Tag Archives: arts-kunst

DR Kongo: Traditionelle Malerei mit Tonerde wird Tourismus-Ziel

En RD Congo, de l’art traditionnel attire les touristes
ALL PHOTOS afp.com by Agnes Bun: Eine Frau im kongolesischen Dorf Makwacha malt mit Ton
Une femme du village congolais de Makwacha peint avec de l’argile, le 13 Mai 2017

In der DR Kongo: traditionelles Dorf sucht Touristen
30/06/2017 11:00 – Von Agnes BUN – AFP
Mit von diesem Lehm schmutzige Händen, der ihrem Boden den charakteristischen Ockerton gibt, bemalen die Frauen in der kongolesischen Stadt Makwacha ihre Häuser mit kindlich anmutenden Blumen und Schmetterlingen. Eine lokale Tradition, die fast durch Zufall eine kleine Tourismusindustrie hervorgebracht hat. „Für die Farbe benutzen wir nur die Erde. Man gräbt, um das Rosa zu finden“, erzählt Prosperine Mwelma, 60, in ein blaues und hellgelbes Tuch gehüllt, den Pinsel in der Hand…..
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En RD Congo, village traditionnel cherche touristes
30.06.2017 à 11:00 – Par Agnes BUN – AFP
Les mains souillées de cet argile qui donne à leur sol son ocre si caractéristique, les femmes du village congolais de Makwacha peignent leurs cases de fleurs et papillons aux tracés enfantins. Une tradition locale qui a engendré presque par accident une petite industrie touristique.

Malachit ist ein weiterer Triumph der Reiseveranstalter, die das künstlerische Erbe der Region ausbeuten möchten
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Kunawood: Actionfilme im Dutzend made in Ghana

Kumawood au Ghana, fabrique express de films d’action
ALL PHOTOS afp.com by CRISTINA ALDEHUELA: Dreharbeiten bei einem Kunawood-Film, links: Regisseur Bismark Okyene
Tournage d’un film Kunawood, Le réalisateur Bismark Okyene (g) parle à un acteur, à Mampong le 22 mai 2017

Kumawood in Ghana, Schnellfabik für Action-Filme
08.06.2017 um 09:00 Uhr – Von Stacey KNOTT – AFP
Indien hat sein „Bollywood“, Nigeria hat sein „Nollywood“: Ghana ist es Kumawood, das dessen Kino macht, in der zentralen Region von Kumasi, wo ein paar tausend Euro und ein paar Tage Zeit genug sind, um einen Film mit überraschenden Wendungen und voller Hämoglobin zu erzeugen. Etwa fünf Stunden von Accra, der Hauptstadt an der Küste, beherbergt das kulturelle Herz Ghana’s eine Filmindustrie im Boom und mit niedrigen Kosten…..
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Kumawood au Ghana, fabrique express de films d’action
08.06.2017 à 09:00 – Par Stacey KNOTT –AFP
L’Inde a son “Bollywood”, le Nigeria son “Nollywood”: au Ghana c’est Kumawood qui fait son cinéma, dans la région centrale de Kumasi, où quelques milliers d’euros et quelques jours suffisent pour produire un film à rebondissements et plein d’hémoglobine.

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Simbabwe: Müll recyceln, ein beliebter Job

Populaire au Zimbabwe, le recyclage des déchets
ALL PHOTOS by BBC – ON TOP: Royd findet Schätze in einem Berg von Müll
Royd a le don de trouver des trésors dans une montagne de déchets.

In Simbabwe, „Gold“ in den Mülltonnen
1- 7. Mai 2017 http://www.bbc.com/afrique/region
Abfall sammeln ist ein Handwerk, das in Simbabwe in ist. Kunststoff, Aluminium oder Stahl, die Mülltonnen sind Goldminen, so sehr, dass diese unerwünschten Gegenstände auch in Kunstwerke verwandelt werden……
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Au Zimbabwé, de “l’or” dans les poubelles
1- 7 mai 2017 http://www.bbc.com/afrique/region
Collecter les déchets est un métier qui a la cote au Zimbabwé. Plastique, aluminium ou acier, les poubelles sont des mines d’or, à tel point que ces objets indésirables se transforment en véritables œuvres d’art.
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Elfenbeinküste: “Coco Bulles”, Internationales Festival der Comics und Karikaturen

Festival international de la BD et du dessin de presse “Coco Bulles” en Côte d’Ivoire
ALL PHOTOS afp.com by ISSOUF SANOGO

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1. Côte d’Ivoire: la BD, facile à lire mais dur d’en vivre LIRE
13.04.2017 à 14:00 – Par Patrick FORT – AFP
“La BD, ça peut être drôle mais ce n’est pas fait par des rigolos”, lance Ba Sylla Ousmane, spécialiste de l’édition, à de jeunes Ivoiriens avides de découvrir ce genre, qui malgré une profusion de dessinateurs, reste embryonnaire en Côte d’Ivoire.

“Aujourd’hui, le dessin et la BD ne pèsent que 2 milliards de FCFA (3 millions d’euros)” en Côte d’Ivoire, regrette ce professeur d’économie à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Ce chiffre est “bien supérieur dans d’autres pays”, relève le spécialiste de l’édition, à l’occasion du festival international de la BD et du dessin de presse, Coco Bulles.
Convaincus du potentiel artistique ivoirien et de l’avenir de la filière, les acteurs du secteur ont ainsi relancé, après 10 ans d’absence, ce festival qui s’est déroulé pendant trois jours en mars dans la station balnéaire de Grand-Bassam.
En 2015, le secteur de la BD a connu un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros en France, selon le syndicat national de l’édition, et de 460 millions d’euros (hors manga) au Japon. “En France, il y a eu 39 millions d’albums vendus en 2015. Comparé aux 10.000 vendus en Côte d’Ivoire…”, commente M. Ousmane, persuadé que le secteur peut devenir porteur grâce “au numérique qui va permettre une accessibilité plus grande” et des prix plus attractifs.
Car malgré la profusion de dessinateurs ivoiriens de talent et la diffusion de nombreux dessins de presse et de strips dans les journaux, la bande dessinée ivoirienne est encore embryonnaire et les artistes doivent en général trouver des revenus complémentaires.
“Deux de mes titres ne sont vendus qu’à 1.500 FCFA (2,3 euros), l’auteur ne touche que 10% donc 150 FCFA sur un livre… On ne peut pas en vivre”, rxplique Benjamin Kouadio, le père du personnage de BD John Koutoukou, héros “moraliste et moralisateur” qui porte le nom d’un alcool artisanal souvent frelaté.
“Cela fait 27 ans que j’enseigne. A côté de ça, il y a quelques rares commandes d’illustration ou des bandes dessinées. On ne peut pas vivre pleinement en tant qu’auteur”.
Le dessinateur reste lucide: “Il faut comprendre que le public n’est pas nanti. Qui a suffisamment de ressources pour pouvoir acheter des livres ? Il y a des familles où les gens mangent à peine deux fois par jour, alors dire qu’ils vont débourser 3.000 FCFA (4,4 euros)…”.
– Planche de salut –
Il souligne aussi le problème de “la distribution et de la promotion” et note que la crise ivoirienne a ébranlé le réseau de librairies.
Beaucoup de dessinateurs vivent grâce aux journaux et magazines. Ainsi, l’hebdomadaire Gbich, visant à “détendre la République” publie de nombreux dessins de presse et planches. Une planche de salut pour Désiré Atsain qui collabore aussi au quotidien national FratMat.
“On peut en vivre à condition de travailler dans certains journaux. Aujourd’hui, Gbich regroupe plusieurs dessinateurs qui vivent de cet art. Travailler dans les journaux, ça permet à l’artiste de pouvoir vivre, payer son loyer et s’offrir un peu de confort”, explique-t-il.
“Mais tout auteur doit finir par les albums. On passe par la presse pour se faire connaître. Et aujourd’hui, la bande dessinée est un peu marginalisée parce que les maisons d’édition refusent de publier les bandes dessinées. Il n’y a même pas une dizaine de bandes dessinées (ivoiriennes) sur le marché.”, analyse-t-il.

“Une bande dessinée doit coûter au plus 5.000 FCFA (7,5 euros). Là au moins, les Africains peuvent acheter. Mais si ça va au-delà… Avec 10.000 FCFA, on peut acheter de la nourriture pour une semaine”, note l’auteur de la BD “Amour sur internet”.
Persuadée que l’Afrique de la BD peut décoller, Marguerite Abouet, la scénariste ivoirienne du best-seller “Aya de Yopougon”, une des rares Africaines à vivre uniquement de son art, insiste sur sa volonté de faire une BD africaine et pas du “travail de sensibilisation comme on nous demande souvent”.
“L’Afrique fait partie de mon imaginaire, c’est le noyau autour duquel je me suis construite, donc forcément toutes mes histoires viennent ou commencent en Afrique. Je n’ai pas à apprendre aux Africains à mettre un préservatif ou à se soigner. J’ai juste envie qu’on raconte autre chose, pas que du folklorique et des légendes”, déclare-t-elle.
“On a tellement de richesses (…) Je raconte l’histoire de vies humaines tout simplement. J’essaye de faire une chronique sociale. On peut avoir du succès dans ce métier qui est un vrai métier”, ajoute Marguerite, qui milite aussi pour l’ouverture de bibliothèques.
“J’ai découvert la BD à Paris à la bibliothèque dans le 18e arrondissement. C’était gratuit, j’étais étonnée. Ce n’est pas normal qu’Aya de Yopougon ne soit que pour les expatriés ou des gens assez aisés. J’aimerais qu’il y ait des bibliothèques partout en Afrique”, conclut-elle.
© 2017 AFP
1. Elfenbeinküste: Comics, leicht zu lesen, aber schwer, davon zu leben LESEN
04.13.2017 um 14:00 Uhr – Von Patrick FORT – AFP
„Comics können lustig sein, aber sie werden nicht von Scherzkeksen gemacht“, ermahnt Ba Sylla Ousmane, ein Spezialist des Genres, junge Ivorer, die begierig sind, diese Welt zu entdecken, die trotz einer Fülle von Zeichnern in der Elfenbeinküste embryonal bleibt.
„Heute wiegen die Zeichnung und Comics nur 2 Milliarden CFA-Francs (3 Mio. €)“ in der Elfenbeinküste, bedauert dieser Wirtschaftsprofessor der Universität Félix Houphouët-Boigny. Diese Zahl ist „viel höher in anderen Ländern“, stellt er auf dem Internationalen Festival der Comics und Prssezeichnungen Coco Bubbles fest.

Überzeugt von dem ivorischen künstlerischen Potenzial und der Zukunft der Branche haben die Player der Branche dieses Festival nach 10 Jahren Abwesenheit neu aufgelegt, für drei Tage im März im Seebad Grand-Bassam.
Im Jahr 2015 hatte die Comic-Branche in Frankreich einen Umsatz von 260 Mio. €, nach dem Nationalen Verlagsverband, und 460 Millionen Euro (ohne Manga) in Japan. „In Frankreich gab es im Jahr 2015 39 Millionen verkaufte Alben. Im Vergleich zu 10.000 verkauften in der Elfenbeinküste …“, sagte M. Ousmane. Aber er ist davon überzeugt, dass der Sektor tragend werden kann dank „der digitalen Medien, die eine bessere Zugänglichkeit und attraktivere Preise ermöglichen“.
Denn trotz der Fülle von talentierten ivorischen Zeichnern und der Verbreitung von vielen Pressekarikaturen und Comicstreifen in Zeitungen ist der ivorische Comic noch embryonal, und die Künstler müssen in der Regel zusätzliche Einnahmen finden.
„Zwei meiner Titel werden nur für 1.500 CFA-Francs (2,3 Euro) verkauft, davon berührt der Autor nur 10%, also 150 FCFA pro Buch … Wir können davon nicht leben“, erklärt Benjamin Kouadio, der Vater der Cartoon-Figur John Koutoukou, ein „moralistischer und moralisierender“ Held, der den Namen eines oft gepanschten handwerklichen Alkohols trägt.
„Seit 27 Jahren unterrichte ich. Abgesehen davon, gibt es ein paar Aufträge für Illustrationen oder Comics. Als Autor kann man davon nicht vollständig leben.“
Der Designer bleibt klar: „Wir müssen verstehen, dass die Öffentlichkeit nicht im Speck lebt. Wer hat genug Ressourcen, um Bücher zu kaufen? Da gibt es Familien, in denen die Menschen höchstens zweimal am Tag essen, also sagen, die zahlen 3.000 CFA-Francs (4,4 Euro) …“.
– Rettungsring –
Er unterstreicht auch das Problem der „Verbreitung und Förderung“ und stellt fest, dass die ivorische Krise das Netz der Buchhandlungen schüttelte.
Viele Karikaturisten leben dank der Zeitungen und Zeitschriften. So veröffentlichte das Wochenblatt Gbich zahlreiche Cartoons und Karikaturen, um „die Republik zu entspannen“. Ein Rettungsring für Désiré Atsain, der auch für die nationale Tageszeitung FratMat arbeitet.
„Wir können leben, unter der Bedingung, in einigen Zeitungen zu arbeiten. Heute vereint Gbich mehrere Künstler, die in diesem Gebiet leben. Die Arbeit in den Zeitungen ermöglicht es dem Künstler zu leben, seine Miete zu zahlen und ein wenig Komfort zu haben“, sagt er.

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„Aber jeder Autor muss schließlich Alben machen. Man geht durch die Presse, um bekannt zu werden. Und heute ist der Comic noch etwas an den Rand gedrängt, weil die Buchverlage ihn ablehnen. Es gibt nicht einmal ein Dutzend (ivorische) Comics auf dem Markt“, analysiert er.
„Ein Comicbuch darf nicht mehr als 5.000 CFA-Francs kosten (7,5 Euro). Dann könnten Afrikaner es kaufen. Aber wenn es über das hinausgeht … Mit 10.000 FCFA kann man Nahrung für eine Woche kaufen“, stellt der Autor des Comic-Romans”Amour sur internet” („Liebe im Internet“) fest.
Davon überzeugt, dass Comics in Afrika abheben könnten, betont Marguerite Abouet, ivorische Autorin des Bestsellers „Aya de Yopougon“, eine der wenigen Afrikanerinnen, die nur von ihrer Kunst leben, ihr Engagement für einen afrikanischen Comic und nicht die „Aufklärungs-Arbeit, um die man uns oft bittet“.
„Afrika ist ein Teil meiner Phantasie, es ist der Kern, um den ich mich gebaut habe, also kommen alle meine Geschichten aus oder beginnen in Afrika. Ich muss Afrikaner nicht lehren, Kondome zu benutzen oder sich zu pflegen. Ich habe Lust, noch etwas anderes zu sagen, nicht nur Folklore und Legenden“, sagt sie.
„Wir haben so viele Reichtümer (…) Ich erzähle einfach die Geschichte von menschlichen Leben. Ich versuche, eine soziale Chronik zu machen. Man kann in diesem Geschäft erfolgreich sein, es ist ein richtiger Job“, sagt Marguerite, die auch für die Eröffnung von Bibliotheken kämpft.
„Ich entdeckte Comics in Paris in der Bibliothek im 18. Arrondissement. Es war gratis, ich war überrascht. Es ist nicht normal, dass Aya von Yopougon nur für Ausländer oder reiche Afrikaner da ist. Ich wünschte, es gäbe Bibliotheken in ganz Afrika“, schließt sie.
© 2017 AFP

2. Elfenbeinküste: 20 Jahre Presse-Karikaturen entlang der Krisen aus 2016 – LESEN
19.30 Uhr 24/05/2016 – Von Patrick FORT – AFP
“Gehen wir hier hin oder dort hin?”: Eine Sammlung und eine Ausstellung im Französischen Institut in Abidjan bringt 20 Jahre Karikaturen der turbulenten Geschichte der Elfenbeinküste zusammen, bis hin zur Krise nach den Wahlen in den Jahren 2010-2011 mit 3000 Todesopfern.
“Vom Tod des ersten Präsidenten Félix Houphouët-Boigny bis zu den Ereignissen von 2002 (gescheiterter Putsch und Teilung des Landes), und schließlich die Krise nach den Wahlen: das Land hat einen der donnerndsten Tumulte erlebt. Wir haben die Pressezeichner eingaladen, ihren Blick auf die Dinge zu zeigen, ihren Blick, der auch ein Zeugnis für das kollektive Gedächtnis sein will”, sagte der Projektleiter der Ausstellung und ihres Buches in zwei Bänden, Olvis Dabley.
Eine Möglichkeit, sich über die Zukunft zu befragen, “zu sagen, wenn man sieht, was alles passiert ist, woraus das Morgen dann bestehen wird. Und schließlich, wohin gehen wir eigentlich? ‘ Gehen wir hier hin oder da hin?’ nn einem für uns typischen Jargon gesprochen”, fährt er fort.
Die ivorischen oder französischen Politiker, Rebellen, Armee, Polizei, Frauen … Jeder steckt ein, seinem Rang gemäß, und die Besucher kichern manchmal bei der Entdeckung von Zeichnungen, die doch an einige dunkle Stunden der Elfenbeinküste erinnern.

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Für Olvis Dabley ist Humor ein ivorisches Merkmal: “Wir lachen über uns, über was uns schmerzt. Die Karikatur gibt uns die Macht, uns kritische aber sowohl humorvoll auszudrücken.”.
Unter den ausgestellten Werken zeigt eine Zeichnung einen Mann offenbar von Burkinabeer Herkunft, der behauptet, “ivorisch eingebürgert“ zu sein und „anschließend alle rechtlichen Verfahren” durchlaufen zu haben. Der Soldat, der ihn kontrolliert, antwortet heftig: “Also, wenn man als Schafe geboren wird, stirbt man als Schaf”.
– Hart, von der Karikatur zu leben –
“Es gibt Zeichnungen, die Sie zum Lachen bringen, Sie lachen, aber Sie vergessen nicht. Das zeichnet die Geschichte nach, die Momente der Krise, und es gibt Blut dabei”, kommentiert die Studentin Eugenie Aya Yao. “Das erinnert an Leidensmomente, aber gleichzeitig sagen Sie sich, dass es ja schon vorbei ist.”
Zariatou Konaté, Schulinspekteurin in der Ausbildung, ist auf der gleichen Wellenlänge: “Wir können jetzt darüber lachen, da wir zu anderen Dingen übergegangen sind.”
Die Karikatur hat auch staatsbürgerliche Tugenden, sagt sie. “Die Cartoonisten bringen die politische Situation voran, da die Menschen durch die Zeichnungen sehen, was passiert. Es resümiert besser als ein Artikel.”
“Es wird oft gesagt, dass ein Bild mehr wert ist als Worte”, fügt Edson, einer der Künstler, hinzu. “Es ist gut, an diese Leute zu denken, die nicht lesen können.”
Obwohl die Arbeit der Zeichner von Besuchern und sogar Politikern gelobt wird, ist es schwierig, diese Kunst auszuüben.
“Wir tun es aus Leidenschaft. Um zu zu leben, mache ich Illustrationen, Modelle, Logos”, sagt Edson.
Sein älterer Kollege Mendozza, einer der berühmtesten Zeichner im Land, der vor allem für den wöchentlichen “Gbich” (Zeitung mit Karikaturen und Comics) wirkt, arbeitet auch bei ONUCI FM, dem von den Vereinten Nationen in Côte d’Ivoire während der Krise eingerichteten Radio, das die Bevölkerung (oft schlecht informiert und Opfer von Gerüchten) auf dem Laufenden halten und an der Versöhnung arbeiten soll.
“Heute“, sagt er, während er für einen Besucher eine Karikatur des ehemaligen Präsidenten Henri Konan Bedie macht, „ tun die meisten Karikaturisten andere Jobs um zu leben. Nur von Presse-Cartoons Living ist das fast unmöglich. ”
© 2016 AFP

2. Côte d’Ivoire: 20 ans de dessins de presse au fil des crises LIRE
24.05.2016 à 19:30 – Par Patrick FORT – AFP
“On va où là?” : un recueil et une exposition à l’Institut français d’Abidjan rassemblent 20 ans de dessins de presse de l’histoire mouvementée de la Côte d’Ivoire, jusqu’à la crise post-électorale de 2010-2011 ayant fait 3.000 morts.
“Depuis le décès du premier président Félix Houphouet-Boigny, jusqu’aux événements de 2002 (coup d’Etat raté et partition du pays) puis la crise post-électorale, le pays a connu un tumulte des plus retentissants. Nous avons mis à contribution les dessinateurs pour donner leur regard qui se veut aussi un témoignage pour la mémoire collective”, explique le maître d’œuvre de l’exposition et du livre en deux tomes, Olvis Dabley.
Une façon de s’interroger sur l’avenir, “de dire quand on regarde tout ce qui se passe, de quoi sera fait demain. Finalement où est-ce qu’on va? +On va où là ?+ dans un jargon bien de chez nous”, poursuit-il.
Les hommes politiques ivoiriens ou français, les rebelles, l’armée, la police, les femmes… Tout le monde en prend pour son grade et les visiteurs s’esclaffent parfois en découvrant des dessins qui rappellent pourtant certaines heures sombres de la Côte d’Ivoire.
Pour Olvis Dabley, l’humour est une caractéristique ivoirienne: “On rit de nous-même, de ce qui nous fait mal. La caricature donne le pouvoir de se prononcer d’un air critique mais à la fois humoristique”.
Parmi les œuvres exposées, un dessin montre un homme visiblement d’origine burkinabè qui assure avoir été “naturalisé ivoirien et suivi toutes les procédures légales”. Le militaire qui le contrôle répond férocement: “Et alors? Quand on naît mouton, on meurt mouton”.
– Dur de vivre du dessin –
“Il y a des dessins qui font rire, on rit, mais on n’oublie pas. Ca retrace l’histoire, les moments de crise, il y a du sang”, commente Eugénie Aya Yao, étudiante. “Ca rappelle des moments de peine mais en même temps, on se dit que c’est déjà passé”.
Inspectrice de l’Education nationale en formation, Zariatou Konaté est sur la même longueur d’ondes: “On peut maintenant rire de ça puisqu’on est passé à autre chose”.
Le dessin a aussi des vertus citoyennes, souligne-t-elle. “Les dessinateurs font avancer la situation politique parce que, à travers les dessins, les gens voient ce qui se passe. Ca résume mieux qu’un article.”
“On dit souvent qu’un dessin vaut mieux que des mots”, renchérit Edson, un des artistes exposés. “C’est bien de penser à ces gens qui ne savent pas lire.”
Même si le travail des dessinateurs est loué par les visiteurs et même les politiciens, exercer cet art est difficile.
“On le fait parce que c’est une passion. Je fais de l’illustration, des maquettes, des logos pour vivre”, explique Edson.
Son aîné Mendozza, un des dessinateurs les plus célèbres du pays qui travaille notamment pour l’hebdomadaire “Gbich!” (journal de dessins et de BD), travaille aussi à ONUCI FM, la radio mise en place par les Nations Unies en Côte d’Ivoire lors de la crise pour tenir au courant les populations (souvent mal informées et victimes de rumeurs) et œuvrer à la réconciliation.
“Aujourd’hui, affirme-t-il tout en réalisant pour un visiteur une caricature de l’ancien président Henri Konan Bédié, la plupart des dessinateurs doivent faire d’autres boulots que le dessin pour vivre. Vivre uniquement du dessin de presse est presque impossible.”
© 2016 AFP

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PHOTO: Ivorische satirische Zeitung in Abidjan // Un journal satirique ivoirien à Abidjan le 24 mai 2016 – afp.com

Ägyptische Juden sterben aus und fürchten um ihr Erbe

Les juifs égyptiens disparaissants craignent pour leur héritage
Top-PHOTO afp.com by KHALED DESOUKI: Magda Haroun (l), Präsidentin der jüdischen Gemeinde von Kairo, in der Synagoge Sha’ar Hachamaïm
Magda Haroun (g), présidente de la communauté juive du Caire, à la synagogue Cha’ar Hachamaïm lors d’une interview avec l’AFP, le 3 octobre 2016 au Caire

Die Juden in Ägypten: eine paar älteren Damen und leere Synagogen
03.27.2017 um 14:00 Uhr – Von Emmanuel PARISSE – AFP
Nach Jahrtausenden Präsenz an den Ufern des Nils sind die Juden von Ägypten heute nur noch eine Handvoll, meist ältere Frauen, und die Frage der Wahrung ihres Erbes stellt sich……
AUF DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITERLESEN UNTER DEN FOTOS UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Les juifs d’Egypte: quelques dames âgées et des synagogues vides
27.03.2017 à 14:00 – Par Emmanuel PARISSE – AFP
Après des millénaires de présence sur les rives du Nil, les juifs d’Egypte ne sont plus qu’une poignée, pour la plupart des femmes âgées, et aujourd’hui se pose la question de la sauvegarde de leur patrimoine, à l’abandon.

Die Thorarollen in der Synagoge Sha’ar Hachamaïm in Kairo — afp.com by KHALED DESOUKI
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Marokko, Casablanca: das historische Stadzentrum zwischen Squats und Restaurierung

Maroc, Casablanca: le centre-ville historique entre des squats et la restauration
TOP & ALL PHOTOS afp.com by FADEL SENNA: Squats auf den Dächern der Innenstadt von Casablanca
Des squats sur les toits d’immeubles du centre-ville de Casablanca, le 4 février 2017

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1. In Casablanca, Squats unter den Sternen LESEN
03.28.2017 um 14:00 Uhr – von Hamza MEKOUAR – AFP
Hier gibt es keine Penthouses oder in Licht getauchte Luxus-Duplexe, aber, fern der Aufmerksamkeiten, provisorische Unterkünfte auf den Dächern von Gebäuden der Innenstadt von Casablanca. Symbol der Immobilienkrise der größten Stadt Marokkos, die so unruhig wie verstopft ist, bezeugen diese Squats (Wohnraumbesetzungen) auf den Dachterrassen des alten „Casa“ auch die Entfremdung eines einzigartigen architektonischen Erbes.
Unsichtbar aus der Höhe des Menschen in der Hektik seines Alltags, treffen diese heimlichen Lebensräume das Auge, sobald man die Höhen der Gebäude der Innenstadt erreicht: provisorisch gebaut aus Blechen, Holzplanken und Plastiktüten, thronen sie auf Gebäuden meistens des frühen zwanzigsten Jahrhunderts.
„Diese Squats sind die Metastasen oder Wucherungen der Innenstadt“, klagt Rachid Andaloussi, Architekt und Präsident der Casamémoire, eines Verbands zur Rettung des architektonischen Erbes des zwanzigsten Jahrhunderts in Marokko. „In Ermangelung eines verbindlichen rechtlichen Rahmen, pfropft sich das Informelle überall auf und verbreitet sich. Im Zentrum von Casablanca materialisiert es sich durch die Besetzung von oft ikonischen und wertvollen Räumen der Stadt, die aber, sagen wir, verlassen sind“.
Unter diesen nicht-regulären Behausungen liegen Gebäude, die „wie ein Freilichtmuseum die Geschichte einer Stadt erzählen, welche zu einer Zeit an der Spitze der Weltarchitektur stand“, sagt Mr. Andaloussi.
– ‘Leid’ –
Casablanca (die „weiße Stadt“ auf Spanisch) war im frühen zwanzigsten Jahrhundert der Brückenkopf der französischen Kolonisatoren.
Auf Anfrage des residierenden Generals Hubert Lyautey präsentiert der Architekt und Stadtplaner Henri Prost den ersten Entwicklungsplan im Jahr 1915. Er ruft internationale Architekten und Planer auf, vor allem französische, die dann in den 1920er und 30er Jahren bauen werden, was die „wirtschaftliche Lunge“ des Landes werden wird.
Inspiriert von den damals in Europa trendigen Strömungen Art Deco und Jugendstil, fügen sie traditionelle marokkanische Verzierungen hinzu, Mosaike, Fliesen, Stuck oder Zedernholzschnitzereien, mit denen sie einen originellen Stil schaffen, der das Markenzeichen dieser durch den gleichnamigen Film (1942) bekannt gewordenen Stadt wurde.
Wir verdanken ihnen solche Gebäude wie das Liberté, gebaut zwischen 1949 und 1951 und erster Wolkenkratzer in Nordafrika, oder die Wilaya, das ehemalige Rathaus, dessen „neo-Sharifian“ Architektur Merkmal der marokkanischen Verwaltungsgebäude unter dem französischen Protektorat wurde (1912-1956).
„Die Innenstadt von Casa ist ein Mekka der Architektur und des Städtebaus, mit einer Konzentration von neo-maurischem Stil, Art Deco und Moderne“, resümiert der Architekt Driss Kettani.
Aber das alte Casablanca ist nicht mehr das, was es mal war, sein architektonisches Erbe ist von Vernachlässigung und Immobilienspekulation bedroht.
„Was vor nur ein paar Jahrzehnten immer noch das unangefochtene Zentrum der Stadt war, hat unter einem Mangel an Wartung und der fortschreitenden Entfremdung der (dort ansässigen) Geschäfte und Freiberufler gelitten“, sagte M. Kettani.

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Die Wohnungen sind oft von Mietern bewohnt, die „lächerliche Mieten“ bezahlen, und niemand kümmert sich um diese Gebäude.
Rachid Andaloussi, Präsident von Casamémoire, bedauert den „Mangel an Organisation in diesen Gebäuden, die aufgegeben wurden von Eigentümern, die überdrüssig waren, sie verfallen zu sehen.“ „Daher die Suats, die Wäsche an den Fenstern, die Parabolantennen und Kabel, die sich an den damit übersäten Fassaden vermischen. Diese Gebäude drücken ihr Leid aus“, sagte er.
– ‘urbaner Druck’ –
Die Squats in der wirtschaftlichen Hauptstadt Marokkos reflektieren auch eine Immobilienkrise.
in der marokkanischen Geschichte „Wahl-Ziel für die wichtigsten internen Migrationen der 1960er, 70er und 80er Jahre, wurde die Stadt im Laufe der Jahre einem einzigartigen urbanen Druck unterzogen“, entschlüsselt Mostafa Kheireddine, Stadtplaner und Forscher, gegenüber AFP.
„Der Großraum Casablanca kristallisierte in den 1980er Jahren alle sozialen Spannungen, und urbane Qualität ist als Priorität nicht festgelegt worden“, fügte er hinzu.
Aber die Zeiten ändern sich. Eine Renovierungs-Strategie wurde vor wenigen Jahren ins Leben gerufen, „das Bewusstwerden für das außerordentliche Potenzial dieses Teils der Stadt“, jubelt M. Kettani.
Die Ankunft der Straßenbahn in den Straßen hat das Stadtzentrum aufgewertet, wo die Immobilienpreise nun gestiegen sind. Und, ein neu fühlbares Phänomen: die reichen Besitzer sind zunehmend bereit zu investieren und beginnen, sich das alte Casa zurückzuholen.
© 2017 AFP

2. PHOTOS ANSCHAUEN – REGARDER
Unter den Squats in Casablanca stehen Gebäude, die „wie ein Freilichtmuseum der Geschichte einer Stadt erzählen“

Die Dächer von Casablanca

1. A Casablanca, des squats sous les étoiles LIRE
28.03.2017 à 14:00 – Par Hamza MEKOUAR – AFP
Ici pas de penthouse ou de luxueux duplex baignés de lumière, mais des logements de fortune perchés loin des regards, sur les toits d’immeubles du centre-ville de Casablanca.
Symbole d’une crise du logement qui frappe la plus grande ville du Maroc, embouteillée et effervescente, ces squats sur les toits-terrasses du vieux “Casa” témoignent aussi de la désaffection d’un patrimoine architectural unique.
Invisibles à hauteur d’homme dans le grouillement du quotidien, ces habitats clandestins frappent le regard dès que l’on atteint les hauteurs des immeubles du centre-ville: bricolés en tôles, planches de bois et sacs plastiques, ils trônent sur des bâtiments datant pour la plupart du début du XXe siècle.
“Ces squats, ce sont les métastases ou les excroissances du centre-ville”, regrette Rachid Andaloussi, architecte et président de Casamémoire, association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXe siècle au Maroc.
“En l’absence d’un cadre juridique contraignant, l’informel vient se greffer et s’épanouir. Dans le centre-ville de Casablanca, il se matérialise par l’occupation d’espaces souvent emblématiques et prestigieux de la ville, mais, disons, abandonnés”, explique-t-il à l’AFP.
Sous ces logements non réglementaires se trouvent des immeubles qui “racontent l’histoire d’une ville considérée comme un musée à ciel ouvert et qui a été à une certaine époque à l’avant-garde mondiale de l’architecture”, souligne M. Andaloussi.
– ‘Malheur’ –
Casablanca (la “ville blanche” en espagnol) a été la tête de pont du colonisateur français au début du XXe siècle.
A la demande du résident général Hubert Lyautey, l’architecte et urbaniste Henri Prost présente le premier plan d’aménagement en 1915. Il fait appel à des architectes et urbanistes internationaux, surtout français, qui construisent dans les années 1920 et 30 ce qui deviendra le “poumon économique” du pays.
S’inspirant des courants Art déco et Art nouveau en vogue en Europe, tout en y ajoutant des ornements marocains traditionnels, zelliges, stucs ou sculptures de bois de cèdre, ils créent un style original qui deviendra la marque de fabrique de cette ville rendue célèbre par le film éponyme (1942).
On leur doit par exemple l’immeuble Liberté, qui fut à sa construction entre 1949 et 1951 le premier gratte-ciel d’Afrique du nord ou encore la Wilaya, ex-hôtel de ville, dont l’architecture “néo-chérifienne” est caractéristique des bâtiments administratifs du Maroc sous le protectorat français (1912-1956).
“Le centre-ville de Casa est un haut lieu de l’architecture et de l’urbanisme, avec un foisonnement de styles néo-mauresque, art déco ou moderniste”, résume l’architecte Driss Kettani.
Mais le vieux Casablanca n’est plus ce qu’il était, son patrimoine architectural étant menacé par la négligence et la spéculation immobilière.
“Ce qui était encore le centre incontestable de la ville il y a quelques décennies a pâti d’un manque d’entretien et de la désaffection progressive des commerces et des professions libérales”, explique M. Kettani.
Les appartements y sont souvent occupés par des locataires qui paient des “loyers dérisoires” et personne ne prend soin de ces immeubles.
Rachid Andaloussi, le président de Casamémoire, regrette l'”absence d’organisation dans ces bâtiments, abandonnés par des propriétaires lassés de les voir se dégrader”. “D’où les squats, le linge aux fenêtres, les paraboles qui se greffent sur les façades, les câbles qui s’entremêlent. Ces bâtiments expriment leur malheur”, dit-il.
– ‘Pression urbanistique’ –
Les squats dans la capitale économique du Maroc sont aussi le reflet d’une crise du logement.
“Destination par excellence des grands flux migratoires internes des années 1960, 70 et 80, la ville a subi au fil des années une pression urbanistique sans équivalent” dans l’histoire marocaine, décrypte pour l’AFP Mostafa Kheireddine, urbaniste et chercheur.
“L’espace métropolitain casablancais a cristallisé toutes les tensions sociales dans les années 1980. Et la qualité urbaine n’a pas été érigée en priorité”, ajoute-t-il.
Mais les temps changent. Une stratégie de rénovation a été lancée il y a quelques années, après “la prise de conscience de l’extraordinaire potentiel de cette partie de la ville”, se réjouit M. Kettani.
L’arrivée du tramway dans les rues a revalorisé le centre-ville, où les prix de la pierre ont augmenté. Et, nouveau phénomène palpable, les propriétaires aisés sont de plus en plus nombreux à y investir et commencent à se réapproprier le vieux Casa.
© 2017 AFP

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