Sambia: Streit um “Menstruations-Ruhetag”

En Zambie, le congé “menstruel” fait polémique

In Sambia ist ein “Menstruations-Ruhetag” umstritten
2017.03.02 07.51 – Von Obert Simwanza – AFP
Schamhaft wird er “Muttertag” genannt. In Sambia erhalten Mitarbeiterinnen jeden Monat einen zusätzlichen Ruhetag für ihre Regeln, ein Recht, das von jenen Männern und Frauen, die Missbrauch melden, stark bestritten wird. In diesem südafrikanischen Land wird Sexualität sehr geheim gehalten. Bis zu dem Punkt, dass viele Eltern Angst haben, ihren Kindern zu erzählen, wie sie auf die Welt kamen, und es vorziehen, zu sagen, sie hätten das Neugeborene im Krankenhaus “gekauft“…..
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En Zambie, le congé “menstruel” fait polémique
03.02.2017 à 07:51 – Par Obert SIMWANZA – AFP
Par pudeur, on l’appelle la “fête des mères”. En Zambie, les salariées bénéficient chaque mois d’un jour de repos supplémentaire pour leurs règles, un droit vivement contesté par ceux, hommes ou femmes, qui dénoncent des abus. Dans ce pays d’Afrique australe, la sexualité est entourée du plus grand secret. Au point que nombre de parents n’osent pas expliquer à leurs enfants comment ils sont arrivés au monde et préfèrent leur dire avoir “acheté” le nouveau-né à l’hôpital.

Chiselwa Kawanda ist gegen den zusätzlichen monatlichen Ruhetag für die Regeln, 16. Januar 2017 Lusaka, Sambia – afp.com – DAWOOD SALIM

Les députés zambiens ont pourtant adopté en 2015 une loi, jusque-là unique sur le continent, qui accorde aux femmes le droit à un congé “menstruel”, à la suite d’un lobbying intense d’ONG et parce que le gouvernement était favorable à une telle idée.
Pendant cette période, “certaines femmes ont des pertes de sang importantes, d’intenses douleurs, d’autres vomissent (…) cela a des conséquences sur leur travail”, explique Madube Siyauya, du Conseil de coordination des ONG (NGOCC), qui a milité pour l’adoption du texte.
Cette journée supplémentaire de repos mensuel est accordée aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique, sans certificat médical et indépendamment de l’âge de l’employée.
“C’est une loi progressiste qu’on nous envie partout en Afrique”, affirme la présidente du NGOCC, Sara Longwe.
Elle représente une avancée dans un pays où les femmes font l’objet de discriminations en matière d’éducation et d’emploi, où les filles sont mariées jeunes et où la mortalité en couches reste élevée dans les campagnes.
Unique en Afrique, une telle législation reste rare dans le monde. Le Japon, pionnier en la matière, l’a adoptée dès 1947. L’Indonésie, la Corée du Sud et Taïwan lui ont emboîté le pas.
En Occident, seules certaines sociétés s’y sont essayées, comme la petite entreprise britannique Coexist qui offre depuis peu la possibilité pour ses employées d’aménager leur temps de travail pendant leurs règles.
– Un jour bienvenu –
Pour Shupe Luchembe, une mère de famille zambienne, ce congé est le bienvenu. “Ca me permet de gérer mes besoins physiologiques. Chaque mois, j’ai besoin d’un jour loin du bureau pour prendre soin de moi correctement”, témoigne cette fonctionnaire de 36 ans, cheveux courts, fines lunettes et pull rouge en V.
Mais la loi suscite aussi la controverse.
Dans un grand magasin d’électroménager de Lusaka, plusieurs employés hommes s’indignent, sous couvert d’anonymat, que trop de caissières soient absentes en même temps.
“La logique derrière cette loi est louable”, estime ainsi Andrew Miti, à la tête d’une entreprise de consulting en médias à Lusaka.
“C’est bon pour l’hygiène. Au bureau, des femmes peuvent être mal à l’aise d’aller régulièrement aux toilettes pour changer de serviettes hygiéniques (…) mais, comme d’habitude, des femmes abusent de cette journée”, déplore-t-il.
Une critique que partagent également certaines femmes.
“Quand des femmes ont besoin de faire quelque chose, elles prennent leur congé menstruel au lieu de prendre un jour de vacances. C’est de l’abus”, regrette Laura Miti, directrice de l’ONG Alliance for Community Action.
“Accorder douze jours de congés supplémentaires par an, c’est trop. Ce n’est pas productif, surtout dans le milieu de l’entreprise”, tranche-t-elle.
“Evidemment, des gens se plaignent ici ou là que la productivité est affectée par la +fête des mères+”, reconnaît elle-même Cecilia Mulindeti-Kamanga, haut fonctionnaire au ministère du Travail. “Mais toutes les femmes ne s’absentent pas le même jour. Et il n’y a aucune preuve d’une baisse de la productivité”, dit-elle.
– ‘Pression’ –
Fonctionnaire, Chiselwa Kawanda a pour sa part décidé de ne pas profiter de ce jour de congé.
“Je prendrais trop de retard dans mon travail”, explique cette mère de famille trentenaire. “Les femmes n’ont pas leurs règles seulement un jour par mois. Dans certains cas, elles durent sept jours. Ca voudrait dire que les femmes devraient être absentes sept jours. Cela n’a aucun sens”, lâche-t-elle.
Loin de ce débat, Mervis Mwiinga, une infirmière, préfère pointer du doigt les employeurs du secteur privé qui, accuse-t-elle, refusent d’appliquer la législation en vigueur. “Quand il y a trop de pression au travail, le patron nous dit qu’on ne peut pas prendre notre journée”, affirme-t-elle.
La loi prévoit des amendes et même jusqu’à six mois de prison pour les employeurs qui refuseraient d’accorder ce congé. Mais à ce jour, aucun patron récalcitrant n’a été puni.
Qu’importent les abus, la loi constitue avant tout un progrès pour toutes les femmes, estime Mabvuto Sakala, professeur de droit du travail à l’université de Zambie (Unza).
“Certes, l’intention du Parlement était d’abord de permettre aux femmes salariées de rester chez elles le jour où elles sont le plus perturbées par leurs règles. Mais il est clair que ce jour leur sert aussi à accomplir leur tâches maternelles”, souligne-t-il.
Et malgré la controverse, le gouvernement zambien entend bien persister dans cette voie.
Depuis ce début d’année, il a décidé de fournir gratuitement des serviettes hygiéniques aux écolières qui vivent en zone rurale. Une mesure destinée à réduire leur absentéisme… pendant leurs règles.
© 2017 AFP

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In Sambia ist ein “Menstruations-Ruhetag” umstritten
2017.03.02 07.51 – Von Obert Simwanza – AFP
Schamhaft wird er “Muttertag” genannt. In Sambia erhalten Mitarbeiterinnen jeden Monat einen zusätzlichen Ruhetag für ihre Regeln, ein Recht, das von jenen Männern und Frauen, die Missbrauch melden, stark bestritten wird. In diesem südafrikanischen Land wird Sexualität sehr geheim gehalten. Bis zu dem Punkt, dass viele Eltern Angst haben, ihren Kindern zu erzählen, wie sie auf die Welt kamen, und es vorziehen, zu sagen, sie hätten das Neugeborene im Krankenhaus “gekauft“.
Die sambischen Abgeordneten haben im Jahr 2015 dennoch ein Gesetz angenommen, bislang einzigartig auf dem Kontinent, das Frauen das Recht auf einen “Menstruationstag” gewährt, nach intensiver Lobbyarbeit von NGOs und weil die Regierung günstig auf eine solche Idee zu sprechen war.
Während dieser Zeit “haben einige Frauen erhebliche Blutverluste, starke Schmerzen, andere erbrechen (…) es hat Auswirkungen auf ihre Arbeit”, sagt Madube Siyauya von der NGO-Koordination Council (NGOCC) , die für die Annahme des Textes geworben hatte.
Dieser zusätzliche Tag der Ruhe ist im privaten Sektor wie im öffentlichen Dienst monatlich, bezahlt, unabhängig vom Alter der Arbeitnehmerin und ohne ärztliches Attest.
“Das ist ein progressives Gesetz, um das uns ganz Afrika beneidet”, sagt die Präsidentin der NGOCC, Sara Longwe.
Es stelle einen Schritt nach dar vorn in einem Land, wo Frauen in den Bereichen Bildung und Beschäftigung diskriminiert sind, wo Mädchen sehr jung verheiratet werden, und wo die Sterblichkeit bei der Niederkunft in ländlichen Gebieten hoch bleibt.
Einzigartig in Afrika, ist eine solche Regelung selten in der Welt. In Japan, ein Pionier auf dem Gebiet, wurde so etwas im Jahre 1947 angenommen, Indonesien, Südkorea und Taiwan folgten.
Im Westen haben nur einige Unternehmen es versucht, wie die kleine britische Firma Coexist, die vor kurzem ihren Mitarbeiterinnen die Gelegenheit bot, ihre Arbeitszeit während der Menstruation selber zu organisieren.
– Ein willkommener Tag –
Für Luchembe Shupe, eine sambische Mutter, ist der Urlaubstag willkommen. “Es erlaubt mir, meine physiologischen Bedürfnisse zu verwalten. Jeden Monat brauche ich einen Tag weg vom Büro, um mich richtig um mich zu kümmern”, bezeugt die 36jährige Beamtin mit kurzen Haaren, dünner Brille und rotem V-Pullover.
Aber das Gesetz ist auch umstritten.
In einem großen Elektrogeräteladen in Lusaka ärgern sich viele Männer, die anonym bleiben möchten, dass zu viele Kassiererinnen zur gleichen Zeit abwesend sind.
“Die Logik hinter diesem Gesetz ist lobenswert”, sagt Andrew Miti, Leiter eines Medienberatungsunternehmen in Lusaka.
“Es ist gut für die Hygiene. Im Büro können Frauen sich unwohl fühlen, regelmäßig auf die Toilette zu gehen, um die Damenbinden zu wechseln. Aber, wie üblich, missbrauchen Frauen diesen Tag “, sagt er.
Diese Bewertung teilen auch einige Frauen.
“Wenn Frauen etwas erledigen müssen, nehmen sie ihren Menstruationstag anstatt einen Urlaubstag zu nehmen. Das ist Missbrauch”, klagt Laura Miti, Direktorin der NGO Alliance for Community Action. “12 Tage extra Urlaub pro Jahr, das ist zuviel. Es ist nicht produktiv, vor allem im Unternehmensmilieu”.
“Offensichtlich beschweren sich Leute hier und da, dass die Produktivität vom ‘Tag der Mutter’ betroffen ist”, erkennt selbst Cecilia Mulindeti-Kamanga, eine hohe Beamtin im Ministerium für Arbeit. “Aber nicht alle Frauen fehlen an diesem Tag. Und es gibt keine Anzeichen für einen Rückgang der Produktivität”, sagte sie.
– “Druck” –
Die Beamtin Chiselwa Kawanda hat ihrerseits beschlossen, an diesem Tag nicht auszusetzen.

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“Ich würde in meiner Arbeit Verspätungen bekommen”, sagt diese 30-jährige Mutter. “Frauen menstruieren nicht nur an einem Tag im Monat. In manchen Fällen kann das 7 Tage dauern. Das würde bedeuten, dass Frauen 7 Tage abwesend sein sollten. Das macht keinen Sinn”.
Weit weg von dieser Debatte zeigt Mervis Mwiinga, eine Krankenschwester, mit dem Finger auf private Arbeitgeber, die sie beschuldigt, sich zu weigern, das Gesetz anzuwenden. “Wenn es bei der Arbeit zu viel Druck gibt, sagt der Chef, dass wir unseren Tag nicht nehmen können”, sagt sie.
Das Gesetz sieht Geldstrafen und sogar bis zu sechs Monaten Gefängnis für Arbeitgeber vor, die sich weigern, eine solche Erlaubnis zu erteilen. Aber bisher wurde kein widerspenstiger Chef bestraft.
Missbrauch hin oder her, das Gesetz ist vor allem ein Schritt vorwärts für alle Frauen, sagt Mabvuto Sakala, Professor für Arbeitsrecht an der University of Zambia (Unza).
“Gewiß war die Absicht des Parlaments zunächst, Frauen an dem Tag zu Hause zu bleiben zu erlauben, an dem sie am meisten durch ihre Regeln gestört sind. Aber es ist klar, dass sie ihn auch für ihre Mutterpflichetn verwenden” sagt er.
Und trotz der Kontroverse will die sambische Regierung auf diesem Weg weitergehen .
Seit Anfang dieses Jahres entschied sie sich für gratis Damenbinden für Schülerinnen, die in ländlichen Gebieten leben. Eine Maßnahme, um die Fehlzeiten während der Menstruation zu reduzieren ….
© 2017 AFP

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