Nigeria: Calabar, vom Sklavenhandel gestern zur Migrantenschleuserei heute

Calabar, des marchés d’esclaves au trafic de migrants

Calabar, von den Sklavenmärkten zum Menschenschmuggel
05.31.2017 um 14:00 Uhr – Von Célia LEBUR – AFP
Sie reisen Tausende von Kilometern von Westafrika nach Calabar im südlichem Nigeria, wo ein klappriges Boot sie zu einem „besseren Leben“ führen soll. Diese Migranten überqueren dann aber nicht das Mittelmeer. Ihr Ziel ist nicht Europa, sondern eines der ölreichen afrikanisches Länder…..
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Calabar, des marchés d’esclaves au trafic de migrants
31.05.2017 à 14:00 – Par Célia LEBUR – AFP
Ils parcourent des milliers de kilomètres d’Afrique de l’ouest jusqu’à Calabar, dans le sud du Nigeria, où une embarcation de fortune les conduira vers une “vie meilleure”. Ces migrants-là ne traversent pas la Méditerranée. Leur objectif n’est pas l’Europe, mais les riches pays pétroliers africains.

Schiff mit Warentransport zwischen Calabar und Oron in Nigeria, 1968 – PHOTO afp.com by Colin HAYNES
Des civils déchargent un navire qui transporte des marchandises entre Calabar et Oron au Nigeria, le 9 septembre 1968


Symphorien Hounkanrin, 35 ans, est originaire de Ketonou, un village pauvre du Bénin. Hormis la pêche, “il n’y a rien à faire là-bas” pour les jeunes qui comme lui, ont arrêté l’école en CM2. Ses frères sont tous partis à Libreville (Gabon) ou Malabo (Guinée Equatoriale).
“Il y a le travail, tu peux gagner beaucoup là-bas”, s’enflamme le jeune homme, qui rêve de les rejoindre. “Tu peux revenir construire une belle maison au village, comme ceux qui sont en Europe!”.
Plus de la moitié des migrants africains vont chercher du travail à l’intérieur de leur continent, rappelait l’ONU en 2012.
A l’image du Gabon et ses quelque 1,8 million d’habitants, les pays producteurs d’or noir faiblement peuplés attirent chaque année une main d’oeuvre étrangère abondante. Pour les atteindre, Burkinabés, Maliens, Nigérians ou encore Béninois n’hésitent pas à prendre tous les risques.
Grâce à la libre circulation dans l’espace économique ouest-africain (Cédéao), la plupart rejoignent par la route Calabar, au Nigeria. A quelques miles nautiques des pays convoités, ce paisible port du Golfe de Guinée est devenu en quelques années la plaque tournante du trafic de migrants vers l’Afrique centrale.
“Personne ne sait combien partent, ni combien meurent” en chemin, car très peu d’Etats africains possèdent ce genre de statistiques, explique à l’AFP Nassirou Afagnon, représentant de l’Organisation internationale des migrations (OIM) au Bénin.
– Ancien port négrier –
Devant un petit embarcadère jonché de détritus, un employé de la Maritime Union (transports maritimes) promet à ses clients potentiels un voyage garanti “sans contrôle d’identité”: 7.000 nairas (20 euros) jusqu’au port camerounais de Limbe. De là, un autre bateau les emmène au Gabon pour 15.000 FCFA (23 euros).
Pour la même traversée, certains extorquent jusqu’à 350.000 FCFA (533 euros) par migrant.
Les passeurs ont pignon sur rue le long de la Marina bay, en plein centre de Calabar. On les surnomme ici les “businessmen”.
La journée, ils convoient en toute légalité pêcheurs et marchandises vers les ports nigérians voisins. Mais avant les premières lueurs de l’aube, c’est un autre genre de cargaison, humaine et silencieuse, qui embarque dans leurs pirogues de fortune.
Fin février, Joe Abang, le ministre de la Justice de l’Etat de Cross River a tiré la sonnette d’alarme: “Calabar est devenu +LE+ port de transit pour les trafiquants”, a-t-il prévenu lors d’une réunion publique.
“Ils utilisent les ports et les différentes lagunes de la zone pour transporter leurs victimes dans des pays comme le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon, entre autres”, a-t-il dénoncé. “Mais j’ai de mauvaises nouvelles pour eux. Cross River n’a jamais été et ne sera jamais un refuge pour les criminels”.
Surplombant la lagune, le musée de la ville rappelle pourtant d’où vient la richesse de ses habitants. Cruelle ironie de l’histoire, Calabar fut entre le 17e et le 19e siècle un port majeur de commerce d’esclaves à destination du Nouveau Monde.
Les Efik (ethnie locale), qui capturaient les hommes des tribus de l’intérieur pour les troquer contre des breloques aux Européens, étaient même réputés “très bons négociateurs”, peut-on lire sur les murs défraichis de cette ancienne demeure coloniale.
“Nous avons intégré l’esclavage dans nos mentalités”, assène Bassey Ndem, un ancien ministre de Cross River. “Mais maintenant, c’est eux (les Africains) qui supplient pour monter dans les bateaux”.
– Disparu en mer –
Le voyage, qui dure plusieurs jours, est “très bien organisé par des +agents+ peu scrupuleux qui réceptionnent les migrants à chaque étape”, note Nassirou Afagnon, de l’OIM, qui a pris en charge plusieurs dizaines de retours volontaires l’an dernier. Il est aussi plein de dangers.
Peu médiatisés par rapport à la Méditerranée, les naufrages de pirogues surchargées surviennent régulièrement au large des côtes atlantiques. Une nuit de janvier dernier, un jeune du village de Symphorien a disparu en mer. Ses parents, qui l’attendaient au Gabon, n’ont plus eu de nouvelles.
“Son portable a été coupé peu après le départ de Calabar et plus rien depuis. Les bateaux +gâtent+ (cassent) souvent”, explique avec fatalisme le jeune Béninois qui ne se décourage pas pour autant.
Les services de l’immigration locale sont souvent impuissants face au trafic de migrants facilité par des frontières maritimes poreuses.
“Dans la plupart des cas, ils ne sont pas détectés”, explique sous couvert d’anonymat un policier. “Ils adaptent leurs itinéraires et nous n’avons pas assez de bateaux pour arrêter les trafiquants” dans les dédales de lagunes et de cours d’eau de la région.
Des mineurs, souvent très jeunes, tombent dans le piège des réseaux de passeurs, qui viennent les chercher jusque dans leurs pays d’origine après avoir promis à leurs familles de les envoyer à l’école.
Une fois arrivés à destination, des “soi-disant oncles ou tantes” les font travailler comme domestiques ou vendeurs de rue, explique l’agent de l’immigration. “En fait, c’est de l’esclavage”.
© 2017 AFP

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Calabar, von den Sklavenmärkten zum Menschenschmuggel
05.31.2017 um 14:00 Uhr – Von Célia LEBUR – AFP
Sie reisen Tausende von Kilometern von Westafrika nach Calabar im südlichem Nigeria, wo ein klappriges Boot sie zu einem „besseren Leben“ führen soll. Diese Migranten überqueren dann aber nicht das Mittelmeer. Ihr Ziel ist nicht Europa, sondern eines der ölreichen afrikanisches Länder.
Symphorien Hounkanrin, 35, stammt aus Kétonou, einem armen Dorf in Benin. Außer Fischen „gibt es da nichts zu tun“ für junge Leute, die wie er die Schule in der Mittelstufe verließen. Seine Brüder gingen alle nach Libreville (Gabun) und Malabo (Äquatorialguinea).
„Es gibt Arbeit dort, da können Sie eine Menge verdienen“, entzündet sich der junge Mann, der davon ​​träumt, zu ihnen zu stoßen. „Sie können zurückkommen und ein schönes Haus im Dorf bauen, wie die in Europa“.
Mehr als die Hälfte der afrikanischen Migranten suchen Arbeit innerhalb ihres Kontinents, erinnerte die UN im Jahr 2012.
Wie das mit seinen rund 1,8 Millionen Einwohnern spärlich bevölkerte Gabun ziehen die Produzenten des schwarzen Goldes jährlich sehr viele ausländische Arbeitskräfte an. Burkinabeer, Malier, Nigerianer oder Beniner zögern nicht, alle Risiken auf sich zu nehmen, um dahin zu gelangen.
Dank der Freizügigkeit imwestafrikanischen Wirtschaftsraum (ECOWAS) gehen die meisten nach Calabar, Nigeria. Ein paar nautische Meilen weg von den begehrten Ländern, ist dieser ruhige Hafen am Golf von Guinea in den letzten Jahren die Nabe im Migrantenverkehr nach Zentralafrika geworden.
„Niemand weiß, wie viele auf diesen Weg gehen, noch wie viele unterwegs sterben“, da nur sehr wenige afrikanische Staaten solche Statistiken haben, sagte Nassirou Afagnon, Vertreter der Internationalen Organisation für Migration (IOM) in Benin, gegenüber AFP.
– Alter Sklavenhafen –
Vor einem mit Müll übersäten kleinen Pier verspricht ein Angestellter der Maritime Union (Schiffsverkehr) seinen potentiellen Kunden eine Reise „ garantiert ohne Identitätsprüfung“: für 7.000 Naira (20 Euro) bis in den kamerunischen Hafen Limbe. Von dort führt sie ein anderes Boot nach Gabun für 15.000 CFA-Francs (23 Euro).Für die gleiche Überfahrt pressen manche bis zu 350.000 CFA Franken (533 Euro) pro Migrant ab.
Die Schmuggler haben sich im Zentrum von Calabar, auf der Geschäftstraße entlang der Marina Bucht eingerichtet. Hier werden sie „Businessmen“ genannt.
Tagsüber vermitteln sie völlig legal für alle Fischer und Waren Fahrten zu den benachbarten nigerianischen Häfen. Aber vor dem ersten Licht der Morgendämmerung wird es eine andere Art von Ladung, menschlich und still, die auf ihre provisorischen Kanus geht.

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…. für alt:


…. für alle:

…. für jung:

Ende Februar zog Joe Abang, der Justizminister des Cross River Bundesstaates, die Alarmglocke: „Calabar wurde DER Transithafen für Menschenhändler“, warnte er in einer öffentlichen Sitzung.
„Sie verwenden verschiedene Häfen und Lagunen des Gebiets ihre Opfer in Länder wie Kamerun, Äquatorialguinea und Gabun zu transportieren, unter anderen“ prangerte er an. „Aber ich habe eine schlechte Nachricht für diese Leute. Cross River war nie und wird nie ein Paradies für Verbrecher sein.“
Oberhalb der Lagune erinnert das Stadtmuseum jedoch noch, wo der Reichtum seiner Bewohner herksam. Grausame Ironie der Geschichte: Calabar war zwischen dem 17. und 19. Jahrhundert ein wichtiger Handelshafen von Sklaven in die Neue Welt.
Die Efik (lokale Ethnie), die Männer aus Stämmen im Landesinnern fingen und bei den Europäern gegen Tand tauschten, waren sogar als „sehr gute Verhandler“ bekannt, liest man an den verblassten Wände dieser alten Kolonialvilla.
„Wir haben die Sklaverei in unsere Mentalität integriert“, behauptet Bassey Ndem, ein ehemaliger Minister von Cross River. „Aber jetzt sind sie es, die Afrikaner, die darum betteln, in die Boote zu kommen.“
– Auf See verschwunden –
Die Reise, die mehrere Tage dauert, ist „sehr gut organisiert von skrupellosen ‘Agenten’, die die Migranten in jeder Phase empfangen“, sagte Nassirou Afagnon von der IOM, der im letzten Jahr Dutzende von freiwilligen Rückkehrern unterstützt hat. Aber auch das ist voller Gefahren.
In den Medien im Vergleich mit dem Mittelmeer kaum beachtet, versinken die abgehalfterten Kanus vor der Atlantikküste regelmäßig. Eine Nacht im Januar verschwand ein Junge aus dem Dorf von Symphorien auf dem Meer. Seine Eltern, die in Gabun warteten, hatten keine Nachricht erhalten.
„Sein Handy war abgeschnitten kurz nach dem Start von Calabar, und seitdem nichts. Die Boote zerbrechen oft“, sagt der junge Beniner, der trotzdem nicht entmutigt, mit Fatalismus.
Lokale Einwanderungsbehörden sind oft machtlos gegen die Schleuser von Migranten, denen die porösen Seegrenzen helfen.
„In den meisten Fällen werden sie nicht detektiert werden“, sagt ein Polizist unter der Bedingung der Anonymität. „Sie passen ihre Routen an und wir haben nicht genug Schiffe, um die Menschenhändler zu stoppen“ im Labyrinth der Lagunen und Flüsse in der Region.
Minderjährige, die oft sehr jung sind, geraten in die Falle von Schmugglernetzen, die sie sogar aus ihrem Herkunftsland holen, nachdem sie ihren Familien versprochen haben, sie zur Schule zu schicken.
Einmal am Ziel, lassen sogenannte „Onkel oder Tanten“ sie als Hausangestellte oder Straßenverkäufer arbeiten, sagt der Beamte der Einwanderungsbehörde . „Eigentlich ist es Sklaverei“.
© 2017 AFP

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