Des enfants, devenus orphelins avec l'insurrection jihadiste de Boko Haram--

Nigeria: Leben der Waisenkinder aus dem Boko Haram-Konflikt

Nigeria: la vie des orphelins du conflit de Boko Haram
ALL PHOTOS afp.com BY Florian PLAUCHEUR: Kinder, die mit dem Dschihad-Aufstand von Boko Haram zu Waisen wurden, spielen in einem alten, verlassenen Vergnügungspark in Maiduguri
Des enfants, devenus orphelins avec l’insurrection jihadiste de Boko Haram, jouent dans un vieux parc d’attractions à l’abandon, le 27 avril 2017 à Maiduguri, au Nigeria

Nigeria: die Waisen aus dem Boko Haram-Konflikt im Großstadtdschungel
2017.08.05 13:00 – Von Stephanie FINDLAY – AFP
Am frühen Morgen, nach einer auf den Straßen von Maiduguri verbrachten Nacht, stürmt eine Kinderbande einen alten verlassenen Vergnügungspark und sie klettern auf einem Karussell herum, dessen blasse Farben in der heißen Sonne schließlich abgeblättert sind. Die Pferde aus Holz können so unbeweglich sein wie sie wollen, der Rahmen apokalyptisch und ihre Kleidung zerfetzt: die Jungen lachen, als ob sie in Disneyland wären, vergessen während dieses kurzen Moments der Heiterkeit ihre Sorgen……
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Nigeria: les orphelins du conflit de Boko Haram dans la jungle urbaine
8.05.2017 à 13:00 – Par Stephanie FINDLAY – AFP 
Au petit matin, après une nuit passée sur les trottoirs de Maiduguri, une bande de gamins prennent d’assaut un vieux parc d’attractions abandonné et grimpent sur un manège dont les couleurs ont fini par s’écailler et blanchir sous le soleil brûlant. Les chevaux de bois ont beau être immobiles, le cadre apocalyptique et leurs vêtements en lambeaux, les garçons rient comme s’ils étaient à Disneyland, oubliant leurs ennuis pendant ce bref moment d’insouciance.


Ils font partie des milliers d’enfants devenus orphelins avec l’insurrection jihadiste de Boko Haram, qui vivent aujourd’hui dans la capitale de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria.
“Personne ne s’occupe d’eux, alors ils viennent ici jouer. Ils devraient être à l’école mais ils n’y ont pas accès. Cela fait vraiment de la peine à voir”, déplore auprès de l’AFP Salisu Ismail, 42 ans, qui travaille à proximité du parc d’attractions.
Boko Haram est né à Maiduguri. La pauvreté généralisée, le chômage élevé et la corruption du gouvernement ont permis à cette secte religieuse de prospérer au sein de la population avant même de devenir un mouvement jihadiste sanglant.
Tous les moteurs reconnus de la radicalisation sont toujours réunis et les responsables de la ville craignent que Maiduguri reste un terrain fertile pour l’extrémisme.
Comment ramener des milliers d’enfants sans abri à l’école dans une région désespérément pauvre où l’éducation n’a jamais été prioritaire mais reste la clé pour prévenir un autre soulèvement jihadiste?
“Selon les chiffres officiels, nous avons plus de 52.000 orphelins dans le Borno”, affirme à l’AFP le gouverneur de l’Etat, Kashim Shettima. “Mais en réalité, les orphelins sont sans doute plus de 100.000, dont la moitié à Maiduguri. Sans éducation, ces jeunes deviendront des monstres qui nous consumeront tous”, lance-t-il.
Boko Haram signifie en langue haoussa “l’éducation occidentale est un péché”. Ces combattants ont multiplié les attaques contre les écoles et les professeurs et leur offensive contre l’éducation empêche le développement.
Dans certains camps de déplacés, situés dans les zones reculées à la frontière du Niger et du Cameroun et où la guerre continue de faire rage, il n’y a aucune école.
À Maiduguri, dont la population a doublé pour atteindre plus de deux millions à la suite de l’afflux de civils fuyant les violences, des milliers d’autres enfants passent à travers les mailles du filet.
“Beaucoup ne sont jamais allés à l’école”, affirme Samuel Manyok, spécialiste de la protection de l’enfance à l’Unicef, estimant que le nombre de jeunes déscolarisés atteint ceux “de la Somalie et du Soudan du Sud cumulés”.
– Ecoles submergées –
Assise sur une table en béton fixée au milieu du parc d’attractions, la jeune Aisha (prénom modifié), 15 ans, confie qu’elle n’a plus aucune nouvelle de sa famille depuis l’irruption de Boko Haram dans son village, en 2015.
Ses parents ont refusé qu’elle épouse un combattant du groupe, raconte-t-elle. Boko Haram a tué son père “sur le champ” et a jeté sa mère dans une cellule de fortune, remplie d’urine et d’excréments, jusqu’à ce qu’elle craque et finisse par laisser sa fille partir avec eux.
Aisha a passé les derniers jours de son enfance dans la forêt de Sambisa, dernier bastion de Boko Haram. “Il s’est introduit en moi”, confie-t-elle pudiquement en évoquant les viols à répétition dont elle a été victime de la part de son ravisseur.
De ses souvenirs d’adolescente, Aisha raconte comment les combattants fixaient des ceintures explosives sur ses camarades, leur promettant le paradis et, surtout, 50.000 nairas (145 euros) pour leur famille.
En décembre dernier, lorsque l’armée nigériane a repris le contrôle de la forêt de Sambisa, les soldats ont libéré Aisha et l’ont emmenée en sécurité à Maiduguri. Elle vit désormais seule dans un camp de déplacés, où elle ne va pas à l’école.
Qu’aimerait-elle faire plus tard ? Elle n’y a jamais réfléchi. “J’aime bien les vêtements”, finit-elle par souffler.
Les écoles de Maiduguri ont été submergées par les dizaines de milliers de déplacés du conflit venus s’y réfugier. Elles ont rouvert en septembre dernier, mais leur capacité n’est pas suffisante pour accueillir tous les enfants de la ville.
Le gouverneur ambitionne de construire “20 nouvelles écoles” supplémentaires à travers le Borno et de construire un orphelinat de 8.000 places.
Mais cela dépendra avant tout de la générosité des donateurs, mobilisés par la grave crise alimentaire qui s’est abattue sur la région, et du gouvernement fédéral, dont les projets se perdent souvent dans les méandres d’une administration lente et corrompue.
Pourtant, si ce problème n’est pas urgemment résolu, il est probable que le nord-est du Nigeria ne puisse jamais mettre fin à la spirale de violences.
“Ces enfants ont besoin d’une seconde chance”, explique M. Mayok de l’Unicef. “C’est une bombe à retardement”.
© 2017 AFP

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Nigeria: die Waisen aus dem Boko Haram-Konflikt im Großstadtdschungel
2017.08.05 13:00 – Von Stephanie FINDLAY – AFP
Am frühen Morgen, nach einer auf den Straßen von Maiduguri verbrachten Nacht, stürmt eine Kinderbande einen alten verlassenen Vergnügungspark und sie klettern auf einem Karussell herum, dessen blasse Farben in der heißen Sonne schließlich abgeblättert sind. Die Pferde aus Holz können so unbeweglich sein wie sie wollen, der Rahmen apokalyptisch und ihre Kleidung zerfetzt: die Jungen lachen, als ob sie in Disneyland wären, vergessen während dieses kurzen Moments der Heiterkeit ihre Sorgen.
Sie gehören zu den Tausenden von Waisenkinder aus dem Dschihad-Aufstand von Boko Haram, die jetzt in der Hauptstadt des Borno State im Nordosten von Nigeria leben.
„Niemand kümmert sich um sie, so kommen sie hierher, um zu spielen. Sie sollten in der Schule sein, aber sie haben keinen Zugang dazu. Es tut wirklich weh, das zu sehen,“ klagt Salisu Ismail , 42, der in der Nähe des Freizeitparks arbeitet.
Boko Haram wurde in Maiduguri geboren. Die weit verbreitete Armut, hohe Arbeitslosigkeit und die Korruption der Regierung haben dieser religiösen Sekt erlaubt innerhalb der Bevölkerung zu gedeihen, noch bevor sie eine blutige Dschihad-Bewegung wurde.
Alle bekannten Antriebskräfte der Radikalisierung sind immer noch vereint und Stadtbeamte befürchten, dass Maiduguri ein fruchtbarer Boden für Extremismus bleibt.
Wie Tausende von obdachlosen Kindern in einer bettelarmen Region in die Schule bringen, dort, wo Bildung nie eine Priorität war, aber der Schlüssel ist, einen weiteren Dschihad-Aufstand zu verhindern?
„Nach offiziellen Angaben haben wir über 52.000 Waisen in Borno State“, sagt der Gouverneur des Bundesstaates, Kashim Shettima, gegenüber AFP. „Aber in Wirklichkeit sind es wahrscheinlich mehr als 100.000, die Hälfte davon in Maiduguri. Ohne Bildung werden diese jungen Menschen Monster werden, die uns alle verschlingen“, sagt er.
Boko Haram (in Hausasprache) bedeutet „westliche Erziehung ist eine Sünde“. Diese Kämpfer haben ihre Angriffe auf Schulen und Lehrer verstärkt und ihre Offensive gegen die Bildung verhindert die Entwicklung.
In einigen Vertriebenenlagern in abgelegenen Gebieten an den Grenzen zu Niger und Kamerun, in denen der Krieg noch tobt, gibt es gar keine Schulen.

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…. für alt:


…. für alle:

…. für jung:

In Maiduguri, dessen Bevölkerung sich als Folge des Zustroms von Zivilisten, die vor der Gewalt fliehen, auf mehr als zwei Millionen verdoppelte, fallen Tausende weiterer Kinder durch die Maschen des Netzes.
„Viele sind nie zur Schule gegangen“, sagte Samuel Manyok, ein Spezialist für den Schutz von Kindern bei Unicef: die Zahl der Schulabgänger erreicht jene „von Somalia und Südsudan zusammen.“
– Überlaufene Schulen –
Auf einem Betontisch in der Mitte des Vergnügungspark sitzend, sagt die junge Aisha (Name geändert), 15, dass sie seit dem Aufkommen von Boko Haram in ihrem Dorf im Jahr 2015 keine Nachricht von ihrer Familie hat.
Ihre Eltern weigerte sich, als sie einen Kämpfer heiraten sollte, sagt sie. Boko Haram hat ihren Vater „auf dem Feld“ getötet und warf ihre Mutter in eine provisorische Zelle, gefüllt mit Urin und Kot, bis sie zusammenbrach und schließlich ihre Tochter mit ihnen gehen liess.
Aisha verbrachte die letzten Tage ihrer Kindheit im Wald Sambisa, der letzten Schutzburg von Boko Haram. „Er kam in mich hinein“, sagt sie verschämt, bezogen auf die wiederholten Vergewaltigungen seitens ihres Entführers.
Aus ihren Jugenderinnerungen erzählt Aisha, wie die Kämpfer Sprengstoffgürtel auf ihren Kameraden befestigten und ihnen das Paradies und über 50.000 Naira (145 Euro) für ihre Familien versprachen.
Im Dezember letzten Jahres, als die nigerianische Armee die Kontrolle über den Wald Sambisa wieder eroberte, befreiten die Soldaten Aisha und nahmen sie mit nach Maiduguri, in die Sicherheit. Sie lebt jetzt allein in einem Lager für Vertriebene, wo sie nicht zur Schule geht.
Was möchte sie wohl später tun? Sie hat nie darüber nachgedacht. „Ich mag Kleidung “, flüstert sie schließlich.
Maiduguris Schulen wurden durch Zehntausende Flüchtlinge aus dem Konflikt überschwemmt. Sie eröffneten im September letzten Jahres wieder, aber ihre Kapazität reicht nicht aus, um allen Kindern der Stadt gerecht zu werden.
Der Gouverneur hofft, „20 neue Schulen“ quer durch Borno zusätzlich zu bauen und ein Waisenhaus für 8000 Kinder.
Dies wird jedoch in erster Linie von der Großzügigkeit der Spender abhängen, welche auch von der schweren Nahrungsmittelkrise mobilisiert wurden, die die Region getroffen hat, und von der Bundesregierung, deren Projekte oft im Labyrinth einer langsamen und korrupten Verwaltung verloren gehen.
Wenn dieses Problem jedoch nicht dringend gelöst wird, ist es wahrscheinlich, dass der Nordosten Nigerias nie die Spirale der Gewalt beenden kann.
„Diese Kinder brauchen eine zweite Chance“, sagt Mayok Unicef. „Das ist eine Zeitbombe .“
© 2017 AFP

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