Revolutionäre ägyptische Straßenkunst – Ausstellung in Völklingen, Deutschland / EXPO en Allemagne: fresques murales et graffitis de la révolution égyptienne

Graffiti: der Spleen der ägyptischen Revolution, auf der Ausstellung UrbanArt in Deutschland
2015.06.04 um 14:30 Uhr – Von Etienne Balmer – AFP
Ihre Wandmalereien und Graffiti waren um die ganze Welt gegangen, zur Blütezeit der ägyptischen Revolution. Was bleibt? In Völklingen (Bundesrepublik Deutschland), bietet die Biennale Urban Art einen Überblick über die Ernüchterung ägyptischer Künstler seit der Machtübernahme von Abdel Fattah al-Sissi. Unter dem Porträt des neuen starken Mannes in Ägypten in Militäruniform, in den gleichen Farben wie das berühmte Plakat von Barack Obama während seiner Präsidentschaftswahlkampf 2008, ersetzt das Wort “Joke” (Farce) das “Hope” (Hoffnung) vom amerikanischen Original.
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ÄGYPTEN: REVOLUTIONÄRE ERINNERN MIT STRASSENKUNST AN DEMOKRATIEFORDERUNGEN – Campaign No Walls – Keine Mauern – Pas de murs – Egypte: des graffitis pour faire disparaître les barricades
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Le spleen de la révolution égyptienne, dans une biennale d’art urbain en Allemagne
06.04.2015 à 14:30 – Par Etienne BALMER – AFP
Leurs fresques murales et graffitis avaient fait le tour du monde aux grandes heures de la révolution égyptienne. Qu’en reste-t-il ? A Völklingen (ouest de l’Allemagne), une biennale d’art urbain donne un aperçu du désenchantement des artistes égyptiens sous la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi.

L'Egyptienne Hanaa el Degham, le 30 mars 2015
Die ägyptische Künstlerin Hanaa el Degham vor ihrem Werk “Die Rückkehr des ägyptischen Geistes … Noch nicht realisiert!”, auf der Biennale UrbanArt Völklingen
L’Egyptienne Hanaa el Degham, le 30 mars 2015 devant son oeuvre “The return to the Egyptian spirit… Not yet realised !” (Le retour à l’esprit égyptien… Pas encore réalisé!), à la Biennale d’art urbain de Völklingen, dans l’ouest de l’Allemagne
afp.com – JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Sous le portrait en uniforme militaire du nouvel homme fort d’Egypte, dans les mêmes tons que le célèbre poster de Barack Obama durant sa campagne présidentielle de 2008, la mention “Joke” (farce) a remplacé le “Hope” (espoir) de l’original américain.
“Je voulais montrer par là que je n’étais pas dupe de la propagande d’al-Sissi, pas plus que de celle de Barack Obama”, explique Nazeer, son auteur, qui a placardé son oeuvre dans les rues du Caire à une poignée d’exemplaires en juillet 2013, après la prise de pouvoir du maréchal Abdel Fattah al-Sissi.
“J’ai arrêté de faire des graffitis et des posters depuis environ six mois maintenant”, confie le jeune homme de 25 ans. “Car c’est plutôt difficile de faire des choses dans la rue, la répression policière est forte en ce moment sur ce genre d’activité”, souligne-t-il.
Début 2011, des manifestations monstres en Egypte, notamment place Tahrir au Caire, avaient entraîné la chute du régime d’Hosni Moubarak, entraînant une longue période de troubles.
En juillet 2013, le président démocratiquement élu Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a été renversé par un coup d’Etat militaire. Sous la présidence autoritaire d’al-Sissi, islamistes comme anciennes figures de la révolution de 2011 sont persécutés et les manifestations d’opposition réprimées.
La contestation politique des artistes-activistes égyptiens continue cependant, mais d’une manière plus feutrée et sur d’autres supports comme internet, la bande dessinée ou des vidéos, selon Nazeer.
“Les choses sont plus calmes actuellement. Si vous dites que vous êtes contre le pouvoir, on vous accuse d’être un islamiste”, déplore Ammar Abo Bakr, 35 ans, un artiste qui s’était beaucoup engagé dans la révolution de 2011.
“Mais nous veillons toujours sur des fresques de la révolution dans quelques rues près de la place Tahrir. C’est devenu une sorte de musée à ciel ouvert de l’esprit révolutionnaire. Les gens qui viennent nous voir apprécient, c’est vraiment positif, ça me donne de l’espoir pour continuer”, ajoute-t-il.
– ‘Testament artistique’ –
Plus de 80 oeuvres contemporaines du monde entier, dont une dizaine du monde arabe, sont exposées à la deuxième biennale d’art urbain de la Völklinger Hütte, immense usine sidérurgique reconvertie en “centre européen d’art et de culture industrielle” après son classement en 1994 au patrimoine mondial de l’Unesco.
Une place de choix est réservée à l’Egypte. Car dans ce pays “l’art urbain a accompagné, voire initié la révolution, il a écrit l’Histoire”, estime Meinrad Maria Grewenig, le directeur général de la Völklinger Hütte.
Mais aujourd’hui “c’est une grande désillusion”, relève Don Karl, auteur berlinois et éditeur de livres sur l’art urbain.
La plupart des oeuvres murales de la révolution égyptienne, qu’il a compilées dans son dernier ouvrage paru l’an dernier, “Walls of freedom” (Murs de la liberté), ont aujourd’hui disparu.
“Beaucoup d’artistes ont abandonné le street art, d’autres tentent leur chance à l’étranger. Et certains d’entre eux voient ce livre comme leur testament artistique”, selon Don Karl.
“Certains artistes égyptiens n’ont plus l’énergie de continuer”, glisse avec amertume Hanaa el Degham, qui vit à Berlin depuis 2007 mais se rend régulièrement en Egypte, où elle anime des ateliers artistiques pour “apprendre aux jeunes à voir par eux-mêmes”.
L’une de ses oeuvres, exposée à la biennale, représente des femmes égyptiennes à côté de figures féminines évoquant les fresques de l’Egypte antique. Entre profusion de couleurs et espaces quasi vides, l’ensemble donne une impression d’inachevé. Son titre ? “The return to the Egyptian spirit… Not yet realised !” (Le retour à l’esprit égyptien… Pas encore réalisé !).
“Nous en sommes toujours à essayer de comprendre comment on en est arrivé là”, explique la jeune femme.
Pour Ammar Abo Bakr, l’art contestataire égyptien n’est pas mort, mais simplement en train de muer. D’ailleurs “le principe d’une révolution, c’est de ne pas répéter ce que vous faisiez avant”, souligne-t-il.
© 2015 AFP

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L'artiste egyptien Ammar Abo Bakr
Der ägyptische Künstler Ammar Abo Bakr, während der Revolution 2011 sehr aktiv, vor seiner Arbeit “Hidden Sufi” ( versteckte Sufi), auf der Biennale UrbanArt in Völklingen
L’artiste egyptien Ammar Abo Bakr, très actif pendant la révolution de 2011, pose le 30 mars 2015 devant son oeuvre “Hidden Sufi” (Le soufi caché) exposée à la Biennale d’art urbain de Völklingen, dans l’ouest de l’Allemagne
afp.com – JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Graffiti: der Spleen der ägyptischen Revolution, auf der Ausstellung UrbanArt in Deutschland
2015.06.04 um 14:30 Uhr – Von Etienne Balmer – AFP
Ihre Wandmalereien und Graffiti waren um die ganze Welt gegangen, zur Blütezeit der ägyptischen Revolution. Was bleibt? In Völklingen (Bundesrepublik Deutschland), bietet die Biennale Urban Art einen Überblick über die Ernüchterung ägyptischer Künstler seit der Machtübernahme von Abdel Fattah al-Sissi. Unter dem Porträt des neuen starken Mannes in Ägypten in Militäruniform, in den gleichen Farben wie das berühmte Plakat von Barack Obama während seiner Präsidentschaftswahlkampf 2008, ersetzt das Wort “Joke” (Farce) das “Hope” (Hoffnung) vom amerikanischen Original.
“Ich wollte damit zeigen, dass ich nicht von der Propaganda von al-Sissi getäuscht wurde, auch nicht von der von Barack Obama”, sagte Nazeer, der Autor, der seine Arbeit in den Straßen von Kairo in einer Handvoll Exemplare im Juli 2013, nach der Übernahme von Marschall Abdel Fattah al-Sissi, plakatiert hatte.
“Ich aufgehört, Graffiti und Plakate zu machen, seit etwa sechs Monaten jetzt”, sagte der junge Mann von 25. “Denn es ist ziemlich schwierig, die Dinge in der Straße tun, die polizeiliche Repression ist stark in dieser Zeit auf diese Art von Aktivität”, sagte er.
Anfang 2011 hatten große Demonstrationen in Ägypten, insbesondere auf dem Tahrir-Platz in Kairo, zum Sturz des Mubarak-Regimes geführt, dann zu einer langen Periode der Unruhe.
Im Juli 2013 wird der demokratisch gewählte Präsident Mohammed Mursi von der Muslimbruderschaft durch einen Militärputsch gestürzt. Unter dem autoritären Präsidenten al-Sissi werden seitdem Islamisten wie auch die alten Figuren der Revolution 2011 verfolgt und Demonstrationen der Opposition unterdrückt.
Politischer Protest ägyptischer Künstler-Aktivisten besteht jedoch weiterhin, aber in gedämpfter Weise und mit anderen Medien wie Internet, Comics oder Videos, nach Nazeer.
“Die Dinge sind jetzt leiser. Wenn Sie sagen, Sie sind gegen die Regierung, werden Sie beschuldigt , ein Islamist zu sein”, klagt Ammar Abo Bakr, 35, ein Künstler, der viel in der Revolution 2011 beteiligt war.
“Aber wir bewachen immer die Fresken der Revolution in einigen Straßen in der Nähe vom Tahrir-Platz. Es hat sich eine Art Freilichtmuseum des revolutionären Geistes da entwickelt. Die Menschen, die kommen, um zu sehen, schätzen es, das ist wirklich positiv, es gibt mir zu hoffen, auch weiterhin “, fügte er hinzu.
– ‘Künstlerisches Testament’ –
Über 80 zeitgenössische Werken aus der ganzen Welt, darunter ein Dutzend aus der arabischen Welt, sind ausgestellt in der zweite Biennale UrbanArt in der Völklinger Hütte, einem ehemaligen riesigen Stahlwerk, das im Jahr 1994 als Weltkulturerbe der Unesco ein “Europäischen Zentrum für Kunst und Industriekultur” wurde.
Ein Sonderplatz wird Ägypten vorbehalten. Da in diesem Land “UrbanArt die Revolution begonnen und auch begleitet hatte, Straßenkunst dort Geschichte schrieb”, sagte Meinrad Maria Grewenig, Generaldirektor der Völklinger Hütte.
Aber heute „gibt es eine große Desillusionierung”, sagt Don Karl, Berliner Autor mehrerer Bücher über urbane Kunst.
Die meisten der Wandmalereien der ägyptischen Revolution, die er in seinem neuesten vergangenen Jahr erschienenen Buch zusammengestellt hat, “Walls of Freedom” (Wände der Freiheit), sind mittlerweile verschwunden.
“Viele Künstler haben die Straßenkunst verlassen, andere versuchen ihr Glück im Ausland. Und einige von ihnen sehen dieses Buch als ihr künstlerisches Erbe”, so Don Karl.
“Einige ägyptische Künstler haben nicht mehr die Energie, um weiterzumachen”, sagt bitter Hanaa el Degham, die seit 2007 in Berlin lebt, aber regelmäßig nach Ägypten reist, wo sie Kunst-Workshops macht zum “Unterrichten junger Menschen, selber zu sehen”.
Eines ihrer Werke auf der Biennale zeigt ägyptische Frauen neben weiblichen Figuren, die an die Fresken des alten Ägypten erinnern. Zwischen Farbenfülle und fast leeren Räumen gibt das Ganze einen unvollständigen Eindruck. Der Titel? “Die Rückkehr des ägyptische Geistes … noch nicht realisierte!”
“Wir versuchen immer noch zu verstehen, wie wir hier (heute) ankamen”, sagte die junge Frau.
Für Ammar Abo Bakr ist die ägyptische Protestkunst nicht tot, sondern nur in einem Reifeprozess. Nebenbei “ist das Prinzip der Revolution nicht, zu wiederholen, was Sie zuvor taten”, sagt er.
© 2015 AFP

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