micro-crédit au Sénégal---

Senegal: “Tontine”, die weibliche Form des Mikro-Kredites

La tontine, ou le micro-crédit au féminin au Sénégal
ALL PHOTOS afp.com BY SEYLLOU – ON TOP: Frauen beim Geldzählen im Viertel Medina in Grand-Mbao am Stadtrand von Dakar
Les sénégalaises comptent et recomptent les billets de la tontine du quartier de la Médina à Grand-Mbao, le 9 mars 2017, dans la périphérie de Dakar

Die Tontine oder weibliche Form des Mikrokredites hat Erfolg im Senegal
04.30.2017 um 14:00 Uhr – Von Kodou SENE – AFP
Nach Monaten des Wartens berührt die Senegalesin Ndeye Khari Pouye das Geldkätzchen der tontine, die es ihr erlauben wird, ihre Hühnerzucht zu füttern. Auf einer Matte auf dem Boden sitzend, versteckt die glückliche Auserwählte ihr Lächeln nicht……
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La tontine, ou le micro-crédit au féminin, fait recette au Sénégal
30.04.2017 à 14:00 – Par Kodou SENE – AFP
Après des mois d’attente, la Sénégalaise Ndèye Khari Pouye touche la cagnotte de la tontine, qui lui permettra de nourrir son élevage de poulets. Assise sur une natte à même le sol, l’heureuse élue cache mal son sourire. Le bonheur de cette quinquagénaire, entourée par des femmes en boubou, est partagé par l’assistance, des habitantes de Médina, un quartier de la commune de Grand-Mbao à la périphérie de Dakar.

Die Senegalesin Ndeye Khari Pouye und ihre Hühnerzucht in Grand Mbao

“C’est mon tour. Je viens de remporter les 300.000 FCFA de la tontine”, précise Ndèye Khari Pouye, soit un peu plus de 450 euros.
Comme dans beaucoup d’autres pays africains, de très nombreuses Sénégalaises participent à une tontine pour financer leurs projets. Ce système d’épargne collective tournante, où chacun cotise et reçoit à tour de rôle, permet de surmonter les difficultés d’accès au crédit ou de taux d’intérêt dissuasifs. Ancré de longue date dans la culture africaine, il est largement le fait des femmes, mais des tontines mixtes existent aussi.
“La tontine est la seule façon d’économiser mon argent. Les taux d’intérêt à la banque sont trop élevés”, confie Ndèye Binta Ndoye, qui participe à quatre tontines en même temps, dont celle de “tante Fatou”, dans un autre quartier de Grand-Mbao.
De plus, “les institutions financières te font signer des tonnes de papiers, même des choses que tu ignores. Pour une analphabète comme moi, c’est trop compliqué”, ajoute cette coiffeuse de profession, qui confie n’avoir “pas fait l’école”.
– ‘Femmes plus ambitieuses’ –
Toutes les générations se côtoient et l’ambiance est bon enfant. Sur des chaises ou à même le sol avec des nourrissons dans les bras pour certaines, à tour de rôle, les femmes plongent leurs billets d’argent dans une calebasse.
“Chaque membre cotise 2.000 FCFA (environ 3 euros). On réunit la somme de la cagnotte qui est de 500.000 FCFA (environ 760 euros) et on la remet” à un gagnant chaque jeudi, explique “tante Fatou”, de son vrai nom Fatou Cissé, gérante de cette tontine qui compte 250 membres et dure cinq ans.
Si dans certaines tontines l’argent est remis en mains propres, dans d’autres il peut être versé par un système de paiement par téléphone mobile, d’un usage devenu courant au Sénégal.
“Du temps de nos mères et grand-mères, les personnes du même âge se réunissaient pour former une tontine. L’argent qu’elles gagnaient servait aux fêtes familiales, comme les baptêmes”, indique Fatou Cissé, une institutrice à la retraite.
“Maintenant, les femmes sont plus ambitieuses. Nous avons pris conscience que le gaspillage dans des cérémonies ne servait à rien et qu’il fallait investir (l’argent de la tontine) dans une entreprise durable”, souligne Ndèye Binta Ndoye.
“Je suis la première femme d’un foyer polygame. Mon mari a entamé la construction de la maison et a eu des difficultés financières. Il nous a demandé, à ma coépouse et moi, de terminer” les travaux, dit-elle.
“Grâce à la tontine, j’ai construit trois chambres et un salon. J’attends de remporter encore une cagnotte pour construire le reste. Si les tontines n’existaient pas, je serais contrainte de contracter un crédit à la banque”, poursuit la coiffeuse.
A Grand-Mbao, la seule autre solution de crédit est un réseau mutualiste qui exigerait une caution représentant 20% du prêt et un taux d’intérêt de 1,77%, avec un délai de remboursement de dix mois, selon une source proche du dossier.
– Système de discipline collective –
La tontine sert non seulement à lancer des projets, mais aussi à maintenir à flot des entreprises en difficulté, comme l’activité d’aviculture de Mame Ngoné Cissé.
“J’ai subi des pertes énormes au début de mon projet. Mais grâce à l’argent de la tontine, j’ai pu redémarrer mon activité. Dieu merci, mon business se porte bien”, témoigne-t-elle.
Les tontines ont des comités de gestion, formés de cinq à huit personnes sachant lire et écrire, parmi de nombreuses partenaires illettrées.
Elle a beau n’avoir jamais étudié la comptabilité, c’est à Mané Niang, qui a arrêté ses études en première année de collège, que revient la lourde tâche de compter et recompter les billets de la tontine du quartier de la Médina.
“Je ne me trompe presque jamais dans le comptage de l’argent (…) J’appelle le nom d’une personne et elle vient déposer l’argent dans la calebasse. On calcule ensuite ensemble la somme. Nous vérifions toujours à l’aide d’une calculette”, rassure-t-elle.
Pour renforcer la confiance et la transparence, des mesures sont prises. Par exemple, celle qui garde la caisse de la tontine ne réside pas dans le même domicile que celle qui en a la clef.
Des systèmes d’amende et de punitions symboliques sont également prévus pour pousser les membres à cotiser régulièrement.
“Une membre qui accuse un retard paie une amende de 200 FCFA. Et si elle persiste dans son retard, on la rétrograde sur la liste des prochaines gagnantes de la cagnotte. Il arrive même qu’on ne lui accorde pas de prêt jusqu’à ce que sa cotisation à la tontine redevienne normale”, explique la gestionnaire du quartier de Médina, Mané Niang.
Mais la sanction de tout manquement aux obligations collectives est surtout d’ordre social.
“Culturellement, nous les femmes accordons beaucoup d’importance à la dignité et notre image face à la société”, souligne Awa Cissé, à la tontine de “tante Fatou”. “On n’ose pas +manger l’argent+ des tontines sans payer: sinon tu vas en entendre parler jusqu’à tes petits-enfants…”
© 2017 AFP

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Fatou Cisse, genannt “Tante Fatou”, in ihrem Haus

Die Frauen stecken ihre Geldscheine in Kalebassen

Die Tontine oder weibliche Form des Mikrokredites hat Erfolg im Senegal
04.30.2017 um 14:00 Uhr – Von Kodou SENE – AFP
Nach Monaten des Wartens berührt die Senegalesin Ndeye Khari Pouye das Geldkätzchen der tontine, die es ihr erlauben wird, ihre Hühnerzucht zu füttern. Auf einer Matte auf dem Boden sitzend, versteckt die glückliche Auserwählte ihr Lächeln nicht.
Das Glück der Fünfzigjährigen, die von Frauen in ihren boubous (afrikanisches Kleid) umringt ist, wird geteilt durch die Unterstützung der Bewohner von Medina, einem Ortsteil der Stadt Grand-Mbao am Stadtrand von Dakar.
„Ich bin dran. Ich gewann gerade 300.000 FCFA aus der tontine“, sagte Ndeye Khari Pouye, etwas mehr als 450 Euro.
Wie in vielen anderen afrikanischen Ländern nehmen sehr viele Senegalesen an einer tontine teil, um ihre Projekte zu finanzieren. Dieses rotierende gemeinsame Sparsystem, in dem jeder beiträgt und wiederum erhält, überwindet die Schwierigkeiten bei den Zinsen oder schon beim Zugang zu Krediten. Schon lange in der afrikanischen Kultur verankert, wird das System weitgehend von Frauen durchgeführt, aber gemischte tontines gibt es auch.
„Die tontine ist der einzige Weg, mein Geld zu sparen. Die Kreditzinsen in der Bank sind zu hoch“, sagt Ndèye Binta Ndoye, der in vier tontines gleichzeitig teilnimmt, einschließlich an der von „Tante Fatou“ in einem anderen Viertel von Grand Mbao.
Darüber hinaus „lassen die Finanzinstitute Sie Tonnen Papiere unterschreiben, auch Dinge, die Sie nicht kennen. Für einen Analphabeten wie mich ist das zu kompliziert“, ergänzt die gelernte Friseuse und sagt, sie sei „gar nicht in der Schule gewesen. ”
– ‘Ambitioniertere Frauen’ –
Alle Generationen kommen zusammen und die Atmosphäre ist freundlich. Auf Stühlen oder auf dem Boden sitzend, manche mit Kleinkindern in ihren Armen für einige, legen die Frauen reihum ihre Geldscheine in eine Kalebasse.
„Jedes Mitglied trägt 2.000 Francs CFA (ca. 3 Euro) bei. Das summiert sich zum Preispool von 500.000 CFA-Francs (etwa 760 Euro) und wir setzen ihn jeden Donnerstag als Gewinn aus“, sagt „ Tante Fatou“ (mit bürgerlichem Namen Fatou Cissé), Leiterin einer tontine, die 250 Mitglieder hat und fünf Jahre dauert.
Wenn in einigen tontines das Geld in bar einfliesst, kann in anderen von einem Handy-Zahlungssystem bezahlt werden, was eine gängige Praxis in Senegal wurde.
„In der Zeit unserer Mütter und Großmütter, kamen Menschen des gleichen Alters zusammen, um eine tontine zu bilden. Das gewonnene Geld wurde für Taufen oder Familienfeiern genutzt“, sagt Fatou Cissé, eine pensionierte Lehrerin.
„Jetzt sind die Frauen ehrgeiziger. Wir stellten fest, dass die Verschwendungen in den Zeremonien nutzlos waren und dass man (das Geld der tontine) in einem nachhaltigen Unternehmen investieren sollte“, sagte Ndèye Binta Ndoye.
„Ich bin die erste Frau eines polygamen Haushalts. Mein Mann hat mit dem Bau des Hauses begonnen und ist in finanzielle Schwierigkeiten geraten. Er hat uns gebeten, meine Co-Frau und mich, fertig zu bauen“, sagte sie.
„Dank der tontine baute ich drei Schlafzimmer und ein Wohnzimmer. Ich hoffe auf noch einen Jackpotgewinn, um den Rest zu bauen. Wenn es die tontone nicht gäbe, würde ich zu Krediten bei der Bank gezwungen sein“, fährt die Friseurin fort.
In Groß Mbao ist die einzige andere Kredit Lösung ist eine Art Sozialversicherung, die eine Kaution von 20% des Darlehens und einen Zinssatz von 1,77% fordert, mit einer Laufzeit von zehn Monaten, laut einer gut informierten Quelle.
– Ein System kollektiver Disziplin –
Die tontine dient nicht nur, um Projekte zu starten, aber auch Unternehmen in Schwierigkeiten am Laufen zu halten, wie zum Beispiel das Geflügelgeschäft von Mame Ngoné Cissé.

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„Ich habe am Anfang meines Projektes große Verluste erlitten. Aber mit dem Geld der tontine konnte ich mein Geschäft neu starten. Ich danke Gott, mein Geschäft läuft gut“, bezeugt sie.
Tontines haben Verwaltungsausschüsse, bestehend aus fünf bis acht Personen, die lesen und schreiben können, unter vielen analphabetischen Partnern.
Auch wenn sie zehnmal keine Buchhaltung studiert hat, es ist Mane Niang, die in ihrem ersten Jahr am College die Schule verließ, der die schwierige Aufgabe des Zählens und Nachzählens der Geldscheine der tontine im Medina Bezirk zukommt.
„Ich zähle das Geld fast nie falsch, (…) ich rufe den Namen einer Person auf und sie kommt einzahlen, legt das Geld in den Kürbis. Wir berechnen dann die Summe zusammen. Wir prüfen immer mit einem Taschenrechner“, versichert sie.
Um Vertrauen zu stärken sind Transparenzmaßnahmen getroffen worden. Zum Beispiel wohnt diejenige, die Kasse behält, nicht an der gleichen Adresse wie diejenige, die den Schlüssel hat.
Mahnungssysteme und symbolische Strafen gibt es auch, um die Mitglieder anzuhalten, regelmäßig beizutragen.
„Ein Mitglied, das eine Verzögerung auslöst, zahlt eine Geldstrafe von 200 FCFA. Und wenn es nicht sofort einlenkt, setzen wir es auf der Liste der Gewinner am nächsten Jackpot zurück. Manchmal wird ihm sogar nichts mehr geliehen, bis dass sein Beitrag zur tontine wieder normal ist“, sagt die Managerin der Medina-Nachbarschaft, Mane Niang.
Aber die Strafe für eine Verletzung der kollektiven Verpflichtungen ist vor allem eine soziale.
„Kulturell legen wir Frauen großen Wert auf die Würde und unser Bild in der Gesellschaft “, sagte Awa Cissé von der tontine „Tante Fatou“ „Wir wagen es nicht, das Geld der tontine ‘zu futtern’ ohne zu bezahlen: ansonsten kannst Du es bis zu Deinen Enkelkinder hören …“
© 2017 AFP

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