Sudan: historische Filme von Jadallah Jubara gerettet von Tochter

Soudan: des films historiques de Jadallah Jubara sauvés par sa fille

Sudan: Um ihren Vater zu ehren, rettet sie die Überreste des Kinos
25/07/2016 10:30 – Von Jay Deshmukh – AFP
Stille kehrt ein, als Sara Jadallah die Ruinen zwischen zwei Gebäuden einer Straße in Khartum begeht. An dieser Stelle war einst das größte private Filmstudio des Sudan, von ihrem Vater geschaffen, den sie durch die Rettung von seinen alten Filmen seines Landes ehrt….
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Soudan: pour honorer son père, elle sauve les vestiges du cinéma
25.07.2016 à 10:30 – Par Jay DESHMUKH – AFP
Un silence s’installe quand Sara Jadallah passe devant des ruines coincées entre deux immeubles d’une rue de Khartoum. A cet endroit se trouvait autrefois le premier studio de cinéma privé du Soudan, créé par son père dont elle honore la mémoire en sauvant les vieux films de son pays. A la suite de différends fonciers et au terme de huit ans de procès, le gouvernement a démoli ce local qui a vu le jour dans les années 70 à l’initiative de Jadallah Jubara. Et ce peu de temps après la mort en 2008, à l’âge de 88 ans, de ce célèbre réalisateur.
“L’écran est toujours là”, fait remarquer Sara Jadallah, montrant un bandeau blanc accroché au seul mur encore debout du “Studio Jad”.

PHOTO afp.com by ASHRAF SHAZLY: Jadallah Sara, die Tochter des sudanesischen Regisseurs Jadallah Jubara, in Khartoum, 28. Mai 2016

“A travers sa caméra, mon père a documenté l’histoire soudanaise. Je veux protéger son héritage”, explique à l’AFP cette femme de 66 ans, drapée dans un voile aux imprimés floraux.
Avec l’aide d’experts allemands, elle a commencé à numériser toute la collection cinématographique de Jadallah Jubara pour rassembler, dit-elle, les plus importantes archives privées de pellicules 15 et 35 mm au Soudan.
Son père était officier dans l’armée britannique et devint, après la Deuxième Guerre mondiale, projectionniste dans un petit cinéma ambulant.
Il a ensuite filmé les faits marquants de l’histoire de son pays, notamment la cérémonie d’indépendance en 1956.
En cinquante ans, il a produit plus de cent documentaires et quatre longs métrages, dont le film romantique “Tajooj” (1984).
Stockées pendant des dizaines d’années dans de mauvaises conditions, ses archives ont souffert.
– Voyage dans le temps –
Au début de sa carrière, Jadallah Jubara a dû faire face au conservatisme de ses compatriotes. Ayant eu du mal à trouver des acteurs, il a fait appel aux membres de sa famille.
“Il était convaincu que les caméramans étaient les personnes les plus importantes du monde… qu’ils détenaient les armes les plus puissantes”, raconte sa fille.
Celle-ci s’est fait un prénom quand elle est devenue championne nationale de natation tout en ayant souffert enfant de la polio. Elle a également étudié le cinéma au Caire.
Cette femme a plus tard aidé son père à réaliser une adaptation des “Misérables” de Victor Hugo quand il avait perdu la vue, dans les dernières années de sa vie.
Dans la filmographie de Jubara figurent des films d’avant l’installation du régime islamiste en 1989 ou sur le Darfour, une région de l’ouest du Soudan où un conflit qui dure depuis 2003 a coûté la vie à plus de 300.000 personnes selon l’ONU.
Avant le coup d’Etat de 1989, il y avait plus de 60 cinémas au Soudan, dont 16 à Khartoum, qui diffusaient régulièrement des films hollywoodiens et bollywoodiens.
Aujourd’hui, après des années de crise économique et de restrictions gouvernementales sur la diffusion de films étrangers, il n’en reste que trois dans la capitale.
La réalisatrice allemande Katharina von Schroeder, qui aide au processus de numérisation à Berlin, explique que regarder ces films revient à voyager dans le temps.
“Sans porter aucun jugement, le Soudan était un pays bien différent”, explique-t-elle à l’occasion d’un passage à Khartoum, tout en montrant des extraits de l’œuvre de Jadallah Jubara.
Dans un clip, des couples soudanais vêtus à l’occidentale dansent tard le soir au cours d’une fête en plein air, un fait rare aujourd’hui.
Le projet de Sara Jadallah, financé par l’Institut allemand et l’ambassade d’Allemagne à Khartoum, est onéreux. Il a déjà coûté des dizaines de milliers de dollars pour 40 heures de film, alors que son père en a produit plus de 100.
Mais pour sa fille, tout ce travail est un cadeau fait au Soudan.
“Je veux protéger ses films parce que les nouvelles générations devraient pouvoir voir l’histoire de leur pays”.
© 2016 AFP

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Sudan: Um ihren Vater zu ehren, rettet sie die Überreste des Kinos
25/07/2016 10:30 – Von Jay Deshmukh – AFP
Stille kehrt ein, als Sara Jadallah die Ruinen zwischen zwei Gebäuden einer Straße in Khartum begeht. An dieser Stelle war einst das größte private Filmstudio des Sudan, von ihrem Vater geschaffen, den sie durch die Rettung von seinen alten Filmen seines Landes ehrt.
Als Folge von Landstreitigkeiten und nach acht Jahren Prozess zerstörte die Regierung diesen Raum, der in den 70er Jahren auf Initiative von Jadallah Jubara geboren wurde. Und das kurz nach dem Tod dieses berühmte Regisseurs im Jahr 2008, im Alter von 88.
“Die Leinwand ist immer noch da”, sagte Sara Jadallah, zeigt auf eine weiße Fahne an der einzigen noch stehenden Wand des “Studio Jad.”
“Durch seine Kamera hatte mein Vater die sudanesischen Geschichte dokumentiert. Ich will sein Erbe schützen”, sagte gegenüber AFP diese 66-jährige unter einem Schleier mit Blumenmustern.
Mit Hilfe deutscher Experten begann sie, die gesamte Filmsammlung Jadallah Jubara zu scannen und digitalisieren, um, sagte sie, die wichtigsten privaten Archivfilme 15 und 35 mm im Sudan zusammenzuführen.
Ihr Vater war Offizier in der britischen Armee gewesen und wurde nach dem Zweiten Weltkrieg Filmvorführer in einem kleinen mobilen Kino.
Er hatte dann die Höhepunkte der Geschichte seines Landes gefilmt, insbesondere die Unabhängigkeitszeremonie im Jahr 1956.
In fünfzig Jahren hatte er mehr als hundert Dokumentarfilme und vier Spielfilme produziert, darunter den romantischen Film “Tajooj” (1984).
Seit Jahrzehnten unter schlechten Bedingungen gelagert, haben seine Archive gelitten.
– Reise in der Zeit –
Am Anfang seiner Karriere war Jadallah Jubara mit dem Konservatismus seiner Landsleute konfrontiert. Nach Schwierigkeiten, Schauspieler zu finden, wandte er sich an die Mitglieder seiner Familie.
“Er war überzeugt, dass die Kameraleute die wichtigsten Menschen der Welt waren … dass sie die mächtigsten Waffen in der Hand hielten”, sagt seine Tochter.
Sie hatte sich einen Namen gemacht hat, als sie ein nationaler Schwimm-Champion wurde, während sie als Kind an Polio gelitten hatte. Sie studierte dann auch Film in Kairo.
Diese Frau half später ihrem Vater, als er in den letzten Jahren seines Lebens die Sehkraft verloren hatte, bei einer Adaption von “Les Misérables” von Victor Hugo.
In der Filmografie von Jubara stehen Filme von vor der Installation des islamistischen Regimes im Jahr 1989, oder über die Region Darfur im Westen des Sudan, wo der seit 2003 andauernde Konflikt laut UNO mehr als 300.000 Menschen getötet hat.
Vor dem Putsch von 1989 gab es mehr als 60 Kinos im Sudan, davon 16 in Khartum, wo Hollywood- und Bollywood-Filme (indisches Trivialkino) regelmäßig ausgestrahlt wurden.
Heute, nach Jahren der Wirtschaftskrise und staatlicher Beschränkungen für die Verbreitung ausländischer Filme, bleiben in der Hauptstadt nur noch drei.

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Die deutsche Regisseurin Katharina von Schroeder, die in Berlin beim Prozess der Digitalisierung hilft, sagt, dass diese Filme ansehen einer Reise in der Zeit zurück gleicht.
“Ohne ein Urteil zu machen, war Sudan ein ganz anderes Land”, sagt sie anlässlich eines Besuchs in Khartoum, während sie Auszüge aus dem Werk von Jadallah Jubara zeigt.
In einem Clip tanzen sudanesische Paare in westlicher Kleidung spät in der Nacht während einer Party im Freien, heute eine absolute Seltenheit.
Sara Jadallahs Projekt, gefördert vom Deutschen Institut und der Deutschen Botschaft in Khartum, ist teuer. Es hat bereits Zehntausende von Dollar für 40 Stunden Film gekostet, während ihr Vater mehr als 100 Stunden produziert hatte.
Aber für seine Tochter ist all diese Arbeit ein Geschenk an den Sudan.
“Ich möchte seine Filme beschützen, weil die neuen Generationen in der Lage sein sollten, die Geschichte ihres Landes zu sehen.”
© 2016 AFP

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