Des éboueurs parcourent la Casbah-

Verschmutzung, Algerien: Esel seit Ewigkeiten Müllwagen in der Altstadt von Algier

Pollution: A Alger, l’âne, “camion-poubelle” de la Casbah depuis cinq siècles
ALL PHOTOS afp.com by RIAD KRAMDI: Müllmänner durchstreifen die Casbah in Algier mit ihren Eseln
Des éboueurs parcourent la Casbah avec leurs ânes pour ramasser les ordures, le 22 mai 2017 à Alger

Algier: der Esel, seit fünf Jahrhunderten „Müllwagen“ in der Altstadt
11.00 Uhr 19/06/2017 – Von Amal BELALLOUFI – AFP
Ohne ihre Esel würde die Casbah von Algier, eine von der UNESCO zum Welterbe der Menschheit erklärten jahrtausende alten Stadt, unter dem Müll ersticken, da ihre engen, gewundenen und mit Treppen übersäten Gassen den Zugang von Fahrzeugen verhindern…….
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A Alger, l’âne, “camion-poubelle” de la Casbah depuis cinq siècles
19.06.2017 à 11:00 – Par Amal BELALLOUFI – AFP
Sans ses ânes, la Casbah d’Alger, cité millénaire classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’Humanité, croulerait sous les ordures, ses ruelles étroites, sinueuses et parsemées d’escaliers empêchant l’accès de tout véhicule.


Dès l’aube, la dizaine d’éboueurs de la Casbah enfilent leurs combinaisons vertes aux couleurs de Netcom – l’entreprise publique chargée de la propreté d’Alger – et sanglent aux flancs des ânes les “chouaris”, grands paniers en alfa (sorte de jonc nord-africain) qu’ils fabriquent eux-mêmes.
Puis, ils gravissent en procession les longs escaliers menant à Bab J’did, une des portes de la vieille ville.
Après cette première ascension, les équipes se séparent et chaque éboueur entame son circuit, précédé d’un ou deux baudets qui connaissent le chemin par coeur.
Hommes et bêtes sillonnent les ruelles escarpées, grimpant et descendant les raides escaliers interminables de cette médina bâtie au Xe siècle sous les Zirides, dynastie d’origine berbère qui régnait alors sur la majorité du Maghreb.
S’étendant sur 105 hectares, la Casbah est un enchevêtrement de maisons construites dans une forte pente de 118 m de dénivelé. Certaines habitations qui menacent de tomber en ruines sont soutenues par d’imposantes poutres en bois ou en métal.
Les éboueurs ramassent les ordures à la pelle ou à la main et les tassent dans les “chouaris”. Une fois ceux-ci remplis, l’âne – qui peut porter jusqu’à 50 kilos d’ordures – les remonte en haut de la Casbah, d’où ils sont déversés dans un camion-benne.
– Par tous les temps –
Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la chaleur soit caniculaire, “l’Unité de cavalerie de la Casbah” – son nom officiel – travaille sept jours sur sept.
Plus de deux tonnes de déchets sont évacuées chaque jour par les éboueurs et leurs baudets, dont l’usage remonte à l’arrivée des Ottomans à Alger au XVIe siècle.
Mais à peine sont-ils passés que de nouveaux déchets s’entassent dans les ruelles.
“Il nous arrive de faire dix tournées” par jour, raconte en soupirant Amer Moussa, cheveux poivre et sel et yeux noirs, qui attend sa retraite avec impatience.
Plus que par la tâche rendue harassante par la configuration de la Casbah, cet éboueur de 57 ans au visage marqué par le temps se dit fatigué de l’incivisme: ordures jetées n’importe où, n’importe comment et à n’importe quelle heure; gravats ou vieux meubles abandonnés avec les ordures ménagères.
De petits terrains vagues où se dressaient autrefois des bâtisses sont devenus des mini-décharges prisées par des légions de chats de gouttière.
Kadour Hanafi, cadre de Netcom et lui-même ancien éboueur de la Casbah, regrette que certains Casbadjis — nom des habitants de la Casbah– regardent les “boueux” avec mépris.
Les éboueurs, eux, se disent blessés des mauvaises plaisanteries – toujours les mêmes – entendues à leur passage: “Tiens, un âne qui en accompagne un autre” et ses multiples variantes.
D’autant que l’âne est toujours très précieux dans de nombreuses régions montagneuses d’Algérie.
En Europe, quelques villes et villages l’ont aussi choisi pour ramasser les déchets, pour des raisons écologiques car il pollue moins qu’un camion, comme Castelbueno en Sicile, ou en raison d’accès difficiles comme à Faux-la-Montagne, dans le centre de la France.
– Nostalgie –
Vêtu d’un “bleu de Shanghaï”, costume de toile épaisse prisé des Casbadjis, Abdellah Khenfoussi, un des responsables de Netcom en charge de la Casbah, se remémore avec nostalgie l’époque où les pavés de la médina, où il est né et vit toujours, étaient lavés tous les matins par ses habitants.
Fatma, 74 ans, drapée dans un haïk – longue étoffe blanche traditionnelle des Algéroises – peste elle aussi contre la progression de la saleté dans la Casbah.
“Avant, c’était propre. On se connaissait tous et on s’entraidait pour nettoyer. La plupart des vrais habitants de la Casbah l’ont quittée et les nouveaux venus ne connaissent pas sa valeur” historique, regrette cette habitante du quartier, qui fut en 1957 le coeur de la bataille d’Alger durant la guerre d’indépendance contre la France (1954-1962).
Après sept à huit heures de montées et de descentes, épuisantes pour l’éboueur et l’âne, l’équipe du matin rentre aux écuries. Une seconde prend le relais l’après-midi.
Tout au long de la journée, quiconque passe dans la Casbah croise ces animaux, qui font partie du décor.
L’Unité de cavalerie de la Casbah compte 52 ânes. Netcom les achète selon des procédures d’appel d’offres similaires à celles de ses camions, explique Nassima Yakoubi, chargée de communication de l’entreprise.
Les équidés doivent avoir une bonne constitution physique, mesurer plus de 1,15 mètre et peser plus de 100 kg. Ils prennent du service quand ils sont âgés de quatre à huit ans et peuvent travailler plus d’une vingtaine d’années.
Les ânes pourraient alors espérer une retraite bien méritée. Mais ils termineront leur vie au zoo d’Alger: non comme pensionnaires mais comme nourriture des lions et autres carnivores, se désolent les éboueurs…
© 2017 AFP

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Algier: der Esel, seit fünf Jahrhunderten „Müllwagen“ in der Altstadt
11.00 Uhr 19/06/2017 – Von Amal BELALLOUFI – AFP
Ohne ihre Esel würde die Casbah von Algier, eine von der UNESCO zum Welterbe der Menschheit erklärten jahrtausende alten Stadt, unter dem Müll ersticken, da ihre engen, gewundenen und mit Treppen übersäten Gassen den Zugang von Fahrzeugen verhindern.
In der Morgendämmerung ziehen die gut zehn Müllmänner der Casbah ihre grünen Overalls (die Farben der Netcom, der für die Sauberkeit von Algier verantwortlichen öffentlichen Gesellschaft) – und satteln die Flanken der Esel mit „chouaris“, großen Körben aus alfa (eine Art von nordafrikanischem Zuckerrohr), die sie selbst produzieren.
Dann steigen sie wie eine Prozession entlang der langen Treppe zum Bab J’did, einem der Tore der Altstadt.
Nach diesem ersten Aufstieg trennen sich die Teams und jeder Müllsammler beginnt seine Tour, vor ihm ein oder zwei Esel, die den Weg auswendig kennen.
Die Menschen und Tiere ziehen durch die steilen Straßen. Hinauf und hinab klettern sie die steilen Treppen dieser im zehnten Jahrhundert unter der Berber-Dynastie der Ziriden, die über den Großteil Nordafrikas herrschten, gebauten endlosen Medina.
Mit einer Fläche von 105 Hektar ist die Casbah ein Gewirr von an einem steilen Hang mit 118 m Höhenunterschied gebauten Häuser. Einige Häuser, die zu zerbröckeln drohen, werden von großen Holz- oder Metallträgern gestützt.
Die Müllmänner sammeln den Müll mit Schaufeln oder der Hand und stopfen alles in die „chouaris“. Wenn die voll sind, schleppt der Esel – der bis zu 50 Kilo Müll tragen kann – sie wieder zur Spitze der Casbah, wo sie in einen Muldenkipper abgeladen werden.
– Bei jedem Wetter –
Ob es regnet, stürmt oder die Hitze brennt, „die Kavallerie-Einheit der Casbah“ – der offizielle Name – arbeitet sieben Tage die Woche.
Mehr als zwei Tonnen Abfall werden täglich entsorgt. Die Nutzung von Eseln geht auf die Ankunft der Osmanen in Algier im sechzehnten Jahrhundert zurück.
Kaum aber sind sie durchgezogen, häuft sich der neue Abfall in den Straßen.
„Manchmal haben wir zehn Runden“ täglich, sagt Amer Moussa seufzend. Er wartet schon ungeduldig auf seinen Ruhestand.
Mehr als von der wegen der Konfiguration der Casbah anstrengenden Aufgabe sei er von der allgemeinen Unhöflichkeit müde geworden, sagt der Müllmann von 57 Jahren mit dem von der Zeit gezeichneten Gesicht: der überall und zu jeder Stunde hingeworfene Müll; Schutt oder alte Möbel mit Hausmüll gemischt.
Kleine Baulücken, wo einst Gebäude standen, wurden populäre Mini-Halden, die von Legionen von Straßenkatzen geschätzt werden.

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…. für alt:


…. für alle:

…. für jung:

Kadour Hanafi, ein leitender Angestellter der Netcom und selbst ein ehemaliger Müllmann der Casbah, bedauert, dass einige Casbadjis – Einwohner der Casbah– mit Verachtung auf die „Matschigen“ sehen .
Die Müllsammler sagen, sie seien verletzt von den Witzen – immer den gleichen -die sie beim Vorbeigehen hören: „Schau mal, ein Esel begleitet einen anderen“ und seine vielen Varianten.
Umso mehr, als dass der Esel in vielen Bergregionen Algeriens noch sehr wertvoll ist.
Auch in Europa haben einige Städte und Dörfer ihn zum Abfallholen ausgewählt, aus Umweltgründen, weil er weniger als ein Lkw verpestet, wie in Castelbueno in Sizilien, oder wegen des schwerer Zugänglichkeit wie in Faux-la-Montagne in Zentralfrankreich.
– Nostalgie –
In seinem „Blue Shanghai“ (von den Casbadjis sehr geschätzter dicker Leinenanzug) erinnert sich Abdellah Khenfoussi, einer der Verantwortlichen der Netcom für die Casbah, mit Nostalgie an die Tage, als die Kopfsteinpflaster der Medina, wo er geboren wurde und immer noch lebt, täglich von ihren Bewohnern gewaschen wurden.
Fatma, 74, in einen haik gehüllt – traditionelles langen weißes Tuch der Algieriennen – empört sich auch gegen das Fortschreiten der Verschmutzung in der Casbah.
„Vorher war es sauber. Wir kannten uns alle und wir halfen einander beim Reinigen. Die meisten der wahren Bewohner haben die Kasbah verlassen und die Neuankömmlinge kennen ihren ( historischen) Wert nicht“, bedauert diese Anwohnerin: im Jahr 1957 war diese Altstadt das Herz der Schlacht von Algier während des Unabhängigkeitskrieges gegen Frankreich (1954-1962).
Nach sieben bis acht Stunden An- und Abstiegen, anstrengend für Müllmann und Esel, kehrt das Morgen-Team in den Stall zurück. Ein zweites übernimmt am Nachmittag.
Im Laufe des Tages trifft, wer immer in der Casbah herumgeht, diese Tiere, die ein Teil der Einrichtung sind.
Die Kavallerie-Einheit der Casbah hat 52 Esel. Netcom kauft sie wie die LKWs nach Ausschreibungen, erklärt Nassima Yakoubi, verantwortlich für die Unternehmenskommunikation.
Die Equiden müssen eine gute Physis haben, über 1,15 Meter messen und über 100 Kilogramm wiegen. Sie gehen in den Dienst, wenn sie vier bis acht Jahre alt sind, und können über 20 Jahre arbeiten.
Die Esel könnten also einen wohlverdienten Ruhestand erwarten. Aber sie beenden ihr Leben im Zoo von Algier: nicht als Insassen, sondern als Nahrung für Löwen und andere Raubtiere. Beweinen die Müllmänner …
© 2017 AFP

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