Gambia will besseres als Sextourismus

La Gambie cherche mieux que le tourisme sexuel

Gambia will die Seite des Sextourismus wenden
24.05.2017 um 08:00 Uhr – Von Jennifer O’MAHONY und Emil TOURAY – AFP
Bekannt im Ausland durch das Bild junger afrikanischer Männer, die an idyllischen Stränden sehr viel ältere Europäerinnen ihre Muskeln bewundern lassen, träumt Gambia davon, seinen Ruf als Ziel für Sextourismus zu ändern und das Angebot zu diversifizieren……
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La Gambie veut tourner la page du tourisme sexuel
24.05.2017 à 08:00 – Par Jennifer O’MAHONY et Emil TOURAY – AFP 
Connue à l’étranger par l’image de jeunes hommes africains faisant admirer, sur des plages idylliques, leur musculature à des Européennes bien plus âgées, la Gambie rêve de transformer sa réputation de destination de tourisme sexuel, en diversifiant son offre.

Ein Paar am Strand von Kololi in Gambia – PHOTO afp.com by SEYLLOU
Un couple sur la plage de Kololi en Gambie, 9 avril 2017

Pour y parvenir, cette ancienne colonie britannique enclavée dans le Sénégal –à l’exception de sa façade côtière– devra miser sur la culture, l’écologie et de nouvelles infrastructures, et ne plus se contenter des séjours bon marché concentrés sur les plages proches de Banjul, la capitale, selon des experts.
Traditionnellement, la Gambie attire une clientèle essentiellement anglophone et venue du nord de l’Europe, comme des Néerlandais ou des Suédois dont les pays comptent d’importantes communautés gambiennes. Mais elle vise aussi les marchés russe et asiatique et veut davantage faire connaître son histoire coloniale et liée à la traite négrière.
Alors que le tourisme contribue déjà pour 20% au Produit intérieur brut (PIB) de la Gambie, le responsable national du secteur, Abdoulie Hydara, espère imiter d’autres pays africains qui ont su tirer parti de leur faune et de leur flore, comme le Kenya.
“Nous avons besoin de trouver de nouveaux produits tout en préservant et développant nos acquis”, affirme M. Hydara: le tourisme dans les parcs nationaux, “pour que les gens aillent dans l’arrière-pays voir les singes, la vie sauvage”, mais aussi les croisières de plaisance sur le fleuve Gambie.
– Chimpanzés –
Mais ce n’est pas le même prix. Un fossé sépare même les offres touristiques actuelles en Gambie des safaris animaliers dont rêve le pays pour diversifier son tourisme.
Les clients de Chris McIntyre, directeur général d’Expert Africa, un voyagiste britannique haut de gamme, déboursent ainsi en moyenne 6.500 euros par personne pour un safari au Kenya ou en Tanzanie. “Un bon niveau de service” est nécessaire pour de tels voyages.
Les chimpanzés sont susceptibles d’être suffisamment attractifs pour mettre en lumière tout le potentiel de la faune et de la nature en Gambie, estime M. McIntyre, en se référant à sa population de primates.
Mais le pays aura “besoin de très bons guides”, dit-il.
Changer la face du tourisme en Gambie nécessitera non seulement d’importants investissements dans les routes et l’hôtellerie, mais aussi dans la population, pour réorienter les travailleurs du sexe vers d’autres activités.
– Rabatteurs et souteneurs –
La nuit, dans la zone touristique de Senegambia, près de Banjul, des touristes, venus notamment de Grande-Bretagne, des Pays-Bas et des pays scandinaves, s’encanaillent dans des établissements aux lumières agressives.
Hommes, femmes et enfants leur vendent leurs charmes à des tarifs négociés par l’intermédiaire de “rabatteurs”, dont beaucoup sont eux aussi des travailleurs du sexe. D’autres sont des souteneurs.
Dans un bar enfumé, des couples mixtes avec une différence d’âge de 30 ou 40 ans boivent sans avoir grand-chose à se dire.
Pour Lamin Sady, 29 ans, qui vend des coquillages sur la plage pendant la saison touristique -de novembre à avril- et travaille sur un bateau de pêche le reste de l’année, l’incapacité à subvenir aux besoins d’une épouse gambienne pousse beaucoup de jeunes à coucher avec des Européennes.
Certains finissent même parfois par se marier avec elles.
“Ils n’ont pas de maison, ni de voiture”, explique Lamin Sady. Leurs compagnes européennes plus âgées “les assistent financièrement, leur donnent une voiture et les aident à aller en Europe”.
Pour Njundu Drammeh, responsable d’une ONG locale active dans la protection de l’enfance, les mineurs ne sont pas épargnés.
Souvent, leurs parents ferment les yeux sur la provenance de l’argent qu’ils rapportent des plages touristiques.
D’autres acceptent le “parrainage” des études de leur progéniture, moyennant d’éventuelles contreparties sexuelles.
“Ils voient parfois l’arrivée d’un touriste dans leur maison comme une aubaine, à la fois pour la famille et l’enfant”, affirme Njundu Drammeh.
– Climat d’impunité –
Malgré des cas présumés de pédophilie, aucun touriste n’a été poursuivi pour de tels faits en Gambie où aucune étude sérieuse n’a été menée sur le phénomène, ajoute-t-il.
Selon un membre de la police touristique se faisant appeler Lamin, ce problème est tristement familier. Avec les enfants, “il s’agit surtout de pornographie, ils (les touristes) prennent des photos” en toute impunité, dit-il.
Des mesures de prévention ont été prises dans l’industrie hôtelière et des jugements en comparution immédiate institués pour les affaires de moeurs impliquant des touristes, mais jusqu’à présent seuls des Gambiens ont été poursuivis.
Cette année, la saison touristique a été compromise par la crise politique née du refus de Yahya Jammeh, au pouvoir pendant plus de 22 ans, d’accepter sa défaite à l’élection présidentielle du 1er décembre. Au plus fort de la crise, en janvier, des milliers de touristes ont été évacués –avant que M. Jammeh ne finisse, à la suite de pressions militaires et diplomatiques, par consentir à partir en en exil.
A cause de ces turbulences politiques, l’objectif de 195.000 touristes risque de ne pas être atteint cette année, selon M. Hydara.
Un flux pourtant vital pour ce pays pauvre d’1,8 million d’habitants, qu’ils sont nombreux à essayer de fuir.
Dans le classement des migrants traversant la Méditerranée au péril de leur vie pour rejoindre l’Italie, les Gambiens occupent la triste première place par rapport à leur population, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
© 2017 AFP

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Gambia will die Seite des Sextourismus wenden
24.05.2017 um 08:00 Uhr – Von Jennifer O’MAHONY und Emil TOURAY – AFP
Bekannt im Ausland durch das Bild junger afrikanischer Männer, die an idyllischen Stränden sehr viel ältere Europäerinnen ihre Muskeln bewundern lassen, träumt Gambia davon, seinen Ruf als Ziel für Sextourismus zu ändern und das Angebot zu diversifizieren.
Um das zu erreichen, muss (laut Experten) diese ehemalige britische Enklave in Senegal –mit Ausnahme seiner Küste– sich auf Kultur, Ökologie und neue Infrastrukturen konzentrieren nund nicht stehen bleiben bei preisgünstigen Aufenthalten meist an Stränden in der Nähe von Banjul, der Hauptstadt.
Traditionell zieht Gambia eine hauptsächlich anglophone Kundschaft aus dem Norden Europas an, wie Holländer oder Schweden, deren Länder große gambische Gemeinden haben haben. Aber man zielt auch auf den russischen und den asiatischen Markt, und man möchte auch seine mit dem Sklavenhandel verbundene Kolonialgeschichte entdecken lassen.
Während der Tourismus bereits 20% zum Bruttoinlandsprodukt (BIP) von Gambia beiträgt, hofft der nationale Tourismuschef Abdoulie Hydara, andere afrikanische Länder zu imitieren, die Vorteile aus ihrer Fauna und Flora gezogen haben, wie beispielsweise Kenia.
„Wir müssen neue Produkte finden und unsere Errungenschaften gut erhalten und entwickeln“, sagte M. Hydara: Tourismus in Nationalparks, „damit die Gäste ins Hinterland gehen, um die Affen zu sehen, die Tierwelt“, aber auch Vergnügungsfahrten auf dem Fluss Gambia.
– Schimpansen –
Aber das hat nicht den gleiche Preis. Ein Graben trennt die aktuellen touristischen Angebote Gambias von den Traumsafaris, mit denen das Land seinen Tourismus diversifizieren möchte.
Die Kunden von Chris McIntyre, dem CEO von Expert Afrika, einem gehobenen britischen Reiseveranstalter, zahlen durchschnittlich 6.500 Euro pro Person für eine Safari in Kenia oder Tansania. „Ein guter Service“ ist für solche Reisen erforderlich.
Schimpansen sind wahrscheinlich attraktiv genug, um das volle Potenzial der Tierwelt und der Natur in Gambia ans Licht zu bringen, sagt McIntyre mit Bezug auf seine Primaten.
Aber das Land wird „sehr gute Führer brauchen“, sagte er.
Das Gesicht des Tourismus in Gambia ändern verlangt nicht nur große Investitionen in Straßen und Hotels, sondern auch in die Bevölkerung, um die Sexarbeiter auf andere Aktivitäten umzuleiten.
– Werber und Zuhälter –
In der Nacht, in der touristischen Zone von Senegambia in der Nähe von Banjul, strömen Touristen vor allem aus Großbritannien, den Niederlanden und den skandinavischen Ländern, in Etablissements mit aggressiven Lichtern.
Männer, Frauen und Kinder verkaufen ihre Reize zu Preisen, die von „Werbern“ ausgehandelt werden, von denen viele auch Sexarbeiter sind. Andere sind Zuhälter.

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…. für alt:


…. für alle:

…. für jung:

In einer verrauchten Bar trinken gemischte Paare mit einem Altersunterschied von 30 bis 40 Jahren, ohne sich viel zu sagen.
Für Lamin Sady, 29, der während der Saison -von November bis April – am Strand Muscheln verkauft und den Rest des Jahres auf einem Fischerboot arbeitet, treibt die Unfähigkeit der Männer, die materiellen Bedürfnisse der gambischen Frauen zu befriedigen, viele von ihnen dazu, mit den Europäerinnen zu schlafen.
Manche heiraten sie sogar am Ende.
„Sie haben kein Haus, kein Auto“, sagt Lamin Sady. Ihre älteren europäischen Begleiterinnen „unterstützen sie finanziell, geben ihnen ein Auto und helfen ihnen, nach Europa zu gehen.“
Für Njundu Drammeh, Leiter einer lokalen NGO für den den Schutz von Kindern, bleiben Minderjährige nicht verschont.
Oft ignorieren ihre Eltern die Quelle des Geldes, das sie von den touristischen Stränden mitbringen.
Andere akzeptieren „Patenschaften“ bei der Schulbildung für ihre Nachkommen – mit möglichen sexuellen Gegenleistungen.
„Sie sehen manchmal die Ankunft eines Touristen in ihrer Heimat als ein Segen, sowohl für die Familie und das Kind“, sagte Njundu Drammeh.
– Das Klima der Straflosigkeit –
Trotz Verdachts auf Kindesmissbrauch ist noch kein Tourist in Gambia für solche Taten verfolgt worden, wo zu diesem Phänomen auch noch keine ernsthaften Studien durchgeführt wurden, fügte er hinzu.
Laut einem Mitglied der touristischen Polizei namens Lamin ist dieses Problem leider auch alltäglich. Bei Kindern „geht es besonders um Pornografie, sie (Touristen) fotografieren sie“ ungestraft, sagte er.
Vorbeugende Maßnahmen wurden in der Hotellerie getroffen und Urteile in Sexfällen gesprochen, in die Touristen verwickelt waren, aber bisher wurden nur Gambier strafverfolgt.
Die diesjährige touristische Saison wird von der politischen Krise nach der Präsidentenwahl vom 1. Dezember geprägt. Auf dem Höhepunkt der Krise im Januar wurden Tausende von Touristen evakuiert.
Wegen dieser politischen Turbulenzen kann das Ziel von 195.000 Touristen in diesem Jahr nicht erreicht werden, nach M. Hydara.
Ein vitaler Geldzufluss in dem armen Lande mit 1,8 Millionen Einwohnern, von denen viele zu entkommen versuchen.
In der Rangliste der Migranten, die das Mittelmeer überqueren und ihr Leben riskieren, um Italien zu erreichen, belegen die Gambier relativ zu ihrer Bevölkerung den traurigen ersten Platz, nach der Internationalen Organisation für Migration (IOM).
© 2017 AFP

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