Des éléphants s'abreuvent à Voi, au Kenya

Kenia, Dürre, Tierschutz: Famoser Bauer rettet verdurstende Wildtiere

Sécheresse au Kenya, un fermier sauve les animaux assoiffés
PHOTOS afp.com by TONY KARUMBA: Elefanten trinken in Voi, Kenia
Des éléphants s’abreuvent à Voi, au Kenya, le 16 février 2017

In Kenia kämpft ein Bauer, um durstige Tiere zu retten
00.00 2017.05.03 – By Fran BLANDY – AFP
In einem Wildreservat im südlichen Kenia hat die heftige Sonne die Savanne verwelkt, Flüsse ausgetrocknet und Wasserlöcher in den staubige Erdlöcher verwandelt. In dieser Landschaft der Verwüstung versucht ein Bauer, die durstigen Herden zu retten. Seit sechs Monaten kommen Hunderte von Elefanten, Büffel und Zebras aus einem Wasserloch trinken, das von diesem Landwirt aufgefüllt wird, der jeden Tag 70 km mit einem blauen LKW fährt, um die kostbare Flüssigkeit zu transportieren…..
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Au Kenya, un fermier se bat pour secourir les animaux assoiffés
05.03.2017 à 12:00 – Par Fran BLANDY – AFP
Dans une réserve animalière du sud du Kenya, le soleil féroce a flétri la savane, asséché les rivières et transformé les trous d’eau en cuvettes de terre poussiéreuse. Dans ce paysage de désolation, un fermier s’efforce de secourir les troupeaux assoiffés. Depuis six mois, une centaine d’éléphants, buffles et zèbres vient s’abreuver à un trou d’eau alimenté par ce fermier qui, chaque jour, parcourt 70 km avec un camion bleu qu’il loue pour acheminer le précieux liquide.

Ein Bauer füllt seinen Wasserwagen für durstige Tiere einem Reservat im südlichen Kenia

Car en novembre, les pluies censées tomber tous les six mois, ne sont pas venues, pour la troisième fois de suite. Bouleversé par la vue d’animaux affaiblis près de trous vides, Patrick Mwalua a alors commencé à récolter des fonds pour fournir en eau la réserve des Taita Hills.
Cet agriculteur de 41 ans était hanté par le souvenir de la sécheresse de 2009, qui avait causé la mort de 40% des animaux dans le parc national voisin du Tsavo Ouest, selon le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw).
“C’était tellement triste. Je l’ai vu moi-même et ça m’avait beaucoup peiné. Je m’étais dit que ça ne devait jamais se reproduire”, déclare-t-il à l’AFP.
Au long de sa vie, Patrick Mwalua a vu le climat évoluer radicalement. La sécheresse a provoqué des pénuries chroniques d’eau et une hausse des incidents entre les humains et la faune sauvage.
Pour la majorité des habitants, qui tentent juste de survivre, les animaux sont d’abord une menace et un adversaire dans la lutte pour des terres et des ressources. Des éléphants assoiffés – un éléphant peut boire jusqu’à 190 litres à chaque fois qu’il s’abreuve – ont mené plusieurs raids meurtriers dans des villages ces derniers mois pour trouver de l’eau.
Patrick Mwalua, lui, considère comme crucial de protéger la faune sauvage. “Nous sommes la voix des animaux”, dit-il.
– Conflit entre humains et animaux –
Soutenu financièrement par des connaissances étrangères avec lesquelles il avait travaillé dans le passé, il a collecté des fonds pour financer le convoyage d’un camion d’eau. Il en coûte 237 euros par jour.
Au début, il versait l’eau directement dans les trous d’eau, mais il y avait une déperdition car le liquide s’infiltrait dans la terre. Il s’est donc tourné vers un réservoir au sol cimenté, près d’un lodge à touristes.
Ce lodge ne pouvait pas à lui seul abreuver suffisamment les animaux, car la sécheresse est “vraiment vigoureuse”, explique à l’AFP l’un des gérants, Alex Namunje. Le camion de Patrick Mwalua est une chance pour les animaux: “ils courent dès qu’ils le voient approcher, ils connaissent même les horaires”.
Le camion se gare au bord du réservoir et déverse ses 12.000 litres d’eau en une demi-heure. “Quand ils sont vraiment assoiffés, les animaux boivent même l’eau au fur et à mesure que le camion se vide”, souligne M. Namunje.
– Financement participatif –
Une amie américaine de Patrick Mwalua a récolté 190.000 euros sur la plateforme de financement participatif Go Fund Me, essentiellement ces deux dernières semaines, alors que l’histoire de ce fermier circule sur les réseaux sociaux.
“Je n’en suis pas revenu”, avoue Patrick, qui envisage maintenant d’acheter son propre camion et de creuser un puits dans le parc.
Son initiative a été imitée par une autre association.
Si les défenseurs de l’environnement applaudissent, ils soulignent aussi que le réchauffement climatique et les activités humaines ont tellement affecté les ressources en eau qu’il faudra bien plus que cela pour résoudre le problème.
“C’est une bonne initiative, mais combien de litres d’eau pouvons-nous emmener en camion dans le Tsavo? Combien de puits pouvez-vous creuser?”, s’interroge Jacob Kipongoso, directeur de la fondation Tsavo Heritage.
Il prédit que le conflit entre les humains et les animaux va empirer.
Preuve en est la présence mortelle des serpents qui, cherchant désespérément de l’eau et un endroit frais où s’abriter, se rapprochent de plus en plus des humains à mesure que la sécheresse et le changement climatique affectent leur habitat traditionnel.
Les femmes du village de M. Kipongoso voient chaque matin les traces de serpents sur le sable quand elles vont chercher l’eau, souligne-t-il.
– ‘Le Tsavo sera mort’ –
Et les morsures ont augmenté ces dernières années, au point que le Service kényan de la faune sauvage (KWS) tente d’amender une loi garantissant une compensation financière aux victimes, car celle-ci devient extrêmement coûteuse, représentant des millions d’euros par an.
La principale source en eau du Tsavo Ouest est le lac Jipe, à cheval sur la frontière avec la Tanzanie. Mais selon M. Kipongoso, son niveau a baissé de 10 mètres en dix ans.
“A ce rythme-là, ce sera un marécage dans quatre ou cinq ans, et dans 15 ans un cratère de poussière. Cela signifie que le Tsavo Ouest sera mort, fini”, estime-t-il.
Dans le parc voisin d’Amboseli, pendant la sécheresse de 2009, 14 éléphants avaient été tués par des braconniers et 99 étaient morts de soif, selon le KWS.
“Ce que cela signifie, c’est que nous devons cesser de nous concentrer sur le braconnage et commencer à faire face à la catastrophe imminente qu’est la mort d’éléphants et d’animaux par manque d’eau”, estime M. Kipongoso.
En attendant, Patrick continue à parcourir chaque jour ses 70 km en camion malgré des problèmes de rein qui lui imposent deux dialyses par semaine.
En cet après-midi, les nuages s’accumulent au-dessus de la savane, et quelques grains de pluie font leur apparition. Une ondée qui ne suffit pas à imprégner la terre.
Des semaines de précipitations sont nécessaires pour mettre fin à la sécheresse. La prochaine saison des pluies est prévue en mars, mais les météorologues sont pessimistes.
© 2017 AFP

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In Kenia kämpft ein Bauer, um durstige Tiere zu retten
00.00 2017.05.03 – By Fran BLANDY – AFP
In einem Wildreservat im südlichen Kenia hat die heftige Sonne die Savanne verwelkt, Flüsse ausgetrocknet und Wasserlöcher in den staubige Erdlöcher verwandelt. In dieser Landschaft der Verwüstung versucht ein Bauer, die durstigen Herden zu retten. Seit sechs Monaten kommen Hunderte von Elefanten, Büffel und Zebras aus einem Wasserloch trinken, das von diesem Landwirt aufgefüllt wird, der jeden Tag 70 km mit einem blauen LKW fährt, um die kostbare Flüssigkeit zu transportieren.
Im November kam die alle sechs Monate zu erwartende Regenzeit zum dritten Mal in Folge nicht. Verstört durch den Anblick von geschwächten Tieren vor leeren Wasserlöchern, begann Patrick Mwalua dann, Geld zu sammeln, um das Reservat Taita Hills mit Wasser zu beliefern.
Dieser 41-jährige Bauer wurde von der Erinnerung an die 2009er Dürre heimgesucht, die den Tod von 40% der Tiere im benachbarten Tsavo West Nationalpark verursachte, nach dem Internationalen Tierschutz-Fonds (Ifaw).
“Das war so traurig. Ich hatte es selbst gesehen, und es schmerzte mich sehr. Ich hatte mir gesagt, dass es nie wieder passieren sollte”, sagte er zu AFP.
Im Laufe seines Lebens sah Patrick Mwalua radikale Klima-Veränderung. Die Dürren hatten zu chronischen Wassermängeln und einer Zunahme der Vorfälle zwischen Mensch und Tier geführt.
Für die Mehrheit der Einwohner, die nur versuchen zu überleben, sind Tiere zunächst eine Bedrohung und ein Gegner im Kampf um Land und Ressourcen. Durstige Elefanten – ein Elefant kann jedes Mal bis zu 190 Liter trinken – führten in den letzten Monaten mehrere tödliche Angriffe in den Dörfern durch, um Wasser zu finden.
Patrick Mwalua hält den Schutz lebender Fauna für entscheidend. “Wir sind die Stimme der Tiere”, sagt er.
– Der Konflikt zwischen Mensch und Tier –
Finanziell gefördert von ausländischen Bekannten, mit denen er in der Vergangenheit gearbeitet hatte, hat er Mittel für den Einsatz eines Wasser-LKW gesammelt. Es kostet 237 € pro Tag.
Zuerst schüttete er Wasser direkt in die Wasserlöcher, aber es war ein Verlust, weil die Flüssigkeit in die Erde sickerte. So wandte er sich an einen Tank mit Zementboden, in der Nähe einer Touristen Lodge.
Diese Lodge konnte alleine nicht genug Tiere tränken, weil die Dürre “wirklich stark” ist, sagte einer der Manager, Alex Namunje. Der LKW von Mwalua Patrick ist eine Chance für die Tiere, “sie laufen, wenn sie ihn sich nähern sehen, sie kennen sogar den Stundenplan.”
Der LKW parkt am Rand des Tanks und entlädt seine 12.000 Liter Wasser in einer halben Stunde. “Wenn sie wirklich durstig sind, trinken die Tiere wie und wann der Wagen geleert wird”, sagte Herr Namunje.
– Eigenkapitalfinanzierung –
Eine amerikanische Freundin von Patrick Mwalua sammelte 190.000 € auf der Crowdfunding-Plattform Go Fund Me, im Wesentlichen in den letzten zwei Wochen, während die Geschichte des Bauern in sozialen Netzwerken zirkulierte.
“Ich kann es gar nicht fassen”, sagt Patrick, der jetzt plant, seinen eigenen LKW zu kaufen und einen Brunnen im Park zu graben.
Seine Initiative wurde von einem anderen Verein nachgeahmt.
Während Umweltschützer applaudieren, betonen sie auch, dass die globale Erwärmung und menschliche Aktivitäte so die Wasserressourcen betroffen haben und dass es mehr braucht, um das Problem zu lösen.
“Das ist eine gute Initiative, aber wie viele Liter Wasser fasst Ihr Truck in Tsavo? Wie viele Brunnen können Sie graben?”, fragt Jacob Kipongoso, Direktor der Stiftung Tsavo Heritage.
Er sagt voraus, dass der Konflikt zwischen Mensch und Tier sich verschlechtern wird.

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Ein Beweis dafür ist die Anwesenheit tödlicher Schlangen, die verzweifelt nach Wasser und einem kühlen Ort suchen. Die nähern sich den Menschen umso mehr, wie Dürre und Klimawandel ihren traditionellen Lebensraum beeinflussen.
Die Frauen des Dorfes von Herrn Kipongoso sehen jeden Morgen, wenn sie Wasser holen, Spuren von Schlangen im Sand, sagt er.
– ‘Der Tsavo wird tot sein’ –
Und die Schlangenbisse haben sich in den letzten Jahren auf den Punkt erhöht, dass das kenianische Department of Wildlife (KWS) versucht, ein Gesetz einer finanziellen Entschädigung für die Opfer zu ändern, weil es extrem teuer geworden ist und Millionen Euro pro Jahr darstellt.
Die wichtigste Quelle für Wasser in Tsavo West ist der Lake Jipe an der Grenze zu Tansania. Aber nach Mr. Kipongoso ist sein Niveau um 10 Meter in zehn Jahren gesunken.
“In diesem Rhythmus wird der See in vier oder fünf Jahren ein Sumpf und in 15 Jahren ein Staubloch sein. Dies bedeutet, dass der Tsavo West tot sein wird, fertig “, meint er. Im nahegelegenen Park Amboseli waren während der Dürre von 2009 14 Elefanten von Wilderern getötet worden und 99 starben an Durst, nach der KWS . “Dies bedeutet, dass wir die Konzentration auf die Wilderei stoppen müssen und beginnen müssen, uns mit der drohenden Katastrophe ‘Tod der Elefanten und Tiere aus Mangel an Wasser’ zu befassen”, sagt M Kipongoso.
Inzwischen fährt Patrick seine täglichen 70 km mit dem LKW weiter, trotz Nierenproblemen, die ihn zweimal pro Woche zur Dialyse nötigen.
An diesem Nachmittag sammeln die Wolken über der Savanne sich, und einige Regentropfen fallen. Was nicht ausreicht, um die lange Trockenheit zu beenden.
Die nächste Regenzeit wird im März erwartet, aber die Meteorologen sind pessimistisch.
© 2017 AFP

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