les fantômes d'Unilever au Congo-Zaïre

Kolonialgeschichte Afrika: Unilever in Kongo/ Zaire

Histoire coloniale: Unilever au Congo-Zaïre
ALL PHOTOS afp.com by Junior D. Kannah – ON TOP: Im Lager Kigangu bei Lusanga, dem ehemaligen Leverville, etwa 570 km östlich von Kinshasa
Dans le camp de Kigangu à Lusanga, l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, le 22 avril 2017

RD Kongo: In Lusanga, die Geister von Unilever in Zaire
11.00 Uhr 30/04/2017 – Von Martha BOSUANDOLE – AFP
Schmerzhafte Erinnerungen an Zwangsarbeit und Schikanen, aber auch die Sehnsucht nach einem verlorenen Wohlstand kollidieren in Lusanga, der ehemaligen Heimat des verschwundenen Reiches des anglo-holländischen Multis Unilever in der Demokratischen Republik Kongo. Vom ehemaligen Leverville, etwa 570 km östlich von Kinshasa, bleiben heute die Überreste von mit hohem Gras überwucherten Villen, verlassenen Büros und Fabriken in Schutt und Asche…..
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RDC: à Lusanga, les fantômes d’Unilever au Congo-Zaïre
30.04.2017 à 11:00 – Par Marthe BOSUANDOLE – AFP
Souvenirs douloureux des travaux forcés et des brimades, mais aussi nostalgie d’une prospérité perdue s’entrechoquent à Lusanga, ancien foyer de l’empire disparu de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever en République démocratique du Congo. De l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, subsistent aujourd’hui des vestiges de villas envahis par des herbes hautes, des bureaux abandonnés, et des usines en ruine.

Séverin Mabanga, Palmkernschneider und ehemaliger Angestellter von Unilever, arbeitet in der Plantage

La cité est apparue après l’attribution, en 1911, dans ce qui était alors le Congo belge, d’immenses concessions de forêts de palmiers sauvages Elaeis à l’entrepreneur anglais William Lever, dont la société Lever Brothers donnera naissance moins de deux décennies plus tard à Unilever, aujourd’hui mastodonte international de l’industrie agroalimentaire et cosmétique.
Si l’entreprise qui “commença à fabriquer du savon à échelle industrielle (…) a pu se développer pour devenir la multinationale Unilever, elle le doit en partie au Congo”, rappelle l’historien belge David van Reybrouck dans son livre “Congo, une histoire”, mais ce pan du développement de la société est totalement occulté sur les pages du site internet Unilever consacrées à l’histoire de la firme.
Est-ce parce que les Huileries du Congo belge (HCB) – Plantations Lever au Congo (PLC) après l’indépendance de 1960, puis Plantations Lever au Zaïre (PLZ) lorsque le pays changera de nom sous l’impulsion du dictateur Mobutu en 1971 – n’ont pas laissé qu’un bon souvenir ?
Dans cette localité d’environ 15.000 habitants, aujourd’hui dépourvue de la moindre infrastructure, sans électricité ni eau potable, on s’approprie le récit des générations précédentes et de leurs souffrances sous le joug colonial.
Car si William Lever “était réputé pour ses réalisations sociales en Angleterre”, écrit le professeur Henri Nicolaï dans la revue géographique belge Belgeo en 2013, le “système huilier” du Congo belge fut “un système de contraintes” qui s’écroulera après l’indépendance, “lorsque l’économie huilière (sera) débarrassée des abus qui l’avaient entachée”.
– Révolte –
A l’époque coloniale, “on nous recrutait de force en complicité avec le chef du village pour venir couper les noix de palme”, raconte à l’AFP comme s’il l’avait vécu, Séverin Mabanga, ancien des PLZ recruté en 1974. “On mettait le feu au pied du palmier pour que l’apprenti-coupeur ne tente pas de descendre de l’arbre” avant d’avoir achevé sa tâche, ajoute ce chef de quartier de 65 ans reconverti dans la vannerie.
Les ouvriers agricoles, souvent déplacés de leurs villages du fait d’un manque de main-d’œuvre sur place, étaient contraints à un travail risqué (grimper sans assurance sur des troncs lisses dépassant dix mètres de haut pour y cueillir de lourds régimes de noix de palme) pour un salaire de misère.
En 1929, la crise économique mondiale fait chuter les cours de l’huile de palme. Unilever répercute une partie des pertes induites sur les salaires. Combinée à un fort ressentiment contre l’administration coloniale, la colère suscitée par cette mesure va donner lieu localement en 1931 à la plus grosse révolte de l’histoire du Congo belge, matée par une répression impitoyable ayant fait des centaines de morts.
Après l’indépendance, les plantations industrielles de Lusanga et de sa région s’essoufflent, du fait d’une baisse de rendement des palmiers, de la concurrence de la production d’Asie du Sud-Est, et surtout de la “zaïrianisation”, la politique de confiscation des entreprises étrangères décidée par Mobutu en 1973, relève le Pr. Nicolaï.
A la suite de négociations, Unilever recouvre l’intégralité de son outil de production en 1977. La multinationale décide alors de se concentrer sur le marché intérieur (tant pour l’alimentation que pour la fabrication de savon), mais la concurrence d’une huile artisanale de moins bonne qualité vendue bien moins chère dans un environnement de déliquescence économique finissent par avoir raison de la rentabilité.
Unilever se désengage progressivement et cède l’intégralité de ses actifs restants dans le pays en 2009 après les deux guerres ayant ravagé le Congo entre 1996 et 2003.
– “Soins gratuits” –
“A l’époque des PLZ on était très bien, il n’y avait pas autant de souffrance” qu’aujourd’hui, témoigne Nzuzi Mafola, 41 ans, reconverti en agriculteur après 15 ans de salaires impayés comme enseignant.
“Il y avait beaucoup d’activités économiques, la population s’y retrouvait”, reconnaît Thomas-Michel Mondenge, responsable administratif de la région.
Le chef Mabanga se souvient que “les soins médicaux étaient gratuits” et qu’on “avait de quoi payer les études des enfants”.
Dans les décennies 1970-1980, les enfants des employés des PLZ envoyés en colonies de vacances à Kinshasa suscitaient la convoitise des habitants de la capitale, mais aujourd’hui, à Lusanga, on construit davantage en torchis qu’en dur.
Certains anciens des PLZ veulent encore croire au miracle. “Nous sommes restés pour faire le gardiennage des biens de la société”, dit ainsi Mboma Manzanza, qui s’accroche à une promesse de relance des activités par un énième repreneur, une entreprise colombienne selon M. Mondenge.
A l’absence de boutiques, les habitants de Lusanga doivent se rendre à Kikwit, la grande ville à quelque 45 km pour s’approvisionner en produit de première nécessité… pendant que le Congo importe massivement de l’huile de palme.
© 2017 AFP

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RD Kongo: In Lusanga, die Geister von Unilever in Zaire
11.00 Uhr 30/04/2017 – Von Martha BOSUANDOLE – AFP
Schmerzhafte Erinnerungen an Zwangsarbeit und Schikanen, aber auch die Sehnsucht nach einem verlorenen Wohlstand kollidieren in Lusanga, der ehemaligen Heimat des verschwundenen Reiches des anglo-holländischen Multis Unilever in der Demokratischen Republik Kongo. Vom ehemaligen Leverville, etwa 570 km östlich von Kinshasa, bleiben heute die Überreste von mit hohem Gras überwucherten Villen, verlassenen Büros und Fabriken in Schutt und Asche.
Die Stadt erschien ab 1911 im damaligen Belgisch-Kongo nach der Übertragung großer Konzessionen wilder Palmen(Elaeis)wälder auf den englischen Unternehmer William Lever, dessen Firma Lever Brothers weniger als zwei Jahrzehnte später zu Unilever wuchs, heute ein internationaler Moloch der Lebensmittel- und Kosmetikindustrie.
Wenn das Unternehmen, „als es begann, im industriellen Maßstab Seife herzustellen, zum multinationalen Unilever wachsen konnte, verdankt es das teilweise dem Kongo“, erinnert sich der belgische Historiker David van Reybrouck in seinem Buch “Congo, une histoire” (Kongo, eine Geschichte), „aber dieser Teil der Entwicklung der Firma liegt auf den History-Seiten der Unilever-Website zur Geschichte der Firma völlig im Dunkel“.
Ist es, weil die Ölfarmen der „Huileries du Congo belge (HCB)“ – nach der Unabhängigkeit im Jahr 1960 „Plantations Lever au Congo (PLC)“ und „Plantations Lever au Zaire (PLZ)“, als das Land unter der Führung des Diktators Mobutu 1971 seinen Namen ändern wird – nicht nur eine gute Erinnerung hinterlassen haben?
In dieser Stadt von etwa 15.000 Einwohnern, – heute frei von jeglicher Infrastruktur, ohne Strom und Trinkwasser -, eignet man sich nun die Geschichte früherer Generationen und ihres Leides unter dem kolonialen Joch an.
Denn wennauch William Lever „für seine soziale Errungenschaften in England bekannt wurde“, schrieb Professor Henri Nicolaï 2013 im belgischen Geographie-Magazin Belgeo, war das„Öl-System“ in Belgisch-Kongo „ein System von Zwängen“, welches nach der Unabhängigkeit kollabierte, als die „Öl- und Fettwirtschaft von den Missbräuchen, die sie beschmutzt hatten, befreit werden sollte.“
– Revolte –
In der Kolonialzeit „rekrutierte man uns mit Gewalt und der Komplizenschaft des Dorfchefs, um die Palmnüsse zu schneiden“, erzählt gegenüber AFP Séverin Mabanga, ehemaliger Zwangsarbeiter im PLZ 1974, wie wenn er es erlebt hätte. „Sie legten Feuer an den Fuß der Palme, damit der Schneide-Lehrling nicht versucht, vom Baum zu klettern“ bevor seine Aufgabe erledigt hatte, fügt der 65jährige Bezirksleiter hinzu, der danach zur Korbflechterei gewechselt hatte.
Die wegen des Mangels an Arbeitskräften vor Ort oft aus ihren Dörfern vertriebenen Landarbeiter wurden für einen Hungerlohn in eine riskante Arbeit gezwungen (Klettern ohne Absicherung auf glatten Stämmen von mehr als zehn Meter Höhe für sehr schwere Palmnüsse).

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Im Jahr 1929 bringt die globale Wirtschaftskrise den Preis für Palmöl nach unten. Unilever verteilt einen Teil der dadurch bedingte Verluste auf die Löhne. In Kombination mit einem starken Groll gegen die Kolonialverwaltung, wird die Wut über diese Maßnahme im Jahr 1931 zum größten Aufstand in der Geschichte des belgischen Kongo führen, welcher durch rücksichtslose Unterdrückung mit Hunderten von Toten zum Stillstand gebracht wurde.
Nach der Unabhängigkeit verpuffen die industriellen Plantagen in Lusanga und Region wegen einer Ertragsreduktion der Palmen, wegen wettbewerbsfähiger Produktion in Südostasien und vor allem wegen der „zairianisation“, jener von Mobutu entschiedenen Politik der Beschlagnahmung ausländischer Unternehmen im Jahr 1973, stellt Professor Nicolai fest.
Nach Abschluss von Verhandlungen erhält Unilever alle seine Produktionsstätten in 1977 zurück. Der Multi will sich auf den Inlandsmarkt konzentrieren (sowohl für Lebensmittel- wie für die Seifenherstellung), aber die Konkurrenz durch viel billiger verkauftes handwerkliches Öl minderer Qualität wird in einem abklingenden wirtschaftlichen Umfeld die Profitabilität beenden.
Unilever zieht sich allmählich zurück und verkauft im Jahr 2009 nach den Kriegen, die den Kongo zwischen 1996 und 2003 verwüsteten, alle seine dort verbliebenen Vermögenswerte.
– “Freie Gesundheitsversorgung” –
„Zu der Zeit von PZL war es in Ordnung, es gab nicht so viel Leiden“ wie heute, bezeugt Nzuzi Mafola, 41, der nach 15 Jahren nicht gezahlter Löhne als Lehrer zum Bauern konvertierte.
„Es gab eine Menge Wirtschaftstätigkeiten, die Bevölkerung fand sich darin wieder“, bestätigt Thomas Michael Mondenge, Verwaltungschef der Region.
Der Chef Mabanga erinnert sich, dass „die medizinische Versorgung frei war“ und dass „genug da war, für die Ausbildung der Kinder zu bezahlen.“
In den Jahrzehnten 1970-1980 erweckten die in Ferienlager in Kinshasa geschickten Kinder der Mitarbeiter der PZL die Gier der Bewohner der Hauptstadt, aber heute wird in Lusanga mehr mit Schlamm als mit Steinen gebaut.
Einige Ältesten der PLZ wollen immer noch an Wunder glauben. „Wir sind geblieben für die Bewachung des Firmeneigentums“, sagt Mboma Manzanza, der sich an noch Versprechen der Wiederbelebung der Aktivitäten von noch einem anderen potentiellen Käufer klammert, einem kolumbianischen Unternehmen nach Mr. Mondenge.
Aufgrund von Mangel an Geschäften müssen die Bewohner von Lusanga etwa 45 km nach Kikwit reisen, um sich mit Grundnahrungsmitteln einzudecken … während der Kongo massiv Palmöl importiert.
© 2017 AFP

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