Fatma Samoura, secrétaire générale de la Fifa

Frauenfußball: Interview mit FIFA-Vize Fatma Samoura

Football féminin: Entretien avec FIFA No2 Fatma Samoura
TOP PHOTO afp.com BY Anthony Devlin: Fatma Samoura,
secrétaire générale de la Fifa, le 26 septembre 2016 à Manchester

Fatma Samoura, No.2 und erste Frau in der Fifa: “Die gläserne Decke fällt”
18.00 2017.07.03 – Von Eric Bernaudeau – AFP
Die im Mai 2016 ernannte Senegalesin Fatma Samoura, No.2 und erste Frau der FIFA, sagte am Dienstag in einem Interview mit AFP, dass sie als Frau, Muslimin und Afrikanerin in einem sehr männlichen und traditionstreuen kleinen Universum “die gläserne Decke zum Fallen gebracht” habe…..
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Fatma Samoura, première femme N.2 de la Fifa: “Le plafond de verre tombe”
07.03.2017 à 18:00 – Par Eric BERNAUDEAU – AFP
Nommée en mai dernier, la Sénégalaise Fatma Samoura, première femme N.2 de la Fifa, estime mardi dans un entretien à l’AFP qu’en tant que femme, musulmane et africaine, dans un univers très masculin et peu prompt “à bousculer les traditions”, elle a fait tomber “le plafond de verre”.

Pour l’ex-diplomate aux Nations Unies, le football féminin, jusqu’alors le “parent pauvre” de ce sport prend “un essor irréversible”, souligne-t-elle, à la veille de la 40e journée internationale des droits des femmes.
Question: Première femme secrétaire générale de la Fifa, vous venez d’un monde extérieur au football. Avez-vous l’impression d’avoir fait tomber des barrières ?
Réponse: “Bien entendu. La Fifa existe depuis 1904 et c’est donc 112 ans après sa création qu’une femme non européenne, musulmane, occupe cette fonction. Effectivement, c’est un petit peu le plafond de verre qui tombe. Pour moi, c’est aussi une opportunité de montrer au reste du monde que le football est en train de s’ouvrir et que la diversité est quelque chose qu’on peut appliquer au niveau du football, y compris dans son instance la plus élevée”.
Q : Le football est un monde très masculin. Rencontrez-vous des obstacles au quotidien en tant que femme ?
R: “Je rencontre des obstacles mais pas parce que je suis une femme, plutôt parce que c’était un monde fermé, où les gens n’avaient pas l’habitude de bousculer les traditions. Mais au niveau de l’accueil lui même, je n’ai pas trouvé que je n’étais pas à ma place. Les gens me parlent avec beaucoup de respect et de considération, ils connaissent mon passé aux Nations Unies. Il y a aussi beaucoup de thèmes dans le football qui me sont très familiers, puisque parler de diversité, d’inclusion, de la défense des droits de l’Homme, c’est quelque chose que je faisais au quotidien et des thèmes sur lesquels j’ai travaillé pendant 20 ans. Effectivement, il y a encore beaucoup de stéréotypes dans le monde du foot, comme parfois dans la politique. On a besoin de beaucoup plus d’exemples comme le mien, j’espère que mon passage à la Fifa va en inspirer d’autres pour avoir beaucoup plus de femmes dans les instances du sport”.
Q: Le programme électoral de Gianni Infantino, élu président de la Fifa en février 2016, faisait une grande place au développement du foot féminin. Dans les faits, ne serait-ce que dans le recrutement à la Fifa, que s’est-il passé, à part votre arrivée ?
R: “Je me suis prononcée pour l’égalité des chances dans le recrutement et la promotion des candidates féminines. Aujourd’hui, au niveau des postes juniors et des cadres de la Fifa, nous avons plus de femmes que d’hommes (61%) mais lorsque nous montons dans la hiérarchie au niveau des cadres supérieurs, nous sommes à 42% de femmes. L’idéal serait qu’au terme du magistère de M. Infantino en 2019, on ait 50% de femmes qui occupent des postes de responsabilité. Nous avons créé une division dédiée à 100% au foot féminin, nous avons aussi une femme à la tête de la division chargée des relations avec les fédérations (la Britannique Joyce Cooke, ndlr) et au niveau du Conseil de la Fifa, nous sommes trois femmes, alors qu’il y en avait zéro encore récemment. Cela montre que le président Infantino n’a pas tenu seulement des promesses électorales, mais qu’il croit aussi dans la possibilité de changer la société à travers une plus grande implication des femmes dans la gestion de l’instance qu’il dirige”.
Q: Le versement des aides aux fédérations est même soumis à des critères liés au développement du foot féminin ?
R: “Il y a dix critères pour pouvoir bénéficier des aides dans le cadre du programme “forward”, sur lequel le président Infantino a été élu. L’aide versée aux fédérations est passée de 400.000 dollars (378.000 euros) par an à 1,250 M usd (1,181 million d’euros). Pour que les Fédérations puissent accéder à ces fonds, elles doivent avoir une division qui fait la promotion du foot féminin. C’est un impératif pour les 211 fédérations membres. Notre objectif, c’est d’avoir 60 millions de femmes dument enregistrées et qui jouent au foot d’ici 2026, il nous reste moins de dix ans. C’est seulement à travers les fédérations membres que nous atteindrons cet objectif”.
– “Il faut que les moyens suivent” –
Q: Les coupes du monde féminines sont un succès, mais au-delà des Mondiaux, le soufflet retombe parfois car dans beaucoup de pays il n’y a pas de championnats féminins…
R: “D’où l’idée de continuer à beaucoup investir dans le foot pour les équipes de moins de 15, 17 et 20 ans et de continuer à soutenir les confédérations pour les tournois dans leur région. Je n’ai pas eu la chance d’assister à la dernière Coupe d’Afrique des nations féminines (en novembre-décembre 2016 au Cameroun, ndlr), mais cela a été quelque chose d’extraordinaire. Normalement en Afrique, quand les femmes jouent, à part pour une finale, il n’y a même pas 2.000 supporteurs qui viennent. Là, à chaque match, on avait un minium de 13.000 personnes. Cela montre que le football féminin, qui était le parent pauvre du foot, est en train de prendre une autre dimension et son essor est à mon avis irréversible. L’essentiel est maintenant d’investir sur la visibilité et d’attirer des sponsors pour en faire un sport financièrement autonome. Aujourd’hui, c’est la Coupe du monde des hommes qui finance tous les autres tournois, et c’est inacceptable qu’au 21e siècle, avec 50% de la population composée de femmes, on soit entièrement dépendant d’un seul tournoi pour pouvoir financer les activités féminines”.
Q: Vous dites en somme que la femme est l’avenir du foot, est-ce juste un slogan ou y croyez-vous vraiment ?
R: “J’y crois dur comme fer, quand je vois le niveau d’enthousiasme suscité par la Coupe du monde féminine (au Canada en 2015, ndlr) et l’engouement dans la préparation au jour le jour de la Coupe du monde en France en 2019, qui se passera notamment dans la ville où j’ai étudié, à Lyon, je dis bravo, maintenant il faut juste que les moyens suivent”.
© 2017 AFP

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Fatma Samoura, No.2 und erste Frau in der Fifa: “Die gläserne Decke fällt”
18.00 2017.07.03 – Von Eric Bernaudeau – AFP
Die im Mai 2016 ernannte Senegalesin Fatma Samoura, No.2 und erste Frau der FIFA, sagte am Dienstag in einem Interview mit AFP, dass sie als Frau, Muslimin und Afrikanerin in einem sehr männlichen und traditionstreuen kleinen Universum “die gläserne Decke zum Fallen gebracht” habe.
Für diese ehemalige Diplomatin der Vereinten Nationen nimmt der Frauenfußball, bislang die “arme Verwandte” des Sports, eine “irreversible Entwicklung”, sagt sie am Vorabend des 40. Internationalen Tages der Frauenrechte .
Frage: Erste weibliche Generalsekretärin der FIFA, aber Sie kommen aus einer Welt außerhalb des Fußballs. Fühlen Sie, dass Sie Barrieren gebrochen haben?
Antwort: “Natürlich gibt es die FIFA seit 1904 und es ist 112 Jahre nach ihrer Gründung, dass eine nicht-europäische Frau und Muslimin diese Funktion übernimmt. Ja, das ist ein wenig die fallende gläserne Decke … für mich ist auch eine Gelegenheit, der Welt zu zeigen, dass der Fußball sich öffnet, und dass Vielfalt etwas ist, das auch auf der Ebene des Fußballs angewendet werden kann, einschließlich seiner höchsten Instanz”.
F: Fußball ist eine sehr männliche Welt. Sind Sie als Frau Hindernissen im Alltag begegnet?
A: “Ich treffe auf Hindernisse, aber nicht, weil ich eine Frau bin, eher weil es eine geschlossene Welt war, wo die Menschen nicht die Gewohnheit haben, ihre Traditionen zu verändern. Doch beim Empfang selbst habe ich nicht gefunden, dass ich nicht an meinem Platz wäre. Die Leute sprechen über mich mit großem Respekt und Rücksichtnahme, sie kennen meine Vergangenheit bei den Vereinten Nationen. Es gibt auch viele Probleme im Fußball, die mir sehr vertraut sind: Vielfalt, Integration, Verteidigung der Menschenrechte. Darüber sprechen, das ist etwas, was ich jeden Tag gemacht hatte und es sind die Themen, zu denen ich seit 20 Jahren gearbeitet habe. In der Tat, es gibt noch viele Klischees in der Welt des Fußballs, wie manchmal in der Politik. Wir brauchen viele weitere Beispiele wie meines, ich hoffe, dass mein Besuch bei der FIFA andere inspirieren wird und viel mehr Frauen in Gremien des Sports kommen.”
F: Das Wahlprogramm von Gianni Infantino, Präsident der FIFA seit Februar 2016, gab der Entwicklung des Frauenfußballs viel Raum. Was ist, und sei es nur bei den Jobs in der FIFA, abgesehen von Ihrer Ankunft passiert?
A : “Ich habe mich für Chancengleichheit bei der Einstellung und Förderung von weiblichen Kandidaten ausgesprochen. Heute haben wir bei Junior-Level-Positionen und Verwaltungskräften der FIFA mehr Frauen als Männer (61 %), aber wenn wir in der Hierarchieebene zu Führungskräften blicken, sind es 42% Frauen. Das Ideal wäre, das wir am Ende der Amtszeit von Infantino im Jahr 2019 50% Frauen in Positionen von Verantwortung haben. Wir haben eine Abteilung gegründet, die zu 100% dem Frauenfußball gewidmet ist, wir haben auch eine Frau als Leiterin der Abteilung für die Beziehungen zu den Verbänden (die Kolumbianerin Joyce Cooke, Anmerkung der Redaktion) und im Rat der FIFA sind wir drei Frauen, während es bis vor kurzem Null waren. Dies zeigt, dass Präsident Infantino nicht nur Wahlversprechen gehalten hat, aber er glaubt auch an die Möglichkeit der Gesellschaftsveränderung durch mehr Beteiligung von Frauen in der Verwaltung seines Verbandes. ”
F: Ist die Zahlung von Beihilfen an Verbände auch an Kriterien für die Entwicklung des Frauenfußballs gebunden?

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A: “Es gibt zehn Kriterien für die Hilfen im Rahmen des Programms “forward “, auf dem der Präsident Infantino gewählt worden war. Die an die nationalen Verbände gezahlten Beihilfen stiegen von 400.000 Dollar (378.000 €) pro Jahr auf 1.250 Mio USD (1.181.000 €). Damit die Verbände auf diese Mittel zugreifen können, müssen sie eine Abteilung haben, die Frauenfußball fördert. Das ist ein Imperatif für die 211 Mitgliedsverbände. Unser Ziel ist es, bis 2026 60 Millionen Frauen, die Fußball spielen, ordnungsgemäß registriert zu haben, und dafür haben wir weniger als zehn Jahre. Nur durch die Mitgliedsverbände können wir dieses Ziel erreichen. ”
– “Die Mittel müssen folgen” –
F: Frauen-Weltmeisterschaften sind ein Erfolg, aber jenseits der WM wird der Atem manchmal kurz, weil es in vielen Ländern keine Frauenmeisterschaften gibt …
A: “Daher die Idee, weiterhin stark in die Teams unter 15, 17 und 20 Jahren im Fußball zu investieren, und weiterhin die Konföderationen für die Turniere in ihrem Bereich zu unterstützen, Ich hatte nicht das Glück, den letzten afrikanischen Nationen-Pokal der Frauen (im November-Dezember 2016 in Kamerun, ed) zu besuchen, aber das war etwas ganz Besonderes. In der Regel gibt es in Afrika, wenn die Frauen spielen, außer bei Finalen nicht einmal 2000 Fans im Stadion. Dort hatte jedes Spiel ein Minium von 13.000 Menschen. Dies zeigt, dass der Frauenfussball die arme Verwandte des Fußballs war aber dabei ist, eine andere Dimension zu nehmen. Und seine Entwicklung ist meiner Meinung nach unumkehrbar. Der Schlüssel ist nun, in eine größere Transparenz zu investieren und Sponsoren anzuziehen, um einen sich selbst erhaltenden Sport daraus zu machen. Heute ist es die Männer-WM, die alle anderen Turniere finanziert, und es ist nicht hinnehmbar, dass man im 21. Jahrhundert mit 50% der Bevölkerung von Frauen völlig abhängig von einem einzigen Turnier ist, um Frauenaktivitäten zu finanzieren.”
Frage: Sie sagen insgesamt, dass die Frau die Zukunft des Fußballs ist. Ist das nur ein Slogan oder glauben das Sie wirklich?
Antwort: “Ich glaube fest wie Eisen daran. Wenn ich das Niveau der Begeisterung für den Welt-Frauen-Cup (Kanada im Jahr 2015, ed) sehe und die täglichen Vorbereitungen für die Weltmeisterschaft in Frankreich in 2019, welche insbesondere in der Stadt stattfinden wird, wo ich studierte, in Lyon, dann sage ich Bravo, jetzt müssen nur noch die Mittel folgen”.
© 2017 AFP

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