Versöhnung beginnt von Christen und Muslimen in Zentralafrika / Centrafrique: la réconcialisation commence entre chrétiens et musulmans

In Bangui, “Kilometer 5”, wo Versöhnung und Business Hand in Hand gehen
2015.05.18 19:00 – Von Patrick FORT – AFP
“Versöhnen wir uns!”, sagt ein Banner am Eingang des Hauptmarktes von Bangui, dem “Kilometer 5”, , wohin die meisten Muslime der Zentralafrikanischen Hauptstadt während der interreligiösen Gewalt, die das Land in Dezember 2013 verschlang, geflohen waren.
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A Bangui, au “Kilomètre 5”, réconciliation et affaires vont de pair
18.05.2015 à 19:00 – Par Patrick FORT – AFP
“Réconcilions-nous” affirme une banderole à l’entrée du principal marché de Bangui, le “Kilomètre 5” où se sont réfugiés la plupart des musulmans de la capitale centrafricaine lors des violences inter-religieuses qui ont embrasé le pays en décembre 2013.

Des centrafricains marchent dans le principal marché de Bangui, le Kilomètre 5 où se sont réfugiés l
Hauptmarkt von Bangui, der “Kilometer 5”, wo die meisten muslimischen Flüchtlinge der Hauptstadt sind

“Avant, le Kilomètre 5 c’était Fort Alamo”, se souvient un spécialiste de la sécurité.
Victimes des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka qui ont assassiné des centaines d’entre eux, les musulmans de Bangui s’étaient retranchés dans ce quartier protégé par l’ex-rébellion Seleka qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d’en être chassé en décembre 2013, coup d’envoi des affrontements religieux.
“Le KM-5 est un des points les plus sécurisés de Bangui aujourd’hui”, assure le ministre de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou, pour qui la zone était une priorité en raison de son importance économique.
Le quartier avec son immense marché est le poumon de la capitale. L’activité reprend peu à peu avec la pacification progressive du pays. Les clients se pressent désormais pour acheter manioc, épices, viande, riz, farine, sacs, lessive, casseroles, vêtements…
– Commissariats remis en service –
Deux commissariats, abandonnés pendant les événements, ont été remis en service en “colocation” avec les forces onusiennes de la Minusca, qui sillonnent en permanence le quartier.
“Comment ça va?”, lancent des commerçants aux Casques bleus africains, armes en mains, installés sur les véhicules. Ceux-ci répondent par des gestes amicaux.
“J’apprécie les patrouilles de la Minusca. Ça rassure”, affirme Adim Al-Khalil, 65 ans, vendeur d’huile de palme.
Les forces françaises de l’opération Sangaris circulent aussi. Mais, l’accueil n’est pas chaleureux. “Sangaris, qu’est ce que vous faites? Vous êtes venus baiser des enfants?”, lance un jeune, en allusion aux accusations de viols sur mineurs dont font l’objet certains soldats français.
Une partie de la communauté musulmane reproche surtout à la France son intervention. Beaucoup estiment qu’elle a facilité les attaques contre les musulmans. “On n’aime pas les Français. Si encore la France était venue amicalement vers les musulmans, mais…”, juge Adim Al-Khalil qui se plaint aussi du manque d’activité: “Le business ça va pas. Juste, chaque jour on mange, pas plus”.
La réconciliation entre chrétiens et musulmans semble pourtant en bonne voie. Eloge Bouteh, un vendeur chrétien de cotons-tiges, et Ali Uche, commerçant musulman de boucles d’oreilles, sont voisins et amis.
“Mon grand frère, mon cousin et ma grand-mère sont morts pendant les événements, mais chrétiens et musulmans on est ensemble déjà. Avant on ne s’entendait pas bien, maintenant on commence à s’entendre. Pendant les événements, on a tous fui pour rentrer chez nous mais ça s’est calmé. Le gens circulent librement”, dit Eloge.
Son compère Ali Uche a lui aussi “perdu beaucoup de membres de sa famille: mon père, ma mère, des enfants, des petits frères…” Il affirme se sentir “Centrafricain” au même titre qu’Eloge mais souligne: “Nous ne pouvons pas aller dans leurs quartiers. Si les musulmans vont chez les chrétiens, les chrétiens les tuent. Nous, ils viennent au KM-5 mais on ne les tue pas”.
– chrétiens et musulmans, tous clients –
“Les chrétiens et musulmans, tout ca c’est mes clients mais aujourd’hui le marché est mort” par rapport à avant, conclut-il.
Romaric Omagele, un chauffeur de 19 ans, mange à une “chouatterie” (mouton ou chèvre grillés). “Ici c’est bon, c’est méchoui, c’est musulman! Moi je suis chrétien et je mange chez mon frère. C’est la politique qui nous a détournés”.
“Je reviens du travail je fais le marché et je rentre à la maison c’est mon pays!”, raconte Nadège, une enseignante chrétienne : “j’ai perdu mes parents, c’est le destin (…). On veut maintenant reconstruire notre pays. Là où je trouve le moins cher, j’achète”.
Pourtant, malgré l’optimisme ambiant, de gros problèmes subsistent. Si le jour la situation est normale, la nuit tombée les habitants ne sortent plus de chez eux, selon plusieurs témoins.
L’approvisionnement du marché, qui dépend surtout du Cameroun voisin, est encore dépendant des convois encadrés par les forces onusiennes deux fois par semaine. Les camions ne peuvent circuler dans le pays sans risque d’être attaqués.
De source proche des commerçants, d’ex-rebelles les rackettent désormais exigeant 1000 FCFA (1,5 euro) par commerçant par semaine. Récemment, un boucher a été tué, apparemment parce qu’il refusait de payer, explique l’imam Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique.
“Avant, ils étaient les défenseurs et la population se réjouissait de leur présence, souligne-t-il, mais aujourd’hui ils prennent la population en otage”.
© 2015 AFP

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In Bangui, “Kilometer 5”, wo Versöhnung und Business Hand in Hand gehen
2015.05.18 19:00 – Von Patrick FORT – AFP
“Versöhnen wir uns!”, sagt ein Banner am Eingang des Hauptmarktes von Bangui, dem “Kilometer 5”, , wohin die meisten Muslime der Zentralafrikanischen Hauptstadt während der interreligiösen Gewalt, die das Land in Dezember 2013 verschlang, geflohen waren.
“Früher war 5 Kilometer Fort Alamo”, erinnert sich ein Sicherheitsspezialist.
Als Opfer von den überwiegend christlichen Milizen Anti-Balaka, die Hunderte von ihnen ermordeten, verschanzten sich Muslime in Bangui in diesem Bereich. Er wurde geschützt von der ehemaligen Rebellenkoalition Seleka, die die Macht im März 2013ergriffen hatte und im Dezember 2013 gestürzt wurde, der Kick-off der religiösen Auseinandersetzungen.
“KM-5 ist einer der sichersten Punkte in Bangui heute”, sagt der Minister für Öffentliche Sicherheit, Nicaise Karnou, für den die Gegend eine Priorität hat wegen ihrer wirtschaftlichen Bedeutung.
Das Gebiet mit seinem riesigen Markt ist die Lunge der Hauptstadt. Die Aktivität nahm nach und nach wieder zu mit der schrittweisen Befriedung des Landes. Die Kunden strömen jetzt, um Cassava, Gewürze, Fleisch, Reis, Mehl, Taschen, Wäsche, Töpfe, Kleidung zu kaufen …
– Polizeistationen wieder in Betrieb –
Zwei während der Ereignisse verlassene Polizeistationen wurden in “Mitbewohnerschaft” mit den UN-Truppen Minusca, die ständig die Gegend durchstreifen, wieder in Betrieb genommen.
“Wie geht es dir?”, begrüßen Einzelhändler die afrikanischen Friedenstruppen, Waffen in der Hand, auf Fahrzeugen installiert. Die reagieren mit freundlichen Gesten.
“Ich schätze die Patrouillen der Minusca. Es beruhigt”, sagte Khalil al-Adim, 65, ein Verkäufer von Palmöl.
Die französischen Kräfte der Sangaris-Operation sind auch im Umlauf. Aber der Empfang ist nicht warm. “Sangaris, was tun Sie? Kamen Sie um Kinder zu ficken?”, ruft ein junger Mann in Bezug auf Vergewaltigungvorwürfe von Kindern und Jugendlichen, deren Objekt einige französische Soldaten sind.
Ein Teil der muslimischen Gemeinschaft beschuldigt Frankreich vor allem wegen seiner Intervention. Viele haben das Gefühl hat, dass die die Angriffe gegen Muslime erleichterte. “Wir mögen die Franzosen nicht. Wenn Frankreich doch nur freundlich gegenüber Muslimen gekommen wäre, aber ….”, richtet Adim Al-Khalil, der sich auch über den Mangel an Aktivität beschwert: “Das Geschäft läuft nicht. Wir essen jeden Tag, nicht mehr. ”
Die Versöhnung zwischen Christen und Muslimen scheint dennoch auf dem richtigen Weg. Eloge Bouteh, ein christlicher Kaufmann von Wattestäbchen, und Ali Uche, ein muslimischer Händler von Ohrringen, sind Nachbarn und Freunde.
“Mein älterer Bruder starb, und mein Cousin und meine Großmutter, während der Ereignisse, aber wir Christen und Muslime sind jetzt schon zusammen. Früher sind wir nicht gut miteinander auskommen, jetzt fangen wir an zu hören. Während der Ereignisse flohen alle zurück nach Hause, aber es hat sich beruhigt. Die Menschen können sich frei bewegen”, sagte Eloge.
Sein Freund Ali Uche hat auch “viele Mitglieder meiner Familie verloren: meinen Vater, Mutter, Kinder, kleine Brüder …” Er behauptet wie Eloge, sich als “Central African” zu fühlen, aber betont: “Wir kann nicht in ihre Viertel gehen. Wenn Muslime zu den Christen gehen, töten die Christen sie. Sie kommen zu KM-5, aber wir töten sie nicht. ”

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– Christen und Muslime, alle Kunden –
“Christen und Muslime, all dies sind meine Kunden, aber jetzt ist der Markt tot” im Vergleich zu früher, sagt Romaric Omagele, ein Fahrer von 19 Jahren, der eine “chouatterie” (gebratenes Schaf oder Ziege) isst. “Hier ist es gut, es ist Grill, ist muslimisch! Ich bin ein Christ und ich esse bei meinem Bruder. Es ist die Politik, die uns umgeleitet hat.”
“Ich komme von der Arbeit, ich mach den Markteinkauf, dann gehe ich nach Hause, es ist mein Land”, sagte Nadège, eine christliche Lehrerin. “Ich verlor meine Eltern, es ist Schicksal (…) Wir wollen unser Land jetzt wieder aufbauen. Wo ich das günstigste finde, da kaufe ich. ”
Doch trotz des Optimismus bleiben große Probleme. Wenn am Tag die Situation normal ist, können nach Einbruch der Dunkelheit die Bewohner nicht mehr ihre Häuser verlassen, nach mehreren Zeugen.
Die Versorgung des Marktes, die meist vom benachbarten Kamerun abhängt, ist immer noch abhängig von von UN-Truppen überwachten Konvois zweimal pro Woche. Die Lastwagen können nicht in dem Land zirkulieren ohne Risiko eines Angriffs.
Quellen in der Nähe der Händler teilen uns mit, dass die ehemaligen Seleka-Rebellen nun erpressen: 1.000 FCFA (1,5 Euro) pro Händler pro Woche. Vor kurzem wurde ein Metzger getötet, offenbar, weil er sich weigerte zu zahlen, sagt der Imam Kobine Layama, Präsident der Islamischen Glaubensgemeinschaft der Zentralafrikanischen Republik.
“Früher waren sie die Verteidiger und die Leute freuten sich in ihrer Gegenwart“, sagt er, „aber jetzt nehmen sie die Bevölkerung als Geisel.”
© 2015 AFP

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