Ruanda: Klage gegen BNP Paribas wegen „Beihilfe zum Völkermord“

Rwanda: BNP Paribas visée par une plainte pour “complicité de génocide”

Ruanda: Klage gegen BNP Paribas wegen „Beihilfe zum Völkermord“
00.00 30/06/2017 – Von Benjamin LEGENDRE – AFP
War die BNP beteiligt an der Finanzierung von Waffen während des Völkermordes in Ruanda im Jahr 1994? Dies ist die schwere Anklage von drei Verbänden, die am Donnerstag in Paris eine noch nie dagewesene Klage gegen die französische Bank einreichen, für „Mitschuld an Verbrechen gegen die Menschlichkeit.“…..
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Rwanda: BNP Paribas visée par une plainte pour “complicité de génocide”
30.06.2017 à 00:00 – Par Benjamin LEGENDRE – AFP
La BNP a-t-elle participé au financement d’armes pendant le génocide au Rwanda en 1994 ? C’est la lourde accusation de trois associations, qui déposent jeudi à Paris une plainte inédite contre la banque française, pour “complicité de crimes contre l’humanité”.

Vingt-trois ans après les massacres, alors que l’attitude des autorités françaises fait toujours l’objet de vives controverses et d’âpres batailles judiciaires, c’est pour la première fois une banque française qui se retrouve au coeur des soupçons de complicité.
Parallèlement, une autre plainte visant les autorités françaises également pour “complicité” a été déposée mercredi par une association, qui accuse les autorités françaises d’avoir abandonné aux massacres de nombreux civils tutsi.
L’association anticorruption Sherpa, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et Ibuka France, association de défense des victimes du génocide, accusent le groupe bancaire d’avoir autorisé des transferts de fonds de la Banque nationale du Rwanda (BNR) destinés à un courtier en armement sud-africain en juin 2014, pendant le génocide et alors que l’ONU avait décrété un embargo sur les armes depuis un mois.
A partir d’avril 1994, quelque 800.000 personnes, en immense majorité des Tutsi, avaient été massacrées en une centaine de jours, dans des tueries déclenchées après la mort du président hutu Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion.
“Nous apprenons par voie médiatique le dépôt d’une plainte”, a déclaré un porte-parole de la banque devenue depuis BNP Paribas, joint par l’AFP. “A l’heure actuelle, nous ne disposons pas des éléments suffisants pour être en mesure de la commenter”.
Les associations affirment que la BNP a autorisé, les 14 et 16 juin 1994, des transferts de fonds pour plus de 1,3 million de dollars (1,14 million d’euros) du compte que la BNR détenait chez elle vers le compte en suisse de Willem Tertius Ehlers, propriétaire sud-africain d’une société en courtage d’armes.
– 80 tonnes d’armes –
Le lendemain, M. Ehlers et le colonel Théoneste Bagosora, un militaire hutu considéré comme le théoricien du génocide des Tutsi, et depuis condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), auraient conclu aux Seychelles une vente de 80 tonnes d’armes, qui auraient ensuite été acheminées à Gisenyi au Rwanda, via l’aéroport zaïrois de Goma, selon les associations.
“Selon les nombreux témoignages et rapports d’enquête joints à la plainte, la BNP aurait eu nécessairement (…) conscience que ce transfert pouvait contribuer au génocide en cours”, affirment les plaignants dans leur communiqué.
A l’appui de leur procédure, ils invoquent le témoignage d’un cadre de la Banque Bruxelles Lambert (BBL) dont l’établissement aurait, lui, rejeté la demande de la banque rwandaise, se refusant à violer l’embargo.
Cette plainte avec constitution de partie civile pour “complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre” est destinée à être instruite au pôle génocide et crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, où se trouvent déjà 25 dossiers liés au génocide au Rwanda.
“C’est la première fois qu’une plainte” est déposée pour de telles qualifications contre une banque en France, d’après les plaignants.
En parallèle, ceux qui accusent les autorités françaises d’avoir abandonné aux massacres de nombreux civils tutsi tentent une nouvelle procédure.
Mercredi, l’association Survie, dont une précédente plainte a été classée sans suite à l’automne, en a déposé une autre avec constitution de partie civile.
Révélée par le journal Le Parisien et Radio France, elle cible à nouveau les responsabilités des autorités et des militaires français, accusés d’avoir livré des armes au gouvernement génocidaire rwandais.
Des accusations anciennes, également relayées dans un article du dernier numéro de la revue XXI qui affirme que l’Elysée a ordonné aux militaires français de la force Turquoise de réarmer les génocidaires.
Le général Jean-Claude Lafourcade, commandant de cette force déployée le 22 juin 1994 au Rwanda sous mandat de l’ONU, a vigoureusement démenti ces accusations.
Placé sous statut de témoin assisté dans l’enquête à Paris sur ce dossier, le général a dénoncé “avec la plus grande fermeté ce type de sortie médiatique, aussi invraisemblable qu’irresponsable”.
© 2017 AFP

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Ruanda: Klage gegen BNP Paribas wegen „Beihilfe zum Völkermord“
00.00 30/06/2017 – Von Benjamin LEGENDRE – AFP
War die BNP beteiligt an der Finanzierung von Waffen während des Völkermordes in Ruanda im Jahr 1994? Dies ist die schwere Anklage von drei Verbänden, die am Donnerstag in Paris eine noch nie dagewesene Klage gegen die französische Bank einreichen, für „Mitschuld an Verbrechen gegen die Menschlichkeit.“
Dreiundzwanzig Jahre nach den Massakern, während die Haltung der französischen Behörden nach wie vor Gegenstand zahlreicher Kontroversen und bitterer juristischer Auseinandersetzungen ist, ist dies das erste Mal, dass eine französische Bank im Herzen des Verdachts der Mittäterschaft ist .
Parallel wurde eine weitere Klage gegen die französische Behörden eingereicht, auch für „Mitschuld“, von einer Vereinigung, die den Autoritäten vorwirft, während der Massaker viele Tutsi-Zivilisten verlassen zu haben.
Die Anti-Korruptions-Organisation Sherpa, das Kollektiv der Zivilparteien für Ruanda (CPCR) und Ibuka Frankreich, eine Verteidigungsgruppe der Opfer des Völkermordes, beschuldigen die Bankengruppe, Geldtransfers von der Nationalbank von Ruanda (BNR) zugelassen zu haben für einen südafrikanischen Waffenhändler, im Juni 2014, während des Genozids und obwohl die UNO seit einem Monat ein Waffenembargo verhängt hatte.

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…. für alt:


…. für alle:

…. für jung:

Von April 1994 an wurden in hundert Tagen rund 800.000 Menschen, überwiegend Tutsi, massakriert, in den Morden nach dem Tod des Hutu-Präsidenten Juvénal Habyarimana bei einem Angriff gegen sein Flugzeug.
„Wir erfahren von der Klage durch die Medien“, sagte ein Sprecher der heutigen BNP Paribas, kontaktiert von AFP. „Derzeit haben wir nicht genügend Informationen, um kommentieren zu können.“
Die Verbände behaupten, dass die BNP am 14. und 16. Juni 1994 Überweisungen von mehr als 1,3 Millionen US-Dollar (1,14 Millionen Euro) vom BNP-Konto der BNR auf ein schweizer Konto von Tertius Willem Ehlers, einem südafrikanischen Besitzer eines Waffen-Brokerage-Unternehmens, genehmigt hatte.
– 80 Tonnen Waffen –
Am nächsten Tag schlossen, sagen die Verbänden, Herr Ehlers und Oberst Théoneste Bagosora, ein Hutu-Militär und Theoretiker des Völkermords an den Tutsi und vor dem Internationalen Strafgerichtshof für Ruanda (ICTR) für schuldig befunden, auf den Seychellen einen Verkauf von 80 Tonnen Waffen ab, die anschließend nach Gisenyi in Ruanda transportiert wurden, via Flughafen Goma in Zaire, heutige DR Kongo.
„Nach zahlreichen der Klage beigefügten Zeugenaussagen und Untersuchungsberichten hätte die BNP unbedingt (…) wissen müssen, dass diese Überweisungen zum laufenden Völkermord beitragen könnten“, sagen die Kläger in ihrer Erklärung.
Zur Unterstützung ihres Verfahrens verweisen sie auf das Zeugnis eines Verantwortlichen der Banque Brussels Lambert (BBL), dessen Bank den Antrag der ruandischen Bank abgelehnt hatte, um das Embargo nicht zu verletzen.
Diese Klage mit Einrichtung von Zivilparteien wegen „Beihilfe zum Völkermord, Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen“ soll untersucht werden von der Gruppe Völkermord und Kriegsverbrechen des High Court von Paris, wo es bereits 25 Dossiers im Zusammenhang mit Völkermord in Ruanda gibt.

© 2017 AFP

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