Des enfants réfugiés suivent des cours de soutien gratuits au Sacred Heart College---

Südafrika, gegen Fremdenfeindlichkeit: Schule für Flüchtlingskinder

Afrique du Sud: une école pour enfants réfugiés victimes de xénophobie
ALL PHOTOS afp.com by Gianluigi GUERCIA: Flüchtlingskinder im Sacred Heart College in Johannesburg, Südafrika // Des enfants réfugiés suivent des cours de soutien gratuits au Sacred Heart College, le 23 janvier 2017

In Johannesburg, eine Schule für Flüchtlingskinder, Opfer von Fremdenfeindlichkeit
2017.07.02 12:00 – Von Beatrice START – AFP
Die Plakate in der Klasse geben den Ton an: “Wir kämpfen gegen Fremdenfeindlichkeit.” In Johannesburg erhalten Flüchtlingskinder kostenlos Nachhilfe, um sich im klassischen südafrikanischen Bildungssystem zu integrieren, von dem sie ausgeschlossen sind. “Wir danken Ihnen für unsere Schule und unsere Lehrer”: Im Chor beten rund 175 Kinder in marineblauer Uniform, die Augen geschlossen und die Hände gefaltet, vor ihrem Schultag, der um … 15:00 Uhr beginnt.
AUF DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITERLESEN UNTER DEN FOTOS UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

A Johannesburg, une école pour enfants réfugiés victimes de xénophobie
07.02.2017 à 12:00 – Par Béatrice DEBUT – AFP
Les affiches dans la salle de classe donnent le ton: “Nous luttons contre la xénophobie”. A Johannesburg, des enfants réfugiés suivent des cours de soutien gratuits en vue d’intégrer le système éducatif classique sud-africain dont ils sont exclus. “Nous vous remercions pour notre école et nos enseignants”, prient en coeur, les yeux fermés et les mains jointes, quelque 175 enfants en uniforme bleu marine, avant d’entamer leur journée de cours… à 15h00.


Très disciplinés, ils prennent place dans les salles du Sacred Heart College, tout juste libérées par leurs élèves habituels. Au programme pendant trois heures, des cours d’anglais et de mathématiques pour des réfugiés âgés de 5 à 13 ans, venus de République démocratique du Congo (RDC), du Burundi, du Mozambique, du Zimbabwe ou encore d’Erythrée.
Première puissance économique du continent, l’Afrique du Sud attire chaque année quantité de migrants économiques ou politiques. Selon le site Africa Check, elle pointait en 2015 à la deuxième place mondiale, après l’Allemagne, pour le nombre de demandeurs d’asile.
Une situation qui crée régulièrement des tensions dans une “nation arc-en-ciel” qui peine à concilier les idéaux de son premier président noir Nelson Mandela (1994-1999) et une culture de la violence largement héritée de l’ère de l’apartheid.
Des émeutes xénophobes ont fait 62 morts en 2008 en Afrique du Sud, et encore 7 morts en 2015.
– ‘Xénophobie’ –
Dans les écoles, les petits réfugiés “sont confrontés à la xénophobie de la part de camarades et d’enseignants”, explique le proviseur du Sacred Heart College, Colin Northmore. Parfois, “ils ne sont pas notés ou ne reçoivent pas de nourriture”.
Un dessin au crayon noir réalisé par un réfugié et affiché dans le lumineux bureau du proviseur semble symboliser la situation que vivent nombre d’entre eux: un jeune homme en uniforme s’apprête à basculer d’un plongeoir suspendu dans le vide.
Marginalisés, certains élèves issus de l’immigration renoncent alors à aller en classe. D’autres ne sont pas acceptés dans le public faute de papiers et de moyens financiers suffisants pour acheter leur uniformes et leurs livres, selon Colin Northmore.
Pour eux, le Sacred Heart College a lancé en 2008 le “Three2Six” (de 3h à 6h de l’après-midi), un programme conçu pour les réfugiés, dirigé par des réfugiés et qui se tient tous les jours. Les enseignants sont eux-mêmes en attente de papiers, ce qui ne leur permet pas d’être embauchés dans le secteur public.
“Ici, j’apprends tout ce qu’il faut pour que je puisse m’en sortir quand je vais aller dans une école normale”, témoigne Claude, un Congolais de 12 ans au visage encore poupin.
Après trois ans sur les bancs du “Three2Six”, il devrait intégrer l’an prochain le système traditionnel. Comme chaque année un quart des élèves du programme.
Mais sa vie en Afrique du Sud reste compliquée. “On avait une belle vie au Congo, ici on partage l’appartement avec trois familles”, confie-t-il.
– Engagement –
Chaque soir, Claude prend soin de laisser sa trousse, ses livres et son dictionnaire d’anglais dans la classe.
“A la maison, ils sont abîmés à cause des conditions déplorables dans lesquelles vivent les enfants”, explique Gilbert Kongolo Kabasele, un enseignant congolais, lui aussi contraint de partager son logement avec une autre famille.
Gilbert, francophone, enseigne l’anglais avec un “accent qui reste un peu voire beaucoup francophone”, reconnaît-il.
Avec “Three2Six”, the Sacred Heart College, un établissement créé par des frères maristes français au XIXe siècle et fréquenté par plusieurs petits-enfants de Nelson Mandela, renoue avec sa tradition d’engagement.
En 1976, alors que les townships s’enflamment contre le régime de l’apartheid, cette école devient multiraciale. Une décision qui lui vaut d’être menacée par la police, qui met le feu à la statue du Christ à l’entrée de l’établissement.
Avec l’arrivée de la démocratie en 1994, l’école a dû redéfinir sa mission, confie Colin Northmore. “On s’est dit: +où est la nouvelle injustice, où est le nouvel apartheid ? Ce sont les enfants de réfugiés privés d’éducation+”.
“L’école fait exactement la même chose que dans les années 80, simplement avec un autre groupe d’enfants marginalisés”, poursuit le proviseur.
Colin Northmore en est persuadé, le “Three2Six”, financé par des donateurs privés à hauteur de 2,8 millions d’euros par an, pourrait servir de modèle en Europe, un continent confronté depuis deux ans à la plus importante vague de réfugiés de son histoire.
De retour dans sa ville en Allemagne, une ancienne volontaire allemande du Sacred Heart College s’en est déjà inspiré pour lancer un programme de soutien destinés à de jeunes Syriens.
© 2017 AFP

=> MORE DE+FR Fremdenfeindlichkeit – Xénophobie in Archiv Afrikanews 2009-2014
OR HERE in AFRIKANEWS-2
=> MORE DE+FR Südafrika – Afrique du Sud HERE in AFRIKANEWS-2

– AFRIKANEWS ARCHIV –
jetzt auch auf
FACEBOOK


In Johannesburg, eine Schule für Flüchtlingskinder, Opfer von Fremdenfeindlichkeit
2017.07.02 12:00 – Von Beatrice START – AFP
Die Plakate in der Klasse geben den Ton an: “Wir kämpfen gegen Fremdenfeindlichkeit.” In Johannesburg erhalten Flüchtlingskinder kostenlos Nachhilfe, um sich im klassischen südafrikanischen Bildungssystem zu integrieren, von dem sie ausgeschlossen sind. “Wir danken Ihnen für unsere Schule und unsere Lehrer”: Im Chor beten rund 175 Kinder in marineblauer Uniform, die Augen geschlossen und die Hände gefaltet, vor ihrem Schultag, der um … 15:00 Uhr beginnt.
Sehr diszipliniert nehmen sie Platz in den Räumen des Sacred Heart College, die nun von ihren üblichen Studenten verlassen sind. Auf dem Programm stehen für drei Stunden Englisch und Mathematik für 5 bis 13 Jahre alte Flüchtlinge aus der Demokratischen Republik Kongo (DRK), Burundi, Mosambik, Simbabwe oder Eritrea.
Die erste Wirtschaftsmacht des Kontinents Südafrika zieht viele politische oder wirtschaftliche Migranten an. Laut der Website Africa Check stand es im Jahr 2015 bei der Zahl der Asylbewerber an zweiter Stelle in der Welt, nach Deutschland.
Eine Situation, die regelmäßig Spannung in einer “Regenbogennation” schafft, die Mühe hat, die Ideale des ersten schwarzen Präsidenten Nelson Mandela (1994-1999) und eine weitgehend aus der Zeit des Kampfes gegen die Apartheid geerbten Kultur der Gewalt in Einklang zu bringen.
Fremdenfeindliche Ausschreitungen kosteten 62 Tote im Jahr 2008 in Südafrika, und weitere 7 starben im Jahr 2015.
– ‘Fremdenfeindlichkeit’ –
In den Schulen sind die kleinen Flüchtlinge “mit der Fremdenfeindlichkeit von Mitschülern und Lehrern konfromtiert”, sagt der Rektor des Sacred Heart College, Colin North. Manchmal “werden sie nicht benotet oder erhalten keine Nahrung.”
Eine Zeichnung in schwarzer Kreide von einem Flüchtling im Büro des Direktors scheint ihre Situation zu symbolisieren: ein junger Mann in Uniform springt von einem Sprungbrett, das in der leeren Luft hängt.

Werbung by Afrikanews Archiv:






Marginalisiert, wollen einige Schüler mit Migrationshintergrund nicht mehr in die Klasse. Andere werden in der Öffentlichkeit nicht akzeptiert, wegen Mangel an Papieren und finanziellen Mitteln, um ihre Uniformen und Bücher zu kaufen, nach Colin North.
Für sie startete das Sacred Heart College in 2008 die “Three2Six” (3 Uhr bis 6 Uhr am Nachmittag), ein Programm von Flüchtlingen für Flüchtlinge konzipiert und täglich abgehalten. Die Lehrer selbst warten auf Papiere, was ihnen nicht erlaubt, im öffentlichen Sektor eingesetzt werden.
“Hier lerne ich alles, was ich brauche, wenn ich später auf eine normale Schule gehe”, sagte Claude, ein 12-jähriger Kongolese, noch mollig im Gesicht.
Nach drei Jahren auf den Bänken von “Three2Six” sollte er im nächsten Jahr in das traditionelle System integrieren. Wie jedes Jahr ein Viertel der Schüler des Programms.
Doch sein Leben in Südafrika bleibt kompliziert. “Wir hatten ein gutes Leben im Kongo, hier teilen wir die Wohnung mit drei Familien”, sagt er.
– Engagement –
Jeden Abend lässt er seine Tasche, Bücher und sein Englisch-Wörterbuch in der Klasse.
“Zu Hause werden sie wegen der miserablen Bedingungen, in denen die Kinder leben, beschädigt”, sagt Gilbert Kabasele Kongolo, ein kongolesischer Lehrer, der auch die Unterkunft mit einer anderen Familie zu teilen gezwungen ist.
Der frankophone Gilbert unterrichtet Englisch mit einem “Akzent, da bleibt etwas oder viel zu tun”, sagt er humorvoll.
Mit “Three2Six” knüft das Sacred Heart College, eine Institution, die von französischen Maristen im neunzehnten Jahrhundert gegründet und von vielen Enkel von Nelson Mandela frequentiert wurde, an ihre Tradition des Engagements wieder an.
Im Jahr 1976, während die townships aich gegen das Apartheidregime entzünden, wird die Schule multirassisch. Eine Entscheidung, die dazu geführt hatte, von der Polizei bedroht zu werden, die am Eingang der Einrichtung die Christus-Statue anzündete.
Mit der Ankunft der Demokratie im Jahr 1994 musste die Schule ihre Mission neu definieren, sagt Colin North. “Wir haben gesagt: Wo ist die neue Ungerechtigkeit, wo die neue Apartheid? Sie sind die Kinder von Flüchtlingen, die von Ausbildung ausgeschlossen sind”.
“Die Schule macht genau die gleiche Sache wie in den 80er Jahren, nur mit einer anderen Gruppe von marginalisierten Kindern”, so der Schulleiter.
Colin North ist überzeugt, dass die “Three2Six”, finanziert von privaten Spendern in Höhe von 2,8 Mio. € pro Jahr, ein Modell in Europa werden könnte, ein Kontinent, der seit zwei Jahren die größte Flüchtlingswelle seiner Geschichte erlebt.
Zurück in ihrer Heimatstadt in Deutschland, ist eine ehemalige deutsche Freiwillige des Sacred Heart College bereits inspiriert, ein Förderprogramm für junge Syrer zu starten.
© 2017 AFP

Leave a Reply