Les membres du groupe de rock Jano

Ethno-Rock aus Äthiopien: die Band Jano

Jano: à la croisée du rock et des sons abyssiniens
TOP-PHOTO afp.com by Zacharias Abubeker: Die Mitglieder der Rockband Jano während einer Probe in Addis Abeba, Äthiopien
Les membres du groupe de rock Jano lors d’une répétition, le 16 février 2017 à Addis Abeba, en Ethiopie

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1. Die Äthiopier von Jano an der Kreuzung von Rock und abessinischen Klängen LESEN
2017.09.04 11:00 – Von Chris STEIN – AFP
Unten im Saal schaukeln Tausende von jungen Äthiopier auf Gitarrenriffs wie von Aerosmith oder Guns N ‘Roses aggressiv den Kopf vor und zurück. Die Show ist fast unpassend in diesem Raum in Addis Abeba, der die gemütliche Atmosphäre des Jazz gewöhnt ist.
Texte in Amharisch, die Hauptsprache Äthiopiens. Und dann kommen Schreie den Rhythmus von Schlagzeuger und Bassisten überlappen, während der Keyboarder Masinko-Töne wiedergibt, ein traditionelles Instrument ähnlich einer einzelnen Saite der Violine.
„Wir versuchen, etwas ganz, ganz anderes zu tun“, sagt Hailu Amerga, einer der vier Sänger der Gruppe Jano, benannt nach einem Stück von traditionellem, hauptsächlich weißem Tuch, das oft als Schal oder als Kleid verwendet wird. „Der Rock kommt von weit weg, er ist nicht unsere Tradition.“
Durch die Fusion von Rock und traditioneller Musik, die sich durch ihre Pentatonik und Instrumente auszeichnet, stelt diese Gruppe aus acht Mitgliedern in der äthiopischen Musiklandschaft Außerirdisches dar.
Denn die lokalen Künstler bevorzugen Pop, Reggae, Jazz und traditionelle Musik. Gespielt bei Konzerten oder von den Lautsprechern ausgehustet, interpunktiert diese Musik die Nächte von Addis Abeba. Die äthiopische Jugend tanzt auch gerne zu Hip-Hop aus Westafrika.
Das bekannteste äthiopische Musikgenre außerhalb der Grenzen des Landes ist Ethio-Jazz, ein von lokalen Jazz-Musiker entwickelter einzigartiger Stil, der Musikern wie Mulatu Astatke und Mahmoud Ahmed weltweite Anerkennung gab.
Diese Tradition des äthiopischen Jazz hat ihre Wurzeln in einer Bewegung in den 1920er Jahren ausgehend von einer armenischen Blaskapelle(Messing und Schlagzeug), die der äthiopische Kaiser Haile Selassie, der einen ihrer Auftritte in Jerusalem besucht hatte, eingeladen hatte.
Die Musikszene hatte später eine schwierige Zeit erlebt während der 17 Jahre des militärisch- marxistischen Regimes von Oberst Mengistu. Viele Künstler wurden verbannt, abgeschoben von der strengen Kontrolle einer musikalischen Produktion, die der Autokrat vor allem patriotisch haben wollte. Dem Sturz des Regimes im Jahr 1991 folgte eine Wiederbelebung der äthiopischen Musik.
Aber vor Jano hatte der Rock noch nie einen Durchbruch in Äthiopien.
– ‚Sind die unter Drogen?‘ –
„Als wir uns das erste Mal trafen, hatten wir nicht die Absicht, eine Rockband zu starten“, gesteht Dibekulu Tafesse, ein anderer Sänger der Gruppe, die im Jahr 2011 von einem Manager und Konzertveranstalter gegründet worden war, der seitdem das Boot verlassen hat .
„Anfangs hatten wir Angst, den Rock einzuführen.“ Es war „Inspiration“, die diesen Stil diktiert hat, sagt er.
Bill Laswell, ein amerikanischer Bassist und Produzent, der auf dem ersten Album Jano arbeitete, erinnert sich auch an seine Zweifel und die des Teams. „Ich dachte, dass der Rock ein wenig riskant für ein älteres Publikum sein würde, aber dass die Jugend bereit wäre für das, was wir taten.“
Nach zwei Jahren der Proben begann Jano aufzutreten: da wurde die Öffentlichkeit dann durch den unkonventionellen Stil der Gruppe überrascht.
„Im Allgemeinen treten in unserem Land die meisten Gruppen auf, ohne sich zu bewegen, sie bleiben aufrecht“, sagt Dibekulu Tafesse und stellt den Kontrast mit den Performances voller Energie und Tanz fest, die das Markenzeichen von Jano auf der Bühne wurden.
„Manche Leute waren gestört, weil das nicht unsere Kultur ist“, sagt er. „Die Leute denken oft, dass wir manchmal Drogen nehmen, während dies absolut nicht der Fall ist.“
– Experimente –
Aber wenn Jano stolz seine Einzigartigkeit behauptet, verweist man auch gerne auf seine abessinischen Wurzeln. „Die Melodien kommen von hier, wie die musikalischen Arrangements. Alles kommt von hier“, meint Haleluya Tekletsadik, ein anderer Sänger.

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Der Anstieg von Jano zeigt perfekt die laufende Diversifizierungswelle auf der äthiopischen Szene, mit Gruppen, die nicht zögern, sich die Mischung von Genres anzueignen, meint Henock Temesgen, ein Bassist, der in mehreren äthiopischen Jazzbands gespielt hat.
„Viele Gruppen versuchen das Experimentieren, die äthiopische Musik mit anderen Elementen wie zum Beispiel Jazz zu mischen, und Jano ist nur ein Element in diesem Trend“, fügt er hinzu.
Jano wird in den kommenden Monaten ihr zweites Album veröffentlichen und macht viele Konzerte in Äthiopien und im Ausland, wo die Gruppe bei der äthiopischen Diaspora großen Erfolg geniesst. Man spreche aber nicht nur seine Landsleute an, sagt Dibekulu Tafesse. Belegt es mit dem letzten Konzert der Gruppe in New York: „Es gab Afroamerikaner, Latinos … jeder hat die Musik genossen“
© 2017 AFP.

2. VIDEO — PHOTOS WATCH

Dibekulu Tafesse, Sänger – chanteur du groupe de rock Jano

Micheal Hailu, musikalischer Leiter und Gitarrist – directeur musical et guitariste

1. Les Ethiopiens de Jano à la croisée du rock et des sons abyssiniens LIRE
09.04.2017 à 11:00 – Par Chris STEIN – AFP
Dans la fosse, plusieurs milliers de jeunes Ethiopiens balancent énergiquement la tête d’avant en arrière sur des riffs de guitare dignes d’Aerosmith ou Guns N’Roses. Le spectacle est presque incongru dans cette salle d’Addis Abeba habituée à l’ambiance feutrée des concerts de jazz.
Des textes en amharique, la principale langue d’Ethiopie, et des youyous viennent alors se superposer au rythme imprimé par le batteur et le bassiste alors que le claviériste reproduit des sons de masinko, un instrument traditionnel à corde unique similaire au violon.
“On essaye de faire quelque chose de très, très différent”, explique Hailu Amerga, un des quatre chanteurs et chanteuses du groupe Jano, du nom d’un morceau de tissu traditionnel aux dominantes de blanc souvent utilisé comme écharpe ou comme robe. “Le rock vient de très loin, ce n’est pas notre tradition”.
En fusionnant le rock et une musique traditionnelle reconnaissable à ses gammes pentatoniques et son instrumentation, ce groupe composé de huit membres fait figure d’extraterrestre dans le paysage musical éthiopien.
Car les artistes locaux préfèrent la pop, le reggae, le jazz ou la musique traditionnelle. Jouées lors de concerts ou crachées par des enceintes, ces musiques rythment les nuits d’Addis Abeba. La jeunesse éthiopienne aime aussi danser sur du hip-hop ouest-africain.
Le plus connu des genres musicaux éthiopiens en dehors des frontières du pays est l’éthio-jazz, style unique développé par les jazzmen locaux auquel des musiciens tels que Mulatu Astatke et Mahmoud Ahmed ont donné ses lettres de noblesse et une reconnaissance mondiale.
Cette tradition du jazz éthiopien trouve ses origines dans un mouvement lancé dans les années 20 par un brass band (cuivres et percussions) arménien invité en Ethiopie par l’empereur Haïlé Sélassié, qui avait assisté à une de leurs représentations à Jérusalem.
La scène musicale a connu une période difficile durant les 17 années de régime militaro-marxiste du colonel Mengistu. De nombreux artistes se sont exilés, rebutés par le strict contrôle d’une production musicale que l’autocrate souhaitait avant tout patriotique. La chute du régime en 1991 a été suivie d’une renaissance de la musique éthiopienne.
Mais avant Jano, le rock n’avait jamais percé en Ethiopie.
– ‘Sont-ils drogués ?’ –
“Lorsque nous nous sommes réunis la première fois, on n’avait pas prévu de fonder un groupe de rock”, reconnaît Dibekulu Tafesse, un autre vocaliste de ce groupe créé en 2011 par un manager et organisateur de concerts qui a depuis quitté le bateau.
“Au départ, on avait peur d’introduire (le rock)”. C’est “l’inspiration” qui a dicté ce style, raconte-t-il.
Bill Laswell, un bassiste et producteur américain ayant travaillé sur le premier album de Jano, se souvient lui aussi de ses doutes et de ceux de l’équipe. “Je pensais que le rock serait un peu risqué pour une audience plus âgée, mais que les jeunes seraient prêts pour ce que nous faisions”.
Après deux ans de répétitions, Jano a commencé à se produire: le public a alors été décontenancé par le style peu conventionnel du groupe.
“Généralement, dans notre pays, la plupart des groupes se produisent sans trop bouger, en restant debout”, explique Dibekulu Tafesse, notant le contraste avec les performances pleines d’énergie et de danse devenues la marque de fabrique de Jano sur scène.
“Certaines personnes étaient perturbées, car ce n’est pas notre culture”, poursuit-il. “Les gens pensent souvent que nous prenons parfois de la drogue, alors que ce n’est pas le cas”.
– Expérimentations –
Mais si Jano revendique fièrement sa singularité, cela n’empêche pas ce groupe de brandir tout aussi haut ses racines abyssiniennes. “Les mélodies viennent d’ici, tout comme les arrangements musicaux. Tout vient d’ici”, lance Haleluya Tekletsadik, une autre vocaliste.
L’ascension de Jano illustre à merveille la vague de diversification en cours sur la scène éthiopienne, avec des groupes qui n’hésitent pas à s’approprier le mélange des genres, soutient Henock Temesgen, un bassiste ayant joué pour plusieurs formations de jazz éthiopiennes.
“Beaucoup de groupes tentent des expérimentations en mélangeant la musique éthiopienne à d’autres éléments, comme le jazz, et Jano n’est qu’un +élément+ au sein de cette tendance”, ajoute-t-il.
Jano compte sortir son deuxième album dans les prochains mois et enchaîne les concerts en Ethiopie et à l’étranger, où le groupe rencontre un franc succès auprès de la diaspora éthiopienne.
Mais il ne séduit pas que ses compatriotes, souligne Dibekulu Tafesse. En atteste selon lui le dernier concert du groupe à New York: “Il y avait des Afro-américains, des Latinos… tout le monde savourait la musique”.
© 2017 AFP

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