Nigeria, Landwirtschaft, Viehzucht: Krieg um Land zwischen Bauern und nomadischen Hirten

Nigeria: guerre pour la terre entre agriculteurs et nomades

Nigeria: unerbittlicher Krieg um Land zwischen Bauern und Nomaden
06.03.2017 um 09:00 Uhr – Von Stephanie FINDLAY – AFP
Ein langes selbstgebautes Gewehr auf der Schulter hängend, blickt Dalami Tukura auf das Grab, wo sein Bruder gerade begraben wurde, ein kleiner roter Erdhügel mit einem Kreuz aus geflochtenem Stroh. Er wurde von Viehzüchtern getötet, die sein Haus in Nord-Nigeria angegriffen hatten. “Sie haben ihn getötet”, sagt der Bauer mit bewegter Stimme. “Ich will mein Dorf und meine Familie schützen”.
Sein Groll wird von vielen im Süden des Bundesstaates Kaduna geteilt, dem Schauplatz eines erbitterten Kampfes um den Zugang zu Land…….

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Nigeria: guerre sans répit pour la terre entre agriculteurs et nomades
06.03.2017 à 09:00 – Par Stephanie FINDLAY – AFP
Un long fusil artisanal suspendu à l’épaule, Dalami Tukura regarde la tombe où vient d’être enterré son frère, un petit monticule de terre rouge surmonté d’une croix en paille tressée. Il a été tué par des éleveurs nomades qui ont attaqué sa maison, dans le nord du Nigeria. “Ils l’ont abattu”, lâche l’agriculteur, la voix émue. “Je veux protéger mon village natal et toute ma famille”, dit-il.

Schäden nach einem Angriff von Nomaden in Bakin Kogi, Nigeria – PHOTO afp.com by STEFAN HEUNIS

Son ressentiment est partagé par beaucoup, dans le sud de l’Etat de Kaduna, théâtre d’une lutte acharnée pour l’accès à la terre.
Depuis quelques mois, des centaines de personnes ont été tuées dans cette région, qui a plongé dans une spirale d’attaques et de représailles entre éleveurs peuls musulmans (appelés également fulanis) et agriculteurs chrétiens.
Le 19 février, à la tombée de la nuit, des hommes armés ont mené un raid sanglant sur le village de Bakin Kogi, brûlant des maisons et s’emparant des quelques richesses de ses habitants: matelas, téléviseurs, nourriture…
Le frère aîné de Dalami Tukura fait partie des sept personnes qui ont perdu la vie cette nuit-là. Au total, 26 personnes ont été tuées en 48 heures lors d’attaques similaires dans les villages alentour.
Le dernier acte de ce conflit séculaire pour l’appropriation des terres a fait au moins 200 morts depuis octobre 2016, selon les estimations les plus prudentes, et a perturbé la production de nourriture dans cette région fertile et agricole.
– Violences et couvre-feu –
En l’absence de stratégie nationale, l’engrenage de la haine entre bergers nomades et agriculteurs a pris des proportions sidérantes.
La réponse militaire musclée, ainsi que les commentaires incendiaires de certains politiciens et dignitaires religieux n’ont fait qu’attiser les tensions, estiment les spécialistes.
“Avec Boko Haram (groupe jihadiste actif dans le nord-est du Nigeria), c’est beaucoup plus clair, vous connaissez l’ennemi”, analyse Sola Tayo, chercheuse associée à Chatham House, un groupe de réflexion basé à Londres. Mais dans le contexte nigérian, “le fait (que le conflit pour la terre soit) manipulé par autant d’acteurs différents (religieux et ethniques notamment), cela alimente la violence.”
La région ressemble à un terrain de guerre. La ville de Kafanchan, épicentre des violences, enchaîne les couvre-feu depuis octobre. Dans le village de Bakin Kogi, la plupart des femmes et des enfants sont partis, et militaires et policiers ont au contraire été déployés.
Au milieu des épaves de maisons calcinées, s’échappe une surprenante odeur de miel épicé au gingembre: c’est l’une des cultures de base de la région et les sacs contenant les dernières récoltes n’ont pas été épargnés par les flammes.
Des miliciens en armes se rassemblent à l’ombre des manguiers, tandis que d’autres patrouillent à moto sur les routes poussiéreuses de Bakin Kogi. Ils ont l’air inquiets, mais aussi résolus. Le bruit court qu’une autre attaque se prépare…
– Echec global –
Le président nigérian Muhammadu Buhari – un musulman d’origine peule – est très critiqué pour son silence autour de ce conflit. Il s’est finalement exprimé en décembre après une énième attaque.
Quant au gouverneur de l’Etat de Kaduna, Nasir El-Rufai, il a répondu par un déploiement massif d’hommes en armes et par une surveillance aérienne quotidienne dans la zone.
Parallèlement, dans le sud du Nigeria, majoritairement chrétien, de nombreux pasteurs et politiciens appellent les agriculteurs à se défendre par eux-mêmes face aux “éleveurs déchaînés”.
“Ni le gouvernement de Kaduna ni le gouvernement fédéral -largement composé de peuls- ne sont perçus comme des arbitres impartiaux”, estime le commentateur politique nigérian Chris Ngwodo. “Il est plus exact de voir ce conflit comme une composante d’une crise plus large liée à l’échec de l’État et à la rupture de l’ordre public.”
Les dirigeants peuls accusent, eux, les agriculteurs d’hypocrisie, pointant régulièrement les attaques menées contre les bergers et leur précieux bétail.
“Il n’est pas dans notre nature d’attaquer”, affirme à l’AFP Ibrahim Abdullahi, de l’Association nigériane des éleveurs de bétail de Miyetti Allah (MACBAN).
“Un homme fulani suit le ‘Fulaku'”, assure-t-il, en référence à un ancien code moral qui met l’accent sur l’honnêteté, l’humilité et l’honneur de la famille. “Mais nous ferons ce qui est nécessaire pour protéger nos vies et notre patrimoine”.
Le conflit, souvent décrit à tort comme étant religieux, puise ses racines dans des rivalités ethniques et pastorales ancestrales. Pour Ibrahim Abdullahi, son vrai moteur vient de la croissance démographique du Nigeria, l’une des plus rapides du monde selon l’ONU.
L’accaparement des terres gêne de plus en plus les routes de pâturage traditionnelles. Une des solutions avancées serait de sédentariser les bergers, en introduisant des techniques d’élevage modernes. Mais les millions d’éleveurs fulani qui traversent les pays sahéliens continuent de revendiquer une vie nomade.
La mise en place d’une véritable politique nationale semble aujourd’hui indispensable pour faire face à la pénurie de ressources.
“A moins de trouver une solution permanente à l’élevage nomade, les conflits entre agriculteurs et nomades s’intensifieront”, prédit Moses Ochonu, professeur d’histoire africaine à l’Université Vanderbilt aux États-Unis. “Il est peut-être temps de repenser tout le paradigme de l’élevage.”
© 2017 AFP

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Nigeria: unerbittlicher Krieg um Land zwischen Bauern und Nomaden
06.03.2017 um 09:00 Uhr – Von Stephanie FINDLAY – AFP
Eine langes selbstgebautes Gewehr auf der Schulter hängend, blickt Dalami Tukura auf das Grab, wo sein Bruder gerade begraben wurde, ein kleiner roter Erdhügel mit einem Kreuz aus geflochtenem Stroh. Er wurde von Viehzüchtern getötet, die sein Haus in Nord-Nigeria angegriffen hatten. “Sie haben ihn getötet”, sagt der Bauer mit bewegter Stimme. “Ich will mein Dorf und meine Familie schützen”.
Sein Groll wird von vielen im Süden des Bundesstaates Kaduna geteilt, dem Schauplatz eines erbitterten Kampfes um den Zugang zu Land.
In den letzten Monaten wurden Hunderte von Menschen in dieser Region getötet, die in eine Spirale von Angriffen und Repressalien zwischen muslimischen Fulani (Ethnie) Hirten und christlichen Bauern gestürzt ist.
Am 19. Februar, bei Einbruch der Dunkelheit, vollzogen Bewaffnete einen blutigen Überfall auf das Dorf Bakin Kogi, brannten Häuser nieder und griffen sich die kleinen Reichtümer der Bewohner: Matratzen, Fernseher, Lebensmittel …
Der ältere Bruder von Dalami Tukura ist einer von sieben Menschen, die in dieser Nacht starben. Insgesamt 26 Personen wurden innnerhalb 48 Stunden in ähnlichen Angriffen in den umliegenden Dörfern getötet.
Der letzte Akt dieses uralten Konfliktes um die Aneignung von Land hinterlässt nach den vorsichtigsten Schätzungen seit Oktober 2016 mindestens 200 Tote und hat die Nahrungsmittelproduktion in dieser fruchtbaren Agrarregion gestört.
– Gewalt und Ausgangssperre –
In Ermangelung einer nationalen Strategie dagegen hat der Zyklus des Hasses zwischen Nomaden und Bauern erschreckende Ausmaße angenommen.
Die robuste militärische Reaktion und die entzündlichen Kommentare einiger Politiker und religiöser Würdenträger waren nur Kraftstoff für die Spannungen, sagen Experten.
“Mit Boko Haram ist es viel klarer, Sie kennen den Feind”, analysiert Sola Tayo, Forscher am Chatham House, einem Think Tank mit Sitz in London. Aber im nigerianischen Kontext “füttert die Tatsache, dass der Konflikt um Boden von vielen verschiedenen (auch ethnischen und religiösen) Akteuren gehandelt wird, nur die Gewalt.”
Die Gegend sieht wie ein Kriegsgebiet. Die Stadt Kafanchan, Epizentrum der Gewalt, reiht die Ausgangssperren seit Oktober eine an die andere. Im Dorf Bakin Kogi sind die meisten Frauen und Kinder weg, und Militär und Polizei haben sich stattdessen niedergelassen.
Unter den Trümmern der verbrannten Häuser entgeht ein überraschender Duft von mit Ingwer gewürztem Honig: Das ist eine der Hauptkulturen der Region und die Säcke mit den neuesten Ernten wurden von den Flammen nicht verschont.
Bewaffnete Milizionäre versammeln sich im Schatten der Mangobäume, während andere auf den staubigen Straßen von Bakin Kogi auf Motorrädern patrouillieren. Sie sehen besorgt aus, aber einigermaßen entschlossen. Das Gerücht geht um, dass ein weiterer Angriff bevorsteht …
– Globales Versagen –
Der nigerianische Präsident Muhammadu Buhari – ein Muslim mit Fulani Herkunft – wurde für seine Stille über den Konflikt heftig kritisiert. Er äußerte sich schließlich im Dezember nach einem weiteren Angriff.
Wie der Gouverneur von Kaduna State, Nasir El-Rufai, antwortete er mit einem massiven Einsatz von bewaffneten Männern und einer täglichen Luftraumüberwachung in der Umgebung.
Inzwischen rufen im südlichen, mehrheitlich christlichen Nigeria viele Pastoren und Politiker die Landwirte auf, sich zu verteidigen gegen die “entfesselten Hirten.”

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“Weder die zentrale Regierung noch die Landesregierung von Kaduna – hauptsächlich aus Fulani zusammengesetzt – werden als unparteiische Schiedsrichter wahrgenommen”, sagt der heimische politische Kommentator Chris Ngwodo. “Es ist genauer, diesen Konflikt als Bestandteil einer größeren Krise zu sehen, im Zusammenhang mit dem Versagen des Staates und dem Zusammenbruch der öffentlichen Ordnung.”
Fulani-Führer beschuldigen die Landwirte der Heuchelei, regelmäßig täten sie Angriffe gegen die Hirten und das kostbare Vieh.
“Es ist nicht in unserer Natur, anzugreifen”, sagte gegenüber AFP Abdullahi Ibrahim vom nigerianischen Verband der Nutztierzüchter Miyetti Allah (MACBAN).
“Ein Fulani-Mann folgt dem ‘Fulaku’ “, sagt er in Bezug auf einen alten moralischen Code, der Ehrlichkeit, Demut und Ehre der Familie betont. “Aber wir werden tun, was notwendig ist, um unser Leben und unser Erbe zu schützen.”
Der Konflikt, oft fälschlicherweise als religiös beschrieben, verwurzelt in uralten ethnischen und pastoralen (Züchter) Rivalitäten. Für Ibrahim Abdullahi ist der wirkliche Motor das Bevölkerungswachstum in Nigeria, einem der schnellsten in der Welt, nach den Vereinten Nationen.
Landnahmen behindern die traditionellen Weiderouten. Eine fortschrittliche Lösungen wäre es, die Hirten zu verwurzeln und moderne Zuchtmethoden einzuführen. Aber die Millionen von Fulani Hirten der Länder der Sahelzone wollen weiterhin ein Nomadenleben. Die Schaffung einer echten nationalen Politik ist heute von entscheidender Bedeutung, um den Mangel an Ressourcen zu bewältigen. “Findet man keine Lösung für die nomadische Viehzucht, werden die Konflikte zwischen Bauern und Nomaden sich weiterhin verstärken “, prophezeit Ochonu Moses, Professor für die Geschichte Afrikas an der Vanderbilt University in den Vereinigten Staaten. “Es ist wohl an der Zeit, alle Paradigma der Viehzucht zu überdenken .”
© 2017 AFP

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