant participé à cette épopée l’année de ses 16 ans.
Pendant la conquête, les troupes de l’AFDL, qui avait recruté à tour des bras des enfants et des adolescents, semblent avoir été précédées d’une réputation de discipline contrastant avec les Forces armées zaïroises (FAZ).
“Nous nous accrochions plus avec des mercenaires blancs qu’avec des militaires ex-FAZ”, raconte Zimbabwe, devenu électricien après sa démobilisation, en 1999.
“La majorité des villes tombaient entre nos mains sans résistance de la part des hommes de Mobutu démoralisés et vomis par la population”, se rappelle le général-major Jean-Claude Kifwa, aujourd’hui commandant de la deuxième zone de défense.
La population collaborait d’autant plus facilement qu’elle en avait “marre de se faire humilier, piller et gratuitement tuer par les ex-FAZ indisciplinés”, dit cet ancien commandant de la garde rapprochée de Laurent-Désiré Kabila. Au plus haut niveau des FAZ aussi on en avait assez du mobutisme, ajoute-t-il, et la rébellion disposait d'”informations stratégiques” qui lui parvenaient du sein même de l’état-major.
– Libérateurs –
Selon un ancien officier supérieur des FAZ, les derniers “véritables accrochages avec l’ennemi” ont eu lieu à Kenge, à plus de 200 km à l’est de Kinshasa. Cette ville tombée, “la défense de Kinshasa n’avait plus de raison d’être, sauf à vouloir un bain de sang” dans une mégapole, qui compte déjà plusieurs millions d’habitants.
Le 16 mai, l’AFDL est aux portes de Kinshasa. Mobutu fuit vers son repaire de Gbadolite, à la frontière avec la Centrafrique. Le général Donatien Mahele Lieko, chef d’état-major, décide de livrer la ville sans combattre. Il est assassiné dans la nuit par des hommes de la Division spéciale présidentielle (DSP), le dernier carré des fidèles du “Léopard”.
Mais l’Histoire est déjà écrite. Le 17, les troupes de l’AFDL et de nombreux militaires rwandais entrent dans Kinshasa. La population en liesse les accueille aux cris de “Libérateurs !” et “Kabila nous t’attendons !” Le “Mzee” est alors à Lubumbashi, dans le Sud-Est, où il se proclame président de la République démocratique du Congo. Il arrivera le 20.
La mise au pas de l’opposition, la présence encombrante des soldats ougandais et rwandais et la dérive rapide du pouvoir vers l’autoritarisme font vite oublier aux Kinois leur enthousiasme.
– ‘Désillusion totale’ –
“C’était la désillusion la plus totale”, regrette Adolphe Muzito, ancien Premier ministre de Kabila fils, “le peuple s’est vite rendu compte que Laurent-Désiré Kabila avait était porté au pouvoir par des chars rwandais et qu’il était temps de le libérer de [ces] étrangers dont le rôle prépondérant apparaissait clairement”.
“Ceux qui nous avaient accueillis comme des princes sont subitement devenus hostiles, nous taxant de Rwandais”, témoigne Zimbabwe.
“[On nous a accusé] de nous comporter comme dans un pays conquis”, raconte Armel Matabaro, ex-kadogo sans-emploi, comprenant le changement d’attitude de la population : “Nos commandants rwandais ont commencé à piller les biens des [mobutistes], ils maltraitaient de paisibles passants sans raison valable exactement comme les militaires de Mobutu”.
Fin juillet 1998, Kabila renvoie les militaires rwandais et ougandais. Quelques jours plus tard, le Rwanda envahit la RDC. La deuxième guerre du Congo vient de commencer. Elle durera cinq ans. Au total, des centaines de milliers de personnes ont péri dans la violence au Zaïre puis en RDC entre 1996 et 2003.
Kabila est assassiné par un kadogo en janvier 2001. Son fils Joseph, 29 ans, lui succède. Élu président en 2006, lors des premières élections libres du pays depuis son indépendance en 1960, M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, reste à la tête du pays alors que son mandat est échu depuis décembre.
© 2017 AFP

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Kabila: Mitte

DRC: vor zwanzig Jahren ergab sich Kinshasa den Rebellen von Kabila Vater
15/05/2017 10:00 – Von Bienvenu-Marie BAKUMANYA – AFP
„Sie waren sehr jung, schmutzig und hungrig, sie kollabierten unter dem Gewicht ihrer Waffen. Ohne darüber nachzudenken, haben wir ihnen Speisen und Getränke angeboten“, erinnert sich Chantal Kikalulu. An diesem 17. Mai 1997 ergibt sich das von zu viel Diktatur erschöpfte Kinshasa kampflos den Kräften von Laurent Kabila.
Im Osten im Oktober 1996 losmarschiert, und unterstützt von Ruanda und Uganda, werden Kabila und seine Allianz der Demokratischen Kräfte für die Befreiung des Kongo (AFDL) in weniger als sieben Monaten Herren dessen, was damals Zaire hieß: ein riesiges Land, ausgeblutet von der fast 32-jährigen Herrschaft von Mobutu.
Kabila profitiert von einem besonders günstigen regionalen und internationalen Kontext. Zusätzlich zu Ruanda und Uganda wird er von einer Koalition unterstützt – darunter auch Angola und Burundi -, die entschlossen ist, Mobutu in dem Moment zu stürzen, als er vom West fallengelassen wird, der ihn seit seiner Übernahme der Macht im Jahr 1965 bis zum Zusammenbruch der Sowjetunion unterstützt hatte.
„In der Morgendämmerung am 17. Mai 1997 strömten die enthusiastischen Einwohner Kinshasas mit Brot und Wasserbeutel für uns herbei, oder sogar mit Eimern Wasser um uns zu waschen“, erinnert sich Cédric Kabeya, Spitzname Simbabwe, der mit 16 Jahren dabei war.
Während der Eroberung schienen die AFDL Truppen, die auch Kinder und Jugendliche bedenkenlos und skrupellos rekrutiert hatten, von einem Ruf von Disziplin begleitet, verglichen mit den zairischen Streitkräften (FAZ).
„Wir klammerten uns mehr an die weißen Söldner als an die Ex-FAZ Soldaten“, sagte Simbabwe, der nach seiner Demobilisierung im Jahr 1999 Elektriker wurde.
„Die meisten Städte fielen ohne Widerstand von den demoralisierten Männern Mobutu und von der gebrochenen Bevölkerung in unsere Hände“, erinnert sich Major General Jean-Claude Kifwa, jetzt Kommandant der zweiten Verteidigungszone.
Die Bevölkerung kollaborierte umso leichter, als dass sie „der Demütigungen, Raube und Morde der indisziplinierten FAZ- Soldaten überdrüssig waren“, sagt der ehemalige Kommandeur des Leibwächters von Kabila. Auf der höchsten Ebene der FAZ hatte man auch genug von Mobutu, fügt er hinzu, und die Rebellen hatten „strategische Informationen“, die sie aus der Mitte seines Personals bekamen.
– Retter –
Laut einem ehemaligen leitenden Militär der FAZ fanden die letzten „echten Gefechte mit dem Feind“ in Kenge, mehr als 200 km östlich von Kinshasa, statt. Als diese Stadt gefallen war, „ hatte Kinshasa keinen Grund mehr zur Verteidigung , es sei denn, man wollte ein Blutbad“ in einer Megacity, die da bereits mehrere Millionen Einwohner hatte.

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…. für alt:


…. für alle:

…. für jung:

Am 16. Mai stand die AFDL vor den Toren von Kinshasa. Mobutu floh in seine Schutzburg Gbadolite an der Grenze zu Zentralafrika. General Donatien Mahele Lieko, Stabschef, beschloss, die Stadt kampflos zu übergeben. Er wurde in der Nacht ermordet, von den Männern der Sonderdivision des Präsidenten (DSP), die letzten Gläubigen des „Leoparden“.
Aber die Geschichte ist schon geschrieben. Am 17. betreten die AFDL und viele ruandische Soldaten Kinshasa. Die jubelnden Menschen riefen: „Befreier“ und „Kabila, wir erwarten Sie!“ Der „Mzee“ ist da noch in Lubumbashi im Südosten, wo er sich zum Präsidenten der Demokratischen Republik Kongo ausgerufen hatte. Er wird am 20. ankommen.
Das Ausschalten von Widerspruch, die störende Anwesenheit von ugandischen und ruandischen Truppen und die schnelle Drift in Richtung Autoritarismus lassen die Kinshasaer ihre Begeisterung allerdings schnell vergessen.
– Totale Ernüchterung ‚-
„Es war die totale Enttäuschung“, klagt Adolphe Muzito, ehemaliger Premierminister von Kabilas Sohn, „denn bald erkannten die Leute, dass Kabila durch ruandische Panzer an die Macht getragen worden war, und Zeit, diese Ausländer, deren führende Rolle klar war, loszuwerden.”
„Diejenigen, die uns wie Fürsten begrüßt hatten, wurden plötzlich feindlich, hielten uns für Ruander“, erinnert sich Simbabwe.
„[Wir wurden beschuldigt], uns wie in einem eroberten Land zu verhalten“, sagte Armel Matabaro, ein Ex-Kadogo heute ohne Arbeit, zur Änderung in der Haltung der Bevölkerung: „Unsere ruandischen Kommandanten begannen Plünderungen [von Mobutus Eigentum], sie missbrauchten friedliche Passanten, genau wie die Soldaten von Mobutu“.
Ende Juli 1998 schickte Kabila die ruandischen und ugandischen Soldaten heim. Ein paar Tage später drang Ruanda in die Demokratische Republik Kongo ein. Der zweite Kongo-Krieg begann. Er dauerte fünf Jahre. Insgesamt starben Hunderttausende von Menschen in der Gewalt in Zaire und der Demokratischen Republik Kongo zwischen 1996 und 2003.
Kabila wurde von einem Kadogo im Januar 2001 ermordet. Sein Sohn Joseph, 29, gelingt die Nachfolge und wird gewählter Präsident im Jahr 2006, in den ersten freien Wahlen seit der Unabhängigkeit im Jahr 1960. Heute ist auch er so umstritten wie alle seine Vorgänger, und aus ähnlichen Gründen.
© 2017 AFP

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