Südafrika: Justiz blickt endlich auf dunkle Seiten der Apartheid

Afrique du Sud: la justice rouvre un dossier sombre de l’apartheid

Südafrika: Wiedereröffnung einer dunklen Akte der Apartheid durch die Justiz
10.00 Uhr 24/06/2017 – Von Philippe ALFROY – AFP
Es ist ein Dossier aus einer anderen Zeit, dessen Wahrheit lange auf dem Altar der Post-Apartheid Versöhnung geopfert worden ist. Fast ein halbes Jahrhundert nach der Tat wird die südafrikanische Justiz es dennoch wieder öffnen, auf die Gefahr hin, die Wunden der Vergangenheit wiederzubeleben. Der Aktivist der illegalen Kommunistischen Partei (SACP) Ahmed Timol, 30, wurde am Abend des 22. Oktober 1971 in Johannesburg verhaftet. Nach fünf Tagen Haft wurde er für tot erklärt, als Opfer eines Sturzes aus dem zehnten Stock des Polizeihauptquartiers.
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Afrique du Sud: la justice rouvre un dossier sombre de l’apartheid
24.06.2017 à 10:00 – Par Philippe ALFROY – AFP
C’est un dossier criminel d’un autre temps, dont la vérité a été longtemps sacrifiée sur l’autel de la réconciliation post-apartheid. Près d’un demi-siècle après les faits, la justice sud-africaine va pourtant le rouvrir, au risque de raviver des blessures du passé.

Ahmed Timol, Anti-Apartheid-Aktivist, starb plötzlich in Haft bei der südafrikanischen Polizei in Oktober 1971
Imtiaz Cajee montre le 25 mai 2017 à Pretoria une photo de son oncle, Ahmed Timol, militant anti-apartheid, mort brutalement pendant sa détention par la police sud-africaine en octobre 1971
afp.com – GIANLUIGI GUERCIA

Militant clandestin du Parti communiste (SACP), Ahmed Timol, 30 ans, est arrêté au soir du 22 octobre 1971 à Johannesburg. Après cinq jours de détention il est déclaré mort, victime d’une chute du dixième étage du quartier général de la police.
Le verdict de l’enquête ouverte par les autorités est sans appel. Le militant anti-apartheid s’est suicidé.
“Au vu du témoignage, le meurtre est exclu et le seul fait de l’imaginer est ridicule”, conclut alors le juge JJL de Villiers, “le défunt a sauté par la fenêtre et s’est écrasé au sol, il serait absurde d’envisager autre chose”. Affaire classée.
La famille et les proches d’Ahmed Timol n’ont jamais cru à ces conclusions. A commencer par son frère cadet, qui a lui aussi connu les geôles du régime raciste blanc de l’époque.
“Personne ne peut dire s’il a été poussé par la fenêtre ou forcé à sauter, mais j’ai toujours été convaincu qu’Ahmed était mort entre les mains de la police”, assure Mohammad Timol.
“Il a été horriblement torturé”, renchérit le neveu de la victime, Imtiaz Cajee. “Si vous regardez les photos de son corps, personne ne peut croire à un suicide”, ajoute-t-il, “en 1971 (…) tout le monde savait que la police tuait les personnes en détention”.
Fort de cette conviction, le neveu s’est mis en tête de faire éclater la vérité sur la mort de son parent. Par tous les moyens.
– ‘Tu as prié pour ton oncle ?’ –
Pendant des années, Imtiaz Cajee a sollicité les médias, créé une fondation, organisé des expositions, publié un livre et même, avec une ONG, recruté un enquêteur privé. Jusqu’à ce qu’en octobre dernier, le parquet accepte enfin de rouvrir le dossier.
“Il existe des preuves irréfutables qui nécessitent la réouverture de l’enquête dans l’intérêt de la justice”, lui a écrit un procureur.
Un magistrat a été chargé de l’affaire et la première audience d’un procès fixée au 26 juin devant un tribunal de Johannesburg. Pour Imtiaz Cajee, c’est l’aboutissement d’un long combat.
“Je n’ai que des souvenirs très flous de mon oncle. Quand il a été tué, je n’avais que 5 ans”, raconte-t-il. “Mais je suis beaucoup allé au cimetière avec mes grands-parents. Ma grand-mère me disait toujours +tu as prié pour ton oncle ?+”.
En avril 1996, son aïeule raconte la fin d’Ahmed Timol devant la Commission vérité et réconciliation (TRC), qui révèle sur la place publique les horreurs de l’apartheid.
Imtiaz Cajee est bouleversé. “Ce jour-là, j’ai fait le voeu de tout faire pour préserver l’honneur et l’héritage de mon oncle”.
Malgré le témoignage très émouvant de sa grand-mère, le dossier retombe dans l’oubli. Comme dans beaucoup d’autres affaires exposées devant la TRC, la justice ne prend pas le relais. Officiellement faute de preuves.
Qu’à cela ne tienne, le neveu refait l’enquête, déterre de vieux documents et, en 2002, soumet une demande de réouverture de l’enquête au parquet national sud-africain. Qui la refuse sèchement quatre ans plus tard.
– Donner l’exemple –
“Ne pas rouvrir ces dossiers était clairement une décision politique”, estime Yasmin Sooka, directrice de la Fondation pour les droits de l’homme (FHR) et ex-membre de la TRC.
Dans les rangs du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, on faisait valoir que ces enquêtes pouvaient mettre en cause certains de ses membres, rappelle-t-elle. “Menace ou pas, ça explique la réticence du gouvernement à relancer ces affaires”.
Avec l’aide de la FHR, Imtiaz Cajee sollicite à nouveau en 2016 la réouverture de l’affaire, et cette fois l’obtient.
Même si tous les policiers impliqués sont aujourd’hui décédés, il attend beaucoup du procès qui s’annonce. “Le juge de Villiers a écrit qu’Ahmed Timol s’était suicidé, que personne n’était responsable de sa mort. Je veux l’annulation de ces conclusions”.
Même un demi-siècle plus tard, certains s’y opposent toujours.
Un groupe d’ex-chefs de la police du régime d’apartheid est ainsi ressorti de l’ombre pour défendre la thèse du suicide. “Les services de sécurité n’avait absolument aucune raison de tuer Timol”, a affirmé son porte-parole, JP Botha.
Au-delà du seul cas d’Ahmed, la famille Timol espère que son combat fera jurisprudence. En Afrique du Sud, de nombreuses autres familles de victimes attendent toujours la vérité sur les “années de plomb” de l’apartheid.
“L’absence de poursuites, c’est la trahison des idéaux sur lesquels l’Afrique du Sud nouvelle a été bâtie”, souligne Yasmin Sooka, “il est important de rompre avec l’impunité”.
“Cela fait quarante-cinq ans mais la justice n’arrive jamais trop tard”, croit Mohammad Timol, “elle finit toujours par être rendue”.
© 2017 AFP

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Südafrika: Wiedereröffnung einer dunklen Akte der Apartheid durch die Justiz
10.00 Uhr 24/06/2017 – Von Philippe ALFROY – AFP
Es ist ein Dossier aus einer anderen Zeit, dessen Wahrheit lange auf dem Altar der Post-Apartheid Versöhnung geopfert worden ist. Fast ein halbes Jahrhundert nach der Tat wird die südafrikanische Justiz es dennoch wieder öffnen, auf die Gefahr hin, die Wunden der Vergangenheit wiederzubeleben. Der Aktivist der illegalen Kommunistischen Partei (SACP) Ahmed Timol, 30, wurde am Abend des 22. Oktober 1971 in Johannesburg verhaftet. Nach fünf Tagen Haft wurde er für tot erklärt, als Opfer eines Sturzes aus dem zehnten Stock des Polizeihauptquartiers.
Das Urteil der Untersuchung durch die Behörden ist endgültig: Der Anti-Apartheid-Aktivist Selbstmord habe begangen.
„Im Hinblick auf die Zeugenaussagen ist Mord ausgeschlossen, und die bloße Tatsache, sich das vorzustellen, ist lächerlich“, urteilte damals der Richter JJL de Villiers: „Der Verstorbene sprang aus dem Fenster und schlug auf dem Boden auf. Es wäre absurd, etwas anderes ins Auge zu fassen.” Fall abgeschlossen.
Die Familie und Freunde von Ahmed Timol haben diese Schlussfolgerungen nie geglaubt. Beginnend mit seinem jüngeren Bruder, der zu der Zeit auch die Kerker des weißen rassistischen Regimes erfahren hatte.
„Niemand kann sagen, ob er zu springen aus dem Fenster geschubst oder gezwungen worden war, aber ich war immer davon überzeugt, dass Ahmed in den Händen der Polizei gestorben war“, sagt Mohammad Timol.
„Er war schrecklich gefoltert worden“, fügt der Neffe des Opfers, Imtiaz Cajee, hinzu. „Wenn man sich die Bilder seines Körper aussieht, kann niemand an einen Selbstmord glauben. Im Jahr 1971 (…) wußte jeder, dass die Polizei inhaftierte Menschen tötete.“
Mit dieser Überzeugung hat der Neffe im Sinn, die Wahrheit über den Tod seines Verwandten ans Licht zu bringen. Mit allen Mitteln.
– ‚Hast Du für deinen Onkel gebetet?‘ –
Jahrelang bat Imtiaz Cajee die Medien, gründete eine Stiftung, organisierte Ausstellungen und veröffentlichte ein Buch, hatte sogar mit einer NGO einen Privatdetektiv angeheuert. Bis die Staatsanwaltschaft schließlich im Oktober zustimmte, den Fall wieder zu öffnen.

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„Es gibt zwingende Beweise für die Wiederaufnahme der Untersuchung im Interesse der Gerechtigkeit“, schrieb ihm ein Staatsanwalt.
Ein Richter wurde mit dem Fall beauftragt und die erste Anhörung eines Prozesses an einem Gericht in Johannesburg bis zum 26. Juni festgelegt. Für Imtiaz Cajee ist das der Höhepunkt eines langen Kampfes.
„Ich habe nur sehr vage Erinnerungen an meinen Onkel. Als er getötet wurde, war ich erst 5 Jahre alt“, sagt er. „Aber ich bin mit meinen Großeltern oft auf dem Friedhof gewesen. Meine Großmutter hat mir immer gesagt ‚Hast Du für deinen Onkel gebetet?‘.“
Im April 1996 erzählt seine Großmutter das Ende Ahmed Timols vor der Wahrheits- und Versöhnungskommission (TRC), die öffentlich die Schrecken der Apartheid aufdeckt.
Imtiaz Cajee ist bewegt. „An diesem Tag schwor ich mir, alles zu tun um das Erbe meines Onkels zu bewahren und zu ehren.“
Trotz des sehr bewegenden Zeugnisses seiner Großmutter fällt der Fall in Vergessenheit. Wie in vielen anderen vor der TRC skizzierten Fällen, übernimmt die Justiz den Stab nicht. Offiziell wegen Mangels an Beweisen.
Damit das nicht so bleibt, macht der Neffe die Untersuchung erneut, gräbt alte Dokumente aus und stellt im Jahr 2002 einen Antrag bei der südafrikanischen Staatsanwaltschaft, die Akte wieder zu öffnen. Die das vier Jahre später brüsk abweist.
– Ein gutes Beispiel geben –
„Diese Akte nicht zu öffnen war eindeutig eine politische Entscheidung“, sagt Yasmin Sooka, Direktorin der Stiftung für Menschenrechte (FHR) und ehemaliges Mitglied der TRC.
In den Reihen des regierenden African National Congress (ANC) wurde argumentiert, dass diese Untersuchungen einige ihrer Mitglieder untergraben könnten, erklärt sie. „Bedrohung oder nicht, das erklärt die Zurückhaltung der Regierung, diese Affären wieder zu beleben.“
Mit Hilfe des FHR beantragt Imtiaz Cajee im Jahr 2016 wieder, den Fall wieder zu öffnen, und diesmal gelingt es ihm.
Selbst wenn alle beteiligten Polizeibeamten jetzt verstorben sind, erwartet er viel von dem Prozess. „Der Richter de Villiers schrieb, dass Ahmed Timol Selbstmord begangen hatte, dass niemand für seinen Tod verantwortlich war. Ich will die Aufhebung dieser Schlussfolgerungen.“
Auch ein halbes Jahrhundert später stellen sich einige noch dagegen.
Eine Gruppe ehemaliger Polizeichefs des Apartheid-Regimes ist aus dem Schatten getreten, um die Selbstmordtheorie zu verteidigen. „Die Sicherheitsdienste hatten absolut keinen Grund, Timol zu töten“, sagt ihr Sprecher, JP Botha.
Über den Einzelfall von Ahmed Timol hinaus hofft die Familie, dass ihr Kampf einen Präzedenzfall schaffen wird. In Südafrika warten viele andere Familien von Opfern nach wie vor auf die Wahrheit über die ‚bleiernen Jahre‘ der Apartheid.
„Der Mangel an Strafverfolgung, das ist Verrat an den Idealen, auf denen das neue Südafrika gebaut wurde“, sagt Yasmin Sooka, „es ist wichtig, die Straflosigkeit zu durchbrechen“.
„Es ist 45 Jahre her, aber Gerechtigkeit kommt nie zu spät“, glaubt Mohammad Timol. „Am Ende wird sie immer hergestellt.“
© 2017 AFP

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