Umweltschutz in Afrika mit Satelliten

Protection de l’environnement en Afrique à l’aide de satellites

Gabun: Satelliten, um den Wald zu retten und die Gewässer zu überwachen
01.12.2015 um 15:30 Uhr – von Celia LEBUR – AFP
“Der Satellit ist vorbei in unserem Versorgungsgebiet!” Über der Stadt Ntoum, etwa dreißig Kilometer von Libreville, im äquatorialen Wald, beginnt die Riesenparabel, sich leise zu bewegen, die Stahlbacken zum Himmel geöffnet. Auf einem Radius von 2800 km über 23 Ländern der Sahara im südlichen Afrika werden die von dem Satellitenempfänger aufgenommenen Bilder erlauben, extrem genaue Messwerte vom afrikanischem Boden zu etablieren. Ziel: zum besseren Schutz der Umwelt, die durch schwere Dürren, Meeresverschmutzung oder Abholzung bedroht ist.
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Des satellites pour sauver la forêt et surveiller les eaux du Gabon
01.12.2015 à 15:30 – Par Celia LEBUR – AFP
“Le satellite est en train de passer dans notre zone de couverture !” Sur la commune de Ntoum, à une trentaine de kilomètres de Libreville, dans la forêt équatoriale, la parabole géante se met tranquillement en mouvement, la gueule d’acier ouverte vers le ciel. Sur un rayon de 2.800 km couvrant 23 pays, du Sahara à l’Afrique australe, les images captées par cette antenne de réception satellite vont permettre d’établir des relevés extrêmement précis du sol africain.

Techniker in der Gabunischen Agentur für Weltraumbeobachtung, in der Nähe von Libreville

Objectif: mieux protéger un environnement menacé par les grandes sécheresses, les pollutions marines ou encore l’exploitation forestière.
L’idée du projet Ageos (Agence gabonaise d’études et d’observation spatiale) – financé pour neuf millions d’euros par un accord de conversion de dette géré par l’Agence française de développement – est née en 2007 lors de négociations internationales sur le climat.
D’une part, “on s’est rendu compte du rôle joué par nos forêts”, et d’autre part, “l’imagerie satellite était devenue la référence en matière scientifique”, explique Tanguy Gahouma Bekale, conseiller spécial du président Ali Bongo Ondimba et secrétaire permanent du Conseil national gabonais du climat.
Comment le lac Tchad a-t-il pu perdre 90% de sa superficie en 50 ans ? La forêt gabonaise recule-t-elle ou gagne-t-elle du terrain face à l’activité humaine ? Pour les pays forestiers du bassin du Congo, les défis environnementaux sont aujourd’hui immenses.
“Nous avons la responsabilité du deuxième poumon vert de la planète (après l’Amazonie, ndlr) et nous avons désormais les moyens de répondre à ces questions”, estime M. Gahouma.
Plusieurs accords ont été passés avec des agences étrangères dont la Nasa (Etats-Unis) et des groupes industriels comme Telespazio (franco-italien) pour pouvoir capter directement les images de leurs satellites. L’Ageos reçoit aussi l’assistance technique d’experts français de l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
– ‘Traiter et interpréter’ l’image –
A la station de réception de Nkok, une vingtaine de scientifiques essentiellement gabonais s’activent pour exploiter les dernières données recueillies. “C’est comme une radio de médecin, il faut traiter et interpréter correctement l’image satellite pour qu’elle puisse être lisible par un utilisateur lambda”, explique le Dr Ghislain Moussavou.
Son équipe est en train d’élaborer une nouvelle carte du couvert forestier gabonais, qui représente 88% du territoire du pays, dont une grande partie de forêt primaire traversée par un réseau dense de fleuves et de rivières.
L’objectif de cette carte est aussi de permettre une meilleure protection de la biodiversité, ces forêts comptant notamment une riche faune sauvage, des panthères aux éléphants, en passant par les buffles, antilopes, grands singes…
Le gouvernement gabonais dit vouloir concilier la protection de cet écosystème exceptionnel avec le développement économique, agricole et minier du pays, dont les sols fertiles et riches en minerais, terres rares, pétrole… aiguisent les appétits.
Par exemple, selon leur type, les forêts “ne séquestrent pas les mêmes niveaux de carbone”, explique le Dr Moussavou. L’idée est ainsi de déforester le moins possible les arbres qui absorbent et gardent le plus de carbone.
– Partager les données –
A Nkok, derrière une autre porte du bâtiment flambant neuf inauguré il y a deux mois, une autre équipe scrute à distance les eaux du golfe de Guinée: elle tente d’identifier d’éventuelles nappes de pollution pétrolière autour des plateformes et surveille la pêche industrielle.
Sur un écran, plusieurs points indiquent la présence de navires au large des côtes gabonaises. Là encore, un “travail de photo-interprétation” est nécessaire pour les identifier et comprendre ce qu’ils font là, explique le responsable de l’unité, Dominique Rozier, détaché par Telespazio auprès de l’Ageos.
Des informations très précises sont récoltées à propos d’une forme sombre, à première vue parfaitement anonyme: “Ici, on a un relevé de balise qui nous indique que ce bateau s’appelle l’AS Venetia, que son numéro d’immatriculation est le +tant+, qu’il bat pavillon libérien, etc (…) Il sera donc facile de vérifier s’il a le droit de venir pêcher ici”, explique l’ingénieur.
Consignées dans des rapports qui seront ensuite transmis aux autorités gabonaises, ces informations seront un outil précieux pour qui veut sanctionner les navires opérant illégalement au Gabon ou mieux gérer les stocks de poissons dans l’océan – en estimant les volumes quotidiennement prélevés.
Au-delà du seul cas gabonais, l’Ageos entend partager “gratuitement” ses données avec les pays couverts par le champ de réception de son antenne.
“Les forêts du bassin du Congo sont un patrimoine que nous devons gérer de manière commune. Ça ne sert à rien si nous préservons la forêt d’un côté et que l’immense territoire restant n’est pas protégé”, estime M. Gahouma, le conseiller du président du Gabon.
Des discussions sont en cours avec le Rwanda et la République démocratique du Congo pour voir comment étendre l’accès des images satellites aux intéressés.
© 2015 AFP

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Ein Satellit der Gabunischen Agentur für Weltraumbeobachtung, in der Nähe von Libreville

Gabun: Satelliten, um den Wald zu retten und die Gewässer zu überwachen
01.12.2015 um 15:30 Uhr – von Celia LEBUR – AFP
“Der Satellit ist vorbei in unserem Versorgungsgebiet!” Über der Stadt Ntoum, etwa dreißig Kilometer von Libreville, im äquatorialen Wald, beginnt die Riesenparabel, sich leise zu bewegen, die Stahlbacken zum Himmel geöffnet. Auf einem Radius von 2800 km über 23 Ländern der Sahara im südlichen Afrika werden die von dem Satellitenempfänger aufgenommenen Bilder erlauben, extrem genaue Messwerte vom afrikanischem Boden zu etablieren. Ziel: zum besseren Schutz der Umwelt, die durch schwere Dürren, Meeresverschmutzung oder Abholzung bedroht ist.
Die Idee des Projektes AGEOS (Gabunischen Agentur für Weltraumbeobachtung und -forschung) – finanziert mit neun Millionen Euro durch einen Umschuldungsabkommen, das von der Französischen Development Agency verwaltet wird – wurde im Jahr 2007 in den internationalen Klima -Verhandlungen geboren.
Erstens “erkannten wir die Rolle unserer Wälder”, und zum anderen waren “Satellitenbilder die Referenz in der Wissenschaft geworden”, so Tanguy Gahouma Bekale, Sonderberater des Präsidenten Ali Bongo und ständiger Sekretär des Nationalrates Klima in Gabun.
Der Tschad-See, wie konnte er 90% der Fläche in 50 Jahren verlieren? Der gabunische Wald, geht er zurück oder ist er auf dem Vormarsch angesichts der menschlichen Aktivität? Für die Regenwaldländer des Kongobeckens sind die Umweltprobleme heute immens.
“Wir haben die Verantwortung der zweiten Lunge der Welt (nach dem Amazonas, ed) und wir haben jetzt die Mittel, um diese Fragen zu beantworten,” sagte Herr Gahouma.
Mehrere Abkommen wurden mit ausländischen Stellen getroffen, einschließlich der NASA (USA) und Industriegruppen wie Telespazio (französisch-italienisch), um direkt Bilder von ihren Satelliten zu erfassen. Die AGEOS empfängt auch technische Unterstützung von französischen Experten aus chungsinstitut für Entwicklung (IRD).
– “Bilder behandeln und interpretieren“ –
An der Empfangsstation in Nkok sind zwanzig im wesentlichen gabunische Wissenschaftler damit beschäftigt, die neuesten Daten auszuwerten. “Es ist wie ein Röntgengerät beim Arzt, man muss das Satellitenbild korrekt behandeln und interpretieren, damit es lesbar wird für einem allgemeinen Benutzer”, sagt Dr. Moussavou.
Sein Team entwickelt derzeit eine neue Bewaldungskarte von Gabun, die 88% des Territoriums des Landes darstellt, welche von dem Primärwald und von einem dichten Netz von Flüssen und Bächen durchzogen sind.
Der Zweck dieser Karte ist auch, einen besseren Schutz der biologischen Vielfalt zu ermöglichen, die Wälder haben eine reiche Tierwelt, von Panthern bis zu Elefanten, über Büffel, Antilopen, Affen …
Der gabunische Regierung sagt, sie wolle den Schutz dieses einzigartigen Ökosystems versöhnen mit mit der wirtschaftlichen Entwicklung, der Landwirtschaft und dem Bergbau in dem Land, dessen fruchtbarer und an Mineralien, seltenen Erden, Öl … reicher Boden Appetite weckt.
Zum Beispiel, je nach Typ, absorbieren Wälder “nicht den gleichen Kohlenstoffgehalt”, sagt Dr. Moussavou. Die Idee ist, am wenigsten jene Bäume abzuholzen, die den meisten Kohlenstoff absorbieren und halten.
– Daten teilen –
In Nkok, hinter einer anderen Tür des vor zwei Monaten eingeweihten Neubaus, prüft ein anderes Team die entfernten Gewässer des Golf von Guinea: es versucht, mögliche Ölverschmutzung durch Lecks um die Plattformen zu identifizieren, und überwacht die Fischerei-Industrie.

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Auf einem Bildschirm zeigen mehrere Punkte die Anwesenheit von Schiffen vor der Küste Gabuns. Auch hier ist die”Arbeit der Foto-Interpretation” notwendig, um sie zu identifizieren und zu verstehen, was sie dort tun, erklärt der Leiter der Einheit, Dominique Rozier, der von Telespazio mit nach AGEOS abgeordnet wurde.
Sehr genaue Informationen werden gesammelt über eine dunkle Gestalt, die auf den ersten Blick völlig anonym ist: “Hier haben wir eine Aufzeichnung vom Tag, die uns sagt, dass dieses Boot AS Venetia heisst, seine Handelsregisternummer xxx ist, es die liberianische Fahne hat usw. Es ist leicht, zu überprüfen, ob es das Recht hat, hierher zu kommen und zu fischen”, sagte der Ingenieur.
Aufgenommen in Berichten, die dann zu den gabunischen Behörden gesendet werden, werden diese Informationen ein wertvolles Werkzeug für alle, die illegal fischende Schiffe bestrafen oder eine bessere Verwaltung der Fischbestände im Ozean haben wollen – durch Schätzung der täglichen Ausbeuten.
Jenseits des allein gabunischen Falles beabsichtigt die AGEOS “freie Teilung” der Daten mit den Ländern, die vom Feld der Empfangsantenne abgedeckt werden.
“Die Wälder des Kongobeckens sind ein Erbe, das wir gemeinsam zu verwalten haben. Es hat keinen Sinn, wenn wir den Wald auf der einen Seite erhalten und das überwiegende restliche Gebiet ist nicht geschützt”, sagte Herr Gahouma, der Berater des Präsidenten von Gabun.
Gespräche darüber sind im Gange mit Ruanda und der Demokratischen Republik Kongo.
© 2015 AFP

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