l'île Kunta Kinté

Gambia: Insel des Sklavenhandels Kunta Kinté – Weltkulturerbe?

Gambie: Kunta Kinté, île mémoire de l’esclavage?
ALL PHOTOS afp.com by Seyllou – ON TOP: Antike Kanonen, Insel Kunta Kinte auf dem Gambia- Fluss
D’antiques canons de l’île Kunta Kinté située sur le fleuve Gambie, le 8 avril 2017

In Gambia, die Unmöglichkeit einer Insel der Erinnerung an die Sklaverei
11.00 Uhr 21/04/2017 – Von Jennifer O’MAHONY – AFP
Die vier Silben seines Namens sind in Gambia omnipräsent, Schiffe tragen ihn wie Bars: Kunta Kinte, der rebellische Sklave, dessen Odyssee auf der ganzen Welt durch einen Bestseller und eine TV-Serie bekannt wurde.
Aber in dem Land, dem er von Sklavenhändlern im achtzehnten Jahrhundert für eine Reise ohne Rückkehr zu den britischen Kolonien in Nordamerika entrissen worden war, sind die Spuren der Erinnerung an dieses Symbol des atlantischen Sklavenhandels heute durch Küstenerosion und Vernachlässigung gefährdet……

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En Gambie, l’impossibilité d’une île mémoire de l’esclavage
21.04.2017 à 11:00 – Par Jennifer O’MAHONY – AFP
Les quatre syllabes de son nom sont omniprésentes en Gambie, de la coque des navires à l’enseigne des bars: Kunta Kinté, l’esclave rebelle dont l’odyssée est connue dans le monde entier grâce à un best-seller et une série télévisée.

Ponton zur Insel Kunta Kinte

Mais, dans le pays d’où il a été arraché par des négriers au XVIIIe siècle pour un voyage sans retour vers les colonies britanniques d’Amérique du Nord, les traces de la mémoire de ce symbole de la traite atlantique sont aujourd’hui menacées par l’érosion côtière et la négligence.
L’île James porte aujourd’hui son nom: Kunta Kinté y connut à 17 ans le cachot et les fers, avant une effroyable traversée enchaîné à fond de cale, selon le récit de l’écrivain afro-américain Alex Haley “Racines”, à l’origine d’une série télévisée au succès planétaire dans les années 1970 puis d’un “remake” diffusé depuis 2016.
“C’est très important parce que nous avons besoin de connaître notre histoire”, estime Lamin Jammeh, 17 ans, venu avec un groupe d’élèves visiter pour la première fois l’île située sur le fleuve Gambie, à une trentaine de kilomètres à l’est de son embouchure. “C’est la seule façon de comprendre et de réaliser notre potentiel.”
Des arbres desséchés et des ruines de structures en brique jonchent le site par lequel de nombreux captifs africains ont transité avant d’être embarqués vers le Nouveau Monde. Mais des sections entières des quartiers des esclaves ont été emportées par les flots salés et les vents puissants.
En 2003, l’île a été inscrite par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité, avec un ensemble de sites associés, en tant que “lieu de mémoire exceptionnel de cette période douloureuse mais essentielle, de l’histoire”.
– Récupération politique –
L’île James fut achetée en 1456 aux chefs locaux par les Portugais, qui y construisirent le premier fort après avoir participé pendant plus de trois siècles à la traite. Elle servit de prison pour les esclavagistes impénitents après l’abolition de cette pratique par la Grande-Bretagne en 1807.
“Des mesures régulières de maintenance, de suivi et de conservation sont nécessaires pour que ces ruines aient des chances de survivre et de résister aux assauts de la nature”, prévient l’Unesco, dont une équipe est attendue pour une mission d’évaluation dans les prochains mois.
Il suffit de consulter des cartes anciennes pour constater à quel point l’île, passée aux mains des Portugais, des Néerlandais, des Français et des Anglais, a diminué en taille au fil du temps: sa superficie équivaut actuellement à un sixième de celle d’origine, selon des estimations.
Pour enrayer cette inexorable dégradation, Hassoum Ceesay, historien et responsable du Centre national des Arts et de la Culture, veut croire à un changement avec le nouveau président, Adama Barrow. Celui-ci a pris ses fonctions en janvier après six semaines d’une crise post-électorale provoquée par le refus de son prédécesseur Yahya Jammeh de céder le pouvoir.
“Nous espérons qu’avec le nouveau gouvernement, une plus grande attention sera accordée” au site, confie M. Ceesay.
Après l’accession au pouvoir de Yahya Jammeh, le ministère du Tourisme et de la Culture a pourtant lancé en 1996 un “Festival international Roots” (Racines en anglais), comparable à une “semaine du patrimoine”: cet événement qui se tient tous les deux ans vise à attirer des visiteurs d’origine africaine, notamment des Amériques.
C’est en outre l’ex-président qui, en 2011, avait officiellement renommé l’île James en hommage à Kunta Kinté.
Mais le régime tentait surtout de récupérer ce travail de mémoire à son profit, imposant ainsi dans le programme du circuit une étape à Kanilai, le village natal de M. Jammeh, déplore M. Ceesay.
“Il y a eu beaucoup de pressions, venant particulièrement de l’ancien président, pour manipuler l’histoire de l’île. Nous avons résisté et cette résistance nous a valu une réduction du soutien du gouvernement”, affirme-t-il.
– Huitième génération –
Selon l’historien, au-delà des problèmes propres à l’île, c’est l’ensemble des sites inscrits avec elle au Patrimoine mondial qui doivent être revalorisés.
Pour attirer des financements, il préconise d’investir dans la formation de guides, la construction d’un centre spécialisé, des circuits plus spécialisés, et l’organisation de croisières de plaisance sur le fleuve.
Malgré les menaces qui pèsent sur l’existence même de l’île – et les doutes sur l’authenticité du récit d’Alex Haley, qui était en quête de ses propres origines – la mémoire de Kinta Kunté reste bien vivace en Gambie.
Dans le village de Juffureh, lieu de naissance présumé de Kunta Kinté, Mariama Fofana, affirme être l’une de ses descendantes (8e génération) et juge assurée la postérité de cet ancêtre glorieux. “Les jeunes Gambiens sont ravis d’être associés à Kunta Kinté parce qu’ils voient en lui un modèle et quelqu’un qui croyait aux valeurs pour lesquelles il se battait”, dit-elle.
A travers le monde aussi, c’est l’image de l’esclave refusant le nom donné par ses maîtres et amputé d’un pied après plusieurs tentatives d’évasion, véhiculée par le livre et la série, qui a donné à sa renommée un écho universel.
En témoignent notamment les multiples références au personnage, incarnation d’une volonté indomptable, dans le rap, des groupes français Ministère Amer ou IAM dans les années 1990, à la star américaine Kendrick Lamar en 2015.
© 2017 AFP

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James Island wurde im Jahr 1456 von lokalen Führern von den Portugiseen gekauft, die die erste Burg bauten nach mehr als drei Jahrhunderten Teilnahme am Sklavenhandel

Insel Kunta Kinte: welke Bäume und Ziegelbauten-Ruinen – die Stelle, über die viele afrikanische Gefangene transportiert wurden, bevor sie in die Neuen Welt verschifft wurden

In Gambia, die Unmöglichkeit einer Insel der Erinnerung an die Sklaverei
11.00 Uhr 21/04/2017 – Von Jennifer O’MAHONY – AFP
Die vier Silben seines Namens sind in Gambia omnipräsent, Schiffe tragen ihn wie Bars: Kunta Kinte, der rebellische Sklave, dessen Odyssee auf der ganzen Welt durch einen Bestseller und eine TV-Serie bekannt wurde.
Aber in dem Land, dem er von Sklavenhändlern im achtzehnten Jahrhundert für eine Reise ohne Rückkehr zu den britischen Kolonien in Nordamerika entrissen worden war, sind die Spuren der Erinnerung an dieses Symbol des atlantischen Sklavenhandels heute durch Küstenerosion und Vernachlässigung gefährdet.
James Island trägt jetzt seinen Namen: Kunta Kinte erlebte dort 17 Jahre Kerker und Eisen, vor einer schrecklichen Kreuzfahrt im Unterdeck angekettet, nach der Erzählung „Roots“ des afroamerikanischen Schriftstellers Alex Haley, Stoff einer Fernsehserie mit weltweitem Erfolg in den 1970er Jahren und eines seit 2016 ausgestrahlten „Remakes“.
„Das ist sehr wichtig, weil wir unsere Geschichte kennen müssen“, sagt Lamin Jammeh, 17, mit einer Gruppe von Schülern zum ersten Mal der Insel auf dem Gambia-Fluss, etwa dreißig Kilometer östlich von seiner Mündung. „Das ist der einzige Weg, zu verstehen und unser Potenzial zu realisieren.“
Verdorrte Bäume und Ziegelbauten-Ruinen – die Stelle, über die viele afrikanische Gefangene transportiert wurden, bevor sie in die Neuen Welt verschifft wurden. Aber ganze Abschnitte der Sklavenquartiere wurden von den salzigen Wellen und starken Winden weggefegt.
Im Jahr 2003 wurde die Insel mit einer Reihe von verknüpften Orten von der UNESCO zum Weltkulturerbe erklärt, als „außergewöhnlicher Ort der Erinnerung an diese schmerzhafte, aber entscheidende Phase der Geschichte“.
– Politische Vereinnahmung –
James Island wurde im Jahr 1456 von lokalen Führern von den Portugiseen gekauft, die die erste Burg bauten nach mehr als drei Jahrhunderten Teilnahme am Sklavenhandel. Sie diente nach der Abschaffung der Praxis in Großbritannien im Jahr 1807 als Gefängnis für die reuelosen Sklavenjäger.
„Regelmäßige Wartung, Überwachung und Erhaltung sind notwendig für diese Ruinen, um eine Chance haben, zu überleben und den Angriffen der Natur widerstehen“, warnt die Unesco, deren Team in den kommenden Monaten in einer Bewertungsmission erwartet wird.
Es reicht also, alte Karten zu überprüfen, um zu sehen, wie die Insel, die in den Hände der Portugiesen, der Niederländer, der Franzosen und der Engländer gewesen war, sich in der Größe im Laufe der Zeit verringerte: ihre derzeitige Fläche entspricht einem Sechstel der ursprünglichen, laut Schätzungen.
Um diesen unerbittlichen Abbau zu stoppen, will Hassoum Ceesay, Historiker und Leiter des Nationalen Zentrums für Kunst und Kultur, mit dem neuen Präsidenten, Adama Barrow, an eine Veränderung glauben. Letzterer trat sein Amt im Januar an nach sechs Wochen Krise durch die Weigerung seines Vorgängers Yahya Jammeh, die Macht abzutreten.
„Wir hoffen, dass mit der neuen Regierung mehr Aufmerksamkeit kommt“ für den Ort, sagt Mr. Ceesay.
Nach dem Machtantritt von Yahya Jammeh hatte das Ministerium für Tourismus und Kultur noch im Jahr 1996 eine „International Festival Roots“ gestartet, vergleichbar mit einer „Woche des Erbes“: Dieses Ereignis (alle 2 Jahre) soll aus Afrika abstammende Besucher gewinnen, vor allem aus Nord- und Südamerika.
Übrigens war es auch der ehemalige Präsident, der im Jahr 2011 offiziell James Island zu Ehren Kunta Kintes umbenannte.
Aber das Regime versuchte vor allem, seine Erinnerungsarbeit politisch zu instrumentalisieren, im Besuchsprogramm war auch eine Fahrt nach Kanilai, dem Geburtsort von M. Jammeh, klagt M. Ceesay.

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„Es gab eine Menge Druck, vor allem vom ehemaligen Präsidenten, die Geschichte der Insel zu manipulieren. Wir widerstanden und der Widerstand hat uns eine Reduzierung der staatlichen Unterstützung eingebracht“, sagt er.
– Achte Generation –
Laut dem Historiker sind es über die spezifischen Probleme der Insel hinaus alle mit ihr zum Weltkulturerbe registrierten Orte, die recycelt werden müssen.
Um Finanzierung zu gewinnen, empfiehlt er, in die Ausbildung von Führern zu investieren, in den Bau eines spezialisierten Zentrums und in speziellere Touren, und in die Organisation von Freizeit-Fluss-Kreuzfahrten.
Trotz Gefahren für die Existenz der Insel – und Zweifeln an der Echtheit der Geschichte von Alex Haley, der auf der Suche nach seiner eigenen Herkunft war – bleibt die Erinnerung an Kinta Kunté in Gambia am Leben.
Im Dorf Juffureh, dem vermeintlichen Geburtsort Kunta Kintes, behauptet Mariama Fofana, eine seiner Nachkommen (8. Generation) zu sein und sieht die Nachwelt dieses glorreichen Vorfahren gewährleistet. „Junge Gambier sind begeistert, mit Kunta Kinte in Verbindung zu sein, weil sie ihn als Vorbild und jemanden sehen, der an die Werte glaubte, für die er gekämpft hatte“, sagte sie.
Auch überall sonst auf der Welt ist es das Bild des Sklaven, der den ihm von seinen Herren gegebenen Namen verweigerte und nach mehreren Fluchtversuchen einen Fuß verlor, jenes Bild, das durch das Buch und die TV-Serie verbreitet wurde, das seinem Ruhm ein universelles Echo gab.
Das belegen insbesondere die zahlreichen Verweise auf ihn als Ausdruck eines unbeugsamen Willen, im Rap, von den französischen Gruppen Ministère Amer oder AMI in den 1990er Jahren bis zum amerikanischen Star Kendrick Lamar im Jahr 2015
© 2017 AFP

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