Nigeria: Naturpark Cross River in Gefahr wg. Super-Highway

Nigeria: Le parc national de Cross River menacé par super autoroute

In Nigeria, Cross River Park, der bedrohte letzte Eden
05.16.2017 um 14:00 Uhr – Von Célia LEBUR – AFP
„Die Eingeborenen sagen Nein!“ Als die Bulldozer in ihren Wald kamen, beginnend im Jahr 2016, protestierte die Ekuri-Gemeinde: Menschen wollen keinen Super-Highway im Herzen des Cross-River-Nationalparks im Süden von Nigeria, der hier die Karte ihrer Vorfahren zerkratzen würde. Unter dem Druck sind die Stahlmonster gegangen, ….. um ihre Arbeit ein Stückchen weiter fortzusetzen. „Sie haben alle Kulturen zerstört, die unseren Reichtum ausmachen: Maniok, Kochbananen, Kokos …“, klagt Martin EGOT, Sprecher der Ekuri…..
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Au Nigeria, Cross River Park, le dernier Eden menacé
16.05.2017 à 14:00 – Par Célia LEBUR – AFP 
“Les indigènes disent non!” Quand les bulldozers ont pénétré dans leur forêt, début 2016, la communauté ekuri a protesté: les habitants ne voulaient pas d’une super autoroute au coeur du parc national de Cross River, dans le sud du Nigeria, qui rayerait de la carte leurs terres ancestrales.

Cross-River-Nationalpark in Calabar, Nigeria — PHOTO afp.com by STEFAN HEUNIS

Sous la pression, les monstres d’acier sont partis… pour poursuivre leur oeuvre un peu plus loin. “Ils ont détruit toutes les cultures qui font notre richesse: manioc, plantain, coco…”, se désole Martin Egot, porte-parole des Ekuri.
Le projet d’autoroute lancé en 2015 est pharaonique: estimée à 800 milliards de nairas (2,3 milliards d’euros), une six voies de 260 km doit relier la capitale régionale Calabar -où est prévue la construction d’un port en eau profonde- à l’Etat de Benue, plus au nord.
Sur son passage se trouve le parc national de Cross River, la plus grande forêt du Nigeria encore debout, sur près de 4.000 km2. Un eden peuplé de gorilles, d’éléphants et d’autres espèces aujourd’hui menacées d’extinction: dans le pays le plus peuplé d’Afrique (190 millions d’habitants), la vie sauvage n’a cessé de reculer face à l’urbanisation galopante, à l’exploitation forestière et au braconnage.
“Nos pères, nos grands-pères vivaient dans cette forêt avant nous et nous l’ont léguée. Elle nous donne tout ce dont on a besoin”, poursuit Martin Egot, dont la communauté isolée en pleine forêt se bat depuis 30 ans pour protéger une agriculture de subsistance “durable”.
– Huile de palme –
Avec ce chantier titanesque, plus de 50.000 personnes étaient sur le point de perdre leurs droits à la terre et sommées de partir. Forêt et villages devaient être rasés sur un corridor de 20 km de large. Une “catastrophe écologique” pour les défenseurs de l’environnement.
Craignant qu’il “permette à des promoteurs d’abattre, brûler et replanter l’une des plus anciennes forêts tropicales intactes d’Afrique avec des palmiers à huile ou d’autres cultures”, de grandes ONG comme la Wildlife Conservation Society (WCS) ont dénoncé le manque de transparence et l’absence de concertation du projet porté par l’Etat de Cross River.
Depuis un an, un bras de fer oppose les pro et les anti “super highway”. Le principal promoteur du projet, le gouverneur Ben Ayade, ne cesse de vanter les futures retombées économiques de cet axe qui permettra de mieux relier Calabar au reste du pays.
“Comment continuerons-nous à payer les salaires, comment gérerons-nous notre démographie (alors que) 70% de notre population a moins de 35 ans?”, a-t-il déclaré en mars lors d’une réunion, appelant à trouver “un équilibre” entre développement et protection de la nature.
– Menaces de mort –
Du côté des “anti”, deux pétitions ont rassemblé plus de 350.000 signatures, amenant le président Muhammadu Buhari à suspendre le projet en attendant la publication d’une étude d’impact sur l’environnement (EIE).
Après des négociations houleuses, le tracé de la route a finalement été modifié pour épargner une partie des communautés et des espèces endémiques menacées, mais sans vraiment convaincre.
“C’est un premier pas. Mais la route traverse toujours le parc, ce qui est inacceptable”, affirme à l’AFP Odey Oyama, directeur de l’ONG environnementaliste Rainforest Resource and Development Centre (RRDC), basée à Calabar.
Ce militant affirme avoir reçu à plusieurs reprises des menaces de mort pour s’être opposé au projet d’autoroute et à l’expansion incontrôlée de l’industrie d’huile de palme dans la région, n’hésitant pas à poursuivre en justice de puissantes multinationales.
Le mal est peut-être déjà fait. Wilmar International, géant singapourien de l’huile de palme a obtenu en 2011 et 2012 plusieurs concessions totalisant 30.000 ha dans la région. Un rapport des Amis de la terre de 2015 l’accuse d’avoir étendu ses activités à l’intérieur des limites du parc national et d’autres réserves protégées, où plusieurs milliers d’hectares auraient déjà été déforestés.
L’exploitation des bois coupés intéresse tout particulièrement les sociétés qui opèrent dans la zone, assure un autre défenseur de l’environnement: “Le parc abrite beaucoup d’essences précieuses, cela représente énormément d’argent”.
– Expansions illégales –
A en croire une cartographie établie par le WCS à partir de données satellites, d’autres sociétés, comme Dansa Agro Allied – une filiale du groupe appartenant au milliardaire nigérian Aliko Dangote -, spécialisée dans les plantations d’ananas, mèneraient des expansions similaires illégalement à l’intérieur du parc.
Ces compagnies s’en défendent. “Notre client ne conduit aucune opération dans le parc national”, mais a en revanche “des opérations dans l’Etat de Cross River”, a indiqué un avocat de Dansa Agro Allied dans une réponse à l’ONG RRDC. De son côté, Wilmar International avait réfuté “catégoriquement l’allégation d’intrusion dans le parc national de Cross River” en 2013, en soulignant que ses activités avaient permis la création de milliers d’emplois dans la région.
Ces entreprises font valoir que leurs opérations respectent les standards internationaux en matière d’environnement.
Le sort de la super-autoroute reste suspendu à la décision finale des autorités d’Abuja, espérée prochainement. Et continue à diviser jusque dans les villages, où certains soutiennent le projet avec ferveur.
“Nous n’avons pas de bonnes routes, pas d’eau potable, pas d’électricité, nous souffrons beaucoup. L’autoroute va nous aider”, veut croire Glory, qui se fait tresser une longue natte, assise sur un tabouret de fortune au bord d’une piste en terre cabossée.
Les stigmates de la pauvreté sont partout à Obung, village aux toits de tôle rouillés niché sur le flanc sud du parc. La récession frappe ici comme ailleurs et les rares employeurs de cette zone reculée ont plié bagage il y a quelques mois. Les habitants s’accrochent aux promesses faites par le gouverneur d’amener le confort moderne jusqu’à eux.
“Le parc national n’a rien fait pour nous. Nous n’avons plus le droit de chasser ni de couper du bois, nous sommes désoeuvrés”, assène le vieux chef Ntufam Igne. “Grâce à l’autoroute, Obung deviendra une vraie ville. Nous prions pour ça”.
© 2017 AFP

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In Nigeria, Cross River Park, der bedrohte letzte Eden
05.16.2017 um 14:00 Uhr – Von Célia LEBUR – AFP
„Die Eingeborenen sagen Nein!“ Als die Bulldozer in ihren Wald kamen, beginnend im Jahr 2016, protestierte die Ekuri-Gemeinde: Menschen wollen keinen Super-Highway im Herzen des Cross-River-Nationalparks im Süden von Nigeria, der hier die Karte ihrer Vorfahren zerkratzen würde. Unter dem Druck sind die Stahlmonster gegangen, ….. um ihre Arbeit ein Stückchen weiter fortzusetzen. „Sie haben alle Kulturen zerstört, die unseren Reichtum ausmachen: Maniok, Kochbananen, Kokos …“, klagt Martin EGOT, Sprecher der Ekuri.
Das pharaonische Autobahn-Projekt wird im Jahr 2015 ins Leben gerufen: auf 800 Milliarden Naira geschätzt (2,3 Milliarden Euro), sollen sechsspurige 260 km die Landeshauptstadt Calabar -wo der Bau eines Tiefsee-Hafens geplant ist -, mit dem Bundesstaat Benue im Norden verbinden.
Auf der Strecke liegt der Cross-River-Nationalpark, der größte noch stehende Wald Nigerias, fast 4.000 km² groß. Ein von Gorillas, Elefanten und anderen jetzt gefährdeten Arten bevölkerter Garten Eden: im bevölkerungsreichsten Land Afrikas (190 Millionen) ist die wilde Natur stetig zurückgegangen angesichts rascher Urbanisierung, Waldwirtschaft und Wilderei.
„Unsere Väter, Großväter haben vor uns in diesem Wald gelebt und haben ihn uns vererbt. Er gibt uns alles, was wir brauchen“, sagt Martin EGOT, dessen mitten im Wald isolierte Gemeinschaft seit 30 Jahren kämpft, um ihre „nachhaltige“ Subsistenzwirtschaft zu schützen.
– Palmöl –
Mit diesem gigantischen Projekt waren mehr als 50.000 Menschen drauf und dran, ihre Rechte auf Land zu verlieren und fortgehen zu müssen. Wald und Dörfer sollten auf einem 20 km breiten Korridor wegrasiert werden. Eine „ökologische Katastrophe“ für Umweltschützer.
Mit der Angst, dass es „Promotern ermöglicht, einen der ältesten intakten tropischen Wälder in Afrika abzuholzen, zu brennen und neu zu bepflanzen mit Ölpalmen und anderen Kulturen“, prangerten große NGOs wie die Wildlife Conservation Society (WCS ) die fehlende Transparenz des Projektes und den mangelnden Dialog seitens des Staates Cross River an.
Seit einem Jahr gibt es ein Armdrücken zwisvhen den Pro und Anti-„Super Highway“. Der Hauptförderer des Projekts, der Gouverneur Ben Ayade, hört nicht auf die künftigen wirtschaftlichen Nutzen dieser Achse zu loben, die Calabar an den Rest des Landes besser binden wird.
„Wie werden wir weiterhin Gehälter zahlen, wie werden wir unsere Demographie verwalten, wenn 70% unserer Bevölkerung unter 35 ist?“, sagte er im März auf einer Sitzung. Man müsse „eine Balance“ zwischen Entwicklung und Naturschutz finden.
– Todesdrohungen –
Seitens der „Anti“ haben zwei Petitionen mit mehr als 350.000 UnterschriftenPräsident Muhammadu Buhari dazu gebracht, das Projekt bis zur Veröffentlichung einer Umweltverträglichkeitsprüfung (UVP) zu unterbrechen.
Nach hitzigen Verhandlungen wurde die Straßenausrichtung schließlich modifiziert, um einen Teil der endemischen Gemeinden und bedrohten Arten zu retten, aber ohne wirklich überzeugend zu se

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in.
„Dies ist ein erster Schritt. Aber die Strecke durchläuft noch den Park, was nicht akzeptabel ist“, sagte gegenüber AFP Odey Oyama, Direktor der Umweltschutzorganisation Rainforest Resource and Development Center (RRDC) mit Sitz in Calabar.
Der Aktivist sagt, er habe mehrere Morddrohungen erhalten, weil er sich gegen das Autobahn-Projekt und die unkontrollierte Expansion der Palmölindustrie in der Region wendet, und er zögert nicht, gegen mächtige multinationale Unternehmen zu klagen.
Das Übel ist vielleicht schon getan. Wilmar International, ein singapurischer Palmölgigant, hat in 2011 und 2012 mehrere Konzessionen in Höhe von insgesamt 30.000 Hektar in der Region erhalten. Ein Bericht von Friends of the Earth aus 2015 hat ihm vorgeworfen, seine Aktivitäten innerhalb der Nationalparkgrenzen und anderer Schutzgebiete erweitert zu haben, wo mehrere Tausend Hektar bereits abgeholzt worden sind.
Die Ausbeutung von Holz sei von besonderem Interesse für Unternehmen, die in der Region arbeiten, sagt ein weiterer Naturschützer: „Der Park beherbergt viele wertvolle Baumarten, die eine Menge Geld darstellen“
– Illegale Expansionen –
Laut einer Karte (aus Satellitendaten) von WCS, führen andere, auf Ananas-Plantagen spezialisierte Unternehmen, wie Dansa Agro Allied – eine Tochtergesellschaft der Gruppe des nigerianischen Milliardärs Aliko Dangote -, illegal ähnliche Ausdehnungen innerhalb des Parks durch.
Diese Unternehmen streiten das ab. „Unser Kunde unternahm keine Operation innerhalb des Nationalparks“, sondern hat stattdessen „-Operationen in Cross River State“ durchgeführt, sagte ein Anwalt von Dansa Agro Allied in einer Antwort auf die NGO RRDC. Und Wilmar International dementiert „kategorisch unser angebliches Eindringen in den Cross-River-Nationalpark“ im Jahr 2013 und betont, dass seine Aktivitäten die Schaffung von Tausenden von Arbeitsplätzen in der Region ermöglicht hatten.
Diese Unternehmen argumentieren auch, dass ihre Operationen den internationalen Standards für Umwelt entsprechen.
Das Schicksal der Super-Autobahn bleibt bis zur endgültigen, in Kürze erwarteten Entscheidung der Behörden in Abuja suspendiert. Und spaltet weiter die Dörfer, von denen einige das Projekt mit Begeisterung unterstützen.
„Wir haben keine guten Straßen, kein sauberes Wasser, keinen Strom, wir leiden viel. Die Autobahn werden uns helfen,“ will Glory glauben. Die Stigmata der Armut sind überall in Obung, ihrem Dorf mit verrosteten Blechdächern auf der Südseite des Parks.
Die Rezession wütet hier wie anderswo, und die wenigen Arbeitgeber in dieser abgelegenen Gegend haben vor einigen Monaten zusammengepackt. Die Menschen klammern sich an die vom Gouverneur gemachten Versprechungen, ihnen modernen Komfort zu bringen.
„Der Nationalpark hat nichts für uns getan. Wir haben nicht mehr das Recht zu jagen oder Holz zu schneiden, wir sind enteignet“, behauptet der alte Häuptling Ntufam Igne. „Dank der Autobahn wird Obung eine echte Stadt. Wir beten dafür.“
© 2017 AFP

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