Kumawood au Ghana

Kunawood: Actionfilme im Dutzend made in Ghana

Kumawood au Ghana, fabrique express de films d’action
ALL PHOTOS afp.com by CRISTINA ALDEHUELA: Dreharbeiten bei einem Kunawood-Film, links: Regisseur Bismark Okyene
Tournage d’un film Kunawood, Le réalisateur Bismark Okyene (g) parle à un acteur, à Mampong le 22 mai 2017

Kumawood in Ghana, Schnellfabik für Action-Filme
08.06.2017 um 09:00 Uhr – Von Stacey KNOTT – AFP
Indien hat sein „Bollywood“, Nigeria hat sein „Nollywood“: Ghana ist es Kumawood, das dessen Kino macht, in der zentralen Region von Kumasi, wo ein paar tausend Euro und ein paar Tage Zeit genug sind, um einen Film mit überraschenden Wendungen und voller Hämoglobin zu erzeugen. Etwa fünf Stunden von Accra, der Hauptstadt an der Küste, beherbergt das kulturelle Herz Ghana’s eine Filmindustrie im Boom und mit niedrigen Kosten…..
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Kumawood au Ghana, fabrique express de films d’action
08.06.2017 à 09:00 – Par Stacey KNOTT –AFP
L’Inde a son “Bollywood”, le Nigeria son “Nollywood”: au Ghana c’est Kumawood qui fait son cinéma, dans la région centrale de Kumasi, où quelques milliers d’euros et quelques jours suffisent pour produire un film à rebondissements et plein d’hémoglobine.


A environ cinq heures de route d’Accra, la capitale côtière, le coeur culturel du Ghana accueille une industrie cinématographique en plein essor et à bas coûts.
D’après le producteur local James Aboagye, Kumawood est née d’un défi lancé il y a presque 10 ans, lorsque ses confrères basés à Accra se moquaient de Kumasi, affirmant qu’il n’y avait pas de vrais cinéastes là-bas, alors que le petit pays d’Afrique de l’Ouest produit des films depuis les années 50.
“À l’époque, le seul producteur de Kumasi a dit: +Si c’est comme ça qu’ils nous traitent, nous allons rester à Kumasi et créer Kumawood+”, raconte-t-il à l’AFP.
Il y a encore quatre ans, Kumawood pouvait produire jusqu’à 12 films par semaine avec un budget de 30.000 à 50.000 cedi (6.200 à 10.300 euros) chacun. Le coût comprenait le tournage, la production et la diffusion du DVD.
Mais les pénuries de courant incessantes ont fait chuter la production à quatre films par semaine – un chiffre qui reste exceptionnel comparé aux mois, voire aux années qu’il faut pour fabriquer un blockbuster à Hollywood.
Les films sont tournés à Kumasi, la deuxième ville du pays étant connue pour son héritage culturel riche, et dans ses alentours.
Environ 40% de la production cinématographique ghanéenne sort de Kumawood, contre 50% provenant d’Accra et 10% d’ailleurs dans le pays, estime le directeur de l’école de cinéma de la capitale, Rex Anthony Annan. Mais les stars de Kumawood sont plus connues que celles d’Accra, relève-t-il.
A Kumawood, les dialogues sont tournés en Twi, un dialecte local parlé par la majorité des Ghanéens, et ils ne sont généralement pas écrits à l’avance.
– ‘Le temps, c’est de l’argent’ –
Les équipes peuvent travailler dès l’aube jusqu’à minuit pour terminer un long-métrage en une semaine, assure James Aboagye.
“Lorsque vous venez à Kumawood, vous comprenez la définition réelle du proverbe +le temps, c’est de l’argent+. Parce que plus vous restez sur place, plus la production devient coûteuse”, poursuit-il.
Selon Rex Anthony Annan, beaucoup de Ghanéens n’osent pas clamer haut et fort qu’ils apprécient les films de Kumasi, d’une qualité généralement réputée médiocre.
La plupart des cinéastes n’ont reçu aucune formation professionnelle, et bien souvent il n’y a pas d’intrigue. La confusion règne sur le tournage.
“A Kumawood, les problèmes ne sont presque jamais résolus, ça peut durer des heures. Il y a toujours des défis techniques”, affirme Rex Anthony Annan.
Les effets spéciaux ajoutés par la post-production, comme les personnes ou les objets en lévitation, sont la cible de nombreuses moqueries, selon le directeur de l’école de cinéma. “Ils essaient de faire des choses drôles, des tirs, du sang, c’est une caractéristique de leurs films. Il y a toujours un fantôme, un esprit venant de nulle part”, explique-t-il.
Il n’empêche que les DVD sont extrêmement populaires et régulièrement diffusés lors des voyages en bus de longue distance à travers le pays.
“Lorsque des personnes qui ne se connaissent pas regardent ensemble des films de Kumawood dans un autobus, ça les rapproche”, estime Eunice Larbie, 22 ans, qui attend un bus pour se rendre à Accra.
Et “le fait qu’ils soient dans le dialecte local aide à s’identifier”, dit-elle, alors que les films produits à Accra sont majoritairement tournés en anglais.
– Hollywood, le rêve –
Sur un tournage, l’actrice Amanda Nana Achiaa étale de la crasse sur ses bras et s’ébouriffe les cheveux. Habillée d’un survêtement vert déchiré, la jeune femme de 25 ans se prépare à tourner une scène représentant la vie d’une enfant des rues.
Le producteur crie “Action!” Et la caméra tourne. Un autre acteur s’approche d’elle en boitillant avant de s’écrouler à ses pieds. L’unique caméraman fait un gros plan des larmes d’Amanda.
L’actrice ne se rappelle plus le nombre de films de Kumawood dans lesquels elle a joué. Elle a commencé sa carrière en 2004 dans l’espoir de faire son chemin jusqu’à Hollywood. Et en rêve encore. “Oh mon dieu, je donnerais tout pour ça! C’est là-bas que je me vois, c’est là-bas que je veux être”, dit-elle.
Après avoir tourné les plans avec les enfants des rues, l’équipe se déplace rapidement vers une maison voisine. Debout sur un chemin de terre, un assistant tient le micro-perche, tandis que le caméraman accroupi contre un mur commence à filmer.
Trois hommes masqués et armés de pistolets en plastique débarquent en courant, poursuivis par un autre acteur portant un uniforme de policier en camouflage bleu déchiré. Une fusillade suit, l’un des hommes armés est abattu tandis que ses acolytes se précipitent dans la maison.
Le réalisateur, Bismark Okyene, qui tourne six films en même temps, donne le signal de la fin: la troisième prise sera la bonne. Demain, il a un autre film à tourner.
© 2017 AFP

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Kumawood in Ghana, Schnellfabik für Action-Filme
08.06.2017 um 09:00 Uhr – Von Stacey KNOTT – AFP
Indien hat sein „Bollywood“, Nigeria hat sein „Nollywood“: Ghana ist es Kumawood, das dessen Kino macht, in der zentralen Region von Kumasi, wo ein paar tausend Euro und ein paar Tage Zeit genug sind, um einen Film mit überraschenden Wendungen und voller Hämoglobin zu erzeugen. Etwa fünf Stunden von Accra, der Hauptstadt an der Küste, beherbergt das kulturelle Herz Ghana’s eine Filmindustrie im Boom und mit niedrigen Kosten.
Nach Angaben des lokalen Produzenten James Aboagye wurde Kumawood vor fast 10 Jahren aus einer Herausforderung geboren, als seine Accra-basierten Kollegen Kumasi verspotteten und behaupteten, dass es da draußen keine wirklichen Filmemacher gäbe, während das kleine westafrikanische Land doch seit den 1950er Jahren Filme produziert.
„Zu der Zeit sagte der einzige Produzent von Kumasi: Wenn das so ist, wie sie uns behandeln, werden wir in Kumasi bleiben und hier Kumawood schaffen“, sagte er gegenüber AFP.
Vor noch 4 Jahren konnte Kumawood 12 Filme pro Woche mit einem Budget von jeweils 30.000 bis 50.000 Cedi (6.200-10.300 Euro) produzieren. Die Kosten beinhalteten die Dreharbeiten, sowie Produktion und Vertrieb von DVDs.
Aber die ständigen Stromausfälle haben die Produktion auf vier Filme pro Woche gesenkt – eine Zahl, die außergewöhnlich ist im Vergleich zu den Monaten oder Jahren, die es dauert, einen Hollywood-Blockbuster zu machen.
Die Filme werden in Kumasi gedreht, Ghana’s zweitgrößten Stadt, die für ihr reiches kulturelles Erbe bekannt ist, und in der Umgebung.
Etwa 40% der Filmproduktion Ghana’s kommt aus Kumawood, gegenüber 50% aus Accra und 10% anderswo im Land, sagt der Direktor der Filmschule der Hauptstadt, Rex Anthony Annan. Aber die Stars aus Kumawood sind besser bekannt als die von Accra, stellt er fest.
In Kumawood werden die Dialoge in Twi aufgenommen, einem von der Mehrheit der Ghanaer gesprochenen lokalen Dialekt, und sie werden im Allgemeinen nicht im Voraus geschrieben.
– ‚Zeit ist Geld‘ –
Die Teams können von morgens bis Mitternacht arbeiten, um einen Spielfilm in einer Woche zu beenden, sagt James Aboagye.
„Wenn Sie nach Kumawood kommen, verstehen Sie die wirkliche Definition des Sprichwortes + Zeit ist Geld +. Denn je länger Sie dort bleiben, desto teurer wird die Produktion“, fährt er fort.
Rex Anthony Annan zufolge wagen viele Ghanaer nicht, die Filme aus Kumasi laut anzupreisen, denn sie sind allgemein von eher schlechter Qualität.

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Die meisten Filmemacher haben keine Ausbildung erhalten und oft gibt es keine Handlung. Verwirrung herrscht am Set.
„In Kumawood werden Probleme so gut wie nie gelöst, das kann Stunden dauern. Es gibt immer wieder technische Herausforderungen“, sagt Rex Anthony Annan.
Die in der Postproduktion hinzugefügten Spezialeffekte wie schwebende Personen oder Gegenstände sind das Ziel vielen Spotts, sagt der Chef der Filmschule. „Sie versuchen, lustige Dinge zu tun, Schüsse, Blut, das ist ein Merkmal ihrer Filme. Es gibt immer ein Gespenst, einen Geist der aus dem Nichts kommt“, sagt er.
Dennoch DVD sind sehr beliebt und werden regelmäßig während der Fern-Busfahrten im ganzen Land ausgestrahlt.
„Wenn Leute, die sich nicht kenen, zusammen in einem Bus Filme aus Kumawood sehen, das bringt sie einander näher“, sagt Eunice Larbie, 22, die auf einen Bus nach Accra wartet.
Und „die Tatsache, dass sie im lokalen Dialekt sind, hilft einem, sich damit zu identifizieren“, während die in Accra produzierten Filme meist in Englisch gedreht werden.
– Hollywood, der Traum –
Bei Dreharbeiten schmiert sich die Schauspielerin Amanda Nana Achiaa Schmutz auf ihre Arme und verwuschelt ihre Haare. Gekleidet in einen zerrissenen grünen Trainingsanzug, bereitet sich die 25-jährige Frau auf eine Szene vor, die das Leben eines Straßenkindes darstellt.
Der Produzent schreit „Action!“ und die Kamera läuft. Ein anderer Schauspieler, nähert sich ihr hinkend und bricht dann vor ihren Füßen zusammen. Der einzige Kameramann zoomt auf Amanda’s Tränen.
Die Schauspielerin erinnert sich nicht an die Anzahl der Kumawood Filme, in denen sie zu sehen war. Sie begann ihre Karriere im Jahr 2004 in der Hoffnung, den Weg nach Hollywood zu machen. Und träumt immernoch davon. „Oh mein Gott, ich würde alles dafür geben! Es ist dort, wo ich mich sehe, da, wo ich sein will!“.
Nach den Aufnahmen mit den Straßenkindern bewegt sich das Team schnell zu einem benachbarten Haus. Auf einem Feldweg stehend hält ein Assistent ein Mikrofon hoch, während der gegen eine Wand hockende Kameramann zu filmen beginnt.
Drei maskierte, mit Plastikgewehren bewaffnete Männer stürzen rennend heraus, verfolgt von einem anderen Akteur in Polizeiuniform mit zerrissener blauer Tarnung. Dann folgt eine Schießerei, einer der Bewaffneten wird getötet, während seine Gehilfen zurück in das Haus stürzen.
Der Regisseur, Okyene Bismark, der gleichzeitig sechs Filme dreht, gibt das Signal für das Ende: diese dritte Aufnahme wird die richtige sein. Morgen hat er einen anderen Film zu drehen.
© 2017 AFP

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