Nigeria: Frieden im Niger-Delta möglich?

Avec le vice-président du Nigeria, la paix dans le Delta?

Der Vizepräsident von Nigeria, Friedensstifter im Delta?
19.00 Uhr 25/03/2017 – Von Patrick BRISIBE – AFP
Während der nigerianische Präsident Muhammadu Buhari in London im Krankenstand war, verhandelte sein Vizepräsident Yemi Osinbajo mit den Rebellen in der Ölregion des Niger-Deltas (Süden), ein Schritt, der Nigeria Hoffnung macht, die Krise zu lösen……
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Le vice-président du Nigeria, artisan de la paix dans le Delta?
25.03.2017 à 19:00 – Par Patrick BRISIBE – AFP
Pendant que le président nigérian Muhammadu Buhari était en congé maladie à Londres, son vice-président Yemi Osinbajo négociait avec les rebelles de la région pétrolière du delta du Niger (sud), une avancée redonnant espoir au Nigeria de sortir de la crise.

PHOTO afp.com by SUNDAY AGHAEZE: Vice-President Yemi Osinbajole (stehend) spricht zum nigerianischen Präsidenten Muhammadu Buhari, Abuja, 10. März 2017

M. Buhari, qui allie froideur militaire d’un ancien général et santé fragile d’un homme de 74 ans, s’aventure rarement hors de la capitale Abuja. Aux antipodes de M. Osinbajo: ancien pasteur et avocat, avenant et réputé pour son sens de la diplomatie, qui, pendant les plus de deux mois d’absence du président, a sillonné le pays.
Et ses déplacements dans la grande région troublée du delta du Niger, moteur économique du Nigeria qui tire l’immense majorité de ses ressources du pétrole, resteront sans doute les plus productifs.
Sans ramener une paix officielle, ils auront néanmoins permis de dégeler les rapports entre cette région du Sud et le pouvoir fédéral.
“Nous devons agir rapidement et c’est ma mission”, avait déclaré M. Osinbajo lors de son déplacement à Warri, capitale de l’État du Delta, à la mi-janvier. Dès le 25 février, dix rebelles étaient libérés après deux mois de détention.
Un an auparavant, le groupe rebelle des Vengeurs du delta du Niger (NDA) avait décidé de mettre l’économie du pays à genoux pour revendiquer, officiellement, une meilleure redistribution des richesses du pétrole.
Ils prévenaient également Abuja, par la violence, de ne pas mettre fin aux accords d’amnistie mis en place par le gouvernement précédent, suite à des attaques similaires sur des installations pétrolières au début des années 2000.
De nombreux groupes, dissidents des NDA, ont pullulé au cours de l’année 2016, faisant exploser des oléoducs et gazoducs, et entraînant le pays dans une grave crise économique et énergétique.
L’un des militants libérés a rencontré l’AFP dans sa résidence de Yenegoa, dans l’État de Bayelsa. Il reconnaît que “Osinbajo a vraiment fait des efforts dans le processus de paix”.
“Mon conseil au gouvernement est de marcher dans les pas d’Osinbajo pour rétablir la paix”, poursuit-il.
Alors M. Buhari envoyait l’armée pour mater les rebelles, M. Osinbajo a parlé de libération de prisonniers, de développement économique et social.
Mais l’une des conditions des dirigeants du delta du Niger est plutôt surprenante: ils exigent le retour de l’épée d’Egbesu, une relique traditionnelle dérobée par les troupes nigérianes lors d’une incursion dans une mangrove, bastion du NDA.
Ils réclament également la reprise des travaux de “l’université maritime”, à la périphérie de Warri, interrompus à l’arrivée au pouvoir de M. Buhari en 2015.
Le vice-président “ne fait pas que parler. Il agit”, se réjouit Udengs Eradiri, ancien représentant de la communauté locale des Ijaw, “nous lui sommes reconnaissants d’avoir abordé ces pourparlers avec un esprit ouvert.”
– Chez eux –
Abuja, et surtout l’entourage proche du président, répète à l’envi que M. Osinbajo ne fait qu’appliquer les directives de son supérieur, inquiet de cette victoire politique que le pays attend depuis plus d’un an.
“Toute tentative de démarquer l’action du président de celle du vice-président est un exercice futile”, a affirmé Femi Adesina, porte-parole de la présidence.
Mais pour les experts, il est incontestable que M. Osinbajo a eu un rôle positif, surtout en rencontrant, en personne et chez eux, de nombreux dirigeants régionaux et communautaires.
“Il s’est intéressé aux communautés de la région et pas uniquement aux responsables des attaques”, constate Dirk Steffen, analyste en sécurité pour Risk Intelligence, un cabinet de conseil international.
La situation semble apaisée. Aucune attaque n’a eu lieu ces derniers mois et le pays peut envisager de revenir à une production de 2,2 millions de barils par jour, ce qui l’aiderait à sortir de la récession actuelle.
Mais la question reste de savoir si M. Buhari, de retour depuis le 10 mars au Nigeria et qui a repris les commandes, saura maintenir cette paix précaire.
Les tensions commencent déjà à resurgir. D’anciens rebelles, qui reçoivent 65.000 nairas (189 euros) d’allocations au titre des précédents accords d’amnistie, ont affirmé ne pas avoir été payés depuis décembre.
La situation est sensible, estime M. Steffen, qui souligne que la paix reste relative.
“Il y a beaucoup d’indices, doublés d’un pré-sentiment général qui nous laissent penser que les attaques violentes n’appartiennent pas au passé”, explique le consultant.
“Les armes, les explosifs sont toujours largement disponibles dans la région, et les groupes armés ne disparaissent pas du jour au lendemain.”
© 2017 AFP

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Der Vizepräsident von Nigeria, Friedensstifter im Delta?
19.00 Uhr 25/03/2017 – Von Patrick BRISIBE – AFP
Während der nigerianische Präsident Muhammadu Buhari in London im Krankenstand war, verhandelte sein Vizepräsident Yemi Osinbajo mit den Rebellen in der Ölregion des Niger-Deltas (Süden), ein Schritt, der Nigeria Hoffnung macht, die Krise zu lösen.
M. Buhari, der die militärische Kälte eines ehemaligen Generals und Gebrechlichkeit eines Mannes von 74 in sich vereint, ist selten außerhalb der Hauptstadt Abuja. Nicht so Herr Osinbajo: der ehemalige Pastor und Rechtsanwalt und bekannt für seinen Sinn für Diplomatie, durchquerte in den mehr als zwei Monaten Abwesenheit des Präsidenten das Land.
Und seine Besuche in der großen unruhigen Region des Niger-Deltas, Nigerias wirtschaftlichem Motors, die die überwiegende Mehrheit seiner Ölressourcen hält, bleiben wahrscheinlich die produktivsten.
Ohne einen formellen Frieden zu bringen, haben sie doch die Beziehungen zwischen dieser südlichen Region und der Bundesregierung aufzutauen erlaubt.
„Wir müssen schnell handeln, und es ist meine Aufgabe“, sagte Herr Osinbajo in Warri, der Hauptstadt der Delta State, Mitte Januar. Und am 25. Februar wurden zehn Rebellen nach zwei Monaten aus der Haft entlassen.
Ein Jahr zuvor hatte die Rebellengruppe die Rächer des Niger-Deltas (NDA) die Wirtschaft des Landes in die Knie gezwungen: man hatte offiziell eine bessere Umverteilung des Öl -Reichtums gefordert.
Sie warnten auch Abuja, durch Gewalt, die nach ähnlichen Angriffen auf Ölanlagen in den frühen 2000er Jahren von der vorherigen Regierung getroffenen Amnestie-Vereinbarungen nicht zu beenden,.
Viele Gruppen, Dissidenten der NDA, schossen im Jahr 2016 wie Pilze aus dem Boden, sprengten Pipelines und zogen das Land in eine schwere wirtschaftliche und Energiekrise.
Einen der freigelassenen Aktivisten traf AFP in seinem Haus in Yenegoa im Bundesstaat Bayelsa. Er räumte ein, dass „Osinbajo wirklich Bemühungen im Friedensprozess gemacht hat.“
„Mein Rat an die Regierung ist, in die Fußstapfen von Osinbajo zu treten, um Frieden wiederherzustellen“, sagte er.
Während M. Buhari die Armee geschickt hatte, um die Rebellen zu vernichten, sprach Herr Osinbajo von der Freilassung der Gefangenen, von der wirtschaftlichen und sozialen Entwicklung.
Aber eine der Bedingungen der Führer des Niger-Deltas ist eher überraschend: sie fordern die Rückkehr des Schwertes von Egbesu, ein traditionelles Relikt, das nigerianische Truppen während einer Invasion in einer Mangrovenbastion der NDA gestohlen hatten.
Sie fordern auch die Wiederaufnahme der „Maritime University“ am Stadtrand von Warri, die bei der Machtübernahme von M. Buhari im Jahr 2015 gestoppt worden war.

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Der Vizepräsident „redet nicht nur. Er handelt“, schwärmt Udengs Eradiri, ehemaliger Vertreter der örtlichen Gemeinschaft der Ijaw, „wir sind dankbar, diese Gespräche mit einem offenen Geist begonnen zu haben.“
– Zu Hause –
Abuja, und vor allem die Umgebung des Präsidenten, besorgt über diesen politischen Sieg, auf den das Land seit mehr als ein Jahr gewartet hat, wiederholt immer und immer wieder, dass Herr Osinbajo nur die Richtlinien seines Vorgesetzten umsetzt.
„Jeder Versuch, die Wirkung des Präsidenten und des Vizepräsidenten zu unterscheiden, ist ein aussichtsloses Unterfangen“, sagte Femi Adesina, Sprecher der Präsidentschaft.
Aber für die Experten ist es nicht zu leugnen, dass Herr Osinbajo eine positive Rolle innehatte, vor allem, als er in Person und zu Hause viele regionale und lokale Führer traf.
„Er interessierte sich für die Gemeinden der Region und nicht nur für die Verantwortlichen der Attentate“, sagt Dirk Steffen, Security Analyst für Risk Intelligence, einem internationalen Beratungsunternehmen.
Die Situation scheint ruhiger zu sein. Kein Angriff erfolgte in den letzten Monaten und das Land könnte zu einer Produktion von 2,2 Millionen Barrel Öl pro Tag zurückkehren, die die aktuelle Rezession überwinden helfen würde.
Aber die Frage bleibt, ob M. Buhari, zurück am 10. März in Nigeria und in der Kontrolle, diesen prekären Frieden aufrechterhalten wird.
Die Spannungen beginnen bereits wieder aufzutauchen. Ehemalige Rebellen, die 65.000 Naira (189 Euro) Zuteilungen im Rahmen der vorangegangenen Amnestie-Vereinbarungen erhalten sollen, behaupteten, seit Dezember nicht bezahlt worden zu sein.
Die Situation ist empfindlich, sagt M. Steffen und betont, dass der Frieden relativ bleibt.
„Es gibt eine Menge von Hinweisen, gefüttert mit allgemeinen Vorgefühlen, die uns glauben machen, dass gewalttätige Angriffe nicht in die Vergangenheit gehören“, sagt der Berater.
„Waffen und Sprengstoffe sind immer noch weit verbreitet in der Region, und bewaffnete Gruppen verschwinden nicht über Nacht.“
© 2017 AFP

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