Installation de l'eau courante dans une habitation du hameau d'Al-Jendaya en Egypte, le 5 avril 2016

Sozialprojekte Ägypten: Fundraising per Mausklick

Égypte. financement de projets sociaux par clic de souris

PHOTO: Installation von fließendem Wasser im Weiler Al-Jendaya in Ägypten – Installation de l’eau courante dans une habitation du hameau d’Al-Jendaya en Egypte, le 5 avril 2016 – afp.com – KHALED DESOUKI

In Ägypten, der Klick für eine gute Sache mit dem Start-up-Unternehmen Bassita
 AFP – 24/04/2016 um 19:30 Uhr – Von Tony Gamal-GABRIEL
Um früher Wasser in ihrem Dorf in Ägypten zu haben, musste Aaz Menhom mindestens zehnmal am Tag mit einem Eimer an der Tür der Nachbarn klopfen. Heute, dank der Klicks von Internetnutzern, hat sie endlich einen Wasserhahn auf ihrem Hof.
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En Egypte, le clic pour la bonne cause avec la start-up Bassita
AFP – 24.04.2016 à 19:30 – Par Tony GAMAL-GABRIEL
Avant, pour avoir de l’eau dans son village en Egypte, Aaz Menhom devait frapper à la porte des voisins au moins dix fois par jour avec un seau. Aujourd’hui, grâce aux clics d’internautes, elle a enfin un robinet dans sa cour.

Menna Ayman, Salem Massalha, Shehab el-Dien, Alban Menonville und Nader Meleika in den Räumlichkeiten des Start-up Bassita in Kairo

Si cette jeune mère à la silhouette frêle peut maintenant cuisiner et faire la lessive sans transporter de lourds seaux d’eau dans ce hameau d’Al-Jendaya, à 200 km au sud du Caire, c’est grâce au “clickfunding”, littéralement “financement par des clics” en anglais. Un concept innovant lancé en Egypte par une start-up, Bassita.
Bassita, cela signifie “simple” en arabe, simple comme son principe: pour financer une bonne cause dans un pays où plus de 40% des foyers ont accès à Internet, Bassita lance des campagnes sur les réseaux sociaux qui font le buzz, photos ou vidéos ludiques présentant un micro-projet de développement, que les internautes sont invités à “tweeter”, “liker” et partager. Une fois un certain nombre de clics atteint, des sponsors financent le projet.
“C’est un don du ciel”, s’extasie Aaz Menhom, 27 ans, dans sa maison d’une pièce pauvrement meublée, qu’elle et ses deux enfants partagent avec sa soeur et ses cinq neveux. Joignant ses mains sous l’eau qui jaillit du robinet sommaire à peine installé dans la cour en terre battue, elle fait boire son fils Atef, cinq ans, et sa fille Nada, six ans, tout excités. “Je leur faisais prendre un bain tous les quatre jours, maintenant ils pourront se laver tous les jours”, confie-t-elle rayonnante, les cheveux couverts par un foulard motif panthère.
“Vous êtes à un clic de changer le monde”, prévient le site internet de Bassita, fondée en août 2014 par deux jeunes trentenaires venus de France et installés depuis plusieurs années au Caire, Alban de Ménonville et Salem Massalha.
– Philanthrope –
Leur objectif: “révolutionner” la publicité en ligne, en misant sur la fibre “sociale” des entreprises.
En tant que patron d’une société, “si je veux (placer) une publicité sur Facebook pour toucher un million de personnes, Facebook va me demander (de payer) un prix”, explique M. de Ménonville. “Au lieu de payer Facebook, on propose (à l’entreprise) de payer pour quelque chose de positif, et en échange c’est l’internaute qui va donner de la visibilité” à cette société partenaire du projet, s’enthousiasme le jeune homme.
“Ce que l’on dit à l’internaute, c’est qu’il se transforme en philanthrope”, résume M. Massalha, d’origine égyptienne. “A notre connaissance, personne d’autre n’utilise ce modèle jusqu’à présent”.
Bassita se targue de plusieurs succès dans des domaines très éclectiques.
Fin 2014, en partenariat avec un opticien du Caire, la start-up avait mené une campagne pour financer mille paires de lunettes destinées notamment à des brodeuses du Fayoum, une province déshéritée au sud-ouest du Caire.
Bassita a aussi organisé fin 2015 une campagne pour permettre à une trentaine d’enfants issus d’un quartier défavorisé du Caire et qui n’avaient jamais vu la mer, de passer un jour à la mer Rouge, grâce aux financements d’une école privée.
– Exporter le concept –
En février, c’est via l’Unicef qu’Aaz Menhom a bénéficié des clics de la start-up, dans le cadre d’un projet d’adduction de l’eau courante pour 1.000 foyers dans le sud de l’Egypte, un pays où 7,5 millions de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre à domicile.
En trois jours, une vidéo tournée avec le célèbre comédien Maged el-Kedwany et accompagnée d’un hashtag en arabe “Le clic connecte à l’eau”, appelant à “partager” la vidéo, a été visionnée plus de 2 millions de fois sur Facebook.
Bilan: une centaine de foyers ont été connectés à l’eau courante depuis la mi-mars, selon l’Unicef. Et “dans les six prochains mois, 1.000 familles auront des connexions à l’eau dans quatre gouvernorats” du sud, se félicite le représentant de l’Unicef en Egypte, Bruno Maes, qui salue en Bassita “un mécanisme innovant pour la collecte de fonds”.
Plusieurs entreprises financent le projet, qui comprend aussi une sensibilisation à l’hygiène, pour un coût total de 1,5 million de livres égyptiennes (149.000 euros). Parmi les sponsors figurent le géant américain des produits ménagers SC Johnson, la compagnie égyptienne Wadi Degla active notamment dans l’immobilier, ou encore Careem, une application émiratie de Véhicules de Tourisme avec Chauffeur (VTC). Bassita cible les entreprises privées.
“Au final, tout le monde est gagnant: plus il y aura de gens qui voient la campagne, plus il y a d’argent investi, et plus les entreprises partenaires gagnent en visibilité”, estime la directrice de Careem en Egypte, Hadeer Shalaby.
Plusieurs fois primée, Bassita a remporté en 2015 le Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique.
Ses créateurs rêvent désormais d’ouvrir un bureau à Paris, pour exporter leur concept.
“L’Europe a besoin de projets pour l’environnement, l’Afrique peut-être plus pour la santé ou les transports. Mais c’est un même modèle qui s’applique à l’ensemble de ces problèmes”, lance avec enthousiasme M. de Ménonville.
© 2016 AFP

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Die neue Installation von fließendem Wasser im Weiler Al-Jendaya in Ägypten

In Ägypten, der Klick für eine gute Sache mit dem Start-up-Unternehmen Bassita
 AFP – 24/04/2016 um 19:30 Uhr – Von Tony Gamal-GABRIEL
Um früher Wasser in ihrem Dorf in Ägypten zu haben, musste Aaz Menhom mindestens zehnmal am Tag mit einem Eimer an der Tür der Nachbarn klopfen. Heute, dank der Klicks von Internetnutzern, hat sie endlich einen Wasserhahn auf ihrem Hof.
Wenn diese junge Mutter mit der zerbrechlichen Figur jetzt kochen und Wäsche waschen kann, ohne schwere Eimer Wasser in diesem Nest Al-Jendaya 200 km südlich von Kairo zu tragen, dann ist es dank “clickfunding” wörtlich “Finanzierung durch Klicks” auf Englisch. Ein innovatives Konzept, in Ägypten ins Leben gerufen von einem Start-up, Bassita.
Bassita, das bedeutet “einfach” auf Arabisch, so einfach wie sein Prinzip: um eine gute Sache in einem Land zu finanzieren, wo mehr als 40% der Haushalte Zugang zum Internet haben, startet Bassita Kampagnen in sozialen Netzwerken, die ein Hype werden, Fotos oder unterhaltsame Videos, die ein Mikro-Entwicklungsprojekt präsentieren, das die Internetnutzer zum “Twittern”, “Liken” und zum Teilen anhält. Sobald eine bestimmte Anzahl von Klicks erreicht ist, finanzieren Sponsoren das Projekt.
“Es ist ein Geschenk des Himmels”, schwärmt Aaz Menhom, 27, in ihrem Haus, das nur aus einem ärmlich eingerichteten Zimmer besteht, das sie und ihre zwei Kinder mit ihrer Schwester und ihren fünf Neffen teilen. Sie hält ihre Hände unters Wasser, das aus dem Wasserhahn, gerade eben im Hof mit dem Lehmboden installiert, sprudelt, und gibt ihrem Sohn Atef, fünf, und Tochter Nada, sechs, zu trinken. Die sind ganz aufgeregt. “Ich habe sie alle vier Tage ein Bad nehmen lassen (d.h. genügend Wasser haben, um den ganzen Körper zu waschen, Ed), jetzt können sie sich jeden Tag waschen”, sagt sie strahlend, ihr Haar mit einem Pantherschal bedeckt.
“Sie sind einen Klick davon entfernt, die Welt zu verändern”, warnt die Webseite Bassita, gegründet im August 2014 von zwei jungen Dreißigjährigen aus Frankreich kommend und seit mehreren Jahren in Kairo niedergelassen, Alban de Menonville und Salem Massalha.
– Philanthrop –
Ihr Ziel: Online-Werbung zu “revolutionieren”, wobei sie auf die “soziale” Ader der Unternehmen setzen.
Wenn ich als Chef eines Unternehmens “eine Anzeige auf Facebook setzen will, um eine Million Menschen zu erreichen, werde ich an Facebook zahlen müssen”, sagt Herr de Menonville. “Statt Facebook zu bezahlen, wird (dem Unternehmen) vorgeschlagen, für etwas Positives zu bezahlen, und im Gegenzug ist es der Internetnutzer, der die Sichtbarkeit bieten wird” für dies Partnerunternehmen des Projekts, begeistert sich der junge Mann.
“Was wir dem Internetnutzer sagen ist, dass er ein Philanthrop wird”, resümiert Herr Massalha, ägyptischer Herkunft. “Nach unserem Wissen nutzt bisher niemand sonst dieses Modell.”
Bassita rühmt sich mehrerer Erfolge in sehr eklektischen (zerstückelten) Bereichen.

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Ende des Jahres 2014 hatte das Start-up in Zusammenarbeit mit einem Kairoer Optiker eine Kampagne durchgeführt, um tausend Brillen speziell für Stickerinnen der benachteiligten Provinz Fayoum südwestlich von Kairo zu finanzieren.
Bassita organisierte Ende 2015 auch eine Kampagne dreißig Kindern aus einem benachteiligten Gebiet von Kairo zu ermöglichen, die noch nie das Meer gesehen hatten, einen Tag am Roten Meer zu verbringen, von einer Privatschule finanziert.
– Export-Konzept –
Im Februar hat ​​Aaz Menhom über Unicef Klicks des Start-ups erhalten, im Rahmen eines Projekts der Wasserversorgung von 1.000 Haushalten im Süden von Ägypten, einem Land, in dem 7,5 Millionen Menschen keinen Zugang zu sauberem Wasser zu Hause haben.
Innerhalb von drei Tagen ist ein Video mit dem berühmten Komiker Maged el-Kedwany und von einem Hashtag auf Arabisch begleitet “Der Klick macht den Wasseranschluss” mit dem Aufruf zu “teilen” über 2 Millionen mal angesehen worden auf Facebook.
Bilanz: etwa hundert Haushalte sind seit Mitte März ans Leitungswasser angeschlossen, laut Unicef. Und “in den nächsten sechs Monaten werden 1.000 Familien Wasseranschlüsse in vier Provinzen haben” im Süden, begrüßt der UNICEF-Vertreter in Ägypten, Bruno Maes, der in Bassita “einen innovativen Mechanismus zum Sammeln von Mitteln” lobt
Mehrere Unternehmen finanzieren das Projekt, das auch eine Hygieneaufklärung beinhaltet, mit einem Gesamtbetrag von 1,5 Millionen ägyptischen Pfund (149.000 €). Sponsoren sind der amerikanische Riese für Haushaltsprodukte SC Johnson, die ägyptische Gesellschaft Wadi Degla aus dem Immobiliengeschäft, und noch Careem, Anwendung aus den Vereinigten Emiraten für Autos mit Fahrer für Touristen (VTC). Bassita zielt auf private Unternehmen.
“Am Ende ist jeder ein Gewinner: je mehr Menschen die Kampagne sehen, desto mehr Geld wird investiert, und desto mehr gewinnen die Partnerunternehmen an Sichtbarkeit”, meint die Direktorin von Careem Ägypten, Hadeer Shalaby.
Mehrfach preisgekrönt, gewann Bassita 2015 den Orange Preis für soziale Unternehmer in Afrika.
Seine Gründer träumen jetzt davon ,ein Büro in Paris zu eröffnen, um ihr Konzept zu exportieren.
“Europa braucht Projekte für die Umwelt, Afrika vielleicht eher im Gesundheits- und Transportwesen. Aber es ist ein Modell, das auf all diese Probleme angewandt werden kann”, sagt begeistert M. De Menonville.
© 2016 AFP

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