Ölkrieg Nigeria: Armee contra illegale Raffinerien

Nigeria: l’armée en guerre contre les raffineries illégales

Nigeria: Armee im Krieg gegen die illegalen Raffinerien
22/04/2017 21:00 – Von Stephanie FINDLAY – AFP
Remi Fadairo, Commander in der nigerischen Armee, streckt den Finger in Richtung auf eine große schwarze Rauchwolke über dem Niger-Delta: eine handwerkliche Ölraffinerie. „Mal sehen, ob wir daraus unser Abendessen machen, aus diesen Schmugglern!“, höhnt er….
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Nigeria: l’armée en guerre contre les raffineries illégales
22.04.2017 à 21:00 – Par Stephanie FINDLAY – AFP
Remi Fadairo, commandant au sein de l’armée nigériane, pointe le doigt en direction d’un large nuage de fumée noire qui s’élève au dessus du Delta du Niger: une raffinerie artisanale de pétrole. “Allons-voir si on peut en faire notre dîner, de ces trafiquants!” ricane-t-il.

Nigerianische Soldaten suchen illegale Raffinerien in Port Harcourt – PHOTO afp.com by STEFAN HEUNIS

Le colonel de 44 ans a les épaules larges et traîne sa fatigue dans des bottes en caoutchouc, enfoncées dans la boue noire d’une terre engluée de pétrole.
La Force Conjointe de l’Opération “Delta sécurisé” sillonne les immenses marécages de la région de Port Harcourt (sud-est) pour protéger la richesse la plus précieuse du Nigeria: ses infrastructures d’hydrocarbures.
L’année dernière, des groupes armés ont attaqué sans relâche oléoducs et plateformes pétrolières, promettant de mettre l’économie du Nigeria à genoux. La production a chuté jusqu’à 1,4 million de barils par jour (contre 2,1 en moyenne), et a entraîné le géant africain dans une grave récession.
Abuja s’est engagé dans des négociations avec les rebelles, et les sabotages ont cessé. Mais pour les troupes restées sur place, le combat est loin d’être fini. Il est juste différent.
La priorité de l’armée désormais est de faire la guerre aux raffineries artisanales et illégales, qui sont, selon elle, la principale source de financement de ces groupes ultra-perfectionnés.
“Les deux sont liés. Quand ils ne font pas exploser les infrastructures en signe de rébellion, ils font ça”, explique le colonel Fadairo, les pieds toujours embourbés dans le pétrole.
Des sachets vides d’alcool, des paquets de nouilles chinoises et des mégots de cigarettes flottent toujours dans des flaques de pétrole irisées. Les derniers restes des trafiquants de l’or noir.
“On détruit leurs installations, mais ils reviennent toujours”, se désole le colonel Fadairo.
– Squelettes d’arbres –
Dans ces raffineries illégales, les trafiquants percent des trous dans les oléoducs des grandes compagnies étrangères telles que Shell ou Eni qui traversent le Delta, avant de raffiner le pétrole de manière ‘artisanale’ dans des bacs brûlants aussi gros que des voitures.
Le rebut est ensuite directement déversé dans la mangrove, transformant ce que l’on imagine avoir été un paysage paradisiaque en cauchemar monochrome de gris, entouré de squelettes d’arbres morts calcinés.
Ce décor cataclysmique n’est que le signe visible d’une industrie informelle qui pèse 8 milliards de dollars annuels, selon un rapport de Chatham House, un think-tank basé à Londres (2013).
“La corruption endémique du Nigeria crée un mécontentement social, une rupture avec l’Etat de droit, et la criminalité est normalisée et finance les groupes rebelles”, analyse Ian Ralby, conseiller en sécurité et fondateur de I.R. Consilium.
Le mois dernier, les troupes du colonel Fadairo ont détruit à elles seules plus de 10 raffineries, qui font travailler en moyenne 50 hommes, travaillant de nuit pour ne pas être repérées par l’armée.
– Emploi –
Dans cette région extrêmement pauvre, dont l’économie locale est tout aussi dévastée que ses forêts, ce trafic représente une source d’emploi importante.
Les rebelles comme les Vengeurs du Delta, particulièrement actifs en 2016, affirment que l’or noir leur appartient, et que le raffiner sur place est une manière de tirer profit de cette ressource qui part normalement bien loin du Delta, dans les caisses des compagnies pétrolières étrangères ou du gouvernement nigérian.
Le vice-président Yemi Osinbajo a été sensible à cette revendication lors des négociations avec les groupes armés, promettant de légaliser certains de ces ateliers en les transformant en “raffineries modulaires”.
“Il faut créer des opportunités d’emploi et un environnement économique bénéfique pour les communautés afin de sortir de cette spirale de violences”, a-t-il affirmé après des mois de silence et de menaces de la part d’Abuja.
Cette branche d’olivier déposée au milieu de la mangrove calcinée a été reçue chaleureusement par les leaders communautaires de la région. Mais ce trafic extrêmement lucratif profite tout autant aux employés pauvres qu’aux groupes qui les emploient, et aux autorités corrompues, qui réinjectent l’argent dans leur campagne politique.
Ne pas rompre de manière trop brutale l’équilibre entre tous ces acteurs est un exercice délicat, au risque d’entraîner des violences, ou pire pour le Nigeria, qui est toujours en pleine crise économique, de nouvelles attaques de grande ampleur contre ses infrastructures.
En attendant, les forces armées continuent à jouer au chat et à la souris avec les trafiquants. Vers 10h00 du matin, le colonel, ses hommes, leurs gilets de sauvetage et leurs bottes en caoutchouc arrivent sur une autre raffinerie.
Leur bateau s’échoue sur une plage, en même temps que des vagues gorgées de pétrole. Au loin, un groupe d’hommes grimpent dans un canot à moteur et disparaissent aussitôt dans les marécages.
“Parfois ils nous échappent”, lâche un officier. “L’eau des marécages n’a pas de limites”.
© 2017 AFP

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Nigeria: Armee im Krieg gegen die illegalen Raffinerien
22/04/2017 21:00 – Von Stephanie FINDLAY – AFP
Remi Fadairo, Commander in der nigerischen Armee, streckt den Finger in Richtung auf eine große schwarze Rauchwolke über dem Niger-Delta: eine handwerkliche Ölraffinerie. „Mal sehen, ob wir daraus unser Abendessen machen, aus diesen Schmugglern!“, höhnt er.
Der Oberst von 44 Jahren hat breite Schultern und schleppt seine Müdigkeit in Gummistiefeln durch den schwarzen Schlamm einer in Öl getränkten Erde.
Seine Joint Force der Operation „Sicheres Delta“ durchkreist die großen Sümpfe des Port Harcourt Gebiets (Südosten), um das kostbarste Vermögen Nigerias zu schützen, seine Ölinfrastruktur.
Im vergangenen Jahr griffen bewaffnete Gruppen unerbittlich Pipelines und Ölplattformen an, versprachen, Nigerias Wirtschaftin die Knie zu zwingen. Die Produktion sank auf 1,4 Millionen Barrel pro Tag (gegenüber 2,1 im Durchschnitt) und das führte den afrikanischen Riesen in eine schwere Rezession.
Abuja ging in Verhandlungen mit den Rebellen, und die Sabotage hörte auf. Aber für die hiergebliebenen Truppen ist der Kampf noch lange nicht vorbei. Er ist nur anders.
Die Priorität der Armee ist jetzt, gegen die handwerklichen und illegalen Raffinerien Krieg zu führen, die ihrer Meinung nach die wichtigste Finanzierungsquelle für diese ultra-hoch entwickelten Gruppen sind.
„Die beiden sind verbunden. Wenn sie als Zeichen der Rebellion die Infrastruktur nicht in die Luft jagen, machen sie das“, sagt Oberst Fadairo, die Füße noch im Öl versunken.
Leere Alkoholpackungen, Päckchen mit chinesischen Nudeln und Zigarettenstummeln schweben noch auf den irisierenden Ölpfützen. Die letzten Reste von den Trafikanten des schwarzen Goldes.
„Wir zerstörten ihre Einrichtungen, aber sie kommen immer wieder“, ärgert sich Oberst Fadairo.
– Skelette von Bäumen –
In diesen illegalen Raffinerien bohren Schmuggler Löcher in Pipelines von großen ausländischen Unternehmen wie Shell oder Eni, die das Delta überqueren, bevor sie das Öl auf „handwerkliche“ Art in Becken so groß wie Autos verfeinern.
Der Abfall wird dann direkt in die Mangroven entladen und machen aus, was man sich als paradiesische Landschaft vorstellt, diesen monochromen, von verkohlten Skeletten toter Bäume umgebenen grauen Alptraum.
Dieses kataklismische Dekor ist nur das sichtbare Zeichen einer informellen Industrie im Wert von 8 Milliarden US-Dollar jährlich, nach einem Bericht von Chatham House, einer Denkfabrik mit Sitz in London (2013).
„Die grassierende Korruption Nigerias schafft soziale Unzufriedenheit, einen Bruch mit der Rechtsstaatlichkeit, und Kriminalität wird normal und finanziert Rebellengruppen“, analysiert Ian Ralby, Sicherheitsberater und Gründer von Consilium R.i ..
Im vergangenen Monat zerstörten die Truppen von Oberst Fadairo allein mehr als 10 Raffinerien, wo im Durchschnitt 50 Menschen arbeiten, in der Nacht, um nicht von der Armee entdeckt zu werden.
– Jobs –
In dieser extrem armen Region ist die lokale Wirtschaft am Boden zerstört, wie der Wald, und dieser Schmuggel ist eine wichtige Quelle für Beschäftigung.

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Rebellen wie die Rächer des Deltas, besonders aktiv im Jahr 2016, argumentieren, dass das schwarze Gold ihnen gehört, und die Vor-Ort-Raffinerie ist eine Möglichkeit, die Vorteile dieser Ressource zu nehmen, die normalerweise weit weg vom Delta in die Kassen von ausländischen Unternehmen oder der nigerianischen Regierung fließt.
Vice President Yemi Osinbajo war bei den Verhandlungen mit den bewaffneten Gruppen empfindlich gegenüber diesem Anspruch und versprach, einige dieser Workshops zu legalisieren, sie in „modulare Raffinerien“ umzuwandeln.
„Wir müssen Beschäftigungsmöglichkeiten schaffen und ein positives wirtschaftliches Umfeld für die Gemeinden, um aus dieser Spirale der Gewalt zu kommen“, sagte er nach Monaten der Stille oder Drohungen seitens Abuja.
Dieser inmitten der verkohlten Mangroven niedergelegte Ölzweig wurde von den Gemeindeleitern in der Region herzlich empfangen. Aber von diesem äußerst lukrativen Schmuggel profitieren die viel zu armen Arbeitern genau so wie die Gruppen, die sie beschäftigen, und wie korrupte Autoritäten, die das Geld in ihre politischen Kampagnen stecken.
Das Gleichgewicht unter allen von ihnen nicht zu brutal zu brechen ist eine heikle Sache, kann möglicherweise zu Gewalt führen, oder, noch schlimmer für Nigeria, das noch in der Wirtschaftskrise ist, zu neuen groß angelegten Angriffen auf seine Infrastruktur .
Währenddessen werden die Streitkräfte weiterhin Katze und Maus mit Schmugglern spielen. Gegen 10:00 Uhr gelangen der Oberst und seine Männer, in Rettungswesten und Gummistiefeln, zu einer anderen Raffinerie.
Ihr Boot läuft auf einem Strand auf, gleichzeitig mit den Wellen voller Öl. In der Ferne steigt eine Gruppe von Männern in ein Motorboot und verschwindet sofort in Sümpfen. „Manchmal entkommen sie uns“, sagt ein Offizier. „Das Sumpfwasser ist grenzenlos.“
© 2017 AFP

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